Dont et l’emploi des pronoms relatifs

Langue française

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Merci pour votre délicate attention dont nous ferons un beau voyage.Ici, le ’dont’ ne convient pas, je te propose :Merci pour votre délicate attention, elle nous permettra de faire un beau voyage.

Je doute en effet que dont soit correct. Cela revient à écrire :Merci pour votre présent dont nous ferons un beau voyage. On fait un bon usage d’un présent.Faites plutôt deux phrases.Merci pour votre délicate attention. Elle nous permettra de faire un beau voyage /.Elle égaiera ou embellira notre voyage.Attendre autres réponses. .

Ou encore :

"Merci pour votre délicate attention qui nous permettra de faire un beau voyage."

Personnellement, je ne mettrai pas "qui" et encore moins "elle", ça me donnerait l’impression de quasiment personnifier cette attention, mais "cela".

Les pronoms qui et elle ne sont nullement réservés aux personnes….

Pour la grammaire, oui, mais il n’y a pas que la grammaire. Dans les phrases ci-dessus, "elle" fait vraiment fausse note, comme un gros nez. 😀 Mais ce n’est qu’une impression personnelle, j’ai peut-être le nez trop fin

Une grande subjectivité, en tout cas. 😉

Et puis, quand bien même cela personnifierait cette attention, ce n’est pas si grave…

On peut utiliser "elle" dans une dissertation pour désigner l’attention.

Mais utiliser "elle" pour parler de la gentille attention d’un ami et dire qu’elle va me permettre ou me servir, ça fait vraiment bizarre ; on croirait avoir affaire… à une 3° personne. 😀

Ce n’est possible que si l’on substitue l’objet au mot abstrait "attention". Si c’est une valise, on peut alors dire "cette valise" me servira ou "elle" me servira à…

Le problème vient peut-être du fait que le mot attention est un mot abstrait. Remarque que "cadeau" est plus concret, et dire qu’ "il" va me permettre ou me servir est acceptable.

merci pour vos réponses, mais est ce un problème "d’usage" ou est-ce grammaticalement incorrect?

Dont ne peut t’il pas se rattacher à un mot abstrait?

Mais on délire: l’attention est peut-être un mot abstrait mais son contenu ne l’est pas nécessairement. Ici l’attention est visiblement un don d’argent, et quoi de plus concret que l’argent quand bien même il serait dématérialisé (virement).

Merci pour votre délicate attention dont nous ferons un beau voyage..

Ici dont suggère que par un coup de baguette magique vous allez faire de l’attention un voyage.alors que c’est avec le contenu de l’attention que vous ferez ce voyage.

Sinon, quoi de plus complet que https://www.cnrtl.fr/definition/dont

Ici, le ’dont’ ne convient pas,En effet. Dira-t-on "Nous ferons un beau voyage de votre délicate attention" ? Non. Donc on ne dira pas non plus "… votre délicate attention dont nous ferons un beau voyage."Il s’agit d’un remerciement pour un mariage et je souhaitais alléger un peu la phrase au lieu d’eventuellement "grâce à laquelle" ?C’est pourtant la meilleure formule, me semble-t-il.

merci pour vos commentaires. Je vais effectivement changer la formule et revenir à un langage classique.

Par contre votre remarque….

"Ici dont suggère que par un coup de baguette magique vous allez faire de l’attention un voyage."

correspondait un peu à l’idée que je voulais exprimer…..sachant que sous le mon attention (un peu hypocrite, il y a l’argent bien sûr)

> @""#p554767 Ricardo, citant Rojaro, a écrit : Merci pour votre délicate attention dont nous ferons un beau voyage.Ici, le 'dont' ne convient pas,En effet. Dira-t-on "Nous ferons un beau voyage de votre délicate attention" ? Non. Donc on ne dira pas non plus "… votre délicate attention dont nous ferons un beau voyage."Il s'agit d'un remerciement pour un mariage et je souhaitais alléger un peu la phrase au lieu d'eventuellement "grâce à laquelle" ?C'est pourtant la meilleure formule, me semble-t-il.La façon dont tu présentes la chose, semble vouloir dire que c’est moi qui ai proposé cette phrase fautive. Enfin c’est la première impression que j’ai eue, il m’a fallu relire le tout calmement pour comprendre. 😂

Eh oui. Mais je compte toujours sur la lecture calme de mes interlocuteurs, et surtout, le logiciel ne permet pas les citations imbriquées, ce qui oblige à ruser un peu avec la typographie !

Si tu avais écrit :Ricardo, citant Rojaro QUI a écrit : Merci pour … , blabla. je n’aurais pas tiqué.Bien sûr, c’est un peu plus lourd.

L’italique était censée indiquer ce qui revenait à Rojaro, et la suite ce qui te revenait ! Je serai plus précis à l’avenir pour t’éviter de tiquer !

Coucou à tous !

Je ne trouve pas le fil qui traite de l’emploi de ’dont’ ou de ’que’.

Il faut dire que mon cerveau est de plus en plus fatigué 😪

Voici une phrase qui, si je suis la règle du "pas de ’dont’ s’il y a déjà un ’de’, me pose problème :

"Ça dépend de la façon dont on s’en sert ."

Elle devrait donc s’écrire :

"Ça dépend de la façon qu’on s’en sert." (ou "que l’on", pour éviter le ’con’.

Merci de votre avis.

Bises à tous !

Bonjour ricardo !

Perso, j’écrirai "Ça dépend de la façon dont on s’en sert ."

Attendons l’avis des grammairiens chevronnés !

Bonjour, Ricardo.

Content de te lire à nouveau ! 😊

D’accord avec Fan.

Il faut considérer simplement l’ensemble "antécédent + relative" :

la façon / dont on s’en sert

Le dont n’a de fonction que par rapport au verbe de la relative.

dont on s’en sert = on s’en sert de cette façon

Le premier "de" qui te chiffonne n’est pas redondant, il introduit simplement le COI d’un autre verbe, le verbe "dépend" de la principale, qui doit se construire avec cette préposition. Avec un autre verbe dans la principale, on aurait eu une autre préposition.

Ça dépend de la façon / dont on s’en sert.

Cela varie avec la façon / dont on s’en sert.

C’est selon la façon / dont on s’en sert.

Voici une phrase qui, si je suis la règle du "pas de ’dont’ s’il y a déjà un ’de’, me pose problème :

"Ça dépend de la façon dont on s’en sert ."

Elle devrait donc s’écrire :

"Ça dépend de la façon qu’on s’en sert." (ou "que l’on", pour éviter le ’con’.

Bonjour Ricardo,

Tu te fais trop rare ici.

Je suis d’accord avec mes honorables confrèressoeurs. La règle que tu cites vise des cas comme :

C’est de lui dont je parle qui doit être remplacé par c’est de lui que je parle ou c’est lui dont je parle.

Ici, le "de" ne se rattache pas au présentatif "c’est" mais dépend en fait de parler (je parle de lui) ; on ne peut pas employer dans la même phrase "dont" qui dépend aussi de parler.

Mais dans la phrase "Ça dépend de la façon dont on s’en sert", le "de" est par contre bien rattaché à "dépendre" ; il ne fait pas double emploi avec le "dont".

On pourrait aussi avoir "C’est la chemise trouée de l’homme dont j’ai tué le père" : le "de" est nécessaire au complément de nom, et il n’y a pas de double emploi avec "dont".