Rabelais, Le Tiers Livre, chapitre 37

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je me présente je suis en 1re ES et je dois rendre un commentaire composé pour le mercredi 7 novembre sur le texte de Rabelais Le Tiers Livre au chapitre 37 qui débute par : "A paris" et qui s'achève sur "d'un fol prendre". Voilà alors si vous pouviez m'aider à trouver un plan ça me serait d'un réel secours ! car là je ne trouve vraiment pas. Cela fait un mois que je suis en pleine recherche. Merci pour votre aide.
TEXTE
A Paris en la roustisserie du petit Chastelet, au davant de l'ouvroir d'un Roustisseur, un Faquin mangeoit son pain à la fumée du roust, & le trouvoist ainsi perfumé grandement savoureux. Le Roustisseur le laissoit faire. En fin quand tout le pain feut baufré, le Roustisseur happe le Faquin au collet, & vouloit qu'il luy payast la fumée de son roust. Le Faquin disoit en rien n'avoir ses viandes endommaigé, rien n'avoir du sien prins: en rien ne luy estre debiteur. La fumée dont estoit question, evaporoit par dehors: ainsi comme ainsi se perdoit elle: iamais n'avoit esté ouy que dedans Paris on eust vendu fumée de roust en rue. Le Roustisseur replicquoit que de fumée de son roust n'estoit tenu nourrir les Faquins: & renioit en cas qu'il ne le payast, qu'il luy housteroit ses crochetz. Le Faquin tire son tribart, & se mettoit en defense. L'altercation feut grande. Le badault peuple de Paris accourut au debat de toutes pars. Là se trouva à propous Seigny Ioan le fol Citadin de Paris. L'ayant apperceu le Roustisseur, demanda au Faquin. Veulx tu sus nostre different croire ce noble Seigny Ioan? Ouy par le sambreguoy, respondit le Faquin. Adoncques Seigny Ioan avoir leur discord entendu, commenda au Faquin, qu'il luy tirast de son baudrier quelque pièce d'argent. Le Faquin luy mist en main un Tournoys Philippus. Seigny Ioan le print, & le mist sus son espaule guausche, comme explorant s'il estoit de poys: puys le timpoit sus la paulme de sa main guausche, comme pour entendre s'il estoit de bon alloy: puys le posa sus la prunelle de son oeil droict, comme pour veoir s'il estoit bien marqué. Tout ce feut faict en grande silence, de tout le badault peuple, en ferme attente du Roustisseur, & desespoir du Faquin. En fin le feist sus l'ouvroir sonner par plusieurs foys. Puys en maiesté Praesidentale tenent sa marote on poing, comme si feust un sceptre, & affeublant en teste son chapperon de martres cingesses à aureilles de papier, fraizé à poincts d'orgues, toussant prealablement deux ou trois bonnes foys, dist à haulte voix. La court vous dict, que le Faquin qui a son pain mangé à la fumée du roust, civilement a payé le Roustisseur au son de son argent. Ordonne la dicte court que chascun se retire en sa chascunière: sans despens, & pour cause.

Ceste sentence du fol Parisien tant a semblé equitable, voire admirable es docteurs sudictz, qu'ilz font doubte en cas que la matière eust esté on Parlement dudict lieu, ou en la rotte à Rome, voire certes entre les Areopagites decidée, si plus iuridicquement eust esté par eulx sententié. Pourtant advisez si conseil voulez de un fol prendre. François RABELAIS, LE TIERS-LIVRE
bonjour,
Est ce que quelqu'un pourrait me donner la problématique du texte et quelque déductions car depuis 3-4jours je l'analyse mais en vint.
A Paris en la roustisserie du petit Chastelet, au davant de l'ouvroir d'un Roustisseur, un Faquin mangeoit son pain à la fumée du roust, & le trouvoist ainsi perfumé grandement savoureux. Le Roustisseur le laissoit faire. En fin quand tout le pain feut baufré, le Roustisseur happe le Faquin au collet, & vouloit qu'il luy payast la fumée de son roust. Le Faquin disoit en rien n'avoir ses viandes endommaigé, rien n'avoir du sien prins: en rien ne luy estre debiteur. La fumée dont estoit question, evaporoit par dehors: ainsi comme ainsi se perdoit elle: iamais n'avoit esté ouy que dedans Paris on eust vendu fumée de roust en rue. Le Roustisseur replicquoit que de fumée de son roust n'estoit tenu nourrir les Faquins: & renioit en cas qu'il ne le payast, qu'il luy housteroit ses crochetz. Le Faquin tire son tribart, & se mettoit en defense. L'altercation feut grande. Le badault peuple de Paris accourut au debat de toutes pars. Là se trouva à propous Seigny Ioan le fol Citadin de Paris. L'ayant apperceu le Roustisseur, demanda au Faquin. Veulx tu sus nostre different croire ce noble Seigny Ioan? Ouy par le sambreguoy, respondit le Faquin. Adoncques Seigny Ioan avoir leur discord entendu, commenda au Faquin, qu'il luy tirast de son baudrier quelque pièce d'argent. Le Faquin luy mist en main un Tournoys Philippus. Seigny Ioan le print, & le mist sus son espaule guausche, comme explorant s'il estoit de poys: puys le timpoit sus la paulme de sa main guausche, comme pour entendre s'il estoit de bon alloy: puys le posa sus la prunelle de son oeil droict, comme pour veoir s'il estoit bien marqué. Tout ce feut faict en grande silence, de tout le badault peuple, en ferme attente du Roustisseur, & desespoir du Faquin. En fin le feist sus l'ouvroir sonner par plusieurs foys. Puys en maiesté Praesidentale tenent sa marote on poing, comme si feust un sceptre, & affeublant en teste son chapperon de martres cingesses à aureilles de papier, fraizé à poincts d'orgues, toussant prealablement deux ou trois bonnes foys, dist à haulte voix. La court vous dict, que le Faquin qui a son pain mangé à la fumée du roust, civilement a payé le Roustisseur au son de son argent. Ordonne la dicte court que chascun se retire en sa chascunière: sans despens, & pour cause.

Ceste sentence du fol Parisien tant a semblé equitable, voire admirable es docteurs sudictz, qu'ilz font doubte en cas que la matière eust esté on Parlement dudict lieu, ou en la rotte à Rome, voire certes entre les Areopagites decidée, si plus iuridicquement eust esté par eulx sententié. Pourtant advisez si conseil voulez de un fol prendre.

François RABELAIS, LE TIERS-LIVRE
Bonsoir.

J'espère que tu peux au moins nous résumer brièvement cette savoureuse histoire…
Car je pense que tu en as tout de même compris les grandes lignes ?
je pense que ce texte à une double fonction : celle d'un conte et celle de "folâtries" mais pourquoi?
Tu le penses, et tu nous demandes pourquoi.

Alors, tu ne sais même pas pourquoi tu le penses ?

Si tu ne sais pas faire un commentaire composé, consulte cette fiche-méthode.
Cela pourra peut-être t'aider…
ma question est 😜ourquoi ce texte a une double fonction?
Oui, d'accord, tu penses que ce texte a une double fonction…
Sur quels éléments, sur quelles caractéristiques du texte t'es-tu fondé pour le penser ?
Apres un bon week-end de réflexion je dis que le fou est très intelligent et panurge et complètement fou !
Oui, certes, Ioan le fol raisonne intelligemment.
Mais quels termes te font-ils dire que Panurge est complètement fou ?

Tu es vraiment incapable de résumer très brièvement la petite histoire avec des mots simples ?
Je n'ai toujours pas la preuve que tu l'aies bien comprise.
car Panurge pose une question à la nécessité de se marier où seulement lui peut le savoir .
Rabelais pose un problème entre la science et le domaine des activités humaines , opposition avec le formalisme médiéval en particulier le formalisme scolastique qui prétende tous résoudre par la science ou par les formes stéréotypés
=>utilisation de la sagesse dans l'optique humaine!

Mes propos sont t 'ils pertinents?
Panurge ne pose pas cette question dans ce texte précis…
Il y a sans doute du vrai dans ce que tu dis, mais je te rappelle que c'est le texte que tu as cité que tu dois commenter.
Essaie de développer un peu en citant le texte.

Et pour la troisième fois, je te le demande : as-tu bien compris l'histoire que raconte ce texte ?
Qu'est-ce que ça raconte ?
pour la compréhension c'est bon!