Verlaine, Nevermore (II), Allons, mon pauvre cœur…

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour a tout le monde

Je suis nouvelle,j'aime beaucoup les forums car cela m'aide beaucoup!
Je suis en section scientifique (BGB Biochimie genie biologique bac STL)et j'ia beaucoup de difficulté en français!
J'ai un commentaire a faire pour lundi mais je bloque.j'ai commencer a mettre sur un brouillon mes idées
La question du devoir est:

Vous analyserez le lyrisme(expression des sentiments) de ce poème ainsi que l'image que le poète donne de lui-même.

Ma question est
Quesque l'expresison des sentiments dans le poème?Quel sont les mots ou phrases qui nous le montre?

J'ai trouver "coeur","bohneur","mes bras pressé"→ Champs lexical de l'amour mais apres?

Merci de m'éclairer.


Nevermore (Verlaine) [Section Autres poèmes ]
Allons, mon pauvre coeur, allons, mon vieux complice,
Redresse et peins à neuf tous tes arcs triomphaux ;
Brûle un encens ranci sur tes autels d'or faux ;
Sème de fleurs les bords béants du précipice ;
Allons, mon pauvre coeur, allons, mon vieux complice !

Pousse à Dieu ton cantique, à chantre rajeuni ;
Entonne, orgue enroué, des Te Deum splendides ;
vieillard prématuré, mets du fard sur tes rides ;
Couvre-toi de tapis mordorés, mur jauni ;
Pousse à Dieu ton cantique, à chantre rajeuni.

Sonnez, grelots ; sonnez, clochettes ; sonnez, cloches !
Car mon rêve impossible a pris corps et je l'ai
Entre mes bras pressé : le Bonheur, cet ailé
voyageur qui de l'Homme évite les approches,
- Sonnez, grelots ; sonnez, clochettes ; sonnez, cloches !

Le Bonheur a marché côte à côte avec moi ;
Mais la FATALITE ne connaît point de trêve :
Le ver est dans le fruit, le réveil dans le rêve,
Et le remords est dans l'amour : telle est la loi.
- Le Bonheur a marché côte à côte avec moi
Bonjour Sab,

Je te conseille la lecture de cette fiche sur le lyrisme, (sans oublier les liens en bas de page).

Muriel
sab60 a écrit :Pousse à Dieu ton cantique, à chantre rajeuni;
Il s'agit de:
Pousse à Dieu ton cantique, ô chantre rajeuni;
Bonjour, je dois faire un commentaire sur le poème "Nevermore 2" de Verlaine. Cependant je ne sais pas si ma problématique tient la route ou non. Pourriez vous me donner votre avis?

Ma problématique est la suivante:
En quoi ce poème nous renseigne t'il sur Verlaine, ses prises de positions et choix artistiques?

Et voici mes axes d'études:
1) Verlaine: un poète inspirant et inspiré (j'y développerais les auteurs qui l'ont inspiré et son impact sur le mouvement symboliste entre autre)

2) Combats au sein du poème (j'y développerais les oppositions jeunesse/vieillesse; bonheur/Fatalité; et parlerait d'un rejet de la religion)

3) Un poème du Parnasse (avec l'implicte du poète, avec la "mécanique des vers" pronée par les parnassiens, avec le travai sur la musicalité et les sonorité se rapprochant à l'art pour l'art)


Qu'en pensez-vous?
Affichons tout de même le texte, pour ceux qui pourront t'aider :

Allons, mon pauvre cœur, allons, mon vieux complice,
Redresse et peins à neuf tous tes arcs triomphaux ;
Brûle un encens ranci sur tes autels d'or faux ;
Sème de fleurs les bords béants du précipice ;
Allons, mon pauvre cœur, allons, mon vieux complice !

Pousse à Dieu ton cantique, ô chantre rajeuni ;
Entonne, orgue enroué, des Te Deum splendides ;
Vieillard prématuré, mets du fard sur tes rides ;
Couvre-toi de tapis mordorés, mur jauni ;
Pousse à Dieu ton cantique, ô chantre rajeuni.

Sonnez, grelots; sonnez, clochettes; sonnez, cloches !
Car mon rêve impossible a pris corps, et je l'ai
Entre mes bras pressé : le Bonheur, cet ailé
Voyageur qui de l'Homme évite les approches,
–- Sonnez, grelots ; sonnez, clochettes ; sonnez, cloches !

Le Bonheur a marché côte à côte avec moi.
Mais la FATALITÉ ne connaît point de trêve :
Le ver est dans le fruit, le réveil dans le rêve,
Et le remords est dans l'amour : telle est la loi.
–- Le Bonheur a marché côte à côte avec moi.

Bonjour à tous et à toutes. Je viens de tomber sur ce site et je me suis permise de m'y inscrire. Alors voilà, j'ai un commentaire à faire sur Nevermore II de Paul Verlaine (je vous y joindrait le poème) et autant dire que je suis un peu perdue.
Je sais que Nevermore veut dire jamais plus. J'ai remarqué une apostrophe à son cœur qui suggère qu'il lui parle. On a également une opposition très forte entre la vieillesse et la jeunesse. J'ai aussi relevé une allitération en R qui pourrait suggérer une souffrance vive de la vieillesse et de son passé. Il y a aussi une assonance en O pour parler des cloches qui donne un aspect solennel.
Mais c'est tout ce que j'ai, j'ai vraiment beaucoup de mal avec ce poème… Est-ce que vous pourriez m'aider? Me donner des pistes à prendre? Je suis en panique totale puisque c'est à rendre pour jeudi et que je bloque vraiment…
D'avance merci, je vous joins le poème.
Nevermore

Allons, mon pauvre coeur, allons, mon vieux complice,
Redresse et peins à neuf tous tes arcs triomphaux ;
Brûle un encens ranci sur tes autels d'or faux ;
Sème de fleurs les bords béants du précipice ;
Allons, mon pauvre coeur, allons, mon vieux Complice !

Pousse à Dieu ton cantique, ô chantre rajeuni ;
Entonne, orgue enroué, des Te Deum splendides ;
Vieillard prématuré, mets du fard sur tes rides ;
Couvre-toi de tapis mordorés, mur jauni ;
Pousse à Dieu ton cantique, ô chantre rajeuni.

Sonnez, grelots ; sonnez, clochettes ; sonnez, cloches !
Car mon rêve impossible a pris corps, et je l'ai
Entre mes bras pressé : le Bonheur, cet ailé
Voyageur qui de l'Homme évite les approches,
- Sonnez, grelots ; sonnez, clochettes ; sonnez, cloches !

Le Bonheur a marché côte à côte avec moi ;
Mais la FATALITÉ ne connaît point de trêve :
Le ver est dans le fruit, le réveil dans le rêve,
Et le remords est dans l'amour : telle est la loi.
- Le Bonheur a marché côte à côte avec moi.


Paul Verlaine
Nevermore est le second poème de la section "Mélancholia" des Poèmes Saturniens.

Nevermore, le passé révolu évoqué avec tristesse ou dérision ? Pauvre Lélian avant l'heure …

I. La dérision d'un jeune homme de 22 ans
apostrophe et injonctions
lexique de la vieillesse
décalage entre l'évocation d'une solennité religieuse et la volonté de faire du bruit
(musicalité et bruit)

mais un arrière-fond de malheur comme dans le recueil sous le signe de Saturne

II. Le passé sous le signe de la déception
rêve impossible
le bonheur, cet ailé voyageur … a marché à côté de moi
la fatalité ne connaît pas de trêve
Merci beaucoup! Me voilà soulagé d'un poids!
Ne vois tu pas d'autres figures de style ou autre à ajouter?
Mais il y a évidemment tout un travail d'analyse que tu dois mener.
Oui bien sûr. Pourrais-je vous faire part des potentiels soucis que je rencontrerais?
Continue l'analyse que tu as commencée. Va plus loin sur le rythme, les sonorités, les champs lexicaux, les images, l'apostrophe, les injonctions à l'impératif …
Ce que je t'ai proposé, c'est la seconde étape, une simple idée de structure à laquelle d'ailleurs tu n'es pas obligé(e) d'adhérer …
En complément des pistes de Floreale, regarde aussi le thème de la corruption évidemment physique, mais aussi suggérée dans le domaine moral avec la notion de péché.
Merci beaucoup! Sincèrement.
J'ai même retrouvé des choses à dire!

Jean-Luc, je ne comprends toutefois pas à quel moment dans le poème nous retrouvons la notion de péché. Veux tu bien m'éclairer?
Allons, mon pauvre coeur, allons, mon vieux complice,
Redresse et peins à neuf tous tes arcs triomphaux ;
Brûle un encens ranci sur tes autels d'or faux ;
Sème de fleurs les bords béants du précipice ;
Allons, mon pauvre coeur, allons, mon vieux complice !

Pousse à Dieu ton cantique, à chantre rajeuni ;
Entonne, orgue enroué, des Te Deum splendides ;
vieillard prématuré, mets du fard sur tes rides ;
Couvre-toi de tapis mordorés, mur jauni ;
Pousse à Dieu ton cantique, à chantre rajeuni.

Sonnez, grelots ; sonnez, clochettes ; sonnez, cloches !
Car mon rêve impossible a pris corps et je l'ai
Entre mes bras pressé : le Bonheur, cet ailé
voyageur qui de l'Homme évite les approches,
- Sonnez, grelots ; sonnez, clochettes ; sonnez, cloches !

Le Bonheur a marché côte à côte avec moi ;
Mais la FATALITE ne connaît point de trêve :
Le ver est dans le fruit, le réveil dans le rêve,
Et le remords est dans l'amour
: telle est la loi.
- Le Bonheur a marché côte à côte avec moi

Tu peux remarquer de possibles allusions à la faute originelle, à une prière (encens) qui ne saurait atteindre la divinité, à l'idolâtrie : tout vise une relation amoureuse vécue sur le mode de la culpabilité.
Merci beaucoup