Dont et l’emploi des pronoms relatifs

Langue française

563 réponses · Page 17 / 29

J'ai choisi ! Merci à vous, vraiment. 🙂
J'espère ne pas m'être trompé de rubrique afin que mon message ne soit pas déplacé. J'ai parcouru les explications plus haut, mais il me semble bien que "dont" signifie "duquel, de laquelle et/ou desquels", et pas à laquelle.
Par exemple, un site internet m'envoie un message qui commence par "un tel a laissé un commentaire sur une information dont vous aviez pris partie".
Ai-je pris partie à l'information ou ai-je pris partie de l'information?
Si c'est "à" qui convient, il me semble que le "dont" n'est pas approprié.
Qu'en pensez-vous?
De plus, il me semble que j'ai pris "part" et non "partie".
Tu as tout à fait raison : "une information à laquelle vous avez pris part"
et j'aurais aussi préféré "participé" au lieu de "pris part".
D'autant que ce n'était même pas "pris part", mais "pris partie", qui est ici franchement incorrect. On peut certes "prendre parti" pour , "prendre le parti de", "prendre son parti" de quelque chose, mais cela n'a aucunement le sens de "participer, prendre part".
Moi ce dont je suis sûre, c'est d'avoir un jour entendu : " les affaires dont les enfants doivent apporter" et c'était une institutrice qui parlait.
que
Oui, tout à fait. Elle aurait dû dire :
" les affaires que les enfants doivent apporter"

Et c'est un ancien instituteur qui vous le dit ! =)
Bonsoir,

Peut-être que cette institutrice pensait dire : « Les affaires dont les enfants doivent se munir », et hop ! elle a mélangé les deux phrases…

Muriel
Bonjour à tous et à toutes,

J'ai un petit problème avec le relatif dans cette phrase :

"Si un accord est trouvé entre les parties, celui-ci peut prendre la forme d'un procès verbal ou d'un constat d'accord que le conciliateur doit déposer au greffe du tribunal d'instance du ressort duquel il relève."


j'aurais eu tendance à écrire en fin de phrase "du ressort qu'il relève"

Votre proposition ?
Bonjour, Jérémy.

"Du ressort qu'il relève" voudrait dire que le tribunal relève un ressort…
Ce qui n'a pas grand sens.

D'autre part, "relever de" étant synonyme de "être du ressort de", je perçois comme une redondance.

Ne serait-il pas plus simple d'écrire :
"au greffe du tribunal d'instance dont il relève." ?
Magnifique !

Merci beaucoup Jehan. 😉
Bonjour,

Aucun problème, je pense, avec :
1. Je fais affaire avec une entreprise dont je redoute la faillite.

Par contre, j'ai du mal avec :
2. Je fais affaire avec une entreprise dont je me réjouis du succès.

Qu'en pensez-vous ?

Hypothèse : dans 2, comme le verbe ("se réjouir") est suivi de "de", l'analyse grammaticale tend à supposer que "dont" est son complément, après quoi "du succès" semble un peu perdu et difficile à raccrocher. Bref, il y a un faux aiguillage à la lecture qui est gênant.

Merci.
Bonsoir.

Je ne vois pas de problème,
les fonctions respectives sont clairement définies :

Je fais affaire avec une entreprise dontje me réjouis du succès.

Je me réjouis du succèsde l'entreprise.

dont = de l'entreprise.

dont est donc complément du nom " succès",
Tandis que "succès" est COI du verbe "me réjouis". (je me réjouis de quoi ?)
Merci Jehan. Oui, aucun problème avec l'analyse, par contre je n'aime pas beaucoup, et je n'écrirais pas cela. Je suis le seul à ressentir une gêne par rapport à la deuxième phrase ?
Bonjour Martin,
Je suis le seul à ressentir une gêne par rapport à la deuxième phrase ?
Non, depuis le début du dépôt de cette phrase, j'avais envie de dire qu'il y a un problème de redondance dont/du (= de le).

Je propose :
-Je fais affaire avec une entreprise dont le succès me réjouit.

Muriel
Effectivement, même si la construction est logique, cette impression de redondance ("dont" sous-entendant un autre "de") peut créer un malaise…

Pour sa part, le Robert des difficultés préconise d'ailleurs d'éviter un tel tour, qui réutilise dans la subordonnée un terme ("du succès" ) faisant explicitement référence à l'antécédent de dont("l'entreprise").
Et il cite en "exemple" cet extrait de Mauriac : "Un ami dont on se console de la mort". Avec ce commentaire : "La succession de dont et de de répugne à nos usages, et il aurait mieux valu écrire : "Un ami de la mort duquel on se console".

Appliquée à votre phrase, la rectification donnerait donc : "Je fais affaire avec une entreprise du succès duquel je me réjouis." Mais le résultat n'est pas terrible non plus ! La proposition de Muriel me semble donc la plus pertinente et la plus simple : Je fais affaire avec une entreprise dont le succès me réjouit."
Merci, Muriel et Jehan, pour vos réponses. Je suis content de voir que j'ai le Robert des difficultés avec moi (et pour mémoire "du succès duquel" ou "de la mort duquel" ne me gênent pas du tout et me semblent parfaits).

C'est une tournure que j'ai toujours évitée, et j'étais toujours gêné quand je la rencontrais. Je voulais tirer la chose au clair ; c'est fait, grâce à cet excellent forum où j'ai plaisir à venir de temps à autres vous proposer mes sujets de perplexité.

À bientôt 🙂
Je crois que Jehan a été étourdi ici :
"Je fais affaire avec une entreprise du succès duquel je me réjouis."
c'est plutôt de laquelle, non ?

En tout cas, je suis d'accord avec lui, je trouve ça lourd, mais lourd… 😜
A propos d'impression de redondance :
"de la mort duquel"… parfait !
"du succès duquel"… peut-être un peu moins heureux ?
Mais ce que j'en dis…
Muriel a écrit :c'est plutôt de laquelle, non ?

En tout cas, je suis d'accord avec lui, je trouve ça lourd, mais lourd… 😜
C'est ce qu'il voulait dire 🙂