Jean-Pierre Verheggen, Ridiculum vitæ

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bien le bonjour à tous. J'espère que vous profitez bien de ces vacances en … bossant.
Je suis en 1ere L et fais appel à vous concernant l'analyse du Ridiculum vitae de Verheggen. Je pensais partir sur les deux axes suivants:

I Définition d'un art poétique
(se renouveler, anti académisme, briser les codes poétiques traditionnels, poésie plus orale, calembours…)

II Sa conception de la vie
(Carpe diem, ne pas s'enliser dans des codes, seule oeuvre d'art=vie=révolution)

L'ennui, c'est que j'ai peur que mes tpe sur Dada et le surréalisme déteignent dessus, parce que je pars un peu dans les mêmes objectifs…Besoin d'un regard extérieur qui me dise franchement que je vais dans le mur.
Ridiculum vitae:
Entre Saint Antoine et San antonio (manifeste cochon)


Fuyez! Hâtez le pas ! L'institution nous rattrape, l'Établissement est à nos portes et l'Art Officiel nous colle au derche ! Fuyons tous les Cercles !Fuyons celui des lecteurs Disparus ! Fuyons même celui des lecteurs de Spirou ! Fuyons tout ! Fuyons surtout celui des Poètes Retrouvés, Gelés, Momifiés ou Assoupis, pour l'Eternité, dans les platitudes de la convivialité ! Fuyez ces mammouths ! Fuyez leurs mamours ! Fuyez leurs moumoutes ! En avant toutes !
Quittez le Radada des Nouveaux Radadaïstes ! Quittez le Rondibé des Ultimes Surréalistes !Quittez le Dernier Carré des Irréguliers déjà Régularisés ! Lâchez le Troufignon Post-Moderniste et l'Entrée des Artistes Post-Mortem ! Adieu ! Amen ! Lâchez tout !
Oui ! Cavalez, jeunes gens! Encourez-vous sans vous retourner ! Soyez ironiques et Iroquois !Y compris à votre endroit ! Soyez modernes et maladroits !Fragiles et touchants ! Envahissants ! Chiants ! Chiatiques vraiment ! Soyez de votre temps !
Ayez toutes les audaces ! Ayez tous les Horaces ! Ayez tous les Désespoirs, toutes les Vieillesses Ennemies, à vos basques! Ayez le bon réflexe! Pratiquez la langue d'escampette![…]
Soyez bulbeux. Soyez tubéreux ! Soyez motteux comme un roploplo de brocoli. Soyez érudits. Cultivez votre jardin d’amour interdit ! Soyez céleri ! Osez parler scélérat! Osez parler en brassica napus! Osez dire : mon chou cabus, mon chou d’Fleurus ! Ma chmoule ! Mon chichi ! Mon chichifragi ! Osez tout dire avec des fleurs de rhétorique qui sentent bon la fleur de pissenlit !
Bonjours,
j'ai actuellement le même commentaire à faire et je pense que tes deux axes principaux sont bon, évidemment j'en ne peux être certaine de se que j'avance, je ne suis sûrement pas la mieux placé pour te répondre, d'autant plus que tu ne donne ni problématique, ni détail du plan.
Moi j'ai opté pour le plan suivant : I)Une vision personnel de la poésie
II)Comment Verheggen fait réagir le lecteur
Mais j'ai des doutes quant à l'intérêt de ma deuxième partie…
J'aimerai aussi que tu me dise ce que tu en pense.
Je pense que ton plan est bon. Nos deux plans se recoupent, donc je pense qu'on a compris les idées principales, après, j'ai peur de ne pas les interpréter correctement ou d'en oublier… Mais bon, c'est le risque!
Au fait, quelle est ta problématique?
ma problématique est : Que veut nous montrer l'auteur par ce manifeste?
C'est un peut bateau mais bon….
Au fait, peut-on considéré ce manifeste comme un poème en prose ?
Merci d'avoir répondu.
Bonjour,

Ce texte est pétri d'intertextualité, c'est-à-dire son renvoi ou ses références à d'autres textes.
Ridiculum vitae (titre de l'oeuvre) est calqué sur curriculum vitae avec sa nuance probable de dérision.
Saint-Antoine et San-Antonio sont deux versions du même personnage, française et espagnole, mais la deuxième peut renvoyer au héros de romans policiers bouffons et farcesques.
Saint-Antoine est bien connu dans le catholicisme et les arts pour ses "tentations" d'ermite.
Le cochon entra dans la religion en figurant aux côtés de Saint-Antoine. D'origine noble, ce jeune chrétien avait fait le voeu de devenir ermite et se retira dans le désert. Il dut subir l'assaut d'horribles tentations qu'il repoussa néanmoins victorieusement. L'esprit du mal qui le tenta prit plusieurs formes notamment celle d'un cochon. Mais Saint-Antoine ne succomba pas, rendant ainsi au cochon sa paisible nature. Saint-Antoine fit donc du cochon son fidèle compagnon.
Une autre version tirée de Wikipedia : De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d'un cochon portant une clochette. Selon Émile Mâle (*), qui signale que cette tradition date de la fin du XIVe siècle, le cochon n'a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues, à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette.
De toute façon, tu y vois une des sources du sous-titre : manifeste cochon qui renvoie aussi au très séducteur commissaire San-Antonio.

Venons-en au texte lui-même.

Il s’agit d’un manifeste, d’un appel solennel mais traité sur le mode de la dérision.
Il présente quelques caractéristiques marquantes :
- un recours important à l’intertextualité, « Fuyons tous les Cercles ! Fuyons celui des lecteurs Disparus ! … Fuyons surtout celui des Poètes Retrouvés, Gelés, Momifiés ou Assoupis» allusion au Cercle des poètes disparus mais avec une transformation que je te laisse apprécier ; « Quittez le Radada des Nouveaux Radadaïstes », allusion aux dadaïstes avec un mélange de radotage, ce serait une sorte de mot-valise ; « Ayez tous les Horace ! Ayez tous les Désespoirs, toutes les Vieillesses Ennemies ! » allusion à Horace et au Cid de Corneille mais avec irrévérence puisque la jeunesse doit se méfier de la vieillesse…
- un jeu sur les homophonies, « Fuyez ces mammouths ! Fuyez leurs mamours ! Fuyez leur moumoute ! » par ex. avec l’allitération en « m » qui évoque ici la vieillesse, ses simagrées et ses postiches…
- un jeu sur les sens et les connotations, « Soyez ironiques et Iroquois ! » allusion à l’Ingénu de Voltaire, jeune indien amoureux et ignorant des préjugés doublée d’un jeu sur les homophonies du début « iro ».
- la création de néologismes amusants : chmoule, roploplo (imité peut-être de raplapla)
- un mélange des registres soutenu et familier, voire argotique,
- un mélange des genres.

C’est un appel à la liberté de parole, à la liberté d’expression poétique, c’est un appel sérieux traité sur un mode comique par un auteur qui ne veut pas se prendre au sérieux mais tient quand même à ses idées libertaires. L’auteur demande aux jeunes auteurs d’être eux-mêmes loin des modèles qu’ils soient classiques ou avant-gardistes. L’important est d’être vivants, sincères, expressifs et surtout dérangeants.

Texte injonctif : conseiller, prier, ordonner, note la présence des impératifs.

Registre burlesque :

Origine : l'adjectif burlesque (du latin burla, plaisanterie) désigne un comique outré. Sous sa forme substantivée, il désigne un style très prisé au XVIIe siècle qui traitait un sujet noble de manière familière ou héroï-comique.

Vocabulaire : familier, voire vulgaire pour traiter un sujet noble, il peut être à l'inverse délicat et précieux pour traiter un sujet vulgaire.

derche : fesses (dargeot, dargif, dargiflard, joufflu, meules, miches, noix, pétard, pétrusquin, prose, train, valseur) comme Troufignon
ESCAMPETTE, subst. fém. Région., fam. Fuite.
Chichi : manière


Un texte à la manière d’Hugo pour son thème :
Les mots, bien ou mal nés, vivaient parqués en castes ;
Les uns, nobles, hantant les Phèdres, les Jocastes,
Les Méropes(1), ayant le décorum pour loi,
Et montant à Versaille(2) aux carrosses du roi ;
Les autres, tas de gueux, drôles patibulaires(3),
Habitant les patois ; quelques-uns aux galères
Dans l'argot ; dévoués à tous les genres bas,
Déchirés en haillons dans les halles ; sans bas,
Sans perruque ; créés pour la prose et la farce ;
Populace du style au fond de l'ombre éparse ;
Vilains, rustres, croquants, que Vaugelas(4) leur chef
Dans le bagne Lexique avait marqués d'une F ;
N'exprimant que la vie abjecte et familière,
Vils, dégradés, flétris, bourgeois, bons pour Molière.
Racine regardait ces marauds de travers ;
Si Corneille en trouvait un blotti dans son vers,
II le gardait, trop grand pour dire : Qu'il s'en aille ;
Et Voltaire criait : Corneille s'encanaille !
Le bonhomme Corneille, humble, se tenait coi.
Alors, brigand, je vins ; je m'écriai : Pourquoi
Ceux-ci toujours devant, ceux-là toujours derrière ?
Et sur l'Académie, aïeule et douairière(5),
Cachant sous ses jupons les tropes(6) effarés,
Et sur les bataillons d'alexandrins carrés,
Je fis souffler un vent révolutionnaire.
Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire.
Plus de mot sénateur ! plus de mot roturier !
Je fis une tempête au fond de l'encrier,
Et je mêlai, parmi les ombres débordées,
Au peuple noir des mots l'essaim blanc des idées ;
Et je dis : Pas de mot où l'idée au vol pur
Ne puisse se poser, tout humide d'azur !
Discours affreux ! -Syllepse, hypallage, litote(6),
Frémirent ; je montai sur la borne Aristote(7),
Et déclarai les mots égaux, libres, majeurs.
Tous les envahisseurs et tous les ravageurs,
Tous ces tigres, les Huns, les Scythes et les Daces(8),
N'étaient que des toutous auprès de mes audaces ;
Je bondis hors du cercle et brisai le compas.
Je nommai le cochon par son nom ; pourquoi pas ?
Mais aussi à la manière de Rabelais par ses inventions verbales et ses « joyeusetés ».

Pour le plan, je tenterais deux parties :
1 - l'appel à la méfiance
2 - la revendication de la liberté et de l'originalité dans la vérité personnelle.
Merci mille fois pour votre aide. Je m'étais renseignée sur San Antonio, le cercle des poètes disparus (film que j'ai d'ailleurs adoré) et sur les calembours. Néanmoins, je n'avais pas vu l'histoire du cochon sous le même angle. (Le texte d'Hugo, que j'avais étudié en cours, mais complètement oublié, recoupe en nombreux points le texte de Verheggen!) Et je me demande bien comment commenter le lexique botanique du dernier paragraphe. Ça ne peut pas être une coïncidence, mais que dire là dessus? Vos explications m'ont beaucoup éclairée. La première partie de votre plan m'inspire bien, je vois très bien comment l'organiser, mais j'ai plus de mal avec la seconde, ou du moins avec sa formulation: Verheggen prône l'originalité et l'innovation dans l'œuvre des jeunes poètes, c'est ce que vous voulez dire n'est ce pas? Et je me demandais aussi, à quelle problématique répondez vous? Je suis vraiment désolée de poser autant de questions dont la réponse vous parait si simple, mais je suis un peu perdue, mon plan s'ébranle… Merci de votre aide, vraiment.


(Comment faites vous pour analyser un texte en si peu de temps et de façon si précise, presque parfaite? Là, je me sens nullissime)
Bonsoir,

Il faudrait effectivement analyser le feu d'artifice botanique qui correspond à l'idéal poétique de Verheggen.

Si les deux premiers paragraphes constituent les interdictions, les deux suivants sont des recommandations (encore mêlés de critiques parfois), alors que le dernier, comme dans tout art poétique, est la partie applicative de la théorie énoncée plus haut.
Le mot-pivot est bien entendu "jardin d'amour interdit". Le poète est un cultivateur qui a la densité du terrien glaiseux. Ce jardin renvoie sans doute au chapitre XXX de Candide ("Il faut cultiver notre jardin") qui lui-même était une suite critique du jardin d'Eden de la Genèse. Les premières injonctions appellent une poésie nourrissante, odorante (bulbe et tubéreuses sont utilisés dans les parfums). Brocoli poursuit la suite nourrissante et assure la transition avec chou. Ce chou était l'ingrédient principal des soupes de nos aïeux, mais c'est aussi les rondeurs fessières comme l'appellation familière de la personne aimée… Céleri est un condiment, c'est le sel du cuisinier biologique, et par la paronomase, il appelle scélérat : le ton moqueur qui met du sel.
Quant au pissenlit final, il est ironique, de cette ironie qui équilibre ou annule le lyrisme canaille qui précède : en effet le pissenlit est la métaphore finale de la fleur de rhétorique, or la fleur de pissenlit ne sent pas particulièrement bon, de plus elle est dans la langue familière synonyme de mort (manger les pissenlits par la racine). Il y aurait un renvoi en boucle aux racines évoquées au début du paragraphe comme si une langue véritablement poétique devait accepter de mourir en tant que telle pour nourrir celui qui la goûte. Voilà l'explication que j'en donnerais !

Tu es invitée à délirer à ton tour dans la logique de Verheggen, ce qui constitue ma réponse à ta 2e question.

Ma problématique, je ne l'ai pas énoncée ! Tu peux au choix voir dans ce texte :
- Un art poétique,
- Une parodie sérieuse d'un "appel aux armes" mobilisateur,
- La fonction métalinguistique du langage au service de sa fonction poétique (selon la théorie de Jakobson) plus difficile à mettre en place.

Mais attention ! Le plan va varier en fonction de la problématique retenue.

A ton âge, je devais être aussi nul. Et si l'on m'avait proposé dans un délicieux anachronisme le texte de Verheggen, il est probable que son intertextualité m'aurait échappé, par manque de culture sûrement, mais plus profondément, par cloisonnement de l'esprit qui peine à concevoir dans la même visée le sérieux et les audaces désopilantes.
Sujet de dissertation :
"Fuyez ! Hâtez le pas ! L'institution nous rattrape […]" Pensez-vous que ce conseil soit salutaire pour qui écrit de la poésie ?

Puis-je vous demander votre aide ?
Je pensais faire :

I/ Des règles stricte pour un genre à part entière :

a) les règles

b) la censure


II/ Des entorses aux règles :

a) des révolutions poétiques
(en citant successivement Hugo, Baudelaire, Rimbaud et Apollinaire)

b) différentes visions de la poésie
(Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé… je comptais m'arrêter ici, mais j'ai l'impression qu'il manque quelque chose, après avoir parlé du renouvellement formel, alors j'ai fait un III/ … qui me pose problème !)


III/ La poésie de nos jours :

a) la poésie contemporaine
(J'ai en fait besoin d'aide pour développer cette partie, mon manuel ne donne que le Ridiculum Vitae de Verheggen, des extraits de deux autres auteurs… autant vous dire que je n'en connais aucun -_-' Je n'arrive pas à définir la poésie contemporaine…
Je ne connais que Queneau et l'Oulipo, et l'Ombilic des Limbes d'Antonin Artaud que j'ai lu, mais je ne suis pas sûre que ça soit considéré comme contemporain en fait.)

b) la place de la poésie et des poètes
(-poésie chantée : Baudelaire par Léo Ferré, et des auteurs contemporains comme Bernard Heidsieck (cité par le livre…);
-je voulais dire ici que tout le monde peut faire de la poésie de nos jours, mais je ne sais pas comment le formuler ni si c'est un vrai argument.
Mais par exemple, dans le cadre d'étude de la poésie, on demande aux élèves d'en faire, et je ne sais pas si les "forums littéraires" sur internet comptent aussi… et qu'il y a certains poèmes dont personne ne connaît l'auteur, comme "Homme de couleur" mais dont beaucoup de gens connaissent l'existence (à moins que je sois la seule à ne pas savoir qui a écrit de ce poème anti-racisme))


Tout ça pour conclure (en résumé) que la poésie a besoin de règles pour exister, mais qu'il a fallu les dépasser pour la renouveler. Néanmoins, les poètes ne sont plus tenus de respecter les règles depuis le renouvellement formel de la poésie et que la poésie s'est démocratisée… (encore que le terme ne soit pas très joli).


Peut-être que je suis mal partie en considérant dans ma problématique que "l'Institution" représentait les règles définies, de la poésie depuis l'Antiquité jusqu'à la Pléiade en France, notamment celles qu'on apprend en l'étudiant. J'ai aussi considéré que Verheggen pensait que les règles empêchaient le poète de s'exprimer comme il l'entend.
J'aimerais bien votre avis, en particulier parce que je pense que j'ai particulièrement raté quelque chose d'essentiel, mais que je n'arrive pas à savoir quoi.
Merci d'avance 🙂
Bonsoir Avae,

Je pense que tu te trompes en voyant seulement des règles dans l'institution.
Tu as la chance d'avoir le contexte et tu n'en profites pas.

Ici l'institution est l'art officiel, c'est-à-dire la force contraignante des habitudes culturelles du moment. Verheggen dénonce aussi bien l'imitation stérile du passé que les errances avant-gardistes pleines de snobisme et de mépris.

La problématique est de savoir si toute vraie poésie naît forcément d'un refus, d'une révolte.

La poésie est-elle rupture ou continuité ? Inspiration ou métier ? Règles contraignantes ou liberté absolue ?

Verheggen suggère que le poète doit être d'abord fidèle à lui-même quoi qu'il en coûte et qu'ensuite il doit créer la langue qui convienne à son projet.
J'ai toujours du mal à voir une problématique plus englobante… Est-ce qu'il y a une méthode efficace pour trouver les problématiques à partir des citations ou est-ce qu'il faut toujours connaître le contexte de la citation ?
Merci beaucoup en tout cas, je vais repartir sur cette problématique.

Ca donnerait (mais j'y retravaillerai):

I/ Le renouvellement formel de la poésie :
a) les bouleversements des règles
b) différentes visions du rôle du poète
(avec Hugo (guider peuple en étant voyant)
Baudelaire (pétrir de la boue pour en faire de l'or, élever l'esprit),
Rimbaud (se faire voyant par le dérèglement des sens, voir le monde autrement))

II/ Possible grâce aux fondements de la poésie :
a) un genre à part entière
(vocabulaire spécifique; étude de ce genre littéraire à l'école)
b) la Pléiade et l'instauration de l'art officiel
(poésie lyrique venant de l'Antiquité, règles instaurées (inspiration italienne et Boileau avec l'Art Poétique))

III/ La continuité dans l'évolution de l'art poétique :
a) la poésie liée à son époque
(-Hugo et fin de révolution, romantisme et mal du siècle;
-Baudelaire et mal du siècle de la seconde partie du siècle;
-poésie contemporaine après 2nde Guerre mondiale, lyrisme inefficace…)
b) une poésie libérée
(Verheggen et sa vision de la poésie + quelques exemples de poètes contemporains y correspondant)


ccl résumée :
Poésie est née de règles. Cependant, a eu besoin de les dépasser pour la renouveler et correspondre aux poètes et à leurs époques. Ainsi, elle a rompu avec la tradition et est devenue moderne. Depuis ce renouvellement, la poésie peut reposer sur différentes formes et peut être entièrement libre (poètes contemporains).


Est-ce que je suis encore partie sur une mauvaise piste ou est-ce que j'ai bien compris ce que tu as dit Jean-Luc ? "
Bonjour Avae,

Ce plan est acceptable.
Tu focalises encore trop sur les règles.
Notamment tu te trompes quand tu affirmes que la poésie est née de règles. Elle est née de besoins : chant, mémorisation, force du propos, jeu, expression de sentiments forts…
Ce renforcement de l'expression ordinaire, ce travail sur le style a donné la poésie qui est passée par des formes culturelles régulières selon le goût des époques.
En fait est poète celui qui, dans le matériau culturel de son temps, sait trouver la langue dont il a besoin.

Voilà un parcours qui répondrait mieux au sujet selon moi :

1 - Pourquoi écrire de la poésie ?
ici
2 - A chaque fois, on note dans la variété des ambitions, une impulsion forte. Le vrai poète n'est pas celui qui imite le goût du temps. S'il s'y coule, il apporte toujours une touche personnelle caractéristique.
3 - Ainsi, à chaque projet, un langage adapté.
Merci beaucoup de m'avoir aidée !
J'ai dû encore mal orienter mon argumentation car ma réponse à la problématique était "trop oblique".
La correction a donné (mais la séparation des axes n'était pas très claire (et les titres non reformulés) car on s'est plus concentré sur les idées et leur liens)

I- Artiste marginal par rapport à la société
II- Artiste qui fuit l'académisme (les règles de la poésie et le passé dans l'art)
III- Les limites de cette fuite