Bonjour, je poste cette discussion en attendant de voir si mon autre discussion pour une dissertation sur la place de l'amour dans le roman recevra des réponses. Désolée ça fait un peu publicité,mais c'est le seul moyen pour faire remonter cette autre discussion "
Ceci dit,je souhaite réellement de l'aide pour ce sujet également.
Le voici:
Vous rédigerez, au choix, l’un des deux textes suivants :
- soit la lettre envoyée par un lecteur à un éditeur, dans laquelle le lecteur s’indigne que
l’éditeur propose des romans comme celui de Delly dans son catalogue ;
- soit la réponse de l’éditeur au lecteur qui lui aurait envoyé une telle lettre.
Le texte du corpus qui est concerné se trouve juste à la fin du message.
Je suis plutôt partie pour la première option,mais au cas où vous auriez des idées intéressantes pour l'autre je laisse l'énoncé en entier.
Donc il faut trouver en quoi un lecteur pourrait être mécontent qu'on lui propose une oeuvre telle que Comme un conte de fées.
Est-ce que je suis sur la bonne piste si je suppose qu'on peut critiquer le côté trop "parfait" de l'histoire d'amour dont on a un aperçu dans l'extrait donné?Car rien ne vient contredire les sentiments que les deux personnages ont l'un pour l'autre:ils s'aiment réciproquement,les parents de Gwennola acceptent sans problème cette relation,le "Monsieur Wolf" est romantique à souhait avec sa bien aimée,et de plus on découvre que c'est un prince…
Voilà comment je résume mes idées actuelles,j'aimerais savoir si vous êtes d'accord avec cela et si vous avez d'autres choses à ajouter car ces arguments ne seront peut-être pas suffisants.
En attendant je vous laisse voir l'extrait proposé,tel quel avec le chapeau dont nous bénéficions pour comprendre la situation:
Ceci dit,je souhaite réellement de l'aide pour ce sujet également.
Le voici:
Vous rédigerez, au choix, l’un des deux textes suivants :
- soit la lettre envoyée par un lecteur à un éditeur, dans laquelle le lecteur s’indigne que
l’éditeur propose des romans comme celui de Delly dans son catalogue ;
- soit la réponse de l’éditeur au lecteur qui lui aurait envoyé une telle lettre.
Le texte du corpus qui est concerné se trouve juste à la fin du message.
Je suis plutôt partie pour la première option,mais au cas où vous auriez des idées intéressantes pour l'autre je laisse l'énoncé en entier.
Donc il faut trouver en quoi un lecteur pourrait être mécontent qu'on lui propose une oeuvre telle que Comme un conte de fées.
Est-ce que je suis sur la bonne piste si je suppose qu'on peut critiquer le côté trop "parfait" de l'histoire d'amour dont on a un aperçu dans l'extrait donné?Car rien ne vient contredire les sentiments que les deux personnages ont l'un pour l'autre:ils s'aiment réciproquement,les parents de Gwennola acceptent sans problème cette relation,le "Monsieur Wolf" est romantique à souhait avec sa bien aimée,et de plus on découvre que c'est un prince…
Voilà comment je résume mes idées actuelles,j'aimerais savoir si vous êtes d'accord avec cela et si vous avez d'autres choses à ajouter car ces arguments ne seront peut-être pas suffisants.
En attendant je vous laisse voir l'extrait proposé,tel quel avec le chapeau dont nous bénéficions pour comprendre la situation:
Sous le pseudonyme de Delly furent composés de très nombreux romans
sentimentaux qui connurent un succès populaire considérable.
Dans Comme un conte de fées, Gwennola de Pendennek vit heureuse avec ses parents
dans le château familial. Un jour, au village voisin, arrive un certain Monsieur Wolf. Ils
s’éprennent l’un de l’autre. Un soir, dans « la clarté rose du couchant », elle descend dans
la roseraie cueillir une corbeille de roses…
La corbeille était pleine maintenant. Gwennola s’attardait cependant un peu dans la
tiédeur parfumée de la roseraie. Elle rêvait, la sage Gwennola – car elle n’était plus en ce
moment que l’amoureuse Gwennola, évoquant le souvenir du bien-aimé.
Et voici qu’elle entendait, sur le sol sablé, son pas bien connu – son pas ferme et
décidé d’homme énergique, un peu autoritaire. Il apparut, souriant, une flamme ardente dans
les yeux qu’il attachait sur la jeune fille rougissante, arrêtée au milieu de l’allée.
– Une fée de roses, dans cette lumière du soir… Une belle princesse des contes de
fées.
Il s’inclinait, prenait la main que ne songeait pas à lui tendre Gwennola saisie par
une étrange timidité, par un trouble frémissant.
– …Mademoiselle, je viens de voir vos parents et ils m’ont autorisé à venir vous
rejoindre ici, pour vous dire moi-même mon désir… mon très ardent désir. Voulez-vous
m’accorder le bonheur d’être pour toute la vie votre compagnon, votre époux très fidèle et
très aimant ?
Les yeux que Gwennola avait un instant baissés se relevèrent, offrant à Franz leur
pure lumière et le bonheur ingénu d’un cœur virginal dont il se savait déjà le maître.
– Si mes parents le veulent bien, Monsieur… moi je serai très heureuse. J’ai en vous
la plus grande confiance…
– Cela ne vous déplaira pas trop de vous appeler seulement Madame Wolf, vous qui
êtes une Pendennek ?
Elle secoua la tête, en souriant avec une tendre douceur.
– Oh ! non ! Vous possédez tant de qualités supérieures qui sont tellement au-dessus
de tous les quartiers de noblesse! Et puis…
Au moment de laisser l’aveu franchir ses lèvres, elle s’interrompit, un peu plus
rougissante, les cils d’or battant au bord des paupières frémissantes.
– Et puis, vous m’aimez un peu, Gwennola ? Vous aimez Franz Wolf, tout
simplement ?
– Tout simplement, oui.
Elle souriait de nouveau, en levant sur lui ses yeux dont le bleu velouté s’éclairait
d’un chaud rayon d’amour.
Franz se pencha et posa un long baiser sur la main qu’il tenait entre les siennes.
– Moi, je suis tout à vous, Gwennola, précieux trésor que Dieu a mis sur ma route. Je
vous promets amour et fidélité… Mais il faut que je vous confesse – comme je viens de le
faire à vos parents – une petite tromperie – oh ! pas bien terrible !
Elle le regarda avec étonnement, mais sans inquiétude, car il souriait avec une douce
ironie.
– Une tromperie ?
– Oui, chère Gwennola. Je ne m’appelle pas Franz Wolf, mais Franz-Josef, archiduc
d’Autriche, prince de Sohnberg par ma mère, dernière descendante de cette famille autrefois
souveraine.
Delly, Comme un conte de fées ©Flammarion (1935)



