Bonsoir et merci beaucoup pour vos réponses. 😀
Donc si je prend comme problématique quelle est l'enjeu de cette échange ?
Dans la première partie je parlerais du sérieux de cet extrait :
-Camille veut des conseils pour le couvent
-Elle veut connaître le fond de Perdican
Dans la deuxième partie je parlerais du badinage de cet extrait :
-Perdican ne comprend pas réellement la venue de Camille et essaye de comprendre
-Camille utilise différents moyens pour qu'il lui réponde
-Camille lui pose des questions sur sa vie privé assez inutile
Trouvez vous que ces partie convienne à la problématique ?
Je n'ai pas du tout envie de faire de hors sujet ! 😞
Merci d'avance 🙂
J'inverserais :
Apparent badinage
Echange plus sérieux qu'il n'y paraît
Bonjour je dois faire un commentaire sur le ci-dessous mais je n'arrive pas à trouver les éléments.
I.Perdican cherche à persuader Camille
A)Argument de Perdican
B)Moyen de persuasion
C)Un discours destiné par rapport à Camille
Acte II Scène 5
(Une fontaine dans un bois.)
Entre Perdican, lisant un billet.
« Trouvez-vous à midi à la petite fontaine. » Que veut dire cela ? tant de froideur, un refus si positif, si cruel, un orgueil si insensible, et un rendez-vous par-dessus tout ? Si c’est pour me parler d’affaires, pourquoi choisir un pareil endroit ? Est-ce une coquetterie ? Ce matin, en me promenant avec Rosette, j’ai entendu remuer dans les broussailles, il m’a semblé que c’était un pas de biche. Y a-t-il ici quelque intrigue ?
(Entre Camille.)
Camille
Bonjour, cousin ; j’ai cru m’apercevoir, à tort ou à raison, que vous me quittiez tristement ce matin. Vous m’avez pris la main malgré moi, je viens vous demander de me donner la vôtre. Je vous ai refusé un baiser, le voilà. (Elle l’embrasse.) Maintenant, vous m’avez dit que vous seriez bien aise de causer de bonne amitié. Asseyez-vous là, et causons. (Elle s’assoit.)
Perdican
Avais-je fait un rêve, ou en fais-je un autre en ce moment ?
Camille
Vous avez trouvé singulier de recevoir un billet de moi, n’est-ce pas ? Je suis d’humeur changeante ; mais vous m’avez dit ce matin un mot très juste : « Puisque nous nous quittons, quittons-nous bons amis. » Vous ne savez pas la raison pour laquelle je pars, et je viens vous la dire : je vais prendre le voile.
Perdican
Est-ce possible ? Est-ce toi, Camille, que je vois dans cette fontaine, assise sur les marguerites comme aux jours d’autrefois ?
Camille
Oui, Perdican, c’est moi. Je viens revivre un quart d’heure de la vie passée. Je vous ai paru brusque et hautaine ; cela est tout simple, j’ai renoncé au monde. Cependant, avant de le quitter, je serais bien aise d’avoir votre avis. Trouvez-vous que j’aie raison de me faire religieuse ?
Perdican
Ne m’interrogez pas là-dessus, car je ne me ferai jamais moine.
Camille
Depuis près de dix ans que nous avons vécu éloignés l’un de l’autre, vous avez commencé l’expérience de la vie. Je sais quel homme vous êtes, et vous devez avoir beaucoup appris en peu de temps avec un cœur et un esprit comme les vôtres. Dites-moi, avez-vous eu des maîtresses ?
Perdican
Pourquoi cela ?
Camille
Répondez-moi, je vous en prie, sans modestie et sans fatuité.
Perdican
J’en ai eu.
Camille
Les avez-vous aimées ?
Perdican
De tout mon cœur.
Camille
Où sont-elles maintenant ? Le savez-vous ?
Perdican
Voilà, en vérité, des questions singulières. Que voulez-vous que je vous dise ? Je ne suis ni leur mari ni leur frère ; elles sont allées où bon leur a semblé.
Camille
Il doit nécessairement y en avoir une que vous ayez préférée aux autres. Combien de temps avez-vous aimé celle que vous avez aimée le mieux ?
Perdican
Tu es une drôle de fille ! Veux-tu te faire mon confesseur ?
Camille
C’est une grâce que je vous demande, de me répondre sincèrement. Vous n’êtes point un libertin, et je crois que votre cœur a de la probité. Vous avez dû inspirer l’amour, car vous le méritez, et vous ne vous seriez pas livré à un caprice. Répondez-moi, je vous en prie.
Perdican
Ma foi, je ne m’en souviens pas.
Camille
Connaissez-vous un homme qui n’ait aimé qu’une femme ?
Perdican
Il y en a certainement.
Camille
Est-ce un de vos amis ? Dites-moi son nom.
Perdican
Je n’ai pas de nom à vous dire, mais je crois qu’il y a des hommes capables de n’aimer qu’une fois.
Camille
Combien de fois un honnête homme peut-il aimer ?
Perdican
Veux-tu me faire réciter une litanie, ou récites-tu toi-même un catéchisme ?
Camille
Je voudrais m’instruire, et savoir si j’ai tort ou raison de me faire religieuse. Si je vous épousais, ne devriez-vous pas répondre avec franchise à toutes mes questions, et me montrer votre cœur à nu ? Je vous estime beaucoup, et je vous crois, par votre éducation et par votre nature, supérieur à beaucoup d’autres hommes. Je suis fâchée que vous ne vous souveniez plus de ce que je vous demande ; peut-être en vous connaissant mieux je m’enhardirais.
Perdican
Où veux-tu en venir ? parle ; je répondrai.
Camille
Répondez donc à ma première question. Ai-je raison de rester au couvent ?
Perdican
Non.
Camille
Je ferais donc mieux de vous épouser ?
Perdican
Oui.
Camille
Si le curé de votre paroisse soufflait sur un verre d’eau, et vous disait que c’est un verre de vin, le boiriez-vous comme tel ?
Perdican
Non.
Camille
Si le curé de votre paroisse soufflait sur vous, et me disait que vous m’aimerez toute votre vie, aurais-je raison de le croire ?
Perdican
Oui et non.
Camille
Que me conseilleriez-vous de faire le jour où je verrais que vous ne m’aimez plus ?
Perdican
De prendre un amant.
Camille
Que ferai-je ensuite le jour où mon amant ne m’aimera plus ?
Perdican
Tu en prendras un autre