Biographie de La Fontaine (1621-1695)

1621 La FontaineNaissance de Jean de La Fontaine à Château-Thierry en Champagne. La Fontaine appartient à la bourgeoisie cultivée et aisée : son père exerçait la charge de maître des Eaux et Forêts.
1635-1645 Tenté par l’Église, La Fontaine entre à l’Oratoire en 1641 à Paris. Il commence alors à écrire et quitte l’Oratoire. Il fait des études de droit à Paris.
1647 Son père le marie à une jeune fille (Marie Héricart).
1653 Il rachète la charge de maître des Eaux et Forêts à son beau-frère et hérite celle de son père en 1658. Il la revend en 1672.
1654 La Fontaine publie une comédie, l’Eunuque, une traduction de l’Eunuque de Térence. La Fontaine cherche un mécène.
1657 La Fontaine est présenté à Nicolas Fouquet, surintendant des Finances. C’est lui qui va pensionner La Fontaine. Il commence alors à fréquenter les salons et s’installe à Vaux-le-Vicomte.
1661 Louis XIV, jaloux de Fouquet, le révoque. Fouquet est arrêté et emprisonné. La Fontaine le défend dans une Ode au roi (1663). Il écrit également son Élégie aux nymphes de Vaux.
1664-1678 La Fontaine écrit des contes et des nouvelles en vers (Joconde, La Matrone d’Éphèse, Le Calendrier des vieillards).
En 1664, il rencontre la duchesse de Bouillon et la duchesse d’Orléans.
En 1668, il publie son premier recueil de fables (livres I à 6 : 126 fables). Ce premier recueil est un triomphe : le public est très enthousiaste.
En 1669, La Fontaine publie un roman, Les Amours de Psyché et de Cupidon.
En 1673, après la mort de la duchesse d’Orléans, La Fontaine est recueilli par Mme de La Sablière chez qui il restera jusqu’en 1693.
En 1678, La Fontaine publie le Second Livre des Fables (livres VII à XI).
1684 La Fontaine succède à Colbert à l’Académie française.
1692 La Fontaine est recueilli par Mme d’Hervart.
1693 Il regroupe et publie les fables du livre XII.
1695 La Fontaine meurt en 1695, après avoir renié publiquement ses écrits licencieux (ses contes parus en 1665-1666).

 Durant la Querelle des Anciens et des Modernes, La Fontaine s’est rangé du côté des Anciens (avec Boileau, Racine, La Bruyère).

Parler de La Fontaine n’est jamais un ennui, même quand on serait bien sûr de n’y apporter rien de nouveau ; c’est parler de l’expérience même, du résultat moral de la vie, du bon sens pratique, fin et profond, universel et divers, égayé de raillerie, animé de charme et d’imagination, corrigé encore et embelli par les meilleurs sentiments, consolé surtout par l’amitié ; c’est parler enfin de toutes ces choses que l’on ne sent jamais mieux que lorsqu’on a mûri soi-même.


Sainte-Beuve (1804-1869), Causeries du lundi (1851-1862).

Conseils de lecture

Fables de La Fontaine
La Fontaine, Fables.

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