Amélie Nothomb

Littérature

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J'ai mis moins de trois heures à lire Les Combustibles, aujourd'hui. Contrairement à ce que m'a dit une amie, je l'ai trouvée plutôt bonne. Mais alors, les didascalies… perdent toute fonction indicative par endroit. Nothomb aurait au moins pu répartir sa pièce en scènes et actes, il y avait de quoi, et soigner jusqu'au bout la langue. Ce n'est pour autant pas faute de s'être essayée au théâtre. La pièce est d'une noirceur que j'ai rarement lue : ironie, cynisme, pessimisme à certains degrés, instinct de survie. On retrouve également dans le personnage de Marina la perversité de la femme mais différemment, dans une position normalement de soumission, celle de l'étudiante. Malgré les grandes dimensions de la pièce comme les suggère la présence de la bibliothèque du professeur, les personnages, excepté Daniel, ne tombent pas dans la folie à cause d'une éventuelle étroitesse spatiale mais de la réduction au fil du temps de la grandeur intellectuelle et la facilité de mourir en temps de guerre.
Rapide, réfléchie, intéressante pièce mais ne restera pas longtemps dans les mémoires : l'action ne retentit pas.
Ses premières œuvres (dont Stupeur et tremblements ou Les Catilinaires) sont de loin mes préférées, mais ses derniers livres ne m'ont pas fait grande impression… On ne retient pas grand chose des personnages, qui ont souvent un nom à coucher dehors, et c'est la seule chose que l'on retient (Saturnine ou Plectrude O__^)… Les premières œuvres sont vraiment intéressantes d'un point de vue littéraire mais les suivantes s'apparentent vraiment à de la littérature de gare et à du commerce pour les libraires … A chaque rentrée littéraire, elle en sort un, mais elle devrait plutôt mettre plus de temps à les écrire (et à les publier) pour qu'on en retienne quelque chose d'intéressant 🙄