J'ai un exposé de français à faire sur la machine infernale. Le but de dégager une problématique est d'an lyser un aspect de la pièce seulement notre temps est limité, il me faut donc sélectionner les choses qui me semblent les plus importantes. Sur ce point j'hésite beaucoup car cette pièce peut-être sujette à beaucoup d'interprétation, la question de la liberté et de la fatalité, la modernisation d'une pièce antique…
si vous avez un avis sur ce qui vous semble le plus important…
Bonjour, J'ai un exposé à faire pendant les vacances sur " la machine infernale " et j'avais le choix entre plusieurs personnages et j'ai choisit "Jocaste" et je ne sais pas quoi répondre aux questions alors si vous pouviez m'aider =D
Alors :
- Quel est son rôle?
- Quel est son caractère?
- En quoi la mort la rend sublime? ( au IVè Acte )
- Comment Cocteau la tourne en dérision?
- En quoi est elle une mère angoissée?
Voila merci d'avance =)
J'espère que quelqu'un pourra m'aider :/
Bonjour, J'ai un exposé à faire pendant les vacances sur " la machine infernale " et j'avais le choix entre plusieurs personnages et j'ai choisit "Jocaste" et je ne sais pas quoi répondre aux questions alors si vous pouviez m'aider
Alors :
- Quel est son rôle?
- Quel est son caractère?
- En quoi la mort la rend sublime? ( au IVè Acte )
- Comment Cocteau la tourne en dérision?
- En quoi est elle une mère angoissée?
Voila merci d'avance =)
J'espère que quelqu'un pourra m'aider :/
Au risque de paraître extrêmement sentencieux: tu ne seras jamais plus efficace que sur une problématique que tu as toi-même choisie et qui te parle. Nous avons tous une façon qui nous est propre d'interpréter et de comprendre une oeuvre, nous avons tous une sensibilité différente, et j'ai dans l'idée que commenter une oeuvre cela revient toujours, en fin de compte, à parler de soi - ce qui ne veut pas dire qu'on a le droit de dire n'importe quoi sur un texte.
En ce qui me concerne, ce qui m'a particulièrement fasciné dans la Machine Infernale, c'est la question du destin. Qui commande ? les dieux ? Cette explication ne semble pas vraiment satisfaire Anubis: "Le mystère a ses mystères, nous dit-il, les dieux possèdent leurs dieux. Nous avons les nôtres. Ils ont les leurs. C'est ce qu'on appelle l'infini". En assimilant l'instance suprême de signification qu'est la divinité à une bureaucratie dans laquelle il devient difficile de savoir qui donne véritablement les ordres, Cocteau assujetit ses personnages à une logique de l'absurde. La Mort, dans Orphée, esquisse le portait d'une autorité en sommeil, indifférente au sort des hommes qui se déchirent en son nom, sans trop savoir du reste pourquoi: "Certains disent qu'il pense à nous, d'autre qu'il nous pense, d'autres qu'il dort et que nous sommes son rêve. Son mauvais rêve". Cette idée est assez proche de celle que l'on peut trouver dans l'Electre de Giraudoux, au travers du monologue d'Egisthe, et offre un éclairage intéressant sur l'Antigone de Jean Anouilh. Toujours est-il que le décalage entre la tragédie d'Oedipe telle qu'elle a été écrite par Sophocle notamment, qui tout en posant la question du destin concentre toute la signification sur les dieux - ce sont eux qui décident de tout - et l' "anti-tragédie" de Cocteau, qui est un désordre insondable dont personne n'est directement responsable, est total.
Réécrire la tragédie au XXe siècle, comme l'a fait Cocteau, comme l'a fait Giraudoux, comme l'a fait Anouilh, c'est poser au monde la question du Sens et de l'ab-Sens.
PS: Je glisse pour ceux que ça intéresse l'extrait de Giraudoux auquel je fais allusion, je le trouve très beau:
"Entre les espaces et les durées, toujours en flirt, entre les gravitations et les vides, toujours en lutte, il est de grandes indifférences, qui sont les dieux. Je les imagine, non point occupés sans relâche de cette moisissure suprême et mobile de la terre qu'est l'humanité, mais parvenus à un tel grade se sérénité et d'ubiquité qu'il ne peut plus être que la béatitude, c'est-à-dire l'inconscience. Ils sont inconscients au sommet de l'échelle de toutes créatures comme l'atome est inconscient à leur degré le plus bas. La différence c'est que c'est une inconscience fulgurante, omnisciente, taillée à mille faces, et à leur état normal de diamants, atones et sourds, ils ne répondent qu'aux lumières, qu'aux signes, et sans les comprendre."