Anthologie poétique sur le thème des péchés capitaux

Entraide scolaire

111 réponses · Page 3 / 6

Bonjour, je suis actuellement en 1èreL et je dois rédiger une anthologie. J'ai choisi de la faire sur les sept péchés capitaux. J'ai déjà la plupart de mes poèmes mais je cherche en vain des poèmes sur la colère et l'envie. En effet, il est dur de trouver un auteur différent pour chaque poème.

Pourriez-vous m'aidez s'il vous plait ?
Merci beaucoup !
Pour la colère :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/24035-anthologie-poetique-sur-le-theme-de-la-colere.html
Pour l'envie :
La Fontaine, La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf.
Pour la colère, j'avais vu ce lien, mais les poèmes correspondent à des auteurs que j'ai déjà utilisé pour d'autres péchés. En auriez-vous d'autres à proposer ?
https://www.weblettres.net/spip/spip.php?article855, me souffle-t-on.
Merci, mais malheureusement, les textes proposés ne sont en rien des poésies..
Si, certains textes sont des poésies :
Pour la paresse, les textes de Michaux et de Saint-Amant.
Pour l'orgueil, fables de La Fontaine.
Pour la gourmandise, La Fontaine et Saint-Amant.
Pour la colère, Racine.
Et pour l'envie, encore La Fontaine…
Aujourd'hui, il ne me manque plus que la colère, un poème qui ne soit pas de ces auteurs : Germain Nouveau, Anna de Noailles, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Jean-Pierre Claris de Florian, Jean de la Fontaine.

D'avance, merci !

Edit : Jehan; Phèdre n'est pas une poésie mais bien une pièce de théâtre
Bonjour,

Tu as La Colère de Samson, de Vigny. Colère justifiée…
Edit : Jehan; Phèdre n'est pas une poésie mais bien une pièce de théâtre
Bien sûr. Mais les vers de Racine ont tout même une dimension poétique…
Oui, Jehan. Et voilà tout le problème que soulève la distinction des genres…
Merci pour ce poème mais il est un peu trop long pour figurer dans mon anthologie. Je suis exigeante, désolé..

Et c'est vrai que Phèdre a une dimension poétique, mais je ne sais pas si cela peut tout de même figurer dans une anthologie. A vérifier !
Pompidou, qui à ma connaissance est une référence en matière d'anthologie poétique, cite des extraits de plusieurs pièces de Racine, dont Phèdre…
Merci bien ! Pensez vous que "Ce coeur qui haïssait la guerre" de Robert Desnos , ou encore "Le legs" du même auteur, témoignent de colère ?
Ce coeur qui haïssait la guerre

Ce coeur qui haïssait la guerre
voilà qu'il bat pour le combat et la bataille !
Ce coeur qui ne battait qu'au rythme des marées, à celui des saisons,
à celui des heures du jour et de la nuit,
Voilà qu'il se gonfle et qu'il envoie dans les veines
un sang brûlant de salpêtre et de haine.
Et qu'il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent
Et qu'il n'est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne
Comme le son d'une cloche appelant à l'émeute et au combat.
Écoutez, je l'entends qui me revient renvoyé par les échos.

Mais non, c'est le bruit d'autres coeurs, de millions d'autres coeurs
battant comme le mien à travers la France.
Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces coeurs,
Leur bruit est celui de la mer à l'assaut des falaises
Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d'ordre :
Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
Pourtant ce coeur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
Et des millions de Francais se préparent dans l'ombre
à la besogne que l'aube proche leur imposera.
Car ces coeurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté
au rythme même des saisons et des marées,
du jour et de la nuit.
Le legs

Et voici, Père Hugo, ton nom sur les murailles !
Tu peux te retourner au fond du Panthéon
Pour savoir qui a fait cela. Qui l'a fait ? On !
On c'est Hitler, on c'est Gœbbels… C'est la racaille,

Un Laval, un Pétain, un Bonnard, un Brinon,
Ceux qui savent trahir et ceux qui font ripaille,
Ceux qui sont destinés aux justes représailles
Et cela ne fait pas un grand nombre de noms.

Ces gens de peu d'esprit et de faible culture
Ont besoin d'alibis dans leur sale aventure.
Ils ont dit : « Le bonhomme est mort. Il est dompté. »

Oui, le bonhomme est mort. Mais par-devant notaire
Il a bien précisé quel legs il voulait faire :
Le notaire a nom : France, et le legs : Liberté.
Bonsoir à tous,
Je suis actuellement en première S, et je dois, moi aussi, faire une anthologie sur les sept péchés capitaux. Je pense que les poèmes ne seront pas très durs à trouver, j'en ai déjà quelque-uns, mais mon soucis réside autre part. Je ne sais pas comment présenter le sujet, comment enchaîner les poèmes pour que cela reste cohérent et réfléchi, dans un ordre que je ne laisserai évidemment pas au hasard. Je ne sais pas trop s'il faut mettre une problématique dans la préface, j'ai du mal à cerner le sujet. Même si la discussion m'a un peu aidé, cela reste encore flou.
En vous remerciant d'avance pour vos réponses,
Bonne soirée.
Je pense que cela dépendra des poèmes dont tu serviras. A ta place, je chercherais d'abord les poèmes pour chaque péché et ce n'est qu'après que je chercherais comment coordonner ces poèmes.
Lorsque tu auras tes poèmes, leur classement te paraître peut-être plus simple…
J'ai déjà pas mal de poèmes, 6 ou 7 pour l'instant, sachant que normalement nous devons faire cette anthologie à trois, et que les deux autres personnes qui sont dans mon groupe vont certainement me faire passer au moins trois poèmes chacune!
D'ailleurs, je me demandait si quelqu'un ne connaîtrait pas des poèmes datant du Moyen-Age, témoignant par exemple de la colère? J'ai pas mal chercher dans la poésie épique, mais je n'ai rien trouvé, ou au moins des œuvres plus anciennes pouvant contraster avec les œuvres habituelles telles que celles de Baudelaire.
Ensuite, pour ce qui est du classement de mes poèmes, je ne suis toujours pas éclairée, les avoir trouvé ne change rien…
Et puis j'ai vu dans les posts précendents qu'il faut un plan de la préface, une thèse… Tout cela, nous n'en avons absolument pas parler en cours! Alors à vrai dire, un peu d'aide ne serait pas de refus… :/
Bonjour à tous,
je suis actuellement en première L et je dois rendre pour bientôt une anthologie sur le thème de notre choix avec une préface. J'ai bien sûr choisi le thème des 7 Péchés Capitaux. J'ai lu avec attention tous vos messages, j'ai parcouru un bon nombre de fois les pages de cette discussion, ce qui m'a bien aidé à trouver des poèmes, et à mieux les comprendre. Je me retrouve néanmoins avec deux problèmes de taille : tout d'abord la rédaction de ma préface. Mon prof ne nous a pas donné énormément d'indications, je crois que nous avons "carte blanche" dans la rédaction, et il a avisera au moment de corriger. J'ai lu aussi la page du site qui explique comment rédiger une préface, ça m'a un peu aidé mais je suis plutôt confuse quand il s'agit de faire un plan. J'ai cru comprendre qu'il serait mieux de choisir un plan thématique… J'ai pensé à : I) Que sont les 7 Péchés Capitaux ? ; II) Moyens pour les auteurs de véhiculer les péchés ; III) Morales que nous pouvons en tirer
Ma problématique serait : Pourquoi les 7 Péchés Capitaux font partie intégrante de notre vie et quels en sont les charmes ?
Je suis vraiment incertaine concernant ce plan.
Mon second problème réside dans le support que je compte choisir. Je voulais quelque chose d'original, comme par exemple une sorte de gros grimoire, et pourquoi pas, rajouter un cadenas qui symboliserait l'interdit, le péché ? Mais je ne vois pas vraiment où me procurer cela. J'aimerai savoir si vous aviez des idées pour que je le fasse moi-même, ou bien si vous connaissiez par hasard un format de ce genre.
Enfin, je précise que ce ne sont pas seulement des poèmes que j'ai choisi, même si c'est en grande quantité des poèmes, il y a aussi deux chansons, et une pièce de théâtre.
Toute aide sera la bienvenue !
Bonjour,
Je suis actuellement entrain de faire mon anthologie sur les 7 péchés capitaux mais il me manque un poème sur l'envie que je n'arrive malheureusement pas à trouver, auriez vous des idées de poème à ce sujet ?
Et auriez vous une idée de poème pour entrer dans le thème des péchés capitaux sans pour autant en décrire un seul en particulier ?
Vous me seriez d'une grande aide !
Une précision : ces péchés ne sont pas ce que l'on nomme communément péché, ce sont les obstacles qui empêchent l'homme de se tourner vers Dieu.
Ainsi, la paresse, ce n'est pas la fainéantise, c'est le fait de ne pas nourrir sa foi par des pratiques et des lectures.
L'envie, c'est regarder vers le voisin, pour se comparer à lui,au point d'en oublier de se tourner vers Dieu.
Pour l'envie

Victor Hugo — Odes et Ballades Le Génie

I

Malheur à l'enfant de la terre,
Qui, dans ce monde injuste et vain,
Porte en son âme solitaire
Un rayon de l'esprit divin !
Malheur à lui ! l'impure envie
S'acharne sur sa noble vie,
Semblable au Vautour éternel,
Et, de son triomphe irritée,
Punit ce nouveau Prométhée
D'avoir ravi le feu du ciel !

La Gloire, fantôme céleste,
Apparaît de loin à ses yeux ;
Il subit le pouvoir funeste
De son sourire impérieux !
Ainsi l'oiseau, faible et timide,
Veut en vain fuir l'hydre perfide
Dont l'oeil le charme et le poursuit,
Il voltige de cime en cime,
Puis il accourt, et meurt victime
Du doux regard qui l'a séduit.

Ou, s'il voit luire enfin l'aurore
Du jour, promis à ses efforts ;
Vivant, si son front se décore
Du laurier, qui croît pour les morts ;
L'erreur, l'ignorance hautaine,
L'injure impunie et la haine
Usent les jours de l'immortel.
Du malheur imposant exemple,
La Gloire l'admet dans son temple,
Pour l'immoler sur son autel !

II

Pourtant, fallût-il être en proie
À l'injustice, à la douleur,
Qui n'accepterait avec joie
Le génie, au prix du malheur ?
Quel mortel, sentant dans son âme
S'éveiller la céleste flamme
Que le temps ne saurait ternir,
Voudrait, redoutant sa victoire,
Au sein d'un bonheur sans mémoire,
Fuir son triste et noble avenir ?

Chateaubriand, je t'en atteste,
Toi qui, déplacé parmi nous,
Reçus du ciel le don funeste
Qui blesse notre orgueil jaloux :
Quand ton nom doit survivre aux âges,
Que t'importe, avec ses outrages,
À toi, géant, un peuple nain ?
Tout doit un tribut au génie.
Eux, ils n'ont que la calomnie :
Le serpent n'a que son venin.

Brave la haine empoisonnée ;
Le nocher rit des flots mouvants,
Lorsque sa poupe couronnée
Entre au port, à l'abri des vents.
Longtemps ignoré dans le monde,
Ta nef a lutté contre l'onde
Souvent prête à l'ensevelir ;
Ainsi jadis le vieil Homère
Errait inconnu sur la terre,
Qu'un jour son nom devait remplir.

III

Jeune encor, quand des mains du crime
La France en deuil reçut des fers,
Tu fuis : le souffle qui t'anime
S'éveilla dans l'autre univers.
Contemplant ces vastes rivages,
Ces grands fleuves, ces bois sauvages,
Aux humains tu disais adieu ;
Car dans ces lieux que l'homme ignore
Du moins ses pas n'ont point encore
Effacé les traces de Dieu.

Tu vins, dans un temps plus tranquille,
Fouler cette terre des arts
Où croît le laurier de Virgile,
Où tombent les murs des Césars.
Tu vis la Grèce humble et domptée :
Hélas ! il n'est plus de Tyrtée
Chez ces peuples, jadis si grands ;
Les grecs courbent leurs fronts serviles,
Et le rocher des Thermopyles
Porte les tours de leurs tyrans !

Ces cités, que vante l'histoire,
Pleurent leurs enfants aguerris ;
Le vieux souvenir de leur gloire
N'habite plus que leurs débris.
Les dieux ont fui : dans les prairies,
Adieu les blanches théories !
Plus de jeux, plus de saints concerts !
Adieu les fêtes fraternelles !
L'airain, qui gronde aux Dardanelles,
Trouble seul les temples déserts.

Mais si la Grèce est sans prestiges,
Tu savais des lieux solennels
Où sont de plus sacrés vestiges,
Des monuments plus éternels,
Une tombe pleine de vie,
Et Jérusalem asservie
Qu'un pacha foule sans remord,
Et le bédouin, fils du Numide,
Et Carthage, et la Pyramide,
Tente immobile de la mort !

Enfin, au foyer de tes pères,
Tu vins, rapportant pour trésor
Tes maux aux rives étrangères,
Et les hautes leçons du sort.
Tu déposas ta douce lyre :
Dès lors, la raison qui t'inspire
Au sénat parla par ta voix ;
Et la Liberté rassurée
Confia sa cause sacrée
À ton bras, défenseur des Rois.

Dans cette arène où l'on t'admire,
Sois fier d'avoir tant combattu,
Honoré du double martyre
Du génie et de la vertu.
Poursuis, remplis notre espérance ;
Sers ton prince, éclaire la France,
Dont les destins vont s'accomplir.
L'Anarchie, altière et servile,
Pâlit devant ton front tranquille
Qu'un tyran n'a point fait pâlir.

Que l'envie, aux pervers unie,
Te poursuive de ses clameurs,
Ton noble essor, fils du Génie,
T'enlève à ces vaines rumeurs ;
Tel l'oiseau du Cap des Tempêtes
Voit les nuages sur nos têtes
Rouler leurs flots séditieux ;
Pour lui, loin des bruits de la terre,
Bercé par son vol solitaire,
Il va s'endormir dans les cieux !

Pour introduire regarde cette page du site https://www.etudes-litteraires.com/hugo/rayons-et-ombres-fonction-poete