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Les personnages antipathiques n’ont-ils pour fonction que de susciter le rejet du lecteur ?

Bonjour ! J'ai une dissertation à faire mais je dois vous avouer que je coince un peu sur le plan de ce fait, je n'arrive pas à démarrer... Voici donc le corpus:
Texte A : STENDHAL, Le Rouge et le Noir, livre premier, chapitre XIII, 1830.

[Julien, homme du peuple, est précepteur chez M. et Mme de Rênal . Un soir il a l'audace de prendre la main de Mme de Rênal , qui finalement se laisse faire. Quelques jours plus tard, lors d'un repas au jardin avec son amie Mme Derville, c'est elle qui cherche la main de Julien.]

Certaine de l'affection de Julien, peut-être sa vertu eût trouvé des forces contre lui. Tremblante de le perdre à jamais, sa passion l'égara jusqu'au point de reprendre la main de Julien, que, dans sa distraction, il avait laissée appuyée sur le dossier d'une chaise. Cette action réveilla ce jeune ambitieux : il eût voulu qu'elle eût pour témoins tous ces nobles si fiers qui, à table, lorsqu'il était au bas bout avec les enfants, le regardaient avec un sourire si protecteur. Cette femme ne peut plus me mépriser : dans ce cas, se dit-il, je dois être sensible à sa beauté ; je me dois à moi-même d'être son amant. Une telle idée ne lui fût pas venue avant les confidences naïves faites par son ami.
La détermination subite qu'il venait de prendre forma une distraction agréable. Il se disait : II faut que j'aie une de ces deux femmes; il s'aperçut qu'il aurait beaucoup mieux aimé faire la cour à madame Derville ; ce n'est pas qu'elle fût plus agréable, mais toujours elle l'avait vu précepteur honoré pour sa science, et non pas ouvrier charpentier, avec une veste de ratine1 pliée sous le bras, comme il était apparu à madame de Rênal .
C'était précisément comme jeune ouvrier, rougissant jusqu'au blanc des yeux, arrêté à la porte de la maison et n'osant sonner, que madame de Rênal se le figurait avec le plus de charme.
En poursuivant la revue de sa position, Julien vit qu'il ne fallait pas songer à la conquête de madame Derville, qui s'apercevait probablement du goût que madame de Rênal montrait pour lui. Forcé de revenir à celle-ci : Que connais-je du caractère de cette femme ? se dit Julien. Seulement ceci : avant mon voyage, je lui prenais la main, elle la retirait ; aujourd'hui je retire ma main, elle la saisit et la serre. Belle occasion de lui rendre tous les mépris qu'elle a eus pour moi. Dieu sait combien elle a eu d'amants ! elle ne se décide peut-être en ma faveur qu'à cause de la facilité des entrevues.
Tel est hélas ! le malheur d'une excessive civilisation ! A vingt ans, l'âme d'un jeune homme, s'il a quelque éducation, est à mille lieues du laisser-aller, sans lequel l'amour n'est souvent que le plus ennuyeux des devoirs.
Je me dois d'autant plus, continua la petite vanité de Julien, de réussir auprès de cette femme, que si jamais je fais fortune, et que quelqu'un me reproche le bas emploi de précepteur, je pourrai faire entendre que l'amour m'avait jeté à cette place.

1. Ratine : étoffe de laine dont le poil est tiré et frisé.
Texte B : Alexandre DUMAS, Les Trois Mousquetaires, chapitre 52, 1844.

[Chargée par le cardinal de Richelieu d'empoisonner le duc de Buckingham, amant de la reine, Milady, figure d'ange démoniaque, vient d'être arrêtée et emprisonnée.]

Que de haine elle distille ! Là, immobile, et les yeux ardents et fixes dans son appartement désert, comme les éclats de ses rugissements sourds, qui parfois s'échappent avec sa respiration du fond de sa poitrine, accompagnent bien le bruit de la houle qui monte, gronde, mugit et vient se briser, comme un désespoir éternel et impuissant, contre les rochers sur lesquels est bâti ce château sombre et orgueilleux ! Comme, à la lueur des éclairs que sa colère orageuse fait briller dans son esprit, elle conçoit contre Mme Bonacieux1, contre Buckingham, et surtout contre d'Artagnan, de magnifiques projets de vengeance, perdus dans les lointains de l'avenir !
Oui, mais pour se venger il faut être libre, et pour être libre, quand on est prisonnier il faut percer un mur, desceller des barreaux, trouer un plancher ; toutes entreprises que peut mener à bout un homme patient et fort mais devant lesquelles doivent échouer les irritations fébriles d'une femme. D'ailleurs, pour faire tout cela, il faut avoir le temps, des mois, des années, et elle... elle a dix ou douze jours, à ce que lui a dit lord de Winter, son fraternel et terrible geôlier2.
Cependant, si elle était un homme, elle tenterait tout cela, et peut-être réussirait-elle : pourquoi donc le ciel s'est-il ainsi trompé, en mettant cette âme virile dans ce corps frêle et délicat !
Aussi les premiers moments de la captivité ont été terribles : quelques convulsions de rage qu'elle n'a pu vaincre ont payé sa dette de faiblesse féminine à la nature. Mais peu à peu elle a surmonté les éclats de sa folle colère, les frémissements nerveux qui ont agité son corps ont disparu, et maintenant elle s'est repliée sur elle-même comme un serpent fatigué qui se repose.
« Allons, allons ; j'étais folle de m'emporter ainsi, dit-elle en plongeant dans la glace, qui reflète dans ses yeux son regard brûlant, par lequel elle semble s'interroger elle-même. Pas de violence, la violence est une preuve de faiblesse. D'abord je n'ai jamais réussi par ce moyen : peut-être, si j'usais de ma force contre des femmes, aurais-je chance de les trouver plus faibles encore que moi, et par conséquent de les vaincre ; mais c'est contre ces hommes que je lutte, et je ne suis qu'une femme pour eux. Luttons en femme, ma force est dans ma faiblesse. »
Alors, comme pour se rendre compte à elle-même des changements qu'elle pouvait imposer à sa physionomie si expressive et si mobile, elle lui fit prendre à la fois toutes les expressions, depuis celle de la colère qui crispait ses traits, jusqu'à celle du plus doux, du plus affectueux et du plus séduisant sourire. Puis ses cheveux prirent successivement sous ses mains savantes les ondulations qu'elle crut pouvoir aider aux charmes de son visage. Enfin elle murmura, satisfaite d'elle-même :
« Allons, rien n'est perdu, je suis toujours belle. ».

1. Mme Bonacieux : femme de confiance de la reine.
2. Fraternel et terrible geôlier : Milady a assassiné son époux qui était le frère de Lord de Winter.
Texte C : Victor HUGO, Les Misérables, 2ème partie, livre troisième, 1862.

[Fantine, la mère de Cosette, a confié sa fille au couple Thénardier. Voici le portrait de madame Thénardier.]

On n'a encore aperçu dans ce livre les Thénardier que de profil ; le moment est venu de tourner autour de ce couple et de le regarder sous toutes ses faces.
Thénardier venait de dépasser ses cinquante ans ; madame Thénardier touchait à la quarantaine, qui est la cinquantaine de la femme ; de façon qu'il y avait équilibre d'âge entre la femme et le mari.
Les lecteurs ont peut-être, dès sa première apparition, conservé quelque souvenir de cette Thénardier grande, blonde, rouge, grasse, charnue, carrée, énorme et agile ; elle tenait, nous l'avons dit, de la race de ces sauvagesses colosses qui se cambrent dans les foires avec des pavés pendus à leur chevelure. Elle faisait tout dans le logis, les lits, les chambres, la lessive, la cuisine, la pluie, le beau temps, le diable. Elle avait pour tout domestique Cosette ; une souris au service d'un éléphant. Tout tremblait au son de sa voix, les vitres, les meubles et les gens. Son large visage, criblé de taches de rousseur, avait l'aspect d'une écumoire. Elle avait de la barbe. C'était l'idéal d'un fort de la halle1 habillé en fille. Elle jurait splendidement ; elle se vantait de casser une noix d'un coup de poing. Sans les romans qu'elle avait lus, et qui, par moments, faisaient bizarrement reparaître la mijaurée2 sous l'ogresse, jamais l'idée ne fût venue à personne de dire d'elle : c'est une femme. Cette Thénardier était comme le produit de la greffe d'une donzelle sur une poissarde3. Quand on l'entendait parler, on disait : c'est un gendarme ; quand on la regardait boire, on disait : c'est un charretier ; quand on la voyait manier Cosette, on disait : c'est le bourreau. Au repos, il lui sortait de la bouche une dent.

1. fort de la halle : homme d'une grande force physique qui portait les fardeaux dans les Halles de Paris.
2. mijaurée : femme ou jeune fille dont les manières sont excessives et ridicules.
3. poissarde ; marchande de la halle, au langage grossier.

Et voici l'intitulé exact de la question:
Julien Sorel, Milady, la Thénardier : nombreux sont les personnages de roman qui n'inspirent pas de sympathie. Ce type de personnage n'a-t-il pour fonction que de susciter le rejet du lecteur ? Vous répondrez à cette question dans un développement composé en vous appuyant sur les textes du corpus, sur vos lectures personnelles, ainsi que sur les œuvres étudiées en classe.

Bien sûr, j'ai commencé à réfléchir. Je pense qu'il faudrait partir sur un plan thématique puisqu'à mon sens, ces personnages n'ont pas qu'une seule fonction. 1. Souvent, le personnage antipathique, le "méchant" de l'histoire est celui qui le plus travaillé, le plus élaboré, le plus original. Je pense notamment à Candide, gentil, simple d'esprit qui est tout bonnement le contraire des "mauvais" personnages de Zola, qui ont un mental très travaillé et complexe. 2. Ce type de personnage rend l'oeuvre plus réelle; après tout personne n'est entièrement bon ? Et pour que le héros et l'histoire puisse avancer, un "méchant" est essentiel, sinon l'histoire serait plate. Notons d'ailleurs que Julien Sorel est antipathique et pourtant, il s'agit du héros du livre...

Je suis assez perdue, je n'arrive pas à formuler un plan correct, pouvez-vous m'aider ?

Réponses

  • Bonjour,

    Je ne te donnerai pas de plan, mais je veux bien soulever quelques idées avec toi. Je remarque que ta pensée est un peu trop cloîtrée (si on peut dire ça comme ça), tu te limites à une pensée un peu trop simple pour la question de ton sujet il me semble. Tu as raison lorsque tu dis que les personnages antipathiques n'ont pas qu'une seule fonction. Mais alors pose-toi la vraie question, à savoir : pourquoi l'auteur fait-il en sorte qu'ils soient antipathiques ? Sur la complexité de ces personnages, tu as encore une fois bien raison, mais tu ne dois pas t'arrêter aux termes "élaboré, original", tu dois te demander "pourquoi" cette élaboration ? Dans quel(s) but(s) ?
    Ce type de personnage rend l'oeuvre plus réelle; après tout personne n'est entièrement bon ? Et pour que le héros et l'histoire puisse avancer, un "méchant" est essentiel, sinon l'histoire serait plate.

    Ici, ta réflexion est trop superficielle à mon avis. La présence d'un personnage "méchant" comme tu le dis n'est pas une simple péripétie dans le cadre de l'aventure romanesque. Il te faut analyser la personnalité de chacun des personnages de ton corpus pour trouver des points communs, ou du moins des éléments qui se croisent. Dans un roman les choses ne peuvent pas être aussi manichéennes, il n'y a pas "les méchants" et "les gentils". Dans Les Misérables que tu as a étudié par exemple, le cas des Thénardier est très ambigu, parce qu'on a tendance à condamner leurs actes certes, mais d'un autre côté, ils ont accueilli Cosette, malgré les très mauvaises conditions de la vie de la petite fille, ils l'ont gardé alors qu'ils auraient pu la chasser. C'est hors-sujet là parce que cela ne concerne pas ton extrait mais le cas du personnage de Javert par exemple, est véritablement problématique. A la fin, on regrette presque son suicide. Chez Hugo, il y a toujours cette dimension du pardon, rien n'est tout blanc ou tout noir.

    Ainsi, il te faut nuancer. Peut-être que le personnage qui ne nous est pas sympathique montre des choses que l'on ne peut aborder avec un personnage apprécié. Demande-toi ce qu'apporte un personnage "méchant" par rapport à un autre personnage. Quel est son rôle dans l'intrigue ?

    J'espère t'avoir un peu aidée, même si je n'ai pas été très précise.
  • salut !!! alors je vais essayer de t'aider...

    pour ma part j’opterai pour un plan plutôt dialectique ; ton sujet invite à trouver les limites de cette affirmation pour trouver par la suite un sens disons ... plus profond à la réflexion. Un sujet n'est jamais donné pour rien !!!

    d'après moi :
    tu devrais commencer par faire une partie sur la fonction de rejet du personnage antipathique / donc abonde dans le sens de l'affirmation. Pose toi la question de savoir pourquoi les auteurs utilisent cette fonction. Tu peux parler entre autre de la fonction cathartique un peu comme au théâtre avec les tragédies
    Prends 2 à 3 exemples pour les expliciter. Rien ne sert de multiplier les exemples du coup choisis les bien. Fait des recherches. mais je trouve que l'exemple de javert est très parlant.

    Ensuite je ferai une partie sur les autres fonctions du personnage antipathique. en effet n'inspire t-il que le rejet ? évidemment que non prend Meursault dans l'étranger, ce personnage est absolument fascinant... Il a tué, il aime pas vraiment sa femme ou du moins étrangement et pourtant on ne peut s'empêcher de l'absoudre à la fin du roman ! il représente l'absurdité de n'autre existence d'où son antipathie... puis notre sympathie bizarre non !
    Mais fait attention à nuancer tes propos entre la première et la deuxième partie : sinon si tu fais un oui/non tu retires tout intérêt à ta dissertation !!!

    Enfin pose toi la question de savoir quel est l'enjeu véritable et implicite de ton sujet. Pour y avoir réfléchie 30 secondes je pense qu'il se pose la question du véritable rôle du personnage de roman, du roman lui même, et comment l'écrivain peut arriver à son but.

    voilà voilà j'espère t'avoir un peu aidé dans ta réflexion. Je te souhaites une bonne dissertation :)

    ps : candide est un contre exemple du personnage antipathique ; les personnages "gentils" peuvent eux aussi être fouillés. Donc les mets pas tous dans le même bateau avec notre candide national, car le baron de cette oeuvre n'est pas fouillé non plus et pourtant il est méchant. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il n'est pas fouillé... en faite ça dépend plutôt du mouvement littéraire : zola = naturaliste = méthode scientifique= pers fouillés comme dans les experts !
  • Oui bien sûr, je ne demandais pas un plan tout cuit mais quelques idées et pistes pour m'aider. Je demandais de l'aide car justement, j'étais consciente du fait que mon idée était très fermée et ne sachant que faire autour de cette problématique...

    Il est vrai que les méchants d'un côté et les gentils de l'autre colleraient plus aux comics qu'aux romans. Dans les romans d'ailleurs, ce sont plus des antihéros, non ?

    Honnêtement, j'ai du mal à voir le point commun des personnages dans le corpus. A part leur côté antipathique, je les trouve sensiblement différents... Julien, protagoniste de l'histoire, très porté sur Napoléon prend tout ce qu'il fait pour un défi; il dit mépriser les "haut placés", mais il veut les rejoindre. Il a toujours voulu la main de Mme de Rénal, mais voilà que celle-ci lui propose enfin alors que Julien doute, elle, elle l'a vu comme un pauvre petit ouvrier alors que les autres l'aime pour sa science infuse et son rôle actuel. Pour lui le fait de refuser sa main serait un renvoi d'ascenseur, elle la retirait autrefois et au vu du nombre d'amants qu'elle a eut...
    Milady, elle, pense à la vengeance. Le narrateur nous dit qu'elle a une âme virile dans un corps frêle et délicat. Pour elle, la violence est faiblesse puisqu'elle n'a jamais réussi par ce moyen, du moins, contre des hommes. Et, tant que cette dernière est belle tout semble aller bien.
    Mme Thénardier, dans cet extrait, passe pour un bourreau, une femme grasse et mal élevée, "un homme".

    Je pense plus ne pas avoir saisi les subtilités des personnages ou alors, que je ne les vois pas de la bonne façon...

    Le rôle d'un "méchant" ? Je vais lister ce que je pense pour y répondre:
    1. Il peut vouloir gêner le protagoniste dans ses projets
    2. Continuer sur la mauvaise voie où là, c'est le protagoniste qui l'en empêche
    3. Il y a des hommes manipulateurs, aux pensées bien sombres mais pourtant persuadés que cela est "bien"
    4. Ensuite il y a les "méchants" mais du point de vue du protagoniste
    5. Pour mettre en valeur les actions du héros
    6. Peut perturber l'équilibre dans la vie du héros (élément perturbateur)

    Après, je pense qu'il existe différents types de personnages antipathiques...
    - En veut au héros pour une raison qui lui ait propre
    - Pense être la victime -> Veut se venger
    - Psychopathe au mental complexe
    - Le négatif du héros (même caractère etc. Mais en plus vil)
    - Celui qui défend un (son) idéal
    - "Gentil" se rangeant du mauvais côté

    Je crois avoir répondu à côté de la plaque mais, j'avoue patauger sur ce thème en fait. (En plus j'ai l'impression de tomber dans le cliché là...)

    Sinon, au début j'avais pensé à un plan dialectique avec cette même structure Personnage antipathique rejeté/Mais autres fonctions/Conclusion, seulement, dans la première partie j'ai l'impression que je n'aurais pas tellement de choses à dire en fait... Du coup j'ai du mal à concevoir ce type de plan.

    La fonction cathartique, c'est bien lorsque par la pitié (et/ou la peur je crois) ça crée un certain plaisir ? (J'ai un peu perdu de mes notions théâtrales)

    Ah oui, L'étranger de Camus, j'allais le prendre comme exemple avec son personnage absurde et complètement fascinant.

    Et pour le PS, il est vrai que je l'ai trouvée vraiment maladroite ma comparaison puisque ce n'est pas du tout la même chose.

    Mais merci pour votre aide ! :)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Quelques pistes pour organiser ta réflexion :
    Les schémas narratif et actanciel pour l'utilité dans l'action
    L'analyse psychologique, la complexité du personnage, le désir de le rendre vraisemblable, consistant
    Le jugement moral, la condition humaine, les passions
    La création de types : visée non seulement morale mais esthétique
  • Nous pouvons parler de schémas narratif dans de petits extraits ? Je veux dire, si nous n'avons pas lu ces livres, cela semble difficile d'en parler non ?
    J'aimerais savoir ce que vous entendez par la création de types ?

    Sinon pour le plan, je cherche toujours si je dois utiliser un plan thématique ou dialectique... Le thématique ayant été ma première idée mais vu que l'on m'a proposé le dialectique, je suis dans le doute.

    Merci beaucoup pour votre aide, je commence à mieux cerner le sujet ! :)
  • tu sais pour le choix du plan (le nom) foncièrement parlant ça n'a pas d'importance ! oui cela peu paraître bizarre parce que je pense que tu dois être en première et que cette année ton/ta prof doit t'avoir donné une fiche méthode avec tous les plans possible (enfin les principaux) ; seulement j'ai appris que le "nom" du plan, qu'il soit dialectique thématique ou analytique n'a aucune importance. en faite se sont uniquement des outils pour aider les élèves :

    N'oublions pas que la dissertation est un exercice de style, les profs attendent donc de toi que tu mènes une réflexion logique et construire avec la méthode AEI (argument-explicitation-illustration)retient ça, elle sert dans toutes les matières.

    CONCLUSION :
    le plan en soi n'a que très peu d'importance, trouve une cohérence à ton raisonnement après tu l'appelles comme tu veux...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Les renseignements que je t'ai donnés concernaient la dissertation. Je crois qu'un plan thématique serait plus facile. Il te suffit d'organiser dans des parties les fonctions des personnages antipathiques : dramatiques (en relation avec l'action), psychologiques, morales et esthétiques.
    Pour la réponse à la question sur le corpus, examine en quoi tous ces personnages sont antipathiques : Julien le calculateur vaniteux et mesquin, Milady l'ange démoniaque, la Thénardier monstrueuse... Tu peux ensuite les classer du moins au plus. Remarque également que ce classement te fait passer de la réalité vraisemblable ou familière à des types caricaturaux.
    Les types sont une construction esthétique selon laquelle les auteurs ne retiennent que les traits se rapportant à un caractère ou un vice : le père, l'avare, l'hypocrite...
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