Rédiger la lettre d’un lecteur indigné

Entraide scolaire

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je poste cette discussion en attendant de voir si mon autre discussion pour une dissertation sur la place de l'amour dans le roman recevra des réponses. Désolée ça fait un peu publicité,mais c'est le seul moyen pour faire remonter cette autre discussion "

Ceci dit,je souhaite réellement de l'aide pour ce sujet également.
Le voici:
Vous rédigerez, au choix, l’un des deux textes suivants :
- soit la lettre envoyée par un lecteur à un éditeur, dans laquelle le lecteur s’indigne que
l’éditeur propose des romans comme celui de Delly dans son catalogue ;
- soit la réponse de l’éditeur au lecteur qui lui aurait envoyé une telle lettre.


Le texte du corpus qui est concerné se trouve juste à la fin du message.
Je suis plutôt partie pour la première option,mais au cas où vous auriez des idées intéressantes pour l'autre je laisse l'énoncé en entier.

Donc il faut trouver en quoi un lecteur pourrait être mécontent qu'on lui propose une oeuvre telle que Comme un conte de fées.
Est-ce que je suis sur la bonne piste si je suppose qu'on peut critiquer le côté trop "parfait" de l'histoire d'amour dont on a un aperçu dans l'extrait donné?Car rien ne vient contredire les sentiments que les deux personnages ont l'un pour l'autre:ils s'aiment réciproquement,les parents de Gwennola acceptent sans problème cette relation,le "Monsieur Wolf" est romantique à souhait avec sa bien aimée,et de plus on découvre que c'est un prince…

Voilà comment je résume mes idées actuelles,j'aimerais savoir si vous êtes d'accord avec cela et si vous avez d'autres choses à ajouter car ces arguments ne seront peut-être pas suffisants.

En attendant je vous laisse voir l'extrait proposé,tel quel avec le chapeau dont nous bénéficions pour comprendre la situation:
Sous le pseudonyme de Delly furent composés de très nombreux romans
sentimentaux qui connurent un succès populaire considérable.
Dans Comme un conte de fées, Gwennola de Pendennek vit heureuse avec ses parents
dans le château familial. Un jour, au village voisin, arrive un certain Monsieur Wolf. Ils
s’éprennent l’un de l’autre. Un soir, dans « la clarté rose du couchant », elle descend dans
la roseraie cueillir une corbeille de roses…


La corbeille était pleine maintenant. Gwennola s’attardait cependant un peu dans la
tiédeur parfumée de la roseraie. Elle rêvait, la sage Gwennola – car elle n’était plus en ce
moment que l’amoureuse Gwennola, évoquant le souvenir du bien-aimé.
Et voici qu’elle entendait, sur le sol sablé, son pas bien connu – son pas ferme et
décidé d’homme énergique, un peu autoritaire. Il apparut, souriant, une flamme ardente dans
les yeux qu’il attachait sur la jeune fille rougissante, arrêtée au milieu de l’allée.
– Une fée de roses, dans cette lumière du soir… Une belle princesse des contes de
fées.
Il s’inclinait, prenait la main que ne songeait pas à lui tendre Gwennola saisie par
une étrange timidité, par un trouble frémissant.
– …Mademoiselle, je viens de voir vos parents et ils m’ont autorisé à venir vous
rejoindre ici, pour vous dire moi-même mon désir… mon très ardent désir. Voulez-vous
m’accorder le bonheur d’être pour toute la vie votre compagnon, votre époux très fidèle et
très aimant ?
Les yeux que Gwennola avait un instant baissés se relevèrent, offrant à Franz leur
pure lumière et le bonheur ingénu d’un cœur virginal dont il se savait déjà le maître.
– Si mes parents le veulent bien, Monsieur… moi je serai très heureuse. J’ai en vous
la plus grande confiance…
– Cela ne vous déplaira pas trop de vous appeler seulement Madame Wolf, vous qui
êtes une Pendennek ?
Elle secoua la tête, en souriant avec une tendre douceur.
– Oh ! non ! Vous possédez tant de qualités supérieures qui sont tellement au-dessus
de tous les quartiers de noblesse! Et puis…

Au moment de laisser l’aveu franchir ses lèvres, elle s’interrompit, un peu plus
rougissante, les cils d’or battant au bord des paupières frémissantes.
– Et puis, vous m’aimez un peu, Gwennola ? Vous aimez Franz Wolf, tout
simplement ?
– Tout simplement, oui.
Elle souriait de nouveau, en levant sur lui ses yeux dont le bleu velouté s’éclairait
d’un chaud rayon d’amour.
Franz se pencha et posa un long baiser sur la main qu’il tenait entre les siennes.
– Moi, je suis tout à vous, Gwennola, précieux trésor que Dieu a mis sur ma route. Je
vous promets amour et fidélité… Mais il faut que je vous confesse – comme je viens de le
faire à vos parents – une petite tromperie – oh ! pas bien terrible !
Elle le regarda avec étonnement, mais sans inquiétude, car il souriait avec une douce
ironie.
– Une tromperie ?
– Oui, chère Gwennola. Je ne m’appelle pas Franz Wolf, mais Franz-Josef, archiduc
d’Autriche, prince de Sohnberg par ma mère, dernière descendante de cette famille autrefois
souveraine.

Delly, Comme un conte de fées ©Flammarion (1935)
Bonsoir Mana,

Tes arguments ne sont pas suffisants.
Il faudrait que tu parles du côté insipide de ce texte.
L'accumulation de clichés "à l'eau de rose" en rend la lecture presque insupportable… : les relever remplirait une bonne partie de ta copie !

Ce n'est pas l'aspect parfait de l'histoire d'amour qui est irritant, c'est le manque cruel de ce qu'on appelle la littérature

Je te donne un argument : on dirait une rédaction d'un cm2 un peu doué !

C'est un texte… affreux !

Édit : Des histoires d'amour "parfaites" nous ont valu les plus belles pages de notre littérature… ce n'est le sujet qui est en cause, c'est son traitement littéraire…

Pour l'autre partie, tu peux toujours dire que, hors la littérature, il est souhaitable que les gens lisent. Tu peux dire aussi que si cette lecture peut les faire rêver, leur faire oublier leurs soucis, alors elle remplit un (son ?) rôle…

Dans ta conclusion, tu pourrais suggérer que si la littérature avec un grand L descendait de son piédestal, peut-être que des gens, dans le train, liraient aussi facilement (et avec autant de plaisir !) Les Affinités électives de Goethe qu'un roman de Delly…

Muriel
Je plussoie Muriel ;

Tu dois parler du coté insipide , fade , extrémement mièvre de l'oeuvre proposée .

Tu dois aussi parler de la qualité de l'ecriture , de la simplicité de l'histoire , de la vacuité de cet extrait .

Ensuite , si tu dois ecrire une lettre , c'est facile , tu n'as - presque - pas à tenir compte de la méthodo .
Merci à vous ces remarques me sont vraiment utiles,j'ai bien compris ce que vous vouliez dire,ça me motive pour m'appliquer le plus possible pour ce sujet d'invention 🙂
Oui, d'ailleurs, tu pourrais suggérer à l'éditeur en question de publier un roman d'amour "d'un grand auteur", sous le nom de "Delly"… Et qu'il attende le courrier des lectrices… il serait surpris !!!

Madame Bovary (Flaubert) par exemple… rebaptisé Les Rêves d'Emma de Delly…
Une bonne idée,oui! =)

J'ai une question bête:quelles formules d'ouverture et de clôture pour la lettre feraient bonne impression? 🙄

Et est ce qu'il faut écrire une adresse fictive pour l'éditeur(enfin,le journal)?

Edit:j'ai un doute,mais pour une lettre les professeurs ne préfèrent-ils pas qu'on saute une ligne à chaque fois?" On ne nous a pas précisé une consigne particulière…
Non, pas d'adresse sur la lettre : l'adresse est sur l'enveloppe.
Pas de lignes sautées systématiquement. Par contre, des alinéas de temps en temps : oui (pas de saut de ligne).

Aère ta lettre avec des paragraphes quand tu changes d'idée, (là, il faut un saut de ligne).

Pour l'ouverture, contente-toi d'un "Monsieur,".

N'oublie pas, en haut à droite, le lieu (virgule) et la date (le mois en toutes lettres).

Et une formule de politesse finale, bien sûr…

Tu peux, trois ou quatre centimètres sous la date, écrire : À l'attention du directeur des Éditions L'Amour toujours.
Bonjour, moi ce n'est pas la dissert que j'ai à faire mais le sujet d'invention, je ne sais pas encore quoi choisir mais je pense que je vais écrire la lettre de protestation.

je n'ai pas d'inspiration et pas de reproches à faire


Aidez moi s'il vous plait
merci
Bonjour,

? Écriture d’invention
Vous rédigerez, au choix, l’un des deux textes suivants :
- soit la lettre envoyée par un lecteur à un éditeur, dans laquelle
le lecteur s’indigne que l’éditeur propose des romans
comme celui de Delly dans son catalogue ;
- soit la réponse de l’éditeur au lecteur qui lui aurait envoyé
une telle lettre.

Sous le pseudonyme de Delly furent composés de très nombreux romans
sentimentaux qui connurent un succès populaire considérable.
Dans Comme un conte de fées, Gwennola de Pendennek vit heureuse
avec ses parents dans le château familial. Un jour, au village voisin,
arrive un certain Monsieur Wolf. Ils s’éprennent l’un de l’autre. Un soir,
dans « la clarté rose du couchant », elle descend dans la roseraie cueillir une
corbeille de roses…

La corbeille était pleine maintenant. Gwennola s’attardait
cependant un peu dans la tiédeur parfumée de la roseraie.
Elle rêvait, la sage Gwennola – car elle n’était plus en ce
moment que l’amoureuse Gwennola, évoquant le souvenir
du bien-aimé.
Et voici qu’elle entendait, sur le sol sablé, son pas bien
connu – son pas ferme et décidé d’homme énergique, un
peu autoritaire. Il apparut, souriant, une flamme ardente
dans les yeux qu’il attachait sur la jeune fille rougissante,
arrêtée au milieu de l’allée.
– Une fée de roses, dans cette lumière du soir… Une belle
princesse des contes de fées.
Il s’inclinait, prenait la main que ne songeait pas à lui tendre
Gwennola saisie par une étrange timidité, par un trouble
frémissant.
– … Mademoiselle, je viens de voir vos parents et ils m’ont
autorisé à venir vous rejoindre ici, pour vous dire moimême
mon désir… mon très ardent désir. Voulez-vous
m’accorder le bonheur d’être pour toute la vie votre compagnon,
votre époux très fidèle et très aimant ?
Les yeux que Gwennola avait un instant baissés se relevèrent,
offrant à Franz leur pure lumière et le bonheur ingénu
d’un coeur virginal dont il se savait déjà le maître.
– Si mes parents le veulent bien, Monsieur… moi je serai
très heureuse. J’ai en vous la plus grande confiance…
– Cela ne vous déplaira pas trop de vous appeler seulement
Madame Wolf, vous qui êtes une Pendennek ?
Elle secoua la tête, en souriant avec une tendre douceur.
– Oh ! non ! Vous possédez tant de qualités supérieures qui
sont tellement au-dessus de tous les quartiers de noblesse
(1) ! Et puis…
Au moment de laisser l’aveu franchir ses lèvres, elle s’interrompit,
un peu plus rougissante, les cils d’or battant au
bord des paupières frémissantes.
– Et puis, vous m’aimez un peu, Gwennola ? Vous aimez
Franz Wolf, tout simplement ?
– Tout simplement, oui.
Elle souriait de nouveau, en levant sur lui ses yeux dont le
bleu velouté s’éclairait d’un chaud rayon d’amour.
Franz se pencha et posa un long baiser sur la main qu’il tenait entre les siennes.
– Moi, je suis tout à vous, Gwennola, précieux trésor que
Dieu a mis sur ma route. Je vous promets amour et fidélité…
Mais il faut que je vous confesse – comme je viens de
le faire à vos parents – une petite tromperie – oh ! pas bien
terrible !
Elle le regarda avec étonnement, mais sans inquiétude, car
il souriait avec une douce ironie.
– Une tromperie ?
– Oui, chère Gwennola. Je ne m’appelle pas Franz Wolf,
mais Franz-Josef, archiduc d’Autriche, prince de Sohnberg
par ma mère, dernière descendante de cette famille autrefois
souveraine.
j'ai choisie donc comme sujet la lettre envoyé par un lecteur à un éditeur.

Mais je ne sais pas du tous comment composer ma lettre, je n'ai pas étudier la construction d'une lettre faut-il mettre des adresse ? des dates ? Quelle longueur doit faire la lettre ?
De plus je n'arrive pas à trouver des bons argument pour developper mon indignation.
Pourriez vous me guider s'il vous plait ? Bonjour,
Je voudrais savoir quel est le sens d'un "clichés "à l'eau de rose"" ?

Par exemple dans ce texte ?
Bonjour Rupa,

Vois la définition du TLF eau :
Au fig. À l'eau (de) rose. Mièvre, sans consistance. Artistes à l'eau rose (STENDHAL, Journal, 1813-18, p. 233). Leurs phrases précieuses et leurs sentiments à l'eau de rose (TOEPFFER, Nouv. genev., 1839, p. 66).
Muriel
un cliché à l'eau de rose : exemple " Elle était belle comme le soleil et quand je ne la voyais pas j'étais triste comme la pluie "
Bonjour.
Moi aussi j'ai cet objet d'étude à traiter, je l'ai fait et je me demande si c'est normal que ce soit cour .
Je l'ai fait sur une feuille blanche avec toute la présentation d'une lettre, et le contenu en lui même ne fait qu'une page. De plus je me suis aidée de ce que les précédents utilisateurs ont proposé.
Bonjour,

j'ai le même sujet à rendre, mais j'ai choisi de faire la lettre de l'éditeur.
J'ai décidé que le lecteur indigné serait un personnage d'époque (1935), parce que j'ai trouvé que le roman populaire (genre de Comme un conte de fées était d'une part très critiqué et d'autre part que sa popularité avait beaucoup chuté après la seconde GM dans les années 20-40. J'ai eu l'idée que le lecteur indigné soit un réaliste vu que ce roman parait très irréel. En faisant des recherches j'ai trouvé un auteur avec un profil assez correspondant, Jacques Bainville, réaliste et académicien français en 1835.
Pourrais-je avoir votre avis là-dessus ?
De plus n'ayant pas le temps de lire le livre, j'ai cherché un résumé sur internet et n'ait pas trouvé grand-chose sur l'intrigue, à part "A-t-elle eu tort de croire aux contes de fées ?" (https://booknode.com/comme_un_conte_de_fees_069879), quelqu'un pourrait-il m'en dire plus ?
Finalement, j'aimerais savoir si on pouvait qualifier ce roman d'utopique, vu que la liaison amoureuse parait idéale et invraisemblable ?
Merci d'avance