René Daumal, Le Contre-Ciel, Les dernières paroles du poète

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !

J'ai un commentaire à faire pour dans 2 jours, sur un extrait de l'oeuvre de René Daumal Le Contre-Ciel (1936), "Les dernières paroles du poète" (extrait final)…

Je suis totallement désespérée, j'ai passé toute mon après-midi dessus, sans réussir à sortir un plan valable… Pourriez-vous m'aider ? (je vous en supplie…)

J'ai déjà relevé de nombreuses figures de style, et j'ai quelques idées de parties, mais elles sont toutes courtes…
Je pense parler de la poésie en prose dans le I.1), avec comme preuves les nombreuses figures de style comme le parallélismes, le fait qu'il y ait une morale, et des répétitions qui renforcent la structure… Dans le I.2), je pense parler du lyrisme, mais je sais même pas si s'en est, et je ne pense pas avoir assez d'éléments pour faire quelque chose d'interessant…

Et en deuxième partie, là j'ai vraiment qu'une vague idée… Parler du "cri du poète", qui utilise le registre lyrique (mais là ça fait répétition avec le I.2)), il utilise le champ lexical des armes et de la violence, et le contexte (l'entre deux-guerres)… Mais je n'ai même pas de sous-partie !

Vous n'avez pas d'autres idées de plan, ou alors pour consolider le mien… Je me sens trop nulle 😞

Voilà l'extrait :

Et le poète, dans sa prison, se frappait la tête aux murs. Le bruit de tambour étouffé, le tam-tam funèbre de sa tête contre le mur fut son avant-dernière chanson.
Toute la nuit il essaya de s'arracher du cœur le mot imprononçable. Mais le mot grossissait dans sa poitrine et l'étouffait et lui montait dans la gorge et tournait toujours dans sa tête comme un lion en cage.
Il se répétait :
« De toute façon je serai pendu à l'aube. »
Et il recommençait le tam-tam sourd de sa tête contre le mur. Puis il essayait encore :
« Il n'y aurait qu'un mot à dire. Mais ce serait trop simple. Ils diraient :
– Nous savons déjà. Pendez, pendez ce radoteur. »
Ou bien ils diraient :
– Il veut nous arracher à la paix de nos cœurs, à notre seul refuge en ces temps de malheur. Il veut mettre le doute déchirant dans nos têtes, alors que le fouet de l'envahisseur nous déchire déjà la peau. Ce ne sont pas des paroles de paix, ce ne sont pas des paroles faciles à entendre. Pendez, pendez ce malfaiteur !
Et de toute façon je serai pendu.
Que leur dirai-je ?
On entendit des bruits de baïonnettes et d'éperons. Le délai accordé prenait fin. Sur son cou le poète sentit le chatouillement du chanvre et au creux de l'estomac la patte griffue de la mort. Et alors, au dernier moment, la parole éclata par sa bouche vociférant :
« Aux armes ! À vos fourches, à vos couteaux,
à vos cailloux, à vos marteaux
vous êtes mille, vous êtes forts,
délivrez-vous, délivrez-moi !
je veux vivre, vivez avec moi !
tuez à coups de faux, tuez à coups de pierre !
Faites que je vive et moi, je vous ferai retrouver la parole ! »
Mais ce fut son premier et dernier poème.

Le peuple était déjà bien trop terrorisé.
Et pour avoir trop balancé pendant sa vie, le poète se balance encore après sa mort.
Sous ses pieds les petits mangeurs de pourriture guettent cette charogne qui mûrit à la branche. Au-dessus de sa tête tourne son dernier cri, qui n'a personne où se poser.
(Car c'est souvent le sort – ou le tort – des poètes de parler trop tard ou trop tôt.)
Mais nan tu n'es pas nulle ! Ce texte n'est vraiment pas facile
S'agit-il de la création poétique ? de l'inspiration qui vient dans des conditions extrêmes ?
Je n'en ai vraiment aucune idée…
A votre avis, je peux utiliser le lyrisme ? Mais comment faire pour ne pas me répéter en grand deux… 😞
Bonsoir,

Tu n'as, semble-t-il, pas vu que ce texte avait la structure d'un apologue : court récit suivi d'une leçon.
Ce texte appartient donc au registre didactique aussi.
Quelle est la leçon ? le poète doit-il s'engager ? A-t-il une utilité ? Doit-il vivre au rythme de son temps ? Sa parole est-elle importante ?…
Tu as aussi tous les jeux de mots : sur balance, sur la paronomase entre sort et tort…
En effet, je ne l'avais pas remarqué… (surtout que cette problématique colle avec mon corpus, qui est la place du poète)

Je pourrais donc utiliser cette forme d'apologue en deuxième partie… Mais je ne suis pas sûre d'avoir assez bien compris ce texte pour pouvoir m'avancer à faire une grande partie dessus… :/ Sur quoi pourrais-je m'appuyer pour des sous-partie ? Je sèche complètement…

Edit : Mais le registre didactique n'est pas assez "clair" pour que je puisse l'utiliser… Je ne vois pas quelles structures font partie du registre didactique, ce registre est plus sous-entendu…
En effet ! Merci Jean-Luc vous m'éclairez (j'avais pensé à l'utilité de cette parole, que les autres ne veulent pas entendre, mais comme le dernier poème est présenté comme un cri -vociférant- je n'étais pas sûre)
Nous n'avons jamais étudié ça dans le cours ! Et j'avoue n'y comprendre pas grand-chose… Je ne pense pas avoir assez d'éléments pour en faire toute une partie de commentaires… C'est un texte vraiment très dur !
Dans la forme on peut penser à la dernière strophe de la chanson
Voilà le sort des enfants obstinés

Prunyz, je crois que tu peux commencer à rédiger quelque chose, on ne va pas tout faire à ta place
Oui, vous m'avez déjà beaucoup aidé… Je vais me lancer, on verra bien… Merci pour l'aide 🙂
Mais tu peux revenir si qq chose te bloque 🙂
Je vais déjà rédiger la première partie, celle dont je suis à-peu-près sûre… Voilà mon plan :

I. Un poème en prose aux consonnances lyrique…
1/ La poésie en prose à travers le texte
2/ Les éléments du lyrisme

II. Un message à passer
1/ Le cri du poète (s'aide du lyrisme, champ lexial des armes et de la violence, le contexte…)
2/ L'apologue (le message, la place du poète…)
Bonjour à tous, j'ai un commentaire composé à faire sur l'extrait final de ce texte.
Que leur dirai-je ?
On entendit des bruits de baïonnettes et d'éperons. Le délai accordé prenait fin. Sur son cou le poète sentit le chatouillement du chanvre et au creux de l'estomac la patte griffue de la mort. Et alors, au dernier moment, la parole éclata par sa bouche vociférant :
« Aux armes ! À vos fourches, à vos couteaux,
à vos cailloux, à vos marteaux
vous êtes mille, vous êtes forts,
délivrez-vous, délivrez-moi !
je veux vivre, vivez avec moi !
tuez à coups de faux, tuez à coups de pierre !
Faites que je vive et moi, je vous ferai retrouver la parole ! »
Mais ce fut son premier et dernier poème.


Le peuple était déjà bien trop terrorisé.
Et pour avoir trop balancé pendant sa vie, le poète se balance encore après sa mort.
Sous ses pieds les petits mangeurs de pourriture guettent cette charogne qui mûrit à la branche. Au-dessus de sa tête tourne son dernier cri, qui n'a personne où se poser.
(Car c'est souvent le sort – ou le tort – des poètes de parler trop tard ou trop tôt.)
Je n'arrive pas à organiser un plan. Les grands axes seraient :

I- L'appel du poète
II- L'échec de son appel et sa condamnation
III- Le rôle du poète

Qu'en pensez vous ? et auriez vous des idées pour les sous-parties ?
Merci d'avance =)
Kmy.
Bonsoir.
Je vois une certaine auto-dérision dans ce texte (ou de l'humour noir).
Bonjour, j'ai moi aussi à faire un commentaire composé sur ce texte, plus précisément l'extrait suivant :

[Voir ci-dessus, #12]


Pour l'instant, mon plan est :

I- L'appel du poète.
a/ sa volonté de vivre
b/ sa dernière parole
c/ le contexte

II- L'échec de l'appel et la condamnation.
a/ mis à mort du poète par l'Etat
b/ le peuple ( inerte et dépourvu de parole )
c/ ? ( avez vous ubne idée ? )

III- Le rôle du poète.
a/ apologue ( message ; place du poète )
b/ rôle & vision du poète face à la société, au peuple
c/ courage des poetes, les poètes ont un franc parler qui osent critique l'Etat

Je pense aussi que le lyrisme est important dans ce texte, mais ou mettre cette idée ?
Que pensez vous de mon plan ?
Merci d'avance ! (Message édité)
Un poète qui meurt de la tuberculose est un condamné à mort pendant les années précédentes.
bonjour!

moi aussi je doit faire un commentaire sue ce texte et tout vos plans sont interessants et mon beaucoup aidé vous retrouverez la plupart de vos iddés de plans cependant je n'arrive pa a introduire la notion du lyrisme et j'avoue que sa m'énerve qq pourai m'aider pr l'introduie ds mon plan? merci d'avance =)

I)l'appel du poète
-une volonté de vivre
-sa dernière parole
-le contexte de son poème

II)un appel voué a l'echec et sa condamnation
-mort annoncé du poète par l'Etat
-la réaction du peuple

III)le rôle du poète dans son poème
-un apologue,un message
-le role et la vision du poete
-un poete courageux qui critique sa société
Bonjour Maryam,

Je ne sais où tu veux introduire le lyrisme. Dans l'introduction, il faut plutôt présenter l'oeuvre et son auteur.

Pour répondre à ta demande, je te propose :
Si le lyrisme est habituellement mis au service des sentiments amoureux ou mélancoliques, dans ce poème il exprime une puissante indignation (ou révolte)…
Bonjour, je dois disserter sur l'oeuvre intégrale Les dernières paroles du poète de René Daumal mais je n'arrive pas à analyser ce texte, pouvez-vous m'aider à analyser ce texte ?
Bonjour, j'ai une disseration à faire sur l'oeuvre intégrale Les dernières paroles du poète, voici le sujet : "Il faut être deux pour faire un poème. Celui qui parle est le père, celui qui parle est la mère, le poème est leur enfant. Le poème qui n'est pas écouté est une semence perdue" affirme le poète de Daumal dans sa prison. Après avoir montré comment le récit explicite cette definition. Vous vous appuirez sur votre expérience de lecteur de poésie pour préciser le sens de cette métaphore.

Voici ma problématique : Qu'est ce qu'est être lecteur et en quoi le poète et le lectueur jouent un rôle essentiel dans le poème ?
I°) Explication de la définition du Poète Daumal
1°) Le poème a besoin d’être lu pour qu’il puisse servir la cause pour la qu’elle il a été crée. Un poème non lu est un poème perdu qui ne sert à rien.
2°) L’auteur s’adresse au lecteur. Le poème est fait pour le lecteur.
3°) Le lecteur ne bouge pas pour s’opposer à la mort du poète car ils ont trop peur. Le poète se sacrifie pour eux, pour tenter de leur faire obtenir la liberté.

II°) La cause de ce phénomène
1°) Le poète est voyant dans la société, « le poète se fait voyant » (Rimbaud), il est libre, provoque l’Etat.
2°) Le poète fait réfléchir le lecteur. Pour qu’il puisse mener des actions contre le pouvoir.
3°) Le poète doit réussir à convaincre le lecteur pour réussi à le rallier à sa cause.

III°) Conséquence de ce phénomène
1°) Le pouvoir en place à peur de la poésie car beaucoup de gens lisent les poèmes.
2°) Les poètes se retrouvent très souvent en prison condamné à mort.
3°) Le lecteur fais vivre le poème et son message même si il est mort. C’est donc le lecteur qui a le rôle principal dans l’utilisation du poème.

Pouvez-vous me dire si ma problématique et mon plan sont corrects ?
Bonjour,

Cette problématique ne convient pas pour deux raisons :
- elle ne peut être constituée de deux questions,
- surtout, le sujet pointait sur l'oralité nécessaire de la poésie selon Daumal, la notion de lecteur est donc hors-sujet, du moins s'il ne s'agit pas d'une lecture à haute voix.
c'est que ma prof de français nous avait dit que la problématique de cette dissert étais par rapport au rôle du lecteur. Mais je n'arrive pas a trouver un plan et des exemples adéquates à cette problématique.