Bonjour !
J'ai un commentaire à faire pour dans 2 jours, sur un extrait de l'oeuvre de René Daumal Le Contre-Ciel (1936), "Les dernières paroles du poète" (extrait final)…
Je suis totallement désespérée, j'ai passé toute mon après-midi dessus, sans réussir à sortir un plan valable… Pourriez-vous m'aider ? (je vous en supplie…)
J'ai déjà relevé de nombreuses figures de style, et j'ai quelques idées de parties, mais elles sont toutes courtes…
Je pense parler de la poésie en prose dans le I.1), avec comme preuves les nombreuses figures de style comme le parallélismes, le fait qu'il y ait une morale, et des répétitions qui renforcent la structure… Dans le I.2), je pense parler du lyrisme, mais je sais même pas si s'en est, et je ne pense pas avoir assez d'éléments pour faire quelque chose d'interessant…
Et en deuxième partie, là j'ai vraiment qu'une vague idée… Parler du "cri du poète", qui utilise le registre lyrique (mais là ça fait répétition avec le I.2)), il utilise le champ lexical des armes et de la violence, et le contexte (l'entre deux-guerres)… Mais je n'ai même pas de sous-partie !
Vous n'avez pas d'autres idées de plan, ou alors pour consolider le mien… Je me sens trop nulle 😞
Voilà l'extrait :
J'ai un commentaire à faire pour dans 2 jours, sur un extrait de l'oeuvre de René Daumal Le Contre-Ciel (1936), "Les dernières paroles du poète" (extrait final)…
Je suis totallement désespérée, j'ai passé toute mon après-midi dessus, sans réussir à sortir un plan valable… Pourriez-vous m'aider ? (je vous en supplie…)
J'ai déjà relevé de nombreuses figures de style, et j'ai quelques idées de parties, mais elles sont toutes courtes…
Je pense parler de la poésie en prose dans le I.1), avec comme preuves les nombreuses figures de style comme le parallélismes, le fait qu'il y ait une morale, et des répétitions qui renforcent la structure… Dans le I.2), je pense parler du lyrisme, mais je sais même pas si s'en est, et je ne pense pas avoir assez d'éléments pour faire quelque chose d'interessant…
Et en deuxième partie, là j'ai vraiment qu'une vague idée… Parler du "cri du poète", qui utilise le registre lyrique (mais là ça fait répétition avec le I.2)), il utilise le champ lexical des armes et de la violence, et le contexte (l'entre deux-guerres)… Mais je n'ai même pas de sous-partie !
Vous n'avez pas d'autres idées de plan, ou alors pour consolider le mien… Je me sens trop nulle 😞
Voilà l'extrait :
Et le poète, dans sa prison, se frappait la tête aux murs. Le bruit de tambour étouffé, le tam-tam funèbre de sa tête contre le mur fut son avant-dernière chanson.
Toute la nuit il essaya de s'arracher du cœur le mot imprononçable. Mais le mot grossissait dans sa poitrine et l'étouffait et lui montait dans la gorge et tournait toujours dans sa tête comme un lion en cage.
Il se répétait :
« De toute façon je serai pendu à l'aube. »
Et il recommençait le tam-tam sourd de sa tête contre le mur. Puis il essayait encore :
« Il n'y aurait qu'un mot à dire. Mais ce serait trop simple. Ils diraient :
– Nous savons déjà. Pendez, pendez ce radoteur. »
Ou bien ils diraient :
– Il veut nous arracher à la paix de nos cœurs, à notre seul refuge en ces temps de malheur. Il veut mettre le doute déchirant dans nos têtes, alors que le fouet de l'envahisseur nous déchire déjà la peau. Ce ne sont pas des paroles de paix, ce ne sont pas des paroles faciles à entendre. Pendez, pendez ce malfaiteur !
Et de toute façon je serai pendu.
Que leur dirai-je ?
On entendit des bruits de baïonnettes et d'éperons. Le délai accordé prenait fin. Sur son cou le poète sentit le chatouillement du chanvre et au creux de l'estomac la patte griffue de la mort. Et alors, au dernier moment, la parole éclata par sa bouche vociférant :
« Aux armes ! À vos fourches, à vos couteaux,
à vos cailloux, à vos marteaux
vous êtes mille, vous êtes forts,
délivrez-vous, délivrez-moi !
je veux vivre, vivez avec moi !
tuez à coups de faux, tuez à coups de pierre !
Faites que je vive et moi, je vous ferai retrouver la parole ! »
Mais ce fut son premier et dernier poème.
Le peuple était déjà bien trop terrorisé.
Et pour avoir trop balancé pendant sa vie, le poète se balance encore après sa mort.
Sous ses pieds les petits mangeurs de pourriture guettent cette charogne qui mûrit à la branche. Au-dessus de sa tête tourne son dernier cri, qui n'a personne où se poser.
(Car c'est souvent le sort – ou le tort – des poètes de parler trop tard ou trop tôt.)



