Rimbaud, Le Bateau ivre

Entraide scolaire

28 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour voila j'ai fait une analyse stylistique du "bateau ivre" de Rimbaud des quatrains 8 à 17 mais j'ai du mal à trouver un plan répondant à la problématique suivant: En quoi ce texte illustre t'il l'expérience du voyant?

voici les vers:
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : Je sais le soir,
L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelques fois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareilles aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux des panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulement d'eau au milieu des bonacees,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés de punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instant.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombres aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux…

Presque île, balottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabotteurs aux yeux blonds.
Et je voguais lorqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir à reculons !
merci
As-tu lu la Lettre du voyant ?
Cela pourrait t'aider à répondre…
oui je l'ai lu mais je ne comprend pas tres bien tout cela
Précise ce que tu ne comprends pas, pour qu'on t'explique 🙂
disons la théorie du voyant en général…
J'ai compris qu'il etait critique vis à vis des poètes romantiques, il trouve qu'ils n'ont pas assez réfléchi sur le développement du "je", qu'ils ont seulement étalés leurs sentiments pour la plus part sans travailler la forme
enfin je crois :s
Hum… je crois que tu passes à côté de ce texte fondamental ; relis-le et vois en quoi Le bateau ivre correspond à la notion du poète donnée par Rimbaud dans cette célèbre Lettre
ceci "La première étude de l'homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière; il cherche son âme, il l'inspecte, Il la tente, I'apprend. Dès qu'il la sait, il doit la cultiver"
ce plan vous parait il judicieux

I Une entreprise de liberation
1 Un amour de liberté
2 "je" devient un autre
3 Une exacerbation des sens

II Un accès à l'inconnu
1 Primauté de la couleur
2 Bateau allégorique
3 Une nouvelle langue poétique
En effet voilà qui est mieux, je crois que tu es sur la bonne voie 🙂
merci j'aimerai savoir si les arguments sont bien placés?
Euh… comme je ne vois pas où sont tes arguments, je ne sais que répondre
je veux dire mes sous parties
De l'importance d'être clair !
Oui il me semble que c'est correct
Bonjour tout le monde,

Dans le Bateau ivre d'Arthur Rimbaud, il y a usage recurrent d'enjambements. J'ai pu lire a ce sujet qu'il voulait signifier par la, l'immensite du nouveau monde. Mais lequel ? L'Amerique ou le sien propre qu'il s'est cree ? Cette question me taraude depuis un bon moment ! Si quelqu'un a l'obligeance de me repondre…

Merci ! merci !
Reixach
Ta signature (citation de Aube) est erronée
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers la montagne
Non, c'est
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins
On peut voir dans les enjambements tout ce qu'on veut ; mais Rimbaud n'a jamais vu le nouveau monde, donc je dirais celui qu'il s'est créé.
Merci Leah pour toutes ces précisions !!! Je rectifie.
je travaille sur le poeme "le bateau ivre" de Rimbaud et je dois analyser tout le texte.Or je n'arrive point à analyser une strophe;la voici

"
J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
_Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailés par instants."
merci de bien vouloir m'orienter!
Bonjour,
Etudiant actuellement le Bateau Ivre, je suis tombée sur une problématique possible "En quoi ce poème illustre-t-il le dérèglement des sens?". Je ne comprend pas exactement la formule "dérèglement des sens". Est-ce que ça fait référence à la voyance? La violence? Merci !
Ah oui je ne comprends pas aussi ; j'aimerai bien qu'on y réponde svp Peut - être ça pourrait t 'aider

Dans sa lettre du 15 mai 1871 à Paul Demeny, Rimbaud expose son programme poétique : "Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant. Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens". Ainsi, "il arrive à l'inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l'intelligence de ses visions, il les a vues". Le Bateau ivre, écrit la même année, apparaît comme la transposition allégorique de ce programme. Les cinq premières strophes racontent comment un bateau rompt ses amarres : c'est le poète rompant avec les normes de la poésie, les conventions de la morale, l'idéologie dominante de la société. Après avoir un peu réfléchie , elle ne parait pas si difficile que ça

L'ivresse, c'est le dérèglement de tous les sens. , d'après arthur rimbaud

Ainsi tu peux parler du bateau qui se laisse emporter , avec les marrés
Le fait qu'il rompt les amarres , rupture , l'une des fonction de la poésie

Ai-je raison ? Lettre du voyant :

-Le poète devra sentir , palper , écouter ses inventions => Ce qui revient au texte du bateau ivre , le fait qu'il dance avec les flots tout ça ..

-Trouver une langue , donner de l'informe : Tu parles de néologisme dans le texte


PS : Merde je pensais que tu étais tombé sur ça au bac et j'ai voulu te renseigner . AU bout du compte , je ne pense pas qu'une question si complexe peut tomber ?
bonjour,

Je passe l'oral du bac français le 2 juillet et je risque de tomber sur le "Bateau ivre" de Rimbaud.
"Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux…

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons."
En classe nous l'avons étudié, mais nous avons fait une étude linéaire.
Or à l'oral je vais devoir construire un plan en fonction d'une problématique donnée par l'examinateur. J'ai donc essayé de trouver un plan et j'en suis arrivée à ceci :

I) Renaissance du Bateau
en parlant de la liberté, de la tempête, et du baptême du bateau.
II)La voyance
en parlant de ce poème qui reflète toute la thèse de Rimbaud sur la voyance : dérèglement de tous les sens etc..
III)Le bateau qui ne navigue plus
en parlant de la peur du bateau, de la nostalgie…

Je trouve ce plan vraiment mauvais et j'aimerais beaucoup dans la mesure du possible que vous me veniez en aide.
Merci d'avance!