Le divorce par consentement mutuel entre critique littéraire et histoire littéraire a porté préjudic

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4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonsoir,
J'ai un grand problème avec la "THEORIE LITTERAIRE".
Je ne comprend vraiment pas son concept. on a étudié la psychocritique, avec Freud, on a vu aussi Bakhitine, ou encore Marx, et Le dernier cours on a évoqué "Théorie Littéraire" de René Wellek, Austin Warren, et on a fait une analyse sur le rapporte qu'il y a entre la critique et l'histoire littéraire.

une question nous a été posée:
En vous appuyant sur le texte de Wellek et Warren.
Expliquez la phrase suivante:" le divorce par consentement mutuel entre critique littéraire et histoire littéraire a porté préjudice a l'une comme a l'autre."

Je voudrais bien que vous m'aidiez, j'ai un examen mardi et je suis un peut beaucoup perdu.
merci pour l'attention que vous allez me portez
gros bisouuuuuuuuuu 😉 😉
Bonjour Amitaf,

Ta question est trop ambitieuse pour les limites de ce forum.
Regarde d'abord cet article sur l'Ecole de Prague :

ici.

Je vais essayer de t'aider sans être trop simplificateur.

René Wellek et Austin Warren ont utilisé deux grandes classes de définition de la critique : « extrinsèque » et « intrinsèque ».
La première renvoie à une origine historique, la seconde à une analyse du seul langage.
Ces auteurs se réfèrent donc à deux notions exclusives l'une de l'autre : l'historicisme et le formalisme.
Ces conceptions datent d'avant le deuxième conflit mondial et, depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.
L'historicisme renvoie à la critique biographique ou sociologique, ou à la critique qui explique l'œuvre par la tradition littéraire (Sainte-Beuve, Taine, Brunetière, Lanson).
Le formalisme s'est opposé à l'histoire littéraire et à la critique interprétative en ne voulant considérer que le langage. S'inscrivant dans une tradition de la linguistique issue de Saussure, qui mettait l'accent sur l'arbitraire de la langue et sur son absence de référentialité, cette interprétation a voulu voir l'œuvre comme strictement assujettie au langage ou aux structures de la pensée.
La principale critique que l'on peut adresser à cette approche est de créer des cloisons étanches entre ces analyses en surévaluant les apports de la linguistique, en voulant se constituer comme une science. Ainsi s'est créée une dichotomie entre texte-contexte, dedans-dehors, interne-externe.
Il est évident qu'une œuvre d'art et en particulier un texte littéraire ne peut se comprendre que par la personnalité de son auteur, par le contexte culturel et historique et par ses références intertextuelles : voilà pour les aspects historiques.
Il n'en est pas moins vrai qu'une œuvre littéraire est aussi le résultat d'une certaine combinatoire des possibilités de la langue. Sans les mots, elle n'existerait pas.
Finalement la critique littéraire cherche à absorber d'autres approches ou d'autres sciences pour enrichir sa compréhension des rapports entre un auteur, son œuvre et son lecteur : historique, sociologique, idéologique, psychanalytique, linguistique, génétique… L'apport majeur de la linguistique à la critique littéraire ne doit quand même pas entraîner son exclusivité.
bonjour Jean-luc
Je suis consciente que ce sujet ne soit trop vaste. Mais je voulais juste avoir un repère car je me suis perdu.
Merci beaucoup pour cette explication, elle m'aide un peut a y voir claire même si je suis toujours plongé dans mes livres pour satisfaire ma curiosité.

bisouuuuu 😉
Je suis dans la même situation j'ai beau faire des recherche je ne trouve rien est-ce que c'est possible d'avoir plus d'éclaircissement ?