Oui, il est possible d’assurer des "permanences ponctuelles". Par exemple, les étudiants savent qu’ils peuvent venir me voir tous les mardis entre 16 et 18 heures. Je suis donc "de permanence", mais elle est "ponctuelle" (car seulement 2 heures, un jour bien défini de la semaine). Tout dépend effectivement du contexte.
Les mots qui fâchent
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Le président sortant s’est engagé également, en cas de réélection, à un « renfort massif dans les déserts médicaux avec des permanences ponctuelles dans les territoires les moins dotés ».Ouest-France.
Oui, ça me semble analogue aux permanences de Dudule.
Ce n’est pas à proprement parler un nouveau mot, mais celui-là, on va l’entendre pendant quelques années - au minimum cinq puisque le nouveau plan quinquennal s’appelle désormais le plan de résilience. Ça fait chic. Après-guerre, on parlait plutôt de reconstruction. Il y avait d’ailleurs un Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme. Aura-t-on bientôt un ministère de la résilience ?
Ah la résilience ! Elle est partout, et mise à toutes les sauces ! Je me demande comment Boris Cyrulnik voit cette explosion ! Le CNRTL va devoir se mettre à la page ! Dans cette acception, le mot est qualifié de "rare" ! 😅 https://www.cnrtl.fr/definition/r%C3%A9silience
Ah, j’avais oublié ce fil. Juste avant de partir « en vacances », j’ai entendu la « gilets-jaunisation » de notre société. Je l’aime bien, celui-là. 😁
C’est vrai, mais on ne peut pas mettre en cause sa sincérité. Je l’ai connue il y a fort longtemps dans une émission de France Cu qui s’appelait le Parorama, c’était déjà une passionaria de la littérature. Et dans la suite, dans des postes offiiels, elle a toujours défendu bec et ongles la littérature et les écrivains. Ce qui nous repose d’abord des apologies des immédiatement rentables pour les faiseurs de fric. On peut ne pas aimer le style (la normalienne donneuse de leçons, etc., peut être un aspect), mais c’est très peu de choses en regard de ses efforts constants pour défendre ce en quoi elle croit.
J’écrirais mot pour mot la même chose au sujet du non moins controversé Alain Finkielkraut, dont j’apprécie beaucoup l’émission radio Répliques.
Un mot qui m’interpelle, c’est le "narratif", employé pour désigner une forme de mise en récit de la réalité susceptible d’emporter l’adhésion. Probablement un anglicisme, dérivé du "narrative" anglais.
Je suis moi aussi soumis à une "permanence ponctuelle", mais je ne l’avais jamais nommé ainsi !
J’entends parler dans les publicités TV de "métavers":
On vous explique ce qu’est le métavers, "l’internet du futur" qui fait rêver la tech (francetvinfo.fr)
Si on entend parler autant du "metaverse" en ce moment, c’est que Marck Zuckerberg fait tout pour s’approprier l’exclusivité du terme… Les communicants de son entreprise, Meta, font en sorte que "metavers" devienne exactement synonyme de : "le metavers de Meta", alors qu’au départ c’est un substantif générique. Ils veulent répéter l’exploit du frigidaire et de l’iPhone…
Pour les lecteurs de SF, le concept de métavers est assez connu (notamment dans les genres du cyberpunk et apparentés). Il s’agit simplement d’un univers virtuel dont l’amplitude et les possibilités lui permettent de se substituer à l’expérience authentique du réel, offrant à l’usager une alternative à la vraie vie.
C’était la prétention de Second Life :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Lifeet c’est celle de Metaverse également, qui échouera tout autant. Rappelons enfin que les médias et internet sont en ébullition autour de ce projet qui, pour l’heure, n’existe pas… Dans le meilleur des cas, cela deviendra un réseau social, comme Facebook en son temps, qui passera de mode, comme son ancêtre.
À un niveau un peu plus meta, on peut se demander si la littérature n’obéit pas à la stricte définition d’un métavers… C’est exactement en ce sens que Borgès la comprenait et la pratiquait…
@Lucid_Lynx qui écrit : "À un niveau un peu plus meta, on peut se demander si la littérature n’obéit pas à la stricte définition d’un métavers…"
Oui. Excellent sujet de réflexion.
Il y a une petite chance pour que le mot français "métavers" survive au mot anglais "metaverse", mais ce n’est pas gagné d’avance. En faisant une petite recherche, je vois bien les deux utilisés dans les articles en français.
@plutonium : oui, je ne savais pas comment l’écrire. Mais en français : métavers, et cela va très bien. Un autre univers derrière l’univers palpable et visible.
Je viens de lire : "autosolisme"…
Pas le temps de développer en ce moment, mais il s’agirait du fait de rouler seul au volant d’une voiture. 🙄
Oui, j’ai entendu ça aussi. Mot assurément curieux qui pourrait, hors contexte, plus évoquer l’onanisme que ce qu’il prétend désigner !
"solovoiturage" aurait été un peu plus élégant et complémentaire de "covoiturage"
"solo-" ou"soli-" ?
Oui, "solivoiturage" paraît meilleur.Une fois que nous sommes d’accord sur un mot pour remplacer cet affreux "autosolisme", j’essaierai de le placer dans les discussions, pour voir si ça prend 😁
Je viens de jeter un coup d’oeil rapide dans mon "Littré de poche"… pas de mot commençant par "solo-"… à l’exception de "solo" lui-même et tout seul.
Au lieu de solocauser, certains feraient mieux de s’autotaire.
Mais où vont-ils chercher tout ça ? Y a-t-il quelqu’un qui a été payé pour sortir une telle horreur ?
En général, ce sont les journalistes, ces untermenschen de la dernière engeance, qui rivalisent de fatuité pour produire ces néologismes, dont ils nous inondent ensuite par de multiples canaux. Il suffit d’un…
Parfois encore, c’est un académicien ou un québecois qui forge le mot de ses petits doigts, convaincu de faire résistance à l’Empire du Mal (l’anglais). Et si c’est un académicien québecois, là, vous tenez le coupable.