Zola, Germinal - Questions
20 réponses
Voilà : j'ai lu ce livre, mais il y a un élément que je n'ai pas compris :
c'est vers la fin, lorsque le grand-père Bonnemort tue Cécile, la fille de bourgeois. Quelques instants auparavant, zola raconte le regard entre les deux personnes : cécile recônnait Bonnemort qui la reconnait aussi. Ma question est : pourquoi se reconnaissent-ils ? comment se sont-ils connus ? font-ils partie de la même famille, et cécile aurait été adoptée? cette question est importante, car sans cette réponse je ne peux comprendre pourquoi Bonnemort la tue.
Merci d'avance !!
Bonjour à tous,
En cours de Français, nous étudions le roman Germinal de Emile Zola.
En ce moment, le professeur nous à demander de réaliser une interview de Zola en coopération avec une autre classe, je m'explique: une autre classe de seconde nous pose des questions sur le roman Germinal et nous devons y répondre par la parole de Zola.
J'ai donc reçu deux questions, que voici:
1- Pourquoi Etienne ne va t-il pas en prison après avoir tué Chaval ?
2- Considérez-vous qu'il doive échapper aux lois de la société ?
J'ai commencé à réfléchir sur la première question mais mes réflexions ne lui convenaient pas.
Il m'a indiqué une piste, à savoir la toute fin du roman:
"Et sous ses pieds, les coups profonds, les coups obstinés des rivelaines continuaient. Les camarades étaient tous là, il les entendait le suivre à chaque enjambée. N'était-ce pas la Maheude, sous cette pièce de betteraves, l'échine cassée, dont le souffle montait si rauque, accompagné par le ronflement du ventilateur ? A gauche, à droite, plus loin, il croyait en reconnaître d'autres, sous les blés, les haies vives, les jeunes arbres. Maintenant, en plein ciel, le soleil d'avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait.
Du flanc nourricier jaillissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s'allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d'un besoin de chaleur et de lumière.
Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s'épandait en un grand baiser. Encore, encore, de plus en plus distinctement, comme s'ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l'astre, par cette matinée de jeunesse, c'était de cette rumeur que la campagne était grosse.
Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre."
Je vous remercie d'avance pour votre aide… 😉
Bonjour,
je suis en seconde et ma prof de français nous a donné une analyse à faire. Les trois sujets proposés sont :
- Germinal, la dimension satirique du roman
- Germinal : un roman d'apprentissage ?
- Germinal : un roman symboliste ?
La prof veut des réponses argumentées, en se référant au texte, plutôt au livre, avec une bonne structure, un bon plan.
Je voudrais quelques indications sur chaque sujet, du style, par où commencé, quelle est la réponse attendue, et quelques idées. Je voudrais des choses très simples, pour faire le devoir moi même mais j'ai quand même besoin de recommandation pour la voix à suivre.
Pour la satire du roman, je n'ai pas très bien compris le sujet.
Le roman d’apprentissage, je pensais plutôt à Etienne et sa vision du travail et des classes sociales qui changent et aux ouvriers qui veulent plus d'argent alors qu'avant son arrivée, ils n'y pensaient pas, mais je ne voit pas quoi dire d'autre.
Pour le roman symboliste, j'ai besoin d'indication sur les grands symboles, car je n'arrive pas à identifier les symboles en générale.
Voilà !
Merci d'avance 🙂
Bonjour,
Germinal est un roman qui critique de manière appuyée certaines réalités, en premier lieu une bourgeoisie égoïste…
Le roman d'apprentissage désigne la transformation d'un personnage qui a pris des leçons de vie au cours de ses aventures…
Les aspects symboliques de Germinal sont à chercher dans le titre, mois où se produisent des poussées de vie, dans le puits de mine qui renvoie au mythe du Minotaure…
Tu peux regarder ces liens
https://lettres.ac-normandie.fr/francais/zola/titre/titre-01.htmlhttps://books.google.fr/books?id=4zsLeWKBs08C&pg=PT85&dq=%22Zola+avait+song%C3%A9+successivement+%C3%A0+Coup+de+pioche%22&hl=frhttps://www.etudes-litteraires.com//litterature/gambier/gambie12.htmhttps://www.etudes-litteraires.com//litterature/gambier/gambie10.htmTout d'abord merci beaucoup à toi !!
En réflechissant mieux grâce à tes indications, j'ai décidé de traiter la question,
Germinal : un roman symboliste ?Les aspects symboliques de Germinal sont à chercher dans le titre, mois où se produisent des poussées de vie, dans le puits de mine qui renvoie au mythe du Minotaure…
→ Tu as raison, cela renvoi au mythe du Minotaure, car la mine est décrit comme un monstre etc … Je pense que c'est le symbole le plus fort, mais y en a-t-il d'autre ? J'ai remarqué que les ouvriers (les Maheu en particulier) sont souvent comparés à des insectes. Est-ce un symbole ? Je pense en trouver plusieurs mais je ne vois pas à quoi les rattachés, qu'est-ce que signifie sce symbole ?
Voici une ébauche de mon plan :
PLANIntroduction
- Problématique : Germinal : Un roman symboliste ?
- Titres, auteurs dates : Germinal, Emile Zola, 1885
- Registres : épique, symboliste, naturaliste et réaliste.
- Annonces : y a-t-il des symboles ?
I) Le Voreux1) Monstre mythologique- Personnification
- Registre épique2) La chute- Catastrophe : « Au fond, on ne distingauiat … dans cet encagement de la catastrophe »3)
II) Le Rouge et Le Noir1) Le Noir- Tristesse, souffrance, misère
- Mort, peur, cauchemar, échec
Anarchisme
2) Le Rouge- Colère, menace, violence
- Souffrance
Idées révolutionnaires3) Référence à Stendhal- Le Rouge et Le NoirIII) La comparaison animale1) Les Maheu : une famille d’insectes2) Les ouvriers : un troupeau de bêtes- Sauvagerie, fureurIV) Autres Symboles1) Le titre- Onomastique
2) L’archétype de la classe ouvrière étranglant l’archétype de la classe oisive3) Le Printemps / L’Hiver4)
Comme tu vois, il me reste des blancs, et je ne sais aps si ce que j'ai déjà fait est bien ou pas. Qu'en penses-tu ?
Merci 🙂 Une autre question,
En quoi
Germinal de Zola et
Le Rouge et Le Noir de Stendhal sont-ils similaires ?
Essaie de t'en tenir à trois parties.
De plus va du moins important au plus important : il me semble que le thème du Minotaure est le plus développé.
Ne cherche pas trop de ressemblances entre Zola et Stendhal à partir de la symbolique du rouge et du noir.
Merci encore pour tes conseils !!
Cependant, je ne pense pas que la prof préfère que ce soit du moins important au plus important.
Pour les parties, je ne mettrai pas de titre à mon texte, je mets des titres seulement sur mon plan, donc je pense que la 3eme et 4eme partie peuvent etre vues ensembles.
J'ai donc fini mon devoir, et voici mon plan final, au cas où cela pourrait aider des personnes :
Introduction
- Problématique : Germinal : Un roman symboliste ?
- Titres, auteurs dates : Germinal, Emile Zola, 1885
- Registres : épique, symboliste, naturaliste et réaliste.
- Annonces : y a-t-il des symboles ?
I) Le Voreux
1) Monstre mythologique
- Le Minotaure
- Personnification
- Registre épique
2) La chute
- Catastrophe : « Au fond, on ne distinguait … dans cet encagement de la catastrophe »
II) Le Rouge et Le Noir
1) Référence à Stendhal
- Le Rouge et Le Noir
- Les mêmes idées
2) Le Noir
- Tristesse, souffrance, misère
- Mort, peur, cauchemar, échec
3) Le Rouge
- Colère, menace, violence
- Souffrance
4) Les symboles
Anarchisme
Idées révolutionnaires
III) La comparaison animale
1) Les personnages, tels des animaux
- Les Maheu
- L’entrée de nouveaux personnages
2) Les ouvriers : un troupeau de bêtes
- Sauvagerie, fureur
IV) Autres Symboles
1) Le titre
- Le calendrier et les révolutions
- Le printemps
- Onomastique
2) L’archétype de la classe ouvrière étranglant l’archétype de la classe oisive
3) La présence du socialisme
- Son avis ?
- La comparaison entre la chute du Voreux et la société capitaliste
En revanche, je ne sais pas quoi dire dans ma conclusion, sans faire un résumé de ce que j'ai dis :/ De plus, je ne voit pas de sujet pour mon ouverture !
Des conseils ?
Des critiques sur mon plan (est-ce que la place des thèmes est importantes ?)
Merci d'avance 🙂 UP ? Est-ce que je peux dire en ouverture que cette œuvre a peut-être influencer les révoltes ouvrières par la suite ?
De l'aide, please, sur ma conclusion et mon ouverture !!! Zola, dans son œuvre qui reflète la société et dénonce la politique du XIXème siècle, joue avec comparaisons et métaphores pour faire de ses personnages des bêtes assoiffés de révolution et s’inspire beaucoup de l’œuvre Le rouge et le noir de Stendhal. Il fait donc bien de son roman une œuvre symboliste, pamphlet de l’industrialisation à caractères dénonciateurs.
Est-ce une bonne conclusion ? Up ?
Pour la conclusion, tu dois tout d'abord répondre à ta problématique, pour ensuite faire une ouverture. Honnêtement j'suis une quiche lorsqu'il s'agit de faire une ouverture, et vu que je connais pas particulièrement bien le sujet, je peux vraiment pas t'aider :/ . Encore désolée (ça me gêne parce que tu m'as bien aidée pour ma dissert', mais si t'as un autre problème, n'hésite surtout pas 😉 ) Pour l'ouverture, aide-toi des autres extraits vus en cours PPS : j'ai lu ta conclu' : ton bilan est bon 🙂 Il manque plus que l'ouverture 😀
Merci pour la conclucsion !! J'avoue que, après l'avoir réécrite une bonne dizaine de fois, elle me plait bien 🙂
Pour l'ouverture, en fait, on a pas d'autres extraits vu que la question ets sur tout le livre et que on ne la pas encore analysé en classe :/
Cependant, j'ai envoyé mon devoir à ma soeur de 20 ans, je vous dirais ce qu'elle a jugé bon de rajouter !!!
En attendant je suis toujours ouverte a toutes propositions !!
Lilicaillou, je me demandais comment est ce que tu interprètes la chute ( la deuxième partie du paragraphe sur le Voreux) et vers quelles passages du livre (à peu prés) tu trouve la comparaison des Maheu à des animaux et le symbole que tu en tires ? 🙂
Merci d'avance
Voilà ce que j'ai trouvé.
Pour la comparaison des Maheu, elle se trouve partout dans le livre, mais plus encore dans les premières parties. En fait, il faut vraiment chercher :/
Pourquoi toutes ces questions ? Tu as un devoir à rendre ?
Bonsoir, je dois étudier Germinal, je pense que c'est réalisme mais Zola est un "l'ambassadeur du naturalisme" c'est un peu paradoxal ..
Pourriez m'indiquer si c'est bien réaliste ?
Bonne soirée
Le naturalisme est pour ainsi dire une extension du réalisme.
Bonjour, je dois trouver le point de vue et le narrateur le plus présent ?
je suppose que c'est le point de vue externe car présence de 'il' donc narrateur externe. Etes vous d'accord ?
Merci
S'il s'agit de "dominantes", c'est en effet le cas, conformément au projet naturaliste qui donne à voir, explique et prédit. Mais dans le détail, il faut évidemment nuancer. Ainsi le cadre d'une action et le physique des personnages sont souvent décrits suivant un point de vue interne.
Bonjour, merci de votre réponse et des précisions 🙂 .
J'ai une autre question, pour les relations entre les personnages, j'ai trouvé l'amour entre Catherine et Chaval qui est plus "forcé" mais sinon entre Catherine et Etienne. De plus je suppose l'amitié entre les Maheux, les Levaques .. mais il y a la haine entre Etienne et Chaval qui se terminera de facon "barbare"
Etes vous d'accord avec mes arguments ?
Bonne soirée
Les relations amoureuses ne sont pas l'essentiel dans ce roman, et j'irai même jusqu'à dire que la psychologie des personnages, non plus, même chez Etienne. La haine entre Chaval et Etienne s'explique par la rivalité dont vous parlez, Catherine étant de tout temps "promise" à Chaval, mais elle est aussi due à l'attitude de "traître" dont celui-ci fait preuve quand, au beau milieu de la grève, il choisit de reprendre le travail. Cette haine est nécessaire à la très belle scène du meurtre de Chaval par Etienne dans le puits de mine inondé… Elle est donc fonctionnelle. Les relations entre Etienne et Catherine sont discrètes et, de toute manière platoniques. Elles ne m'apparaissent pas très signifiantes. Très différente est la condition d'ouvrière de Catherine.
Vous savez, le seul personnage qui doive nous intéresser dans ce roman, c'est le peuple des mineurs.
Bonjour.
J'ai ahevé un gros livre 1000 pages !).Il s'agit d'une question de
la famille de M.Maheude ( J'emploi le titre de civilité pour manifester
mon respect à un homme défunt qui s'est vaillament opposé à un capitaliste vorace !).
Pourquoi,après l'adoption d'un nouveau système de salaire,Les Maheude n'ont jamais essayé d'emménager dans un village voisin ? Catherine,pendant la grève,y alllait travailler pour acheter du lait et du pain pour ses petits frères et soeurs.
Je sais que M.Maheude avait la place haute parmi ses collégues,dignes de confiance et de respect.Mais l'injustice,c'est l'injustice.Faut trouver une autre ressource d'eau pour se nourrir !
Le nom de la famille est Maheu, Maheude est le nom donné à l'épouse : le Maheu, la Maheude.
La réponse à votre question est donnée par le texte, premier chapitre de la septième partie :
Et, pendant que Lénore et Henri, pour amuser leur faim, grattaient avec un bruit assourdissant une vieille casserole, où des choux avaient bouilli la veille, la Maheude toute droite, après avoir posé Estelle sur la table, menaçait du poing Catherine.
— Répète un peu, nom de Dieu ! répète ce que tu viens de dire !
Catherine avait dit son intention de retourner au Voreux. L’idée de ne pas gagner son pain, d’être ainsi tolérée chez sa mère, comme une bête encombrante et inutile, lui devenait chaque jour plus intolérable ; et, sans la peur de recevoir quelque mauvais coup de Chaval, elle serait redescendue dès le mardi. Elle reprit en bégayant :
— Qu’est-ce que tu veux ? on ne peut pas vivre sans rien faire. Nous aurions du pain au moins.
La Maheude l’interrompit.
— Écoute, le premier de vous autres qui travaille, je l’étrangle… Ah ! non, ce serait trop fort, de tuer le père et de continuer ensuite à exploiter les enfants ! En voilà assez, j’aime mieux vous voir tous emporter entre quatre planches, comme celui qui est parti déjà.
Et, furieusement, son long silence creva en un flot de paroles. Une belle avance, ce que lui apporterait Catherine ! à peine trente sous, auxquels on pouvait ajouter vingt sous, si les chefs voulaient bien trouver une besogne pour ce bandit de Jeanlin. Cinquante sous, et sept bouches à nourrir ! Les mioches n’étaient bons qu’à engloutir de la soupe. Quant au grand-père, il devait s’être cassé quelque chose dans la cervelle, en tombant, car il semblait imbécile ; à moins qu’il n’eût les sangs tournés, d’avoir vu les soldats tirer sur les camarades.
— N’est-ce pas ? vieux, ils ont achevé de vous démolir. Vous avez beau avoir la poigne encore solide, vous êtes fichu.
Bonnemort la regardait de ses yeux éteints, sans comprendre. Il restait des heures le regard fixe, il n’avait plus que l’intelligence de cracher dans un plat rempli de cendre, qu’on mettait à côté de lui, par propreté.
— Et ils n’ont pas réglé sa pension, poursuivit-elle, et je suis certaine qu’ils la refuseront, à cause de nos idées… Non ! je vous dis qu’en voilà de trop, avec ces gens de malheur !
— Cependant, hasarda Catherine, ils promettent sur l’affiche…
— Veux-tu bien me foutre la paix, avec ton affiche !… Encore de la glu pour nous prendre et nous manger. Ils peuvent faire les gentils, à présent qu’ils nous ont troué la peau.
— Mais, alors, maman, où irons-nous ? On ne nous gardera pas au coron, bien sûr.
La Maheude eut un geste vague et terrible. Où ils iraient ? elle n’en savait rien, elle évitait d’y songer, ça la rendait folle. Ils iraient ailleurs, quelque part. Et comme le bruit de la casserole devenait insupportable, elle tomba sur Lénore et Henri, les gifla. Une chute d’Estelle, qui s’était traînée à quatre pattes, augmenta le vacarme. La mère la calma d’une bourrade : quelle bonne affaire, si elle était tuée du coup ! Elle parla d’Alzire, elle souhaitait aux autres la chance de celle-là. Puis, brusquement, elle éclata en gros sanglots, la tête contre le mur.
Reprendre le travail avant le fin de la grève, c'est rompre la solidarité ouvrière.
De toutes façons, pour mieux mater la révolte les propriétaires forment un lock-out, comptant sur la faim et le désespoir pour briser les résistances.
Quant à partir, ce n'est pas si simple :
Où ils iraient ? elle n’en savait rien,
Cette réponse est la
réponse des personnages à votre question.
Notez bien qu'à la question : pourquoi tel personnage de tel roman agit-il de telle façon, il n'est qu'une seule réponse : parce que l'auteur l'a jugé nécessaire pour l'effet qu'il veut produire.
Ici, Zola peint le désespoir dans lequel sont plongés les grévistes, mais aussi leur courage et leur détermination, peinture qui prépare l'amertume du dénouement. Toutes leurs souffrances sont inutiles, ils sont vaincus, l'espoir subsiste pourtant.
Emménager dans un village voisin ?
Poser la question c'est méconnaître ici l'organisation des Charbonnages, l'habitat des corons, l'attribution des logements, l'organisation sociale hiérarchisée du monde de la mine.