Bonjour , je voudrais de l'aide pour le commentaire composé de l'excipit du Rouge et le Noir de Stendhal .
J'aimerais avoir votre avis sur le plan du commentaire .
Le passage en question commence à la ligne 199 du chapitre 45 :
"Fouqué réussit dans sa triste négociation (…) ses enfants"(fin de l'oeuvre )
Fouqué réussit dans cette triste négociation. Il passait la nuit seul dans sa chambre, auprès du corps de son ami, lorsqu'à sa grande surprise, il vit entrer Mathilde. Peu d'heures auparavant, il l'avait laissée à dix lieues de Besançon. Elle avait le regard et les yeux égarés.
- Je veux le voir, lui dit-elle.
Fouqué n'eut pas le courage de parler ni de se lever. Il lui montra du doigt un grand manteau bleu sur le plancher ; là était enveloppé ce qui restait de Julien.
Elle se jeta à genoux. Le souvenir de Boniface de La Mole et de Marguerite de Navarre lui donna sans doute un courage surhumain. Ses mains tremblantes ouvrirent le manteau. Fouqué détourna les yeux.
Il entendit Mathilde marcher avec précipitation dans la chambre. Elle allumait plusieurs bougies. Lorsque Fouqué eut la force de la regarder, elle avait placé sur une petite table de marbre, devant elle, la tête de Julien, et la baisait au front…
Mathilde suivit son amant jusqu'au tombeau qu'il s'était choisi. Un grand nombre de prêtres escortaient la bière et, à l'insu de tous, seule dans sa voiture drapée, elle porta sur ses genoux la tête de l'homme qu'elle avait tant aimé.
Arrivés ainsi vers le point le plus élevé d'une des hautes montagnes du Jura, au milieu de la nuit, dans cette petite grotte magnifiquement illuminée d'un nombre infini de cierges, vingt prêtres célébrèrent le service des morts. Tous les habitants des petits villages de montagne traversés par le convoi l'avaient suivi, attirés par la singularité de cette étrange cérémonie.
Mathilde parut au milieu d'eux en longs vêtements de deuil, et, à la fin du service, leur fit jeter plusieurs milliers de pièces de cinq francs.
Restée seule avec Fouqué, elle voulut ensevelir de ses propres mains la tête de son amant. Fouqué faillit en devenir fou de douleur.
Par les soins de Mathilde, cette grotte sauvage fut ornée de marbres sculptés à grands frais, en Italie.
Mme de Rênal fut fidèle à sa promesse. Elle ne chercha en aucune manière à attenter à sa vie ; mais trois jours après Julien, elle mourut en embrassant ses enfants.
j'ai pensé à ce plan :
I: Réaction des personnages après la mort de Julien
a) Attitude de Mathilde
b)Attitude de Fouqué
c) Attitude de Mme de Rênal
II: Caractère de la scène
a) Atmosphère de simplicité
b) Caractère charnel
Merci d'avance .
Bonjour Papayel,
Tu ne sembles pas avoir perçu le caractère mélodramatique de cette fin.
En particulier, tu devrais opposer l'attitude fière et grandiloquente de Mathilde de la Mole au comportement discret de Mme de Rénal.
Que peux-tu en déduire sur l'amour de ces femmes et sur le jugement implicite de Stendhal ?
Bonjour à tous,
Je réalise un commentaire de texte sur l'epilogue du rouge et le noir ( de "Fouqué" à '' ses enfants" )
J'ai fais une ébauche de plan et j'aimerai avoir votre avis.
Question : Quellle leçon peut on tirer de cette epilogue.
I / Attitudes des personnages vis à vis de la mort de Julien
II / Cette scène fait écho à plusieurs scènes + Symbolique des objets ( marbre dans la grotte, costume bleu …
Et je pensais, en conclusion , reprendre la discussion du premier chapitre du second livre.
Merci de votre aide.
Je ne pense pas qu'on ait tous le texte en tête =)
Pardon 🙂
Fouqué réussit dans cette triste négociation. Il passait la nuit seul dans sa chambre, auprès du corps de son ami, lorsqu'à sa grande surprise, il vit entrer Mathilde. Peu d'heures auparavant, il l'avait laissée à dix lieues de Besançon. Elle avait le regard et les yeux égarés.
– Je veux le voir, lui dit-elle.
Fouqué n'eut pas le courage de parler ni de se lever. Il lui montra du doigt un grand manteau bleu sur le plancher; là était enveloppé ce qui restait de Julien.
Elle se jeta à genoux. Le souvenir de Boniface de La Mole et de Marguerite de Navarre lui donna sans doute un courage surhumain. Ses mains tremblantes ouvrirent le manteau. Fouqué détourna les yeux.
Il entendit Mathilde marcher avec précipitation dans la chambre. Elle allumait plusieurs bougies. Lorsque Fouqué eut la force de la regarder, elle avait placé sur une petite table de marbre, devant elle, la tête de Julien, et la baisait au front…
Mathilde suivit son amant jusqu'au tombeau qu'il s'était choisi. Un grand nombre de prêtres escortaient la bière et, à l'insu de tous, seule dans sa voiture drapée, elle porta sur ses genoux la tête de l'homme qu'elle avait tant aimé.
Arrivés ainsi vers le point le plus élevé d'une des hautes montagnes du Jura, au milieu de la nuit, dans cette petite grotte magnifiquement illuminée d'un nombre infini de cierges, vingt prêtres célébrèrent le service des morts. Tous les habitants des petits villages de montagne traversés par le convoi l'avaient suivi, attirés par la singularité de cette étrange cérémonie.
Mathilde parut au milieu d'eux en longs vêtements de deuil, et, à la fin du service, leur fit jeter plusieurs milliers de pièces de cinq francs.
Restée seule avec Fouqué, elle voulut ensevelir de ses propres mains la tête de son amant. Fouqué faillit en devenir fou de douleur.
Par les soins de Mathilde, cette grotte sauvage fut ornée de marbres sculptés à grands frais en Italie.
Madame de Rênal fut fidèle à sa promesse. Elle ne chercha en aucune manière à attenter à sa vie; mais trois jours après Julien, elle mourut en embrassant ses enfants.
je peux donner d'autre idées si vous voulez Jean-Luc peux tu expliciter tes propos s'il te plait?
Bonjour Basterd,
Je note d'abord le caractère macabre de la scène.
Il y a ensuite un caractère frénétique dans l'attitude de Mathilde. Elle se comporte en romantique.
Il y a un caractère ostentatoire dans les réactions de la jeune femme.
Madame de Rénal se montre plus discrète. Le lecteur est invité à se demander quelle femme a le mieux aimé Julien, quelle est celle qui lui était le mieux accordée.
C'est exactement ce que j'ai mis dans ma première partie.
J'ai insisté sur la différence de comportement entre les deux femmes. J'ai également insisté sur la fausseté de Mathilde et la certaine théâtralisassions.
Mon problème se situe plus dans la seconde partie… j'ai peur de pas répondre à la question initiale
Quelle leçon tirer de cet épilogue ?
Un jugement posthume sur le personnage principal, sur sa sincérité, sur la manière dont il a été compris… une célébration multiple du héros multiple (arriviste révolté, amant passionné, hypocrite et sincère…)
Une leçon de vie donnée par les attitudes de Fouqué, et des femmes aimées par Julien, sur la fidélité à une nature personnelle profonde (chacun reste lui-même et peut le manifester dans l'événement pathétique)
Une leçon esthétique, une leçon de style : emphase ou économie des moyens… romantisme ou réalisme…
Je pensais dire que les personnages sont restés fidèles à eux meme et que dans la vie, il n'y a pas de place pour le ''simple voyageur ''
…
La seconde partie de la phrase est bien mystérieuse.
Je reprend le premier chapitre du second livre quand deux hommes conversent dans une mal poste.
Bonjour, je ne souhaite pas vous déranger longtemps, mais j'ai un commentaire de texte à faire. J'ai fais un plan, mais quand j'ai commencé à rédiger, je me suis aperçu que dans les deux axes que j'avais choisi, dans les deux paragraphes, les idées revenaient à être la même chose. Le souci que j'ai est donc que je n'arrive pas à trouver un autre axe, et que le commentaire n'est pas sur un chapitre complet du roman, donc qu'il y a des idées dont je ne peux pas parler.
Si ça ne vous dérangerais pas, j'aimerai bien un petit coup de pouce, le commentaire est sur le chapitre 45 à partir de "Le mauvais air du cachot.." jusqu'à la fin du chapitre. Mes deux grands axes d'origine étaient "présentation des personnages", et l'autre était "la mort de julien". Mais le souci, c'est qu'une fois après avoir présenté les différents personnages, j'étais obligé de dire leur réaction face à la mort de Julien, donc que je ne pouvais pas le remettre dans le deuxième axe, ce qui fais que je n'arrive pas à retrouver d'axe. Parce que soit quand j'ai un axe, je n'ai rien à citer, ou sinon ça fera beaucoup trop court par rapport à mon premier paragraphe. Et j'arrive même pas à trouver de l'aide autre part que sur les forums parce qu'à chaque fois, c'est sur tout le chapitre. 😞
Je suis nouvelle et j'ai vu qu'il fallait que j'indique mon niveau donc je suis en première S. 🙂
Un grand merci d'avance pour votre aide!
Le mauvais air du cachot devenait insupportable à Julien. Par bonheur, le jour où on lui annonça qu’il fallait mourir, un beau soleil réjouissait la nature, et Julien était en veine de courage. Marcher au grand air fut pour lui une sensation délicieuse, comme la promenade à terre pour le navigateur qui longtemps a été à la mer. Allons, tout va bien, se dit-il, je ne manque point de courage.
Jamais cette tête n’avait été aussi poétique qu’au moment où elle allait tomber. Les plus doux moments qu’il avait trouvés jadis dans les bois de Vergy revenaient en foule à sa pensée et avec une extrême énergie.
Tout se passa simplement, convenablement, et de sa part sans aucune affectation.
L’avant-veille, il avait dit à Fouqué :
— Pour de l’émotion, je ne puis en répondre ; ce cachot si laid, si humide, me donne des moments de fièvre où je ne me reconnais pas ; mais de la peur, non on ne me verra point pâlir.
Il avait pris ses arrangements d’avance pour que le matin du dernier jour, Fouqué enlevât Mathilde et Mme de Rênal.
— Emmène-les dans la même voiture, lui avait-il dit. Arrange-toi pour que les chevaux de poste ne quittent pas le galop. Elles tomberont dans les bras l’une de l’autre, ou se témoigneront une haine mortelle. Dans les deux cas, les pauvres femmes seront un peu distraites de leur affreuse douleur.
Julien avait exigé de Mme de Rênal le serment qu’elle vivrait pour donner des soins au fils de Mathilde.
— Qui sait ? peut-être avons-nous encore des sensations après notre mort, disait-il un jour à Fouqué. J’aimerais assez à reposer, puisque reposer est le mot, dans cette petite grotte de la grande montagne qui domine Verrières. Plusieurs fois, je te l’ai conté, retiré la nuit dans cette grotte, et ma vue plongeant au loin sur les plus riches provinces de France, l’ambition a enflammé mon cœur : alors c’était ma passion… Enfin, cette grotte m’est chère, et l’on ne peut disconvenir qu’elle ne soit située d’une façon à faire envie à l’âme d’un philosophe… Eh bien ! ces bons congréganistes de Besançon font argent de tout ; si tu sais t’y prendre, ils te vendront ma dépouille mortelle…
Fouqué réussit dans cette triste négociation. Il passait la nuit seul dans sa chambre, auprès du corps de son ami, lorsqu’à sa grande surprise, il vit entrer Mathilde. Peu d’heures auparavant, il l’avait laissée à dix lieues de Besançon. Elle avait le regard et les yeux égarés.
— Je veux le voir, lui dit-elle.
Fouqué n’eut pas le courage de parler ni de se lever. Il lui montra du doigt un grand manteau bleu sur le plancher ; là était enveloppé ce qui restait de Julien.
Elle se jeta à genoux. Le souvenir de Boniface de La Mole et de Marguerite de Navarre lui donna sans doute un courage surhumain. Ses mains tremblantes ouvrirent le manteau. Fouqué détourna les yeux.
Il entendit Mathilde marcher avec précipitation dans la chambre. Elle allumait plusieurs bougies. Lorsque Fouqué eut la force de la regarder, elle avait placé sur une petite table de marbre, devant elle, la tête de Julien, et la baisait au front…
Mathilde suivit son amant jusqu’au tombeau qu’il s’était choisi. Un grand nombre de prêtres escortaient la bière et, à l’insu de tous, seule dans sa voiture drapée, elle porta sur ses genoux la tête de l’homme qu’elle avait tant aimé.
Arrivés ainsi vers le point le plus élevé d’une des hautes montagnes du Jura, au milieu de la nuit, dans cette petite grotte magnifiquement illuminée d’un nombre infini de cierges, vingt prêtres célébrèrent le service des morts. Tous les habitants des petits villages de montagne traversés par le convoi l’avaient suivi, attirés par la singularité de cette étrange cérémonie.
Mathilde parut au milieu d’eux en longs vêtements de deuil, et, à la fin du service, leur fit jeter plusieurs milliers de pièces de cinq francs.
Restée seule avec Fouqué, elle voulut ensevelir de ses propres mains la tête de son amant. Fouqué faillit en devenir fou de douleur.
Par les soins de Mathilde, cette grotte sauvage fut ornée de marbres sculptés à grands frais, en Italie.
Mme de Rênal fut fidèle à sa promesse. Elle ne chercha en aucune manière à attenter à sa vie ; mais trois jours après Julien, elle mourut en embrassant ses enfants.
Bonsoir Filou,
Regarde cette discussion :
Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 45.
Tu devrais pouvoir nourrir ta réflexion.
Examine en quoi cet extrait est une forme de bilan.
Bonjour, j'ai un commentaire à faire sur Le rouge et le noir, cependant c'est la première fois que mon professeur nous laisse trouver la problematiques et le plan qui va avec. Ainsi, je ne suis pas du tout sur de mon résultat…
Le passage étudié est la scène finale, (chapitre 45).
Le mauvais air du cachot devenait insupportable à Julien. Par bonheur, le jour où on lui annonça qu’il fallait mourir, un beau soleil réjouissait la nature, et Julien était en veine de courage. Marcher au grand air fut pour lui une sensation délicieuse, comme la promenade à terre pour le navigateur qui longtemps a été à la mer. Allons, tout va bien, se dit-il, je ne manque point de courage.
Jamais cette tête n’avait été aussi poétique qu’au moment où elle allait tomber. Les plus doux moments qu’il avait trouvés jadis dans les bois de Vergy revenaient en foule à sa pensée et avec une extrême énergie.
Tout se passa simplement, convenablement, et de sa part sans aucune affectation.
L’avant-veille, il avait dit à Fouqué :
— Pour de l’émotion, je ne puis en répondre ; ce cachot si laid, si humide, me donne des moments de fièvre où je ne me reconnais pas ; mais de la peur, non on ne me verra point pâlir.
Il avait pris ses arrangements d’avance pour que le matin du dernier jour, Fouqué enlevât Mathilde et Mme de Rênal.
— Emmène-les dans la même voiture, lui avait-il dit. Arrange-toi pour que les chevaux de poste ne quittent pas le galop. Elles tomberont dans les bras l’une de l’autre, ou se témoigneront une haine mortelle. Dans les deux cas, les pauvres femmes seront un peu distraites de leur affreuse douleur.
Julien avait exigé de Mme de Rênal le serment qu’elle vivrait pour donner des soins au fils de Mathilde.
— Qui sait ? peut-être avons-nous encore des sensations après notre mort, disait-il un jour à Fouqué. J’aimerais assez à reposer, puisque reposer est le mot, dans cette petite grotte de la grande montagne qui domine Verrières. Plusieurs fois, je te l’ai conté, retiré la nuit dans cette grotte, et ma vue plongeant au loin sur les plus riches provinces de France, l’ambition a enflammé mon cœur : alors c’était ma passion… Enfin, cette grotte m’est chère, et l’on ne peut disconvenir qu’elle ne soit située d’une façon à faire envie à l’âme d’un philosophe… Eh bien ! ces bons congréganistes de Besançon font argent de tout ; si tu sais t’y prendre, ils te vendront ma dépouille mortelle…
Fouqué réussit dans cette triste négociation. Il passait la nuit seul dans sa chambre, auprès du corps de son ami, lorsqu’à sa grande surprise, il vit entrer Mathilde. Peu d’heures auparavant, il l’avait laissée à dix lieues de Besançon. Elle avait le regard et les yeux égarés.
— Je veux le voir, lui dit-elle.
Fouqué n’eut pas le courage de parler ni de se lever. Il lui montra du doigt un grand manteau bleu sur le plancher ; là était enveloppé ce qui restait de Julien.
Elle se jeta à genoux. Le souvenir de Boniface de La Mole et de Marguerite de Navarre lui donna sans doute un courage surhumain. Ses mains tremblantes ouvrirent le manteau. Fouqué détourna les yeux.
Il entendit Mathilde marcher avec précipitation dans la chambre. Elle allumait plusieurs bougies. Lorsque Fouqué eut la force de la regarder, elle avait placé sur une petite table de marbre, devant elle, la tête de Julien, et la baisait au front…
Mathilde suivit son amant jusqu’au tombeau qu’il s’était choisi. Un grand nombre de prêtres escortaient la bière et, à l’insu de tous, seule dans sa voiture drapée, elle porta sur ses genoux la tête de l’homme qu’elle avait tant aimé.
Arrivés ainsi vers le point le plus élevé d’une des hautes montagnes du Jura, au milieu de la nuit, dans cette petite grotte magnifiquement illuminée d’un nombre infini de cierges, vingt prêtres célébrèrent le service des morts. Tous les habitants des petits villages de montagne traversés par le convoi l’avaient suivi, attirés par la singularité de cette étrange cérémonie.
Mathilde parut au milieu d’eux en longs vêtements de deuil, et, à la fin du service, leur fit jeter plusieurs milliers de pièces de cinq francs.
Restée seule avec Fouqué, elle voulut ensevelir de ses propres mains la tête de son amant. Fouqué faillit en devenir fou de douleur.
Par les soins de Mathilde, cette grotte sauvage fut ornée de marbres sculptés à grands frais, en Italie.
Mme de Rênal fut fidèle à sa promesse. Elle ne chercha en aucune manière à attenter à sa vie ; mais trois jours après Julien, elle mourut en embrassant ses enfants.
Voici donc mon travail:
Problématique: Qui est vraiment Julien Sorel?
Plan:
1) contraste entre les deux réaction de Mme De Rénal et Mme de la Mole après la mort de Julien Sorel.
- Mme de la mola dans le paraître
- Mme de Renal dans l'être
2) Personnage de Julien définit par les deux femmes
3) Sentiments de stendhal envers le Julien hypocrite pour monter dans la société et le Julien lui-même (à la fin de l'histoire) → Morale
- envers Julien hypocrite
- envers Julien Lui-même
- critique de la société
Voilà, mais j'ai également l'impression d'oublier le caractère de la scène (Atmosphère de simplicité et Caractère charnel)
Pouvez vous donc me donnez vos avis et m'aider s'il vous plaît, Merci.
Bonjour, je dois effectuer un plan de commentaire de l'extrait suivant :
"Julien avait exigé de Mme de Rênal le serment qu’elle vivrait pour donner des soins au fils de Mathilde.
— Qui sait ? peut-être avons-nous encore des sensations après notre mort, disait-il un jour à Fouqué. J’aimerais assez à reposer, puisque reposer est le mot, dans cette petite grotte de la grande montagne qui domine Verrières. Plusieurs fois, je te l’ai conté, retiré la nuit dans cette grotte, et ma vue plongeant au loin sur les plus riches provinces de France, l’ambition a enflammé mon cœur : alors c’était ma passion… Enfin, cette grotte m’est chère, et l’on ne peut disconvenir qu’elle ne soit située d’une façon à faire envie à l’âme d’un philosophe… Eh bien ! ces bons congréganistes de Besançon font argent de tout ; si tu sais t’y prendre, ils te vendront ma dépouille mortelle…
Fouqué réussit dans cette triste négociation. Il passait la nuit seul dans sa chambre, auprès du corps de son ami, lorsqu’à sa grande surprise, il vit entrer Mathilde. Peu d’heures auparavant, il l’avait laissée à dix lieues de Besançon. Elle avait le regard et les yeux égarés.
— Je veux le voir, lui dit-elle.
Fouqué n’eut pas le courage de parler ni de se lever. Il lui montra du doigt un grand manteau bleu sur le plancher ; là était enveloppé ce qui restait de Julien.
Elle se jeta à genoux. Le souvenir de Boniface de La Mole et de Marguerite de Navarre lui donna sans doute un courage surhumain. Ses mains tremblantes ouvrirent le manteau. Fouqué détourna les yeux.
Il entendit Mathilde marcher avec précipitation dans la chambre. Elle allumait plusieurs bougies. Lorsque Fouqué eut la force de la regarder, elle avait placé sur une petite table de marbre, devant elle, la tête de Julien, et la baisait au front…
Mathilde suivit son amant jusqu’au tombeau qu’il s’était choisi. Un grand nombre de prêtres escortaient la bière et, à l’insu de tous, seule dans sa voiture drapée, elle porta sur ses genoux la tête de l’homme qu’elle avait tant aimé.
Arrivés ainsi vers le point le plus élevé d’une des hautes montagnes du Jura, au milieu de la nuit, dans cette petite grotte magnifiquement illuminée d’un nombre infini de cierges, vingt prêtres célébrèrent le service des morts. Tous les habitants des petits villages de montagne traversés par le convoi l’avaient suivi, attirés par la singularité de cette étrange cérémonie.
Mathilde parut au milieu d’eux en longs vêtements de deuil, et, à la fin du service, leur fit jeter plusieurs milliers de pièces de cinq francs.
Restée seule avec Fouqué, elle voulut ensevelir de ses propres mains la tête de son amant. Fouqué faillit en devenir fou de douleur.
Par les soins de Mathilde, cette grotte sauvage fut ornée de marbres sculptés à grands frais, en Italie.
Mme de Rênal fut fidèle à sa promesse. Elle ne chercha en aucune manière à attenter à sa vie ; mais trois jours après Julien, elle mourut en embrassant ses enfants."
J'avais pensé au plan suivant:
I) Les attitudes des personnages
1) Mathilde (romantique + manque d'arguments)
2) Mme de Rênal (discretion + manque d'arguments)
3) Fouqué (manque d'arguments)
II) La scène en elle même
Aidez moi pour trouver les arguments de cette partie svp
Merci d'avance
Je n'ai pas travaillé sur le passage en question donc je n'ai pas d'idée de plan à te fournir, mais juste une remarque : tu ne trouves pas "d'arguments" car ton axe ne va pas vraiment : "la scène en elle même" c'est beaucoup trop vague. Penche toi sur l'enjeu de ce passage dans le roman, sur son impact, ce qui se joue, etc., tu trouveras un titre plus adapté qui t'inspirera davantage.
Bonjour, voici quelques éléments en plus sur la toute fin:
--> métalepse euphémisme "fouqué détourna les yeux"
--> hommage populaire, grotte = monument aux morts, gloire posthume
--> grotte = refuge romantique, la nature
--> grotte = allégorie de la caverne Platon, idéalisme de Julien enfin à sa place
Concernant ce qui précède ("le mauvais air du cachot")
--> flèche du temps qui s'inverse avec les analepses, ellipses, devant la mort le temps marche à rebours, temps des souvenirs
--> épanadiplose narrative car le roman a commencé par Verrières et s'achève sur Verrières (paroxysme de l'inversion du temps)
--> sa ballade à l'air comme un avant-goût du paradis
--> comparaison à un navigateur qui revient à terre = sa vie fut une navigation à vue dans la tempête
--> sentance de la mort, rhytme ternaire, tout sous-entendu
Tu interviens en répondant 7 ans plus tard ?