Merci pour ces précisions!
Dont et l’emploi des pronoms relatifs
563 réponses · Page 26 / 29
Bonjour.
Voici une phrase :
"La vie est une fleur dont l'amour est le miel".
Je pense qu'ici, le pronom 'dont' est complément de l'attribut 'le miel' ; est-ce correct ?
Voici ma question.
Toujour exprimant la même idee, puis-je écrire "La vie est une fleur dont le miel est l'amour" ?
(Ici, 'dont' est complément du sujet, ou toujours celui de l'attribut ?)
Si oui, cette manipulation est-elle normale(naturelle) ?
Si non, pourquoi impossible ?
Merci, d'avance.
Voici une phrase :
"La vie est une fleur dont l'amour est le miel".
Je pense qu'ici, le pronom 'dont' est complément de l'attribut 'le miel' ; est-ce correct ?
Voici ma question.
Toujour exprimant la même idee, puis-je écrire "La vie est une fleur dont le miel est l'amour" ?
(Ici, 'dont' est complément du sujet, ou toujours celui de l'attribut ?)
Si oui, cette manipulation est-elle normale(naturelle) ?
Si non, pourquoi impossible ?
Merci, d'avance.
Oui, c'est tout à fait possible mais la première phrase me paraît un peu plus normale ; on établit en effet une comparaison entre deux éléments abstraits, la vie et l'amour, et deux éléments de la nature, la fleur et le miel ; je trouve plus logique de respecter le même ordre de comparaison. Si l'on devait poser une question, la première phrase répond à "Si la vie est une fleur, qu'est-ce que l'amour ?" tandis que la seconde paraît répondre à "Si la vie est une fleur, qu'est-ce que le miel ?"
Bonjour et merci, lamaneur. 🙂
Et je voudrais poser une question de plus ; c'est pour compléter ma compréhension.
Que ce soit "dont l'amour est le miel" ou "dont le miel est l'amour", le sujet et l'attribut de la proposition relative sont toujours les mêmes : sujet - l'amour, attribut - le miel, ai-je raison ?
Grevisse dit que, dans "Paris est la capitale de la France" et "La capitale de la France est Paris", quel que soit l'ordre des mots, le sujet est 'Paris' et l'attribut est 'la capitale de la France'.
lamaneur a écrit : Si l'on devait poser une question, la première phrase répond à "Si la vie est une fleur, qu'est-ce que l'amour ?" tandis que la seconde paraît répondre à "Si la vie est une fleur, qu'est-ce que le miel ?"Cette explication me plaît beaucoup.
Et je voudrais poser une question de plus ; c'est pour compléter ma compréhension.
Que ce soit "dont l'amour est le miel" ou "dont le miel est l'amour", le sujet et l'attribut de la proposition relative sont toujours les mêmes : sujet - l'amour, attribut - le miel, ai-je raison ?
Grevisse dit que, dans "Paris est la capitale de la France" et "La capitale de la France est Paris", quel que soit l'ordre des mots, le sujet est 'Paris' et l'attribut est 'la capitale de la France'.
C'est bien possible. Mais les fonctions sont le reflet de l'analyse que les grammairiens font des faits linguistiques, elles peuvent donc varier. Ici, comme dans la tournure passive, le groupe que l'on met en début de phrase signifie que c'est de lui qu'on parle, on par lui qu'on continue son propos.
Si je rédige une notice sur Paris, je dirai : "Paris est la capitale de la France" ; si je traite des pays ou des capitales, je dirai plutôt : "La capitale de la France est Paris".
Ta langue distingue-t-elle le sujet de l'attribut par des marques spéciales ?
Si je rédige une notice sur Paris, je dirai : "Paris est la capitale de la France" ; si je traite des pays ou des capitales, je dirai plutôt : "La capitale de la France est Paris".
Ta langue distingue-t-elle le sujet de l'attribut par des marques spéciales ?
Merci, jacquesvaisser. 🙂
Hugo ne parlant pas du miel ni des fleurs mais de l'amour et de la vie (ce me semble…), mon analyse de 504 sera correcte. 😀
Nous n'avons pas de copule équivalente à 'être'.
Alors, quelques phrases sont construites sans verbe :
L'amour est le bonheur = Amour가 bonheur다.
* 가 = ㄱ[g]+ㅏ[a] = [ga] ==> particule de cas sujet
* 다 = ㄷ[d]+ㅏ[a] = [da] ==> particule attributive de cas prédicatif
* amour(사랑) : 사(ㅅ+ㅏ[a]) + 랑(ㄹ[r]+ㅏ[a]+ㅇ[ŋ]) = saran(g)
* bonheur(행복) : 행(ㅎ[h prononcé]+ㅐ[ӕ]+ㅇ[ŋ]) + 복(ㅂ{b}+ㅗ[o]+ㄱ[g]) = haenbog
En coréen, le nom est actualisé sans déterminant, donc l'utilisation des déterminants est facultatif.
Amicalement.
jacquesvaisser a écrit : Si je rédige une notice sur Paris, je dirai : "Paris est la capitale de la France" ; si je traite des pays ou des capitales, je dirai plutôt : "La capitale de la France est Paris".Bien compris !
Hugo ne parlant pas du miel ni des fleurs mais de l'amour et de la vie (ce me semble…), mon analyse de 504 sera correcte. 😀
Ta langue distingue-t-elle le sujet de l'attribut par des marques spéciales ?Oui, ce sont les particules casuelles permettant de distinguer le sujet de l'attribut.
Nous n'avons pas de copule équivalente à 'être'.
Alors, quelques phrases sont construites sans verbe :
L'amour est le bonheur = Amour가 bonheur다.
* 가 = ㄱ[g]+ㅏ[a] = [ga] ==> particule de cas sujet
* 다 = ㄷ[d]+ㅏ[a] = [da] ==> particule attributive de cas prédicatif
* amour(사랑) : 사(ㅅ
* bonheur(행복) : 행(ㅎ[h prononcé]+ㅐ[ӕ]+ㅇ[ŋ]) + 복(ㅂ{b}+ㅗ[o]+ㄱ[g]) = haenbog
En coréen, le nom est actualisé sans déterminant, donc l'utilisation des déterminants est facultatif.
Amicalement.
Merci beaucoup. Eh bien, il y a au moins une langue plus difficile que le finnois ! 😀
Ce que je voulais surtout savoir pour le moment, c'est si l'on utilisait des morphèmes différents pour exprimer le mot en gras dans les deux phrases : "Séoul est la capitale de la Corée du Sud" et "La capitale de la Corée du Sud est Séoul".
Ce que je voulais surtout savoir pour le moment, c'est si l'on utilisait des morphèmes différents pour exprimer le mot en gras dans les deux phrases : "Séoul est la capitale de la Corée du Sud" et "La capitale de la Corée du Sud est Séoul".
Pour simplifier, je réduis en phrases minimales :
"Séoul est la capitale" et "La capitale est Séoul".
"Séoul(서울) est la capitale(수도)" = 서울은 수도이다.
* 서울은 = 서울(morphème libre, nom) + 은(morphème lié, particule de cas sujet)
* 수도이다 = 수도(morphème libre, nom) + 이다(morphème lié, particule attributive de cas prédicatif)
"La capitale est Séoul" = 수도가 서울이다.
* 수도가 = 수도(morphème libre, nom) + 가(morphème lié, particule de cas sujet)
* 서울이다 = 서울(morphème libre, nom) + 이다(morphème lié, particule attributive de cas prédicatif)
Voilà, seulement des morphèmes liés (des particules casuelles) changent. 🙂
"Séoul est la capitale" et "La capitale est Séoul".
"Séoul(서울) est la capitale(수도)" = 서울은 수도이다.
* 서울은 = 서울(morphème libre, nom) + 은(morphème lié, particule de cas sujet)
* 수도이다 = 수도(morphème libre, nom) + 이다(morphème lié, particule attributive de cas prédicatif)
"La capitale est Séoul" = 수도가 서울이다.
* 수도가 = 수도(morphème libre, nom) + 가(morphème lié, particule de cas sujet)
* 서울이다 = 서울(morphème libre, nom) + 이다(morphème lié, particule attributive de cas prédicatif)
Voilà, seulement des morphèmes liés (des particules casuelles) changent. 🙂
Merci, c'est très clair. Donc, en coréen, on ne confond pas les fonctions sujet et attribut comme Grevisse dit que ce doit être le cas en français dans les exemples cités.
Et pardonne-moi d'avoir confondu le miel de la fleur avec Paname ! 😂
(Paname est le nom familier de Paris, mais le mot est devenu "vieillot")
Et pardonne-moi d'avoir confondu le miel de la fleur avec Paname ! 😂
(Paname est le nom familier de Paris, mais le mot est devenu "vieillot")
Bonjour, jacquevaisser.
Ce que j'avais dit, ce ne sont que des schémas, constructions copulatives typiques.
물(Eau)이 얼음(glace)이 된다(devient) = L'eau devient la glace.
얼음(Glace)이 물(eau)이 된다(devient) = La glace devient l'eau.
Ici, on a affaire à un homonyme '이'. (이 = ㅇ[consonne sans son] + ㅣ[ i] = [ i])
Le premier '이' est paticule de cas sujet et le deuxième, particule de cas attributif.
Donc, ici, l'ordre des mots est très important.
Les termes étant différents, c'est difficile à expliquer. 😀i
jacquesvaisser a écrit : Donc, en coréen, on ne confond pas les fonctions sujet et attribut comme Grevisse dit que ce doit être le cas en français dans les exemples cités.Malheureusement… ce n'est pas si simple. 😜
Ce que j'avais dit, ce ne sont que des schémas, constructions copulatives typiques.
물(Eau)이 얼음(glace)이 된다(devient) = L'eau devient la glace.
얼음(Glace)이 물(eau)이 된다(devient) = La glace devient l'eau.
Ici, on a affaire à un homonyme '이'. (이 = ㅇ[consonne sans son] + ㅣ[ i] = [ i])
Le premier '이' est paticule de cas sujet et le deuxième, particule de cas attributif.
Donc, ici, l'ordre des mots est très important.
Les termes étant différents, c'est difficile à expliquer. 😀i
Comme c'est bizarre ! 🙄
Bonjour, mes neurones ont du mal avec ça :
"…la maison dont j'étais locataire…"
Merci.
"…la maison dont j'étais locataire…"
Merci.
Bonjour, 🙂
C'est le dont qui fait souffrir tes neurones ?
Si c'est ça, pas de problème :
J'étais locataire de la maison.
La maison dont j'étais locataire.
Sinon, qu'est-ce ?
C'est le dont qui fait souffrir tes neurones ?
Si c'est ça, pas de problème :
J'étais locataire de la maison.
La maison dont j'étais locataire.
Sinon, qu'est-ce ?
Bonjour,
Le pronom "dont" dans cette phrase est-il correct ?
"J’eus à le faire pour plusieurs pays en Afrique, dont j’ai contribué à l’élaboration des constitutions"…
Ne privilégieriez-vous pas "pour lesquels" ?
Merci !
Le pronom "dont" dans cette phrase est-il correct ?
"J’eus à le faire pour plusieurs pays en Afrique, dont j’ai contribué à l’élaboration des constitutions"…
Ne privilégieriez-vous pas "pour lesquels" ?
Merci !
A mon avis, "pour lesquels" convient mieux, en effet.
On pourrait avoir :
"J’eus à le faire pour plusieurs pays en Afrique, à l’élaboration des constitutions desquels j'ai contribué ".
mais ça reste lourd.
"J’eus à le faire pour plusieurs pays en Afrique, à l’élaboration des constitutions desquels j'ai contribué ".
mais ça reste lourd.
D’où vient-il que dont semble peu satisfaisant dans la phrase proposée alors qu'il passe très bien dans :
"J’eus à le faire pour plusieurs pays en Afrique, dont j’ai élaboré les constitutions"…
Je ne suis pas certain qu'il faille ici une virgule devant dont.
"J’eus à le faire pour plusieurs pays en Afrique, dont j’ai élaboré les constitutions"…
Je ne suis pas certain qu'il faille ici une virgule devant dont.
Puisqu'il y a un seul niveau de complément de nom, ta cervelle s'emmêle moins.
Pour la virgule cela dépend de la fonction de la relative dans la phrase, incomplète dans ce cas.
Exemples :
- Les enfants dont je connais les parents sont sages. => Seuls les enfants dont je connais les parents sont sages : relative déterminative ou restrictive. La relative est épithète liée.
- Les enfants, dont je connais les parents, sont sages. => Tous les enfants sont sages et je connais leurs parents : relative explicative. La relative est épithète détachée, elle peut être supprimée.
Pour la virgule cela dépend de la fonction de la relative dans la phrase, incomplète dans ce cas.
Exemples :
- Les enfants dont je connais les parents sont sages. => Seuls les enfants dont je connais les parents sont sages : relative déterminative ou restrictive. La relative est épithète liée.
- Les enfants, dont je connais les parents, sont sages. => Tous les enfants sont sages et je connais leurs parents : relative explicative. La relative est épithète détachée, elle peut être supprimée.
Donc je laisse tel quel ?
Sauf cette fameuse virgule ^^
Sauf cette fameuse virgule ^^
Selon le sens…