Musset, La Nuit de mai - Quel que soit le souci que ta jeunesse endure…

Entraide scolaire

40 réponses · Page 2 / 2

pourquoi ma problématique n'est pas claire?
et si je choisis la problématique: comment la muse se présente-t-elle au poète?
mon I serait la muse par rapport au poète et mon II serait la muse et son art
ça irait ou il faut que je modifie encore un peu? :/
Bonjour,

"Comment la Muse présente-t-elle son art ?" = qu'est-ce que ça veut dire ? C'est une formulation incorrecte.
"Comment la muse se présente-t-elle au poète", c'est un peu mieux.

Attendez, je vais aller voir ce que nous avons dit dans les autres messages.

Voilà, je reviens.

Perso, je choisirais comme problématique "Le paradoxe du poète". Il sait parfaitement que la Muse est sa voix intérieure et qu'il se débat contre son impuissance à écrire en raison d'un trop-plein de souffrance. Mais bon, votre deuxième formulation est satisfaisante.

PS : si j'avais le temps, je ferais la dissert ! 😉 Je trouve le sujet passionnant.
je vois ca moi aussi ce poème me passionne je pense avoir tout vu a l'intérieur mais j'ai toujour du mal a rediger… 😞
enfin bon j'ai rendu mon devoir ce matin je n'est plus qu'a attendre ma note
merci beaucoup pour m'avoir aider!! 😉
Ce fut un plaisir ! Tenez-moi au courant de votre résultat. A vous lire, on ressent une certaine sensibilité littéraire. Si les profs apprécient la rigueur et la méthode, eux aussi apprécient "l'esprit de finesse" que vous semblez posséder. Bonne soirée 🙂
bah je viens d'avoir ma note.. j'ai eu 7 (ce qui me place quand même dans le premier tiers mais bon…)
du coup je dois faire un exposé sur tout le poème… tu m'aideras fandixhuit?
Bonjour,

Mince 😞 Oui, je t'aiderai avec plaisir. Pour info, quelle est l'appréciation sur ta copie ?
elle m'a mis travaille sérieux mais des idée peut développer par endroit et de nombreuse citation non expliquées. tu progresses mais c'est encore loin d'être un commentaire.
(faut pas oublier aussi qu'elle note super sévèrement donc…)
J'espère qu'elle ne l'a pas écrit comme ça ! 😀

Plus sérieusement, visiblement (d'après cette appréciation) le problème n'est pas la problématique ni le plan, mais ta façon de rédiger le commentaire lui-même. C'est là-dessus que tu devrais travailler pour essayer de comprendre le problème. Lire des copies de bons élèves de ta classe peut aider.
pfff c'est pas drôle!!
bah je le fais déjà et ça marche toujours pas du coup j'envisage l'abandon des commentaires…
fin bon faut que je retrouve les notes que j'ai prise sur le poème en entier pour pouvoir bosser le texte en entier.
Bonjour,

"Commenter", comme son nom l'indique, c'est développer, aller plus loin, creuser l'idée et analyser l'exemple. A mon avis, c'est une question de forme plus que de fond, comme te le dit Ammy.

Par exemple, quand tu commentes ta note comme tu viens de le faire, ce n'est pas un vrai commentaire et tes arguments n'en sont pas. Tu es dégoûtée, tu as beaucoup travaillé, etc. Mais ceci n'a rien à voir, hélas…

La prof, elle, a commenté : constat, explication, raison… En plus, elle te parle de progrès, je crois. Donc, n'abandonne pas, ne lâche rien, rédige encore un commentaire avant de renoncer.
Oui, j'ai déjà vu plusieurs fois des élèves très sérieux qui s'accrochaient et qui progressaient très lentement, et qui finissaient par avoir une bonne note à l'épreuve.
bah j'espère que ce sera mon cas…

bon voila mon plan:
intro: …. comment la forme particuliere de ce poeme montre elle un dileme interieur chez alfred de musset? …
I les causes
drame amoureux avec george sand
souffrance physique et moral du poete
rrole de la muse (amante conseillere ami fidele…)
II le dilemme
refus d'ecrire
inspiration

III la solution une nouvelle poésie
donnée par la muse
né de la souffrance
printemps
conclu: dilemme non résolu

le probleme c'est qu'il me manque des chose a mettre dans la 2eme parti jai mes sous parti pa pas se ke jy met --'
quelqu'un peut m'aider?
Bonjour,

Je rappelle l'objet de ta question.

Après avoir commenté le poème - et pas mal travaillé -, tu as eu une note médiocre et on te demande de faire un exposé dessus. Pour te rattraper, j'espère. Un exposé, à la différence du commentaire, relève d'un domaine plus vaste. Et, à vrai dire, j'ignore ce que veut dire un exposé sur un poème, en français. Passons ! 😉

Voilà le poème :
La Muse

Poète, prends ton luth ; c’est moi ton immortelle,
Qui t’ai vu cette nuit triste et silencieux,
Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle,
Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux.
Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire
Te ronge ; quelque chose a gémi dans ton cœur ;
Quelque amour t’est venu, comme on en voit sur terre,
Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur.
Viens, chantons devant Dieu ; chantons dans tes pensées,
Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées ;
Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.
Éveillons au hasard les échos de ta vie,
Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie,
Et que ce soit un rêve, et le premier venu.
Inventons quelque part des lieux où l’on oublie ;
Partons, nous sommes seuls, l’univers est à nous.
Voici la verte Écosse et la brune Italie,
Et la Grèce, ma mère, où le miel est si doux,
Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes,
Et Messa la divine, agréable aux colombes ;
Et le front chevelu du Pélion changeant ;
Et le bleu Titarèse, et le golfe d’argent
Qui montre dans ses eaux, où le cygne se mire,
La blanche Oloossone à la blanche Camyre.
Dis-moi, quel songe d’or nos chants vont-ils bercer ?
D’où vont venir les pleurs que nous allons verser ?
Ce matin, quand le jour a frappé ta paupière,
Quel séraphin pensif, courbé sur ton chevet,
Secouait des lilas dans sa robe légère,
Et te contait tout bas les amours qu’il rêvait ?
Chanterons-nous l’espoir, la tristesse ou la joie ?
Mes remarques :

* ton intro => pourquoi parler de "forme" ? On s'attend à une analyse stylistique… Je dirais : "En quoi ce poème est le signe d'un dilemme (supprime intérieur) chez Musset ?"

* I. Les causes du dilemme : drame amoureux avec Sand OK (tu fais un exposé, je l'ai dit + haut, donc tu es censée connaître sa bio). Entraîne souffrance physique et morale OK (citations nécessaires). => incapable d'écrire. Présence de la Muse qui tente de le sortir de son désespoir. Donc, que faire ? OK.

* II. Le dilemme. Tu entres ici dans le vif du sujet. Donc n'en dis pas trop en I. Sinon répétition. Refus ou impossibilité d'écrire ?…

*III. Une nouvelle poésie => OK.

* Conclusion : pas d'accord. Le dilemme est en voie de résolution : les points d'interrogation de la Muse le remettent en question et sont porteurs d'espoir (cf. printemps) + mode impératif.

Ta dernière remarque : tu ne sais pas quoi mettre en II car tu en dis trop en I

PS : désolée d'effleurer le sujet par manque de temps.
non cette fois si c'est sur le poème en entier cette fois…
ok donc je diminue le I pour en dire plus dans le II merci beaucoup
Bonjour je cherche un poème similaire à cette extrait de Musset qui aurait la même fonction mais je ne trouve pas …
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu.

Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.

Alfred de Musset, Poésies nouvelles, La Nuit de mai
Merci de votre aide
Bonsoir,

Tu parles de la difficulté d'écrire et de la souffrance comme source d'inspiration ?
tu peut faire un comparaison avec l'albatros de baudelaire. les deux poèmes comparent le poète a un animale et parle de la condition du poète…
Bonjour,
Je travaille sur une analyse de corpus dans laquelle il est demandé "Quelle représentation allégorique du poète propose ce texte ? Relevez et expliquez les vers et expressions permettant d'établir un lien entre la figure du poète et l'animal évoqué dans ce poème"
J'ai compris bien sûr que le poète était représenté par le pélican car il se sacrifie pr les autres mais j'ai du mal à assimiler certains liens… Pouvez-vous m'aider ?
Merci d'avance 🙂

Voici le poème:
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu.

Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.

Bonjour,

Je dois faire un commentaire oral à rendre pour mardi, je ne sais pas comment m’y prendre, pourriez vous l’aider?

Il faut dégager une intro (déjà faite) + plan+ axes+ conclusion.

Voici le texte:

[…] Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,

Laisse-la s’élargir, cette sainte blessure

Que les noirs séraphins t’ont faite au fond du cœur :

Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur.

Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,

Que ta voix ici-bas doive rester muette.

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,

Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.

Lorsque le pélican, lassé d’un long voyage,

Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,

Ses petits affamés courent sur le rivage

En le voyant au loin s’abattre sur les eaux.

Déjà, croyant saisir et partager leur proie,

Ils courent à leur père avec des cris de joie

En secouant leurs becs sur leurs goitres2hideux.

Lui, gagnant à pas lents une roche élevée,

De son aile pendante abritant sa couvée,

Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.

Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte ;

En vain il a des mers fouillé la profondeur ;

L’Océan était vide et la plage déserte ;

Pour toute nourriture il apporte son cœur.

Sombre et silencieux, étendu sur la pierre

Partageant à ses fils ses entrailles de père,

Dans son amour sublime il berce sa douleur,

Et, regardant couler sa sanglante mamelle,

Sur son festin de mort il s’affaisse et chancelle,

Ivre de volupté, de tendresse et d’horreur.

Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,

Fatigué de mourir dans un trop long supplice,

Il craint que ses enfants ne le laissent vivant ;

Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,

Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,

Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,

Que les oiseaux des mers désertent le rivage,

Et que le voyageur attardé sur la plage,

Sentant passer la mort, se recommande à Dieu.

Poète, c’est ainsi que font les grands poètes.

Ils laissent s’égayer ceux qui vivent un temps ;

Mais les festins humains qu’ils servent à leurs fêtes

Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.

Quand ils parlent ainsi d’espérances trompées,

De tristesse et d’oubli, d’amour et de malheur,

Ce n’est pas un concert à dilater le cœur.

Leurs déclamations sont comme des épées :

Elles tracent dans l’air un cercle éblouissant,

Mais il y pend toujours quelque goutte de sang. […]

Bonsoir,Regarde ici> @""#p bonjour je suis embête je n'arrive pas a répondre aux deux questions que voici :
En quoi se poème est-il allégorique ? et
En quoi se poème est-il un apologue

Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure
Que les séraphins noirs t'ont faite au fond du cœur;
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu.
Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang. Alfred de Musset, Poésies nouvelles, La Nuit de mai

je vous remercie si vous pouvez m'aider
au revoir