Malgré que

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Je reconnais les mérites de mon rival, malgré que j’en aie.
malgré que j'en aie : à contrecœur, bien que ça ne me fasse pas plaisir, même si je ne le fais de bon gré, bien que cela me coûte de le dire, quoique j'eusse préféré m'en abstenir…

Elle ne put cacher son dépit, malgré qu’elle en eût.
malgré qu'elle en eût : bien que ça ne lui fasse pas plaisir de montrer son dépit, bien qu'elle ait essayé de le cacher, en dépit de ses efforts pour ne pas montrer son dépit,…
merci ! C'est exactement ce dont j'avais besoin.
En fait, dans cette expression, il faut vraiment défaire la soudure de "malgré" et comprendre :
"mal gré qu'il en ait" = quelque mauvais gré qu'il en ait
Elle ne put cacher son dépit, malgré qu’elle en eût.
Il n'y a pas un non-sens, là ?
Elle ne peut pas cacher, donc, elle montre ostensiblement.
Le "malgré" n'est pas logique.

Par exemple :
"Elle cacha son dépit, bien qu'elle en eût."
La tournure un peu désuète "malgré qu'il en ait", "malgré qu'elle en eût" n'a rien à voir avec la locution "malgré que" employée pour "bien que".
Voir ci-dessus l'explication de Lamaneur :
En fait, dans cette expression, il faut vraiment défaire la soudure de "malgré" et comprendre :
"mal gré qu'il en ait" = quelque mauvais gré qu'il en ait
malgré qu'elle en eût = quelque mauvais gré qu'elle en eût.
Son mauvais gré ( = son mécontentement, son insatisfaction) ne change rien à l'affaire.
Bonjour,

Pourquoi d'ailleurs cette exception pour "malgré qu'il en ait" ?
Parce qu'ici, "malgré" n'est pas considéré comme une préposition véritable, mais comme la soudure de la vieille expression "mal gré" = "mauvais gré"…
malgré qu'il en ait = quelque mauvais gré qu'il en ait = quelle que puisse être sa mauvaise volonté à ce sujet
OK, merci.