Dont et l’emploi des pronoms relatifs

Langue française

563 réponses · Page 19 / 29

"Tout ce que vous avez besoin de savoir" effectivement, c'est cette phrase-là ! Bon, je soupçonne l'heure de me faire défaut…
J'ai bien relu et compris ton explication ; merci beaucoup.
Autre chose : félicitations pour ce forum !
Bonjour,

J'ai une question sur l'usage des pronoms relatifs "duquel" et "dont".
Par exemple:

Elle employait certaines expressions chères au milieu Guermantes duquel elle subissait ainsi à distance et à son insu l'attraction, sans pourtant se rapprocher sensiblement de lui.

L'usage de "duquel" en ce sens me semble identique à celui de "dont", à quelques nuances près.
Reste à savoir si "duquel" peut se substituer à "dont" indiféremment, ou si cela dépend des facteurs sémantiques.

Je vous remercie d'avace à votre contribution.
NJ
Salut.
A mon avis, tu peux employer les deux, les deux sont des pronoms voulant dire la même chose, en somme des Synonymes, libre à toi de choisir parce que je ne vois aucune différence.
Exact, c'est précisé par le dictionnaire des difficultés de la langue française.
Il y a cependant au moins un cas où "duquel" n'est pas remplaçable par "dont" : lorsqu'il est complément d'un nom qui est lui même introduit par une préposition.

Ex dans Proust :

Je me rendormais, et parfois je n'avais plus que de courts réveils d'un instant, le temps d'entendre les craquements organiques des boiseries, d'ouvrir les yeux pour fixer le kaléidoscope de l'obscurité, de goûter grâce à une lueur momentanée de conscience le sommeil où étaient plongés les meubles, la chambre, le tout dont je n'étais qu'une petite partie et à l'insensibilité duquel je retournais vite m'unir.
Merci Lucretius de ton exemple.
Pour ma part, je n'ai jamais rencontré de tels exemples, après phonétiquement, tu le vois toi-même si duquel ou dont passe, dans l'exemple que tu as mis, on voit bien que ça ne passe pas.
J'en reviens à mon "tu peux employer les deux" après tu relis la phrase, si le premier ne "sonne" pas, c'est évidemment le second.
Il y a encore un cas où le remplacement de dont par duquel, de laquelle, etc. est impossible : lorsque son antécédent est un pronom neutre.

ce dont… rien dont… quelque chose dont…
Merci des éclaircissements que vous y avez apportés.

Encore une queston : l'emploi de "duquel" est-il plutôt archaïque et celui de "dont" est-il plus courant?

NJ
"Dont" est largement au moins aussi ancien que "duquel", mais "dont" est bien beaucoup plus courant et usité. On ne peut pas dire que "duquel" soit totalement obsolète, mais il appartient à une langue soutenue, et est particulièrement utilisé dans le jargon juridique.
L'emploi de duquel est moins courant tout simplement, mais pas archaïque pour autant.
Dans mon jeune temps j’ai dû apprendre avec l’aide du « cours supérieur d’orthographe » de E et Mme BLED que « dont » peut être complément d’un nom ( 1) ou d’un verbe ( 2 ) . ( il ajoute d'un adjectif , mais je n'ai pas trouvé d'exemple … en avez-vous ?)
(1) :« J’aime ma mère dont le sourire est si bon » . ( le sourire DE ma mère )
« la rivière dont l’eau coule » : ( l’eau DE la rivière)
(2) : « Voici la forêt dont je connais tous les sentiers ». ( les sentiers DE la forêt )
« la femme dont il est aimé » : ( il est aimé DE la femme ) .
Quel que soit l’exemple, on peut donc toujours trouver une tournure explicative avec la préposition DE .
Il me semble toutefois que certains emplois de dont sont discutables :
« une histoire dont on sait qu’elle n’est pas vraie » n’est pas très heureux et même plutôt affreux : pourquoi ne pas dire simplement : « une histoire que l’on sait fausse » ?
On peut observer qu’il n’y a pas ici de tournure équivalente avec DE … A mon avis, on peut en déduire que l’emploi de dont, dans ce cas, n’est pas correct.
D’une façon générale il me semble que le « dont… que » avec dont suivi de « sujet verbe… » devrait être évité et sonne bien prétentieux.
Quel est l’avis des spécialistes ?
Dont complément d'un adjectif : l'exemple dont je suis la plus fière.

Une histoire dont on sait qu’elle n’est pas vraie = on sait de cette histoire qu'elle n'est pas vraie.

Je ne vois pas en quoi ces "dont" sont incorrects ou prétentieux.
c'est curieux:
"Dont ne s’emploie que lorsque la préposition de est admissible ; lequel s’emploie avec une préposition quelconque : de, à, pour, contre…"
et
"Les vérités dont il avait pensées ?"
me semblent contradictoire?
peut on dire: "la maison de je pense" ?
je ne crois pas, je dirais: "la maison à laquelle je pense"
Me trompe-je? 1000 excuses, j'étais resté page 1, je n'avais pas vu la suite
donc, la maison à laquelle je pense ou la maison dont je pense que la vente est proche….
le message précédent (il fallait lire "la maison dont je pense" et pas "de") est obsolète.
Vraiment très formateur ce forum.
merci à vous tous
Bonjour,

HELP!! question pointue de grammaire qui peut me faire rater mon concours….

Je viens vers vous quelque peu désespérée car je ne parviens pas à trouver la REGLE OFFICIELLE qui régit les pronoms relatifs dont et où :



Doit-on dire :

1- « où » : C’est la ville dont je viens ou c’est la ville d’où je viens ?


2- « où » c’est dans cette ville que j’habite ou c’est dans cette ville où j’habite

(Bien que là, la première me semble à l’oreille plus correcte, mais l’oreille parfois est trompeuse…)


3- « dont » : ce n’est pas de ce roman DONT je t’ai parlé ou ce n’est pas de ce roman QUE je t’ai parlé

La présence de la préposition « de » avant le nom antécédent oblige t’il néanmoins à utiliser le « dont » (qui sous-entend lui-même « de qui, duquel » ? N’y a-t-il pas redondance ?

Je passe un concours dans quelques jours et panique à l'idée de ne pas être au clair avec cette règle!!! merci à tous pour leur aide!!!!
Bonjour.

On peut dire tout aussi bien, pour marquer le lieu de provenance :
C'est la ville dont je viens.
C'est la ville d'où je viens.
(légèrement préférable à l'écrit)
Avec deux relatives complétant l'antécédant "ville", et les relatifs "dont" et "où".

Le cas n'est pas le même pour :
C’estdans cette villeque j’habite = J'habite dans cette ville.
Il n'y a pas de pronom relatif ici, simplement une mise en relief par le présentatif "c'est…que" du CC de lieu "dans cette ville".
Donc, le relatif "où" est ici impossible.
C’est dans cette ville où j’habite.

Même cas de mise en relief (d'un COS) pour :
Ce n’est pasde ce romanque je t’ai parlé. = Je ne t'ai pas parlé de ce roman.
Et Ce n’est pas de ce roman dont je t’ai parlé. est effectivement redondant.
Bonjour,

Je ne crois pas me tromper en plaçant ici mon interrogation sur le pronom "desquelles"…

En effet je me mélange un peu les pinceaux dans la construction de la phrase suivante :

Ne parlons pas des princesses enfants devant la noblesse desquelles les princes ennemis courbaient la tête.

Est-elle correcte ?
Oui, c'est bon.
Merci beaucoup, Anne !
Jehan a écrit :Bonjour.

On peut dire tout aussi bien, pour marquer le lieu de provenance :
C'est la ville dont je viens.
C'est la ville d'où je viens.
(légèrement préférable à l'écrit)
Avec deux relatives complétant l'antécédant "ville", et les relatifs "dont" et "où".

Le cas n'est pas le même pour :
C’estdans cette villeque j’habite = J'habite dans cette ville.
Il n'y a pas de pronom relatif ici, simplement une mise en relief par le présentatif "c'est…que" du CC de lieu "dans cette ville".
Donc, le relatif "où" est ici impossible.
C’est dans cette ville où j’habite.

Même cas de mise en relief (d'un COS) pour :
Ce n’est pasde ce romanque je t’ai parlé. = Je ne t'ai pas parlé de ce roman.
Et Ce n’est pas de ce roman dont je t’ai parlé. est effectivement redondant.
Je crois n'avoir jamais entendu ni lu: "C'est la ville dont je viens". Y aurait-il des textes d'auteurs qui emploient cette formule ? des usages régionaux qui l'autorisent ?

Par contre:
A la question: "Où habitez vous ?" je répondrais: "C'est dans cette cette ville que j'habite".
Et à la question: "Où est-ce que cela se passe ?" Je répondrais: "C'est dans cette ville où j'habite"
Bonjour,

Pourriez-vous me dire si le pronom relatif est bien utilisé dans cette phrase

c’est un organisme sans but lucratif dont les bénévoles ramassent des fonds pour venir en aide aux personnes démunies.

Merci!