Amélie Nothomb
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Profitendieu a écrit :ecriture a écrit :le camp de concentration a été reproduit pour la télé réalité où cela a été fait directement dans le camp à l'époque de la guerre ?
Tu ne parles pas d'Attentat plutôt?
Non non, c'est bien acide sulfurique. Tu peux voir là :
https://livre.fnac.com/a1677665/Amelie-Nothomb-Acide-sulfurique
Sinon merci aux autres de m'avoir répondu. Je trouve le thème assez particulier, je suis curieuse de voir ce qu'elle a écrit.
Personnellement, je préfère ses premiers romans 😉 même si Une forme de vie est très bon, enfin je trouve.
Comateen a écrit :Profitendieu a écrit :ecriture a écrit :le camp de concentration a été reproduit pour la télé réalité où cela a été fait directement dans le camp à l'époque de la guerre ?
Tu ne parles pas d'Attentat plutôt?
Attentat est un roman autour d'un homme très laid et d'une jeune fille très belle 😉
Autant pour moi, je ne me souvenais pas avoir lu ce Nothomb; une expérience marquante probablement. 😂
J'ai adoré Ni d'Ève ni d'Adam mais je vois que personne n'en parle
C'est le récit de sa relation assez complexe avec un japonais. Je vous laisse une citation, un de mes passages préférés
Je pense qu'il ne contient pas de "spoilers" 🙂 :
"Tuvéra n'était jamais si fantastique qu'au sein d'un immeuble tokyoïte perfectionné. La musique de Bach retentit dès que j'ouvris la porte.
-C'est Bach, dis-je.
Chaqu'un son tour.
-J'aime beaucoup, commenta Rinri
Je me tournai et le montrai du doigt:
-C'est toi
Après l'amour il n'y avait plus de règle. Sur l'oreiller je découvrais quelqu'un. Il me regardait très longtemps puis disait:
-Quel beau tu es.
C'était de l'anglais mal traduit en français. Pour rien au monde je ne l'aurais corrigé. On ne m'avais jamais trouvée beau." Biographie de la faim est aussi très bien écrit mais il m'est difficile de le résumer car c'est un livre très particulier, je trouve. Je vous laisse, par contre, une citation:
"Au détour d’une phrase qui n’apportait guère d’informations supplémentaires, un phénomène incroyable se produisit : un influx parcourut ma colonne vertébrale, ma peau se hérissa, et malgré une température ambiante de trente-huit degrés, j’eus la chair de poule. Sidérée, je relus la période qui avait provoqué cette réaction tentant d’en déceler l’origine. Mais il n’était question que de cire en fusion, de sa texture, de son odeur : autant dire rien. Alors pourquoi cet émoi spectaculaire ? Je finis par trouver. Cette phrase était belle : ce qui s’était passé, c’était la beauté."
À vrai dire, elle ce passage n'est pas très pertinent pour décrire le livre mais il m'a marqué. 😉
ecriture a écrit :Bonjour à tous !
Pour mon enseignement exploratoire littérature et société, je dois lire Acide sulfurique. Quelqu'un l'a-t-il lu ? Qu'en avez-vous pensé ?
Sinon j'ai une question, parce que le résumé n'est pas très claire : le camp de concentration a été reproduit pour la télé réalité où cela a été fait directement dans le camp à l'époque de la guerre ?
C'est pas très clair, alors si quelqu'un peut me répondre ça m'éclairement please. Mais pitié, pas de spoiler !
Merci d'avance !
Je ne sais si tu l'as lu depuis le 24 Février, mais je me permets de te dire ce que j'en ai pensé.
Pour moi, Amélie Nothomb fait partie de ces auteurs dont j'exècre le style, d'autant plus que ses oeuvres sont adulées alors que, il faut le reconnaître, ce n'est pas un grand écrivain. Vous aurez compris mon appriori négatif, qui fut accentué à la lecture d'Acide sulfurique, qui se finit en une heure, voire deux. L'histoire est loufoque et l'hyperbole-métaphore sans grand intérêt, selon moi. À part le personnage principal, Pannonique, on ne peut aisément cerner la psychologie des protagonistes. De plus, la complication des noms et du matricule me paraît inutile.
Amélie Nothomb fait partie de ces auteurs dont le style m'exècre,
Si je puis me permettre… Plutôt
"dont j'exècre le style".
À moins que ce soit encore un belgicisme inédit ? 😉
Haha 😉
Non, c'est tout à fait juste, je me suis trompé! (quoique le style doit m'exécrer, au vu de ce que j'en pense).
Bonsoir 😉
Je n'ai pas encore terminé le livre, il faut dire que je ne lis pas énormément en ce momement, et que je lis plusieurs livres à la fois 😜
J'en suis à peu près à la moitié du livre. C'est le premier livre que je lis de cet auteur, et c'est vrai que c'est… assez particulier. La situation dans le livre est terrible (faire des camps de concentration un lieu de téléréalité), et pourtant il y a très peu d'émotion et de sentiments décrits. Ce que je ressens en lisant, c'est : rien. Un sujet tel que celui-ci devrait être rempli d'émotion, de tristesse… Et pourtant c'est tellement particulier que je n'éprouve aucune peine pour les personnages.
Bref, on verra quand j'aurai fini, je vous tiendrai au courant !
Il s'avère que mon auteur préféré devrais-je dire écrivaine est Amélie Nothomb ! Je pense qu'à peu près tout le monde, ici, doit connaître cette mirobolante écrivaine au style simple, intelligible, épuré et subtil. Et vous, qu'en pensez-vous ? Et sinon quel est votre auteur préféré ?
Pour être tout à fait honnête, je trouve Amélie Nothomb vulgaire, commerciale et bien présomptueuse. Ses écrits me donnent l'impression d'un caprice psychologique notoire, mais guère littéraire. Des difficultés existentielles qui deviennent les leitmotiv lassants de chaque rentrée littéraire, des apparitions fantasques et surjouées par-ci par-là, une plume hautaine, un style touffu et répétitif qui cache mal le besoin de catharsis… je n'aime, en somme, ni le personnage, ni les écrits.
Moi le roman que j'ai préférer d'elle est Hygiène de l'assassin
Je n'ai lu que trois de ses oeuvres mais je pense qu'elle possède un réel talent de psychologue mais aussi d'écrivain.Si l'on regarde un peu en arrière, Zola était critiqué par beaucoup de ses contemporains, pour sa vision trop "naturaliste", et sa description de scènes peu catholique… Je pense que son talent réside dans les caractères de ses personnages, comme l'écrivain eunuque dans L'hygiène de l'assassin.
Le premier livre que j'ai lu d'elle est Hygiène de l'assassin, qui m'a beaucoup surprise et enthousiasmée. Puis je lis Journal d'Hirondelle, que je trouve sympathique. Je continue sur ma lancée avec Mercure et Acide sulfurique - j'ai un peu de temps - et puis plus rien. Tout se ressemble. Amélie Nothomb a trouvé la recette miracle qu'elle sert différemment chaque année, sans jamais parvenir à se renouveler. Elle reste pour moi l'auteure d'un seul livre.
Bonjour,
Je n'aime pas Miss A.N. qui souffre d'une inflation "littéraire"… dit-elle. Aucune littérature dans ses écrits. Elle plaît aux jeunes générations, je me demande pourquoi (enfin, si, je le sais). Littérature bien facile, inflation de l'ego. Bon, OK, elle gagne des sous… Et alors ? Baudelaire était pauvre, n'est-ce pas ?
fandixhuit a écrit :Bonjour,
Je n'aime pas Miss A.N. qui souffre d'une inflation "littéraire"… dit-elle. Aucune littérature dans ses écrits. Elle plaît aux jeunes générations, je me demande pourquoi (enfin, si, je le sais). Littérature bien facile, inflation de l'ego. Bon, OK, elle gagne des sous… Et alors ? Baudelaire était pauvre, n'est-ce pas ?
Je suis tout à fait d'accord avec toi fandixhuit. 😉
J'ai essayé Amélie Nothomb, à 16 ans. Je trouvais les histoires assez sympa, mais vraiment le style (peut on parler de style ?) pourri. Tout simplement. Elle donne l'impression de travailler avec le dictionnaire des synonymes à côté d'elle, histoire d'en mettre plein la vue avec un vocabulaire abscons, qui bien souvent ne sied pas au contexte, et n'apporte rien.
Et puis, quand on voit qu'elle écrit sort deux bouquins par an, ca fait réfléchir, non ? 😀
Ce qui est dommage, à mon sens, c'est que, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, cette femme a une vraie personnalité et une vraie volonté de faire passer quelque chose à travers ses bouquins.
Je ne suis pas fan mais je reconnais qu'elle a une vraie volonté littéraire. (même si ses textes ne sont pas forcément "littéraires", elle en a au moins la volonté ce qui la place bien au-dessus de certains autres auteurs actuels…)
Du coup, je regrette un peu que ses livres soient aussi courts et qu'elle publie autant. A mon avis, mais ça n'engage que moi, elle devrait peut-être écrire et publier moins pour se pencher plus longtemps sur un seul bouquin où elle pourrait vraiment apporter quelque chose.
Je crois que si elle voulait se donner la peine de bosser un peu plus sur un seul bouquin, cela pourrait donner quelque chose de pas mal (pour quelqu'un aimant sa façon d'écrire)
Je pense qu'Amelie Nothomb fait partie de ces personnages que l'on déteste ou que l'on adore.
Personnellement, je l'adore. Bien sûr, je n'aime pas tout ces romans avec la même intensité, mais disons que j'aime beaucoup sa façon d'écrire, et l'atmosphère malsaine qui règne dans ses oeuvres. J'ai tout particulièrement aimé
-Les Catilinaires.
-Hygiène de l'assassin.
-Mercure.
-Robert des noms propres.
-Acide sulfurique.
Après, j'aime aussi toute sa littérature "autobiographique" mais moins. Une chose qui me laisse cependant perplexe, c'est cette volonté de donner à tous les personnages de ses romans, des prénoms originaux à souhait qui frisent le ridicule : Panonique, Astrolabe…
Je viens de terminer
Antéchrista, de Nothomb. Moins bien que son grand prix du roman
Stupeur et Tremblements qu'elle a - vulgairement parlant - beaucoup pompé, " calendrier " (pour reprendre le terme de
la critique de l'Express), la pensée sous forme de dialogue intérieur est bébête, l'humour y est tantôt des plus enfantins, tantôt des plus hilarants et les péripéties habituent le lecteur au lieu de le surprendre, de le révolter à chaque méfait d'Antéchrista.
Peut-être est-ce un hasard qu'il ressemble moins subtilement à
Bonjour Tristesse, de Sagan, en ce qui concerne la psychologie de leurs anti-héroïnes.
Néanmoins, je le recommande vivement car la résolution de l'intrigue et la toute fin valent le détour !
J'ai soupé des romans d'adolescence modernes (deux à la suite), de leurs ragnagnas psychologiques. Il est grand temps pour moi de revenir aux chers classiques portant sur d'autres sujets moins pensifs, prenant moins la tête du lecteur.
Qu'as-tu trouvé "bébête", exactement ? ça fait un certain temps que je l'ai lu mais cet aspect-là ne m'avait pas frappé. Son habitude à se rabaisser sans cesse est bien exprimé, d'ailleurs elle est vraiment comme ça elle-même.
La fin est surprenante mais je l'avais plutôt trouvée décevante, étant donné ce qui précédait…
La fin est drôle. Même si Blanche refuse les futilités, les relations superficielles entre humains, elle est, au fond, comme tout le monde : désireuse de plaire. Voilà aussi pourquoi ce roman est un roman de formation : elle passe de l'état de fille invisible et purement intellectuelle à celui de fille respectée pour être la " reine du patin " (sic). Et elle doit malgré tout ce progrès, en quelque sorte, à Christa qui a été sa formatrice.
Lorsqu'elle est tiraillée entre deux considérations de Christa, elle dialogue avec elle-même. Je trouve les répliques puériles ; un enfant de huit ans pense de la même façon : - Non, Blanche, elle est gentille ! - Non, Blanche, tu vaux mieux que ça ! - C'est de ta faute. Tu es une pauvre fille ! :s
Pour une fille de seize ans, on s'attend à une pensée de son âge. Blanche n'en est pas moins étonnamment intelligente, comme en témoigne l'élément de résolution, à savoir le baiser entre filles.
Par ailleurs, j'ai remarqué une coquille et une phrase coupée dans le livre…