Dont et l’emploi des pronoms relatifs
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Bonjour, Jean-Luc !
Je n'ai pas trouvé la signification "dès que".
PETIT ROBERT
Familier.
* Il s'agit que vous le retrouviez, et rapidement ! = Il faut que.
HANSE
S'agir que (falloir que) est suivi du subjonctif.
* Il s'agit qu'il le fasse.
Bonjour Edy,
Je n'avais pas pensé du tout à un équivalent d'il faut que, d'il convient que.
J'ai plutôt vu un équivalent d'il est question, autre sens possible.
Bien que ma phrase me paraisse correcte, je n'ai trouvé aucune attestation de la tournure "il s'agit que" en ce sens, seulement des "il s'agit de" + infinitif ou substantif.
Vous voyez que finalement j'ai eu raison par anticipation : je me suis montré, et vous vous êtes agité…
En tout cas, votre intervention est plus pertinente que la mienne.
Amicalement.
"Il s'agit que je me présente………"
J'y vois un équivalent de:
"Il suffit que je me présente…."
voire aussi:
" Je me présente et…"
Comme quoi l'auteur peut assujettir la grammaire à ses intentions de dire…
Jean-Luc,
L'avantage d'un livre de citations :
* L’erreur AGITE, la vérité repose. (JOSEPH JOUBERT. PENSÉES)
Lol, comme "on" dit…
A propos de "hypnos" :
Déjà dans Homère et dans Hésiode, on le présente comme étant le frère jumeau de "thanatos".
1 "les vérités qu'il a pensées": signifie qu'il a travaillé par la pensée sur ces vérités et qu'il en est le créateur ou encore qu'il ignorait qu'elles existassent, ce qui revient au même.
" Les vérités auxquelles il a pensé": elles lui préexistaient et il les connaissaient; il n'en est pas l'auteur, mais il a réfléchi dessus.
2 " La chose qu'il se souvient l'avoir commise". Je vous propose plutôt:
" La chose dont il se souvient l'avoir commise".
Chère Orientale,
Votre
"La chose dont il se souvient d'avoir eu une idée" me titille désagréablement, car je pense que le "d'" qui précède avoir est inutile voire nuisible à la compréhension. Je vous propose:
" La chose dont il se souvient avoir eu une idée."
Bonjour Lebeau,
Il reste 2 points dans vos réponses dont j'suis pas d'accord.
lebeau a écrit :" La chose dont il se souvient l'avoir commise".
Inutile d'employer le pronom
l'.
lebeau a écrit :Chère Orientale,
Votre
"La chose dont il se souvient d'avoir eu une idée" me titille désagréablement, car je pense que le "d'" qui précède avoir est inutile voire nuisible à la compréhension. Je vous propose:
" La chose dont il se souvient avoir eu une idée."
Cet emploi ne me paraît pas conseillable, bien que n'étant pas condamné. Le verbe "se souvenir" est normalement suivi de la préposition DE, l'absence d'icelle me fait penser plutôt au verbe Se rappeler par analogie duquel on construit de temps en temps Souvenir sans préposition. Les grammairiens trouvent préférable de recourir à la préposition.
Enfin, je me permets de conforter la proposition d'Orientale.
ip.
HANSE écrit qu'on omet parfois DE devant un infinitif.
* Je me souviens l'avoir dit.
* La chose dont il se souvient avoir eu une idée.
Cette phrase me semble donc correcte.
→ Il se souvient (d') avoir eu une idée de la chose.
* ° La chose dont il se souvient l'avoir commise.
Deux erreurs : dont et l'.
→ La chose qu'il se souvient avoir commise.
= Il se souvient avoir commis que / la chose.
Bonjour,
Puis-je me permettre un petit complément ? 🙂
Dans son livre
Le français dans tous les sens, Henriette Walter écrit :
Dans la langue parlée d'aujourd'hui, une autre partie de la grammaire mérite notre attention : les pronoms relatifs […]. Le relatif dont se fait rare et, quand il est utilisé — il ne l'est que par des personnes très scolarisées —, c'est souvent avec une certaine maladresse. Par une espèce d'hypercorrection, elles disent fréquemment des phrases comme c'est de lui dont je te parle ou c'est de l'âme dont il s'occupe, sans se rendre compte que dans dont, il y a déjà de (= « de qui »). Elles pourraient dire, plus simplement, soit c'est lui dont je te parle, soit c'est de lui que je te parle.
Votre complément arrive à propos. Merci !
* Je te parle DE lui.
Si l'on veut mettre en emphase le second COI (de lui), on a le choix entre deux tournures :
→ C'est DE lui QUE je te parle.
→ C'est lui DONT (= DE qui) je te parle.
Le DE n'apparaît qu'une seule fois, comme il se doit.
La première tournure me paraît plus habituelle.
Voici la manière de mettre les autres termes en emphase :
* C'est moi qui te parle de lui.
* C'est à toi que je parle de lui.
* C'est te parler de lui que je fais.
Bonsoir,
L'expression "tout ce dont il se rappelle" est-elle bonne ?
Bonsoir Jeremy,
Non, cette expression est incorrecte.
En effet si je me souviens de quelque chose, je me rappelle quelque chose.
Je ne peux que produire l'énoncé suivant : Tout ce que je me rappelle.
Bonsoir à vous !
Je suis entièrement d'accord avec Jean-Luc.
Il vous intéressera peut-être de lire ceci, extrait du Grevisse.
1 La construction avec DE est fréquente à l'oral. A l'écrit, cela reste exceptionnel.
* Quand il m'arrive de me rappeler de mon âme. (Claudel)
* Se rappelle-t-on seulement d'un pauvre chemineau ? (La Varende)
Même Stendhal et Flaubert, dans leur correspondance.
2 Certaines constructions impossibles en français (exemple : Je me te rappelle) favorisent le progrès de tournures telles que "Je me rappelle de toi".
3 Claudel s'est fait l'apologiste de la forme se rappeler de : "la seule vraiment correcte et en même temps beaucoup plus élégante". Comme dit Grevisse, c'est de la grammaire de poète.
Extrait de mon livre, voici ce que Claudel disait de la grammaire :
* Les grands écrivains n’ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur, et non pas seulement leur volonté, mais leur caprice. (PAUL CLAUDEL. POSITIONS ET PROPOSITIONS SUR LE VERS FRANÇAIS)
4 La construction se rappeler de + infinitif est vieillie (Marivaux, Rousseau), mais nullement incorrecte.
* Je me rappelle d'avoir aimé les femmes. (La Varende)
* Circé des bois et d'un rivage / […] Dont je me rappelle d'avoir / Bu l'ombre et le beuvage. (Toulet)
En tout cas, il y a des couacs (même volontaires) à ne pas imiter. A moins d'être un écrivain confirmé, je l'ai déjà écrit.
Bonne nuit !
La chose dont il se souvient l'avoir commise
Les tournures correctes sont
La chose dont il se souvient , il l'a commise
ou
La chose qu'il se souvient avoir commise
Merci à vous, c'est plus clair. Je connaissais auparavant les formules "je me rappelle quelque chose" et "je me souviens de" mais je demandais car l'expression "tout ce que je me rappelle" me faisait grincer les oreilles. 😉
Lisant tjrs Dorian Gray, je suis tombé sur cette phrase : "c'est de ce genre de choses que nos vies dépendent" (P.269, le livre de poche). Ne fallait-il pas mettre pour le traducteur "c'est de ce genre de choses dont nos vies dépendent" ?
Non, Jérémy, la forme est grammaticale.
* Nos vies dépendent DE ce genre de choses.
La mise en emphase du complément donne :
* C'EST DE ce genre de choses QUE nos vies dépendent.
Votre suggestion répète abusivement le DE et escamote la conjonction QUE (ce n'est pas un pronom relatif) :
* ° C'est DE ce genre de choses DONT (= DE quoi) nos vies dépendent.
Voulez-vous m'indiquer le site où je pourrais lire Dorian Gray ? Merci déjà.
Nous reviendrons sur "toute autre chose", mais je vous signale dès maintenant que c'est encore un piège :
* Toute autre chose. = N'importe quelle autre chose.
* Tout autre chose. = Une chose complètement autre.
Cordialement,
Edy
Merci bien cher Edy. Et "c'est ce genre de choses dont nos vies dépendent" est-il correct à son tour ?
Voilà donc le lien qui mène à l'oeuvre magique d'Oscar Wilde. Dès que je trouve l'allusion à "toute autre chose", je n'hésiterai pas. A tout de suite.
https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Portrait_de_Dorian_GrayC'est grammatical : le DE n'est exprimé qu'une fois, dans DONT.
Mais j'aime mieux l'autre tournure : elle est plus près de la forme de base, sans emphase.
Merci pour la référence !
Allez, bonne nuit !
Bonsoir,
Que pensez-vous de cette expression "Au moment dont je vous parle". Ne vaudrait-il pas mieux dire "Au moment où je vous parle" ? Et est-ce que la seconde expression est valable ?
Merci d'avance.