Ces usages qui consistent à féminiser un terme me paraissent extrèmement hypocrites, comme si la fonction de directeur était au dessus de de celle de directrice: il me semble, à moi, que l'on cherche, à travers ce phénomène, à prolonger une hiérarchie défavorable à la femme. Et puis la loi n'a jamais fait avancer ce genre de problème, en France surtout: conférer celle sur la parité homme-femme dans les fonctions éligibles.
C'est pouquoi je m'en tiens à Madame le; à mes yeux c'est manifester la reconnaissance envers la maîtrise que bien de nos soeurs montrent.
Mais je mélange politique et grammaire….
Bonsoir, JSC !
Le Petit Robert mentionne speakerine (speaker + suffixe emprunté à l'allemand)(1934) : faux anglicisme, vieilli.
Annonceuse, présentatrice.
* Les speakerines de la télévision. [Que sont-elles devenues ? D'où sans doute le qualificatif vieilli…]
Leaderine. Pourquoi pas ? Encore faudrait-il peut-être qu'il y en ait suffisamment pour que le mot devienne un besoin. Et pourtant le nombre ne fait rien à l'affaire : c'est une question de volonté, sous cette forme ou sous une autre.
Bonsoir, Edy.
Vieilli? Comme moi, alors. J'ai l'impression de devenir une référence historique pour nos jeunes lecteurs!
En 1983, il y avait toujours de speakerines à la télévision en France.
J'essaye de me souvenir comment on les appelle en Angleterre; il est possible qu'elles n'avaient pas un titre particulier: tantôt "announcer" (comme pour un homme) tantôt "le programme a été présenté/introduit par…."
J'ai l'impression que la France n'est pas encore prêt pour élire une Présidente, donc on reste assez éloigné de la nécessité de trouver une féminisation de SPEAKER; Nous avons le temps d'y réfléchir encore. LEADERETTE, LEADEUSE, LEADERE…..
J'aime bien : "Le genre est aléatoire"' ..
…..
Certains se comportent comme des observateurs… d'autres comme des acteurs.
Bonjour.
Une question, s'il vous plait.
Lorraine entra chez de Guiche.
Son aspect était des plus rassurants. Monsieur, dit-il à de Guiche, était de charmante humeur, et l’on n’eût pas dit que le moindre nuage eût passé sur le ciel conjugal.
D’ailleurs, Monsieur avait si peu de rancune !
Depuis très-longtemps à la cour, le chevalier de Lorraine avait établi que, des deux fils de Louis XIII, Monsieur était celui qui avait pris le caractère paternel, le caractère flottant, irrésolu ; bon par élan, mauvais au fond, mais certainement nul pour ses amis.
Il avait surtout ranimé de Guiche en lui démontrant que Madame arriverait avant peu à mener son mari, et que, par conséquent, celui-là gouvernerait Monsieur qui parviendrait à gouverner Madame.
Dans la dernière phrase, à qui est-ce que le
celui-là réfère-t-il ?
En apparence, ça semble être
de Guiche, mais sémantiquement
Madame.
Je n'arrive pas à choisir ; aidez-moi, s'il vous plait.
Aimablement.
Hwang(moijesuisneant) a écrit :celui-là gouvernerait Monsieur qui parviendrait à gouverner Madame.
Dans la dernière phrase, à qui est-ce que le celui-là réfère-t-il ?
En apparence, ça semble être de Guiche, mais sémantiquement Madame.
Je n'arrive pas à choisir ; aidez-moi, s'il vous plait.
C'est normal que tu n'arrives pas à choisir car … c'est ni l'un ni l'autre. Il s'agit d'une construction un peu recherchée équivalente à :
celui qui parviendrait à gouverner Madame gouvernerait Monsieur (puisque Madame mène Monsieur).
Par exemple, au lieu de dire
Celui qui apprend de nombreuses langues comprendra bien le monde
on peut dire :
Celui-là comprendra bien le monde qui apprend de nombreuses langues.
Une très belle étude sur cette construction :
https://libra.unine.ch/export/DL/20484.pdfMerci, lamaneur.
Donc, dans la phrase "Celui-là gouvernerait Monsieur qui parviendrait à gouverner Madame", l'antécédent du pronom relatif qui n'est pas Monsieur mais Celui-là.
Maintenant, je comprends.
En passant, cette sorte de construction est-elle interdite en français contemporain ?
"Celui-là boira qui a bu" ou "Celui-là boira, qui a bu" par exemple ?
Et merci encore pour le lien ; je l'étudierai attentivement. 🙂
Oui, tu as bien compris.
La construction n'est pas interdite en français contemporain, mais elle est très peu utilisée : beaucoup trop recherchée pour l'oral, un peu obsolète pour l'écrit ; dommage car elle ne manque pas d'élégance.
lamaneur a écrit :; dommage car elle ne manque pas d'élégance.
Je suis heureux que tu y penses ainsi.
Parce que,
"Celui-là gouvernerait Monsieur qui parviendrait à gouverner Madame" me plaît beaucoup plus que
"Celui-là qui parviendrait à gouverner Madame gouvernerait Monsieur" ; mais, je ne sais pas pourquoi…
je renouvelle mes remerciements à toi, lamaneur. 🙂
Hwang(moijesuisneant) a écrit :
Je suis heureux que tu y penses ainsi.
Parce que, "Celui-là gouvernerait Monsieur qui parviendrait à gouverner Madame" me plaît beaucoup plus que "Celui-là qui parviendrait à gouverner Madame gouvernerait Monsieur" ; mais, je ne sais pas pourquoi…
je te renouvelle mes remerciements à toi, lamaneur. 🙂
En fait, si l'on utilise le tour direct :
"Celui-là qui parviendrait à gouverner Madame gouvernerait Monsieur", on n'utilise pas "celui-là qui" mais seulement "celui qui".
Je pense que je commence à comprendre la différence entre la construction de 'Celui-là… qui…' et celle de 'Celui qui…'.
Et… quelles fautes dans ma phrase !
J'en ai honte.
Cette fois, je te renouvelle mes remerciements, lamaneur. 🙂
Surtout pas de honte, Hwang. Je ne signale ces petites fautes que parce que je pressens ton désir de t'améliorer encore, mais je suis toujours stupéfait de ta bonne maîtrise de notre langue et c'est moi qui devrais être honteux de ne pas pouvoir te rendre la pareille en coréen.
Cher lamaneur.
Ton encouragement me réconforte beaucoup.
J'apprends tellement de tes correction et j'en suis heureux.
Donc, n'hésite surtout pas à corriger mes fautes ne fussent-elles légères.
Merci, toujours.
Hwang(moijesuisneant) a écrit :Donc, n'hésite surtout pas à corriger mes fautes ne fussent-elles légères.
Alors, avec ta permission, il faut choisir entre :
n'hésite surtout pas à corriger mes fautes ne, fussent-elles légères.
(= même si mes fautes étaient légères)
ou
n'hésite surtout pas à corriger mes fautes, ne fussent-elles que légères.
(= même si mes fautes n'étaient que légères)
🙂
J'avais voulu dire "ne fussent-elles que légères". 😀
Et, ici, devrais-je utiliser le passé composé au lieu du plus-que-parfait ?
Je veux exprimer l'antériorité de mon intention d'écrire par rapport à l'action d'écrire qui est au temps passé mais sous-entendue dans ma phrase.
Cordialement.
Hwang(moijesuisneant) a écrit :J'avais voulu dire "ne fussent-elles que légères". 😀
Et, ici, devrais-je utiliser le passé composé au lieu du plus-que-parfait ?
En fait, je crois qu'on dirait plus volontiers, avec un simple imparfait : "je voulais dire …" mais les deux autres temps pourraient s'employer.