Les mots qui fâchent

Langue française

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Il n’y est sûrement pas, effectivement. Même rassureur ne doit pas y être.

Mais dans le contexte sanitaire actuel, on comprend grâce à la terminaison -iste que les rassuristes sont à l’opposé des alarmistes. Peut-être même sont-ils parfois proches des complotistes ?

A ce sujet, je me souviens d’une ancienne conversation sur les suffixes ayant trait aux présidents de notre bien-aimée République. On dit les macronistes (pourquoi pas les macroniens d’ailleurs?), les giscardiens, les gaullistes, les ceci et les cela. Mais rien pour M. Hollande, ni hollandistes, ni hollandiens, rien. Comment fut-ce possible ? 🙄

À cause des Hollandais.

Mmm.

Tiens, j’entends à l’instant "hygiénisme maternant". Charmant ! 😏

Mais rien pour M. Hollande, ni hollandistes, ni hollandiens, rien. Comment fut-ce possible ?Mais si… https://fr.wiktionary.org/wiki/hollandiste

Mais personne n’utilisait ce terme, du moins je n’en ai pas le souvenir.

Si… Dans la presse. Il me semble l’avoir souvent lu dans le "Canard", notamment.

J’ai retrouvé notre ancienne discussion :

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/33973/un-mot-nouveau-hollandais#latest

C’est quand même la consécration de voir son nom produire des mots dans le dictionnaire (encore que je ne suis pas très sûr que les descendants du préfet Poubelle apprécient tant que ça) 😉A côté de tous les noms complétés en "-iste", il y en a même qui produisent des verbes : dans wiki, j’ai vu qu’il y a vraiment une entrée pour "se balladuriser" ou "juppéiser".

Sauvons les Lettres avec D. Sallenave ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Sauver_les_lettresMme Sallenave est entrée à l’Académie française : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dani%C3%A8le_Sallenave

Des prises de position parfois discutables, je vois…

Dans un James Bond du regretté Ian Fleming,

Ce regret n’est pas universel ou s’il l’est, ce n’est pas dans le même sens. Je parlerais plutôt du regrettable Ian Fleming.

> @""#p559673 A ce sujet, je me souviens d'une ancienne conversation sur les suffixes ayant trait aux présidents de notre bien-aimée République. On dit les macronistes (pourquoi pas les macroniens d'ailleurs?), les giscardiens, les gaullistes, les ceci et les cela. Mais rien pour M. Hollande, ni hollandistes, ni hollandiens, rien. Comment fut-ce possible ? 🙄François Mitterrand avait une doctrine à lui sur cette question. Il tenait, paraît-il, que le -ien ou le -iste, en effet complètement arbitraire en politique (pourquoi pas lepenien, hollandien, sarkozien, il n’y a aucune objection de principe) obéit en réalité à une loi secrète, un cryptogramme. La vraie mesure serait liée à l’existence ou non d’une pensée. Il donnait pour exemple ( à l’époque, ça ne dira rien aux jeunes parmi nous) le fait qu’on disait "chiraquien" d’une part, et "barriste" d’autre part. A ses yeux, le suffixe -iste témoignait au moins d’un début de pensée politique, pendant que le -ien en était totalement dépourvu. Relevant plus de l’attraction tribale peut-être ? Plus incorporée que réfléchie encore ? Dans son cas, on disait "mitterrandiste" et on voit son intérêt à galéjer de la sorte. Dans des sujets plus graves, on dit léniniste, mais stalinien. On dit hitlérien et pas hitlériste. J’en retiens que le -iste fait plus intellectuel, plus théoricien, plus systématique, et le -ien plus tripal/tribal, identitaire. C’est par la raison et les réalités éthérées qu’on adhère en -iste, c’est par les puissants appels de la viande, et dans les bas morceaux, qu’on devient un -ien. Deux écoles. Au plan littéraire, pas de difficulté : un flaubertien (de nature ou par accident), c’est à Flaubert, un flaubertiste, c’est un spécialiste dans la critique de Flaubert. Ca confirme mon hypothèse du -iste savant et du -ien tripal, du feu et de la glace. Pas net en philo, spinoziste, mais leibnizien, kantien mais marxiste…

@""#p559695

Des prises de position parfois discutables, je vois…

C’est vrai, mais on ne peut pas mettre en cause sa sincérité. Je l’ai connue il y a fort longtemps dans une émission de France Cu qui s’appelait le Parorama, c’était déjà une passionaria de la littérature. Et dans la suite, dans des postes offiiels, elle a toujours défendu bec et ongles la littérature et les écrivains. Ce qui nous repose d’abord des apologies des immédiatement rentables pour les faiseurs de fric. On peut ne pas aimer le style (la normalienne donneuse de leçons, etc., peut être un aspect), mais c’est très peu de choses en regard de ses efforts constants pour défendre ce en quoi elle croit.

Une grande bonne femme à mon avis, respect.

Tiens, je découvre une académicienne controversée (je veux dire : ce jour je découvre cette académicienne et je découvre les controverses).

Les académiciens font rarement l’unanimité.

Puisque nous sommes sur un fil consacré aux expressions navrantes : il y a cet épouvantable « faire consensus »

On me dit que notre chef d’état a utilisé hier les termes de "permanence ponctuelle". 😯

"une permanence ponctuelle" 🤣😎

Quel était le contexte exact ? Je vois que cet emploi n’est pas neuf, et que dans certains cas, il peut (pas sûr !) se défendre : https://www.google.com/search?q=%22permanence+ponctuelle%22&client=firefox-b-d&sxsrf=APq-WBum6FR8jiL2FHY8QrvtNQ_oqzXDfQ:1647601988555&source=lnms&sa=X&ved=2ahUKEwiq_4jaw8_2AhUG6RoKHbcZCVQQ_AUoAHoECAEQAg&biw=1197&bih=652&dpr=1.09Permanence a plusieurs sens. Quel était celui qui a été employé par le chef d’état ?https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/permanence/59676

Oui, ça peut coller si c’est un QG de campagne.

Je crois qu’il faisait allusion aux déserts médicaux. J’ignore le contexte précis, je n’ai pas écouté.