Textes littéraires XVIe siècle XVIIe siècle XVIIIe siècle XIXe siècle XXe siècle Auteurs Histoire littéraire Genres littéraires Esthétique générale
Fiches de méthode Termes littéraires Annuaire littéraire
Grammaire Questionnaires Stylistique Rhétorique Ancien français
Les épreuves Conseils pour l’écrit Conseils pour l’oral Annales
Entraide scolaire Littérature Langue française Filière littéraire Bac de français Esthétique générale Autres littératures Langues vivantes Langues anciennes Sujets classés Auteurs
Plan Flux RSS

Grammaire • Les pronoms relatifs

  • Les pronoms relatifs servent à introduire une proposition dite subordonnée. Ils sont les plus souvent employés dans la subordination en français. On les utilise souvent à la place d’un adjectif qualificatif : l’enfant qui rit = l’enfant rieur.
  • Il existe deux adverbes relatifs : dont et .
  • L’antécédent peut être un nom (l’enfant qui rit), un pronom (ce que je veux), un chiffre (vous êtes cinq qui voulez...), un adverbe ( où je vais), une proposition tout entière : Il me pria de donner mon adresse, ce que je fis (subordonnée relative ; ce est un faux antécédent : il condense la proposition qui précède).
    • QUI : du latin qui, c’est le pronom relatif sujet. Il peut avoir n’importe quel sujet, animé ou inanimé.
      • Emplois littéraires ou anciens :
        • Un qui… : « n’importe qui » ;
        • Qui (employé sans antécédent) + subjonctif ou indicatif ou conditionnel :
          • Tout vient à point qui sait attendre. (= si on)
          • Ils prenaient qui du thé, qui du café,… (= les uns prenaient… les autres… → emploi distributif).
    • QUE peut être :
      • le plus souvent, complément d’objet direct : le pain que je mange ;
      • pronom adverbial relatif : au moment que... (= lorsque) ;
      • adverbe de restriction : ne... que... ;
      • partie intégrante des comparaisons : plus... que..., etc. ;
      • dans une proposition subordonnée complétive (je pense que...) ou circonstancielle ;
      • dans quelques expressions, il est sujet : advienne que pourra, vaille que vaille, coûte que coûte, etc. ;
      • employé en attribut du sujet : Insensé que je suis !
      • [ Il ne faut pas confondre quoi que (= « quelque chose que ») et quoique (= « bien que »).]
    • QUOI : il n’a pas d’antécédent animé, il ne s’applique qu’à des choses.
    • DONT : il ne peut être sujet. Il marque :
      • la cause : La maladie dont il est mort. (Dictionnaire de l’Académie française, 8e édition.)
      • la manière : La façon dont il avait parlé déplut. (ibid., 9e édition.)
      • la descendance, l’extraction, l’origine : La famille dont elle descend. Voici le dossier, dont j’ai extrait les pièces les plus importantes. (ibid.)
      • la possession : L’homme dont les biens ont été vendus. (Grevisse)
      • la qualité : Un pays dont le climat est agréable. (Le Grand Robert)
      • la partie d’un tout,
      • etc.
    • : il ne peut être sujet. Il a comme antécédent soit un nom non animé, soit un syntagme prépositionnel, soit un adverbe. Au XVIIe siècle, à noter cet emploi : « Vous avez vu ce fils mon espoir se fonde ? » (Molière, L’Étourdi, acte IV, 2). Parfois, il s’emploie sans antécédent : Où j’habite je n’ai pas de voisins.
    • LEQUEL : l’antécédent est un nom ou un pronom pouvant désigner une personne ou une chose. Il est complément prépositionnel ou sujet de la relative.

Grammaire méthodique du français  Grammaire du français
M. Riegel, J.-C. Pellat et R. Rioul, Grammaire méthodique du français, P.U.F.
D. Denis et A. Sancier-Chateau, Grammaire du français, Le Livre de Poche.