Maupassant, La parure

Entraide scolaire

46 réponses · Page 1 / 3

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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salut, jai lu la nouvelle de maupassant la parrure .
très intéressant. je cherhce des idées pour créer une autre chute .
Or, un dimanche, comme elle était allée faire un tour aux Champs-Elysées pour se délasser des besognes de la semaine, elle aperçut tout à coup une femme qui promenait un enfant. C'était Mme Forestier, toujours jeune, toujours belle, toujours séduisante.
Mme Loisel se sentit émue. Allait-elle lui parler? Oui, certes. Et maintenant qu'elle avait payé, elle lui dirait tout. Pourquoi pas?
Elle s'approcha.
- Bonjour, Jeanne.
L'autre ne la reconnaissait point, s'étonnant d'être appelée ainsi familièrement par cette bourgeoise.
Elle balbutia:
- Mais… madame !… Je ne sais… Vous devez vous tromper.
- Non. Je suis Mathilde Loisel.
Son amie poussa un cri.
- Oh !… ma pauvre Mathilde, comme tu es changée !…
- Oui, j'ai eu des jours bien durs, depuis que je ne t'ai vue; et bien des misères… et cela à cause de toi !…
- De moi… Comment ça?
- Tu te rappelles bien cette rivière de diamants que tu m'as prêtée pour aller à la fête du Ministère.
- Oui. Eh bien?
- Eh bien, je l'ai perdue.
- Comment ! puisque tu me l'as rapportée.
- Je t'en ai rapporté une autre toute pareille. Et voilà dix ans que nous la payons. Tu comprends que ça n'était pas aisé pour nous, qui n'avions rien… Enfin c'est fini, et je suis rudement contente.
Mme Forestier s'était arrêtée.
- Tu dis que tu as acheté une rivière de diamants pour remplacer la mienne?
- Oui. Tu ne t'en étais pas aperçue, hein ! Elles étaient bien pareilles.
Et elle souriait d'une joie orgueilleuse et naïve.
Mme Forestier, fort émue, lui prit les deux mains.
- Oh ! ma pauvre Mathilde ! Mais la mienne était fausse. Elle valait au plus cinq cents francs !…
Salut jai lu cette nouvelle. Jai beaucoup aimé, surtout la chute ! je cherche des idées pour crée une autre chute. merci d'avance .
Texte : https://maupassant.free.fr/textes/parure.html La Parure
Bonjour,

est-ce que l'un de vous pourrait m'indiquer le schéma actanciel de la nouvelle La Parure de Maupassant… en fait comme il s'agit d'une nouvelle je suis un peu prise au piège… à vrai dire j'avais pensé à une double quête; la quête du bijou puis la quête du remboursement de l'emprunt.

Pour le schéma narratif, je proposerais les éléments suivants:
Situation initiale : Madame Loisel et son mari sont invités à une soirée par le ministre de l’Instruction publique. Malheureusement, la jeune femme souffre de ne pas avoir autant de bijoux et de vêtements que les femmes riches qui possèdent des dizaines et des dizaines de toilettes différentes.
Madame Loisel emprunte à son amie Madame Forestier un superbe collier en diamant. Monsieur et Madame Loisel vont au bal.
Elément perturbateur : Madame Loisel perd le collier qu’elle avait emprunté.
Les péripéties : Ils le cherchent en vain. Ils décident de racheter la même parure à Madame Forestier et mettent des années à rembourser les emprunts effectués pour payer le bijou. Ils sont donc obligés de travailler très dur pendant dix années.
Situation finale : Un jour, Madame Loisel rencontre sa vieille amie qui ne la reconnaît tant elle a changé après ces années de dur labeur. Madame Loisel décide de lui dire la vérité, et c’est là que l’autre lui apprend que le collier ne coûtait que cinq cents francs.

Qu'en pensez-vous?

merci de prêter attention à ma requête…

Laetitia.
Etude linéaire Bonjour,
Je suis en classe de seconde et j'ai une étude linéaire à faire en français et je ne sait pas trop comment faire parce que c'est ma première.
Est ce que quelqu'un pourrait m'aider ?
L'extrait est tiré de la nouvelle "la parure" du livre Boule de Suif de Maupassant:
Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et si douce au cœur des femmes.
Merci d'avance
C'est ton texte en entier?
oui, j'ai que ce paragraphe a faire
bonjour je suis adnane

pour le schéma actanciel c'est ça ce que j'ai trouvé :

le héros : une jeune femme , nommée Mathilde Loisel

La quête : La gloire , La fortune , La frivolité

Les adjuvants : Son mari Monsieur Loisel , son amie Madame Forestier

les opposants :le manque de confiance en soi , la perte de la parure

j'espère que je vous ai bien aidé et à la prochaine
URGENCE Bonjours j'aurais besoin d'aide car je suis vrm bloqué dans mes idées j'ai une dissertation à faire de 800 mots et le sujet est
démontrez que la déchéance de Madame Loisel est provoquée par son désir d'ascension sociale je le comprend très bien mais je n'arrive jsute pas a me faire comme 2 idee principales ainsi que 2 idees secondaires pour chacun des idées prinpales qui peut me sauver lol
C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérances, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l'Instruction publique.
Elle fut simple, ne pouvant être parée, mais malheureuse comme une déclassée; car les femmes n'ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de famille. Leur finesse native, leur instinct d'élégance, leur souplesse d'esprit sont leur seule hiérarchie, et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames.
Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l'usure des sièges, de la laideur des étoffes. Toutes ces choses, dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et l'indignaient. La vue de la petite Bretonne qui faisait son humble ménage éveillait en elle des regrets désolés et des rêves éperdus. Elle songeait aux antichambres nettes, capitonnées avec des tentures orientales, éclairées par de hautes torchères de bronze, et aux deux grands valets en culotte courte qui dorment dans les larges fauteuils, assoupis par la chaleur lourde du calorifère. Elle songeait aux grands salons vêtus de soie ancienne, aux meubles fins portant des bibelots inestimables, et aux petits salons coquets parfumés, faits pour la causerie de cinq heures avec les amis les plus intimes, les hommes connus et recherchés dont toutes les femmes envient et désirent l'attention.
Quand elle s'asseyait, pour dîner, devant la table ronde couverte d'une nappe de trois jours, en face de son mari qui découvrait la soupière en déclarant d'un air enchanté: « Ah ! le bon pot-au-feu ! je ne sais rien de meilleur que cela », elle songeait aux dîners fins, aux argenteries reluisantes, aux tapisseries peuplant les murailles de personnages anciens et d'oiseaux étranges au milieu d'une forêt de féerie; elle songeait aux plats exquis servis en des vaisselles merveilleuses, aux galanteries chuchotées et écoutées avec un sourire de sphinx, tout en mangeant la chair rose d'une truite ou des ailes de gélinotte.
Elle n'avait pas de toilettes, pas de bijoux, rien. Et elle n'aimait que cela; elle se sentait faite pour cela. Elle eût tant désiré plaire, être enviée, être séduisante et recherchée.
Elle avait une amie riche, une camarade de couvent qu'elle ne voulait plus aller voir, tant elle souffrait en revenant. Et elle pleurait pendant des jours entiers, de chagrin, de regret, de désespoir et de détresse.

Or, un soir, son mari rentra, l'air glorieux et tenant à la main une large enveloppe.
-Tiens, dit-il, voici quelque chose pour toi.
Elle déchira vivement le papier et en tira une carte qui portait ces mots:
"Le ministre de l'Instruction publique et Mme Georges Ramponneau prient M. et Mme Loisel de leur faire l'honneur de venir passer la soirée à l'hôtel du ministère, le lundi 18 janvier."
Au lieu d'être ravie, comme l'espérait son mari, elle jeta avec dépit l'invitation sur la table, murmurant:
- Que veux-tu que je fasse de cela?
- Mais, ma chérie, je pensais que tu serais contente. Tu ne sors jamais, et c'est une occasion, cela, une belle ! J'ai eu une peine infinie à l'obtenir. Tout le monde en veut; c'est très recherché et on n'en donne pas beaucoup aux employés. Tu verras là tout le monde officiel.
Elle le regardait d'un oeil irrité, et elle déclara avec impatience:
- Que veux-tu que je me mette sur le dos pour aller là?
Il n'y avait pas songé; il balbutia:
- Mais la robe avec laquelle tu vas au théâtre. Elle me semble très bien, à moi…
Il se tut, stupéfait, éperdu, en voyant que sa femme pleurait. Deux grosses larmes descendaient lentement des coins des yeux vers les coins de la bouche; il bégaya:
- Qu'as-tu? qu'as-tu?
Mais, par un effort violent, elle avait dompté sa peine et elle répondit d'une voix calme en essuyant ses joues humides:
- Rien. Seulement je n'ai pas de toilette et par conséquent, je ne peux aller à cette fête. Donne ta carte à quelque collègue dont la femme sera mieux nippée que moi.
Il était désolé. Il reprit:
- Voyons, Mathilde. Combien cela coûterait-il, une toilette convenable, qui pourrait te servir encore en d'autres occasions, quelque chose de très simple?
Elle réfléchit quelques secondes, établissant ses comptes et songeant aussi à la somme qu'elle pouvait demander sans s'attirer un refus immédiat et une exclamation effarée du commis économe.
Enfin, elle répondit en hésitant:
- Je ne sais pas au juste, mais il me semble qu'avec quatre cents francs je pourrais arriver.
ll avait un peu pâli, car il réservait juste cette somme pour acheter un fusil et s'offrir des parties de chasse, l'été suivant, dans la plaine de Nanterre, avec quelques amis qui allaient tirer des alouettes, par là, le dimanche.
Il dit cependant:
- Soit. Je te donne quatre cents francs. Mais tâche d'avoir une belle robe.

Le jour de la fête approchait, et Mme Loisel semblait triste, inquiète, anxieuse. Sa toilette était prête cependant. Son mari lui dit un soir:
- Qu'as-tu? Voyons, tu es toute drôle depuis trois jours.
Et elle répondit:
- Cela m'ennuie de n'avoir pas un bijou, pas une pierre, rien à mettre sur moi. J'aurai l'air misère comme tout. J'aimerais presque mieux ne pas aller à cette soirée.
Il reprit:
- Tu mettras des fleurs naturelles. C'est très chic en cette saison-ci. Pour dix francs tu auras deux ou trois roses magnifiques.
Elle n'était point convaincue.
- Non… il n'y a rien de plus humiliant que d'avoir l'air pauvre au milieu de femmes riches.
Mais son mari s'écria:
- Que tu es bête ! Va trouver ton amie Mme Forestier et demande-lui de te prêter des bijoux. Tu es bien assez liée avec elle pour faire cela.
Elle poussa un cri de joie.
- C'est vrai. Je n'y avais point pensé.
Le lendemain, elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse. Mme Forestier alla vers son armoire à glace, prit un large coffret, l'apporta, l'ouvrit, et dit à Mme Loisel:
- Choisis, ma chère.
Elle vit d'abord des bracelets, puis un collier de perles, puis une croix vénitienne, or et pierreries, d'un admirable travail. Elle essayait les parures devant la glace, hésitait, ne pouvait se décider à les quitter, à les rendre. Elle demandait toujours:
- Tu n'as plus rien d'autre?
- Mais si. Cherche. Je ne sais pas ce qui peut te plaire.
Tout à coup elle découvrit, dans une boîte de satin noir, une superbe rivière de diamants; et son coeur se mit à battre d'un désir immodéré. Ses mains tremblaient en la prenant. Elle l'attacha autour de sa gorge, sur sa robe montante, et demeura en extase devant elle-même.
Puis, elle demanda, hésitante, pleine d'angoisse:
- Peux-tu me prêter cela, rien que cela?
- Mais oui, certainement.
Elle sauta au cou de son amie, l'embrassa avec emportement, puis s'enfuit avec son trésor.

Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le Ministre la remarqua.
Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et si douce au coeur des femmes.
Elle partit vers quatre heures du matin. Son mari, depuis minuit, dormait dans un petit salon désert avec trois autres messieurs dont les femmes s'amusaient beaucoup.
Il lui jeta sur les épaules les vêtements qu'il avait apportés pour la sortie, modestes vêtements de la vie ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l'élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut s'enfuir, pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s'enveloppaient de riches fourrures.
Loisel la retenait:
- Attends donc. Tu vas attraper froid dehors. Je vais appeler un fiacre.
Mais elle ne l'écoutait point et descendait rapidement l'escalier. Lorsqu'ils furent dans la rue, ils ne trouvèrent pas de voiture; et ils se mirent à chercher, criant après les cochers qu'ils voyaient passer de loin.
Ils descendaient vers la Seine, désespérés, grelottants. Enfin, ils trouvèrent sur le quai un de ces vieux coupés noctambules qu'on ne voit dans Paris que la nuit venue, comme s'ils eussent été honteux de leur misère pendant le jour.
Il les ramena jusqu'à leur porte, rue des Martyrs, et ils remontèrent tristement chez eux. C'était fini, pour elle. Et il songeait, lui, qu'il lui faudrait être au Ministère à dix heures.
Elle ôta les vêtements dont elle s'était enveloppé les épaules, devant la glace, afin de se voir encore une fois dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri. Elle n'avait plus sa rivière autour du cou !
Son mari, à moitié dévêtu déjà, demanda:
- Qu'est-ce que tu as?
Elle se tourna vers lui, affolée:
- J'ai… j'ai… je n'ai plus la rivière de Mme Forestier.
Il se dressa, éperdu:
- Quoi !… comment !… Ce n'est pas possible !
Et ils cherchèrent dans les plis de la robe, dans les plis du manteau, dans les poches, partout. Ils ne la trouvèrent point.
Il demandait:
- Tu es sûre que tu l'avais encore en quittant le bal?
- Oui, je l'ai touchée dans le vestibule du Ministère.
- Mais si tu l'avais perdue dans la rue, nous l'aurions entendue tomber. Elle doit être dans le fiacre.
- Oui. C'est probable. As-tu pris le numéro?
- Non. Et toi, tu ne l'as pas regardé?
- Non.
Ils se contemplaient atterrés. Enfin Loisel se rhabilla.
- Je vais, dit-il, refaire tout le trajet que nous avons fait à pied, pour voir si je ne la retrouverai pas.
Et il sortit. Elle demeura en toilette de soirée, sans force pour se coucher, abattue sur une chaise, sans feu, sans pensée.
Son mari rentra vers sept heures. Il n'avait rien trouvé.
Il se rendit à la Préfecture de police, aux journaux, pour faire promettre une récompense, aux compagnies de petites voitures, partout enfin où un soupçon d'espoir le poussait.
Elle attendit tout le jour, dans le même état d'effarement devant cet affreux désastre.
Loisel revint le soir, avec la figure creusée, pâlie; il n'avait rien découvert.
- Il faut, dit-il, écrire à ton amie que tu as brisé la fermeture de sa rivière et que tu la fais réparer. Cela nous donnera le temps de nous retourner.
Elle écrivit sous sa dictée.

Au bout d'une semaine, ils avaient perdu toute espérance.
Et Loisel, vieilli de cinq ans, déclara:
- Il faut aviser à remplacer ce bijou.
Ils prirent, le lendemain, la boîte qui l'avait renfermé, et se rendirent chez le joaillier, dont le nom se trouvait dedans. Il consulta ses livres:
- Ce n'est pas moi, madame, qui ai vendu cette rivière; j'ai dû seulement fournir l'écrin.
Alors ils allèrent de bijoutier en bijoutier, cherchant une parure pareille à l'autre, consultant leurs souvenirs, malades tous deux de chagrin et d'angoisse.
Ils trouvèrent, dans une boutique du PalaisRoyal, un chapelet de diamants qui leur parut entièrement semblable à celui qu'ils cherchaient. Il valait quarante mille francs. On le leur laisserait à trente-six mille.
Ils prièrent donc le joaillier de ne pas le vendre avant trois jours. Et ils firent condition qu'on le reprendrait pour trente-quatre mille francs, si le premier était retrouvé avant la fin de février.
Loisel possédait dix-huit mille francs que lui avait laissés son père. Il emprunterait le reste.
Il emprunta, demandant mille francs à l'un, cinq cents à l'autre, cinq louis par-ci, trois louis par-là. Il fit des billets, prit des engagements ruineux, eut affaire aux usuriers, à toutes les races de prêteurs. Il compromit toute la fin de son existence, risqua sa signature sans savoir même s'il pourrait y faire honneur, et, épouvanté par les angoisses de l'avenir, par la noire misère qui allait s'abattre sur lui, par la perspective de toutes les privations physiques et de toutes les tortures morales, il alla chercher la rivière nouvelle, en déposant sur le comptoir du marchand trente-six mille francs.
Quand Mme Loisel reporta la parure à Mme Forestier, celle-ci lui dit, d'un air froissé:
- Tu aurais dû me la rendre plus tôt, car je pouvais en avoir besoin.
Elle n'ouvrit pas l'écrin, ce que redoutait son amie. Si elle s'était aperçue de la substitution, qu'aurait-elle pensé? Qu'aurait-elle dit? Ne l'aurait-elle pas prise pour une voleuse?

Mme Loisel connut la vie horrible des nécessiteux. Elle prit son parti, d'ailleurs, tout d'un coup, héroïquement. Il fallait payer cette dette effroyable. Elle payerait. On renvoya la bonne; on changea de logement; on loua sous les toits une mansarde.
Elle connut les gros travaux du ménage, les odieuses besognes de la cuisine. Elle lava la vaisselle, usant ses ongles roses sur les poteries grasses et le fond des casseroles. Elle savonna le linge sale, les chemises et les torchons, qu'elle faisait sécher sur une corde; elle descendit à la rue, chaque matin, les ordures, et monta l'eau, s'arrêtant à chaque étage pour souffler. Et, vêtue comme une femme du peuple, elle alla chez le fruitier, chez l'épicier, chez le boucher, le panier au bras, marchandant, injuriée, défendant sou à sou son misérable argent.
Il fallait chaque mois payer des billets, en renouveler d'autres, obtenir du temps.
Le mari travaillait, le soir, à mettre au net les comptes d'un commercant, et la nuit, souvent, il faisait de la copie à cinq sous la page.
Et cette vie dura dix ans.
Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué, tout, avec le taux de l'usure, et l'accumulation des intérêts superposés.
Mme Loisel semblait vieille, maintenant. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à grande eau les planchers. Mais parfois, lorsque son mari était au bureau, elle s'asseyait auprès de la fenêtre, et elle songeait à cette soirée d'autrefois, à ce bal où elle avait été si belle et si fêtée.
Que serait-il arrivé si elle n'avait point perdu cette parure? Qui sait? Qui sait? Comme la vie est singulière, changeante ! Comme il faut peu de chose pour vous perdre ou vous sauver !

Or, un dimanche, comme elle était allée faire un tour aux Champs-Elysées pour se délasser des besognes de la semaine, elle aperçut tout à coup une femme qui promenait un enfant. C'était Mme Forestier, toujours jeune, toujours belle, toujours séduisante.
Mme Loisel se sentit émue. Allait-elle lui parler? Oui, certes. Et maintenant qu'elle avait payé, elle lui dirait tout. Pourquoi pas?
Elle s'approcha.
- Bonjour, Jeanne.
L'autre ne la reconnaissait point, s'étonnant d'être appelée ainsi familièrement par cette bourgeoise.
Elle balbutia:
- Mais… madame !… Je ne sais… Vous devez vous tromper.
- Non. Je suis Mathilde Loisel.
Son amie poussa un cri.
- Oh !… ma pauvre Mathilde, comme tu es changée !…
- Oui, j'ai eu des jours bien durs, depuis que je ne t'ai vue; et bien des misères… et cela à cause de toi !…
- De moi… Comment ça?
- Tu te rappelles bien cette rivière de diamants que tu m'as prêtée pour aller à la fête du Ministère.
- Oui. Eh bien?
- Eh bien, je l'ai perdue.
- Comment ! puisque tu me l'as rapportée.
- Je t'en ai rapporté une autre toute pareille. Et voilà dix ans que nous la payons. Tu comprends que ça n'était pas aisé pour nous, qui n'avions rien… Enfin c'est fini, et je suis rudement contente.
Mme Forestier s'était arrêtée.
- Tu dis que tu as acheté une rivière de diamants pour remplacer la mienne?
- Oui. Tu ne t'en étais pas aperçue, hein ! Elles étaient bien pareilles.
Et elle souriait d'une joie orgueilleuse et naïve.
Mme Forestier, fort émue, lui prit les deux mains.
- Oh ! ma pauvre Mathilde ! Mais la mienne était fausse. Elle valait au plus cinq cents francs !…

https://maupassant.free.fr/textes/parure.html
merci pour vous de nous aider pour bien faire des recherches
je suis d'Egypte, je fais une étude sue la parure de Maupassant, mais il y a quelque points me derangent comme:

les reperes de temps et de lieux.. et

il ya un question :la nouvelle de maupassant transforme-t-elle la perception (vision du monde) du monde?
expliquez, pouquoi et comment

pourrais m'aider?
Bonjour tout le monde! Comme dit dans le titre, j'ai un commentaire littéraire à faire sur un extrait de La Parure de Maupassant! Youhouu
Je précise que je suis en LS1
Bref je vous livre l'extrait:
Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le ministre la remarqua.
Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire complète et si douce au coeur des femmes.
Voili voilo!

Donc mnt je vous dis ce à quoi j'ai pensé et ce qui me pose problème (c'est mon premier commentaire ')

Donc l'extrait se découpe facilement en deux mouvements → les deux paragraphes en fait, le premier mouvement étant une succession de phrases courtes avec beaucoup de passé simple, le deuxième mouvement est une seule phrase donc un seul verbe qui est à l'imparfait.
Je pense qu'ici Maupassant joue avec la durée du temps. Donc pour la problématique je pensais à un "truc" du genre:

→ Comment Maupassant montre-t-il l'importance qu'à le bal aux yeux de Mme Loisel? (réponse: par l'étirement du temps de celui-ci dans le deuxième mvt)
(Mais je n'en suis pas vraiment satisfaite, je vais encore réfléchir dessus)

Bon mon premier problème est dans le premier mouvement, comment le découper en plusieurs unités de sens?
J'avais pensé à mettre les trois premières phrases ensembles de "Le jour…" jusqu'à "…folle de joie."
Et comme deuxième unité de sens de "Tous les hommes…" jusqu'à "…la remarqua."

Pour la première unité je sais pas vraiment comment expliquer pourquoi je les mets ensemble… =/ Les deux premières phrases, si, car il y a utilisation du passé simple, donc enchaînement rapide d'actions.
Et pour la deuxième unité, il y a une hiérarchie avec "tous les hommes", "tous les attachés du cabinet" et "LE ministre"…
Et puis aussi peut-être le nombre d'actions? Pour "tous les hommes", il s'ensuit trois actions à l'imparfait "regardaient", "demandaient", "cherchaient". Puis pour "tous les attachés du cabinet", il y a une action "voulaient valser" et enfin "le ministre" lui a un verbe au passé simple "remarqua"… Mais en fait je sais pas trop comment exploiter ça 😞
Pour les explications, je sais pas trop si ca suffira? Il y a peut-être quelque chose d'important que j'ai zappé?

Et pour le deuxième mouvement, je pensais m'axer sur la phrase longue sans point qui nous laisse comme elle lors du bal, pantelante et sans souffle à la fin… On a l'impression de virevolter avec elle!
Mais pour le côté technique… =/
On a beaucoup de cc de manière ("avec emportement", "avec ivresse")
et on a aussi la répétition (?) "dans le triomphe", "dans la gloire", "dans une sorte de nuage"…
Puis encore une fois "de tous ces hommages", "de toutes ces admirations", "de tous ces désirs", "de cette victoire"…
On remarque qu'il emploie beaucoup de pluriels. Et du coup, s'il repasse au singulier pour "de cette victoire" est-ce pour nous mettre en évidence l'importance de celle-ci au milieu du reste (les hommages, les admirations…)?

Huum ca commence à faire très long comme message alors je vais m'arrêter là et si je trouve autre chose à dire je reposterai

Merci d'avoir lu un message si long! Merci de m'aider! Merci de me dire franchement ce qui va ou ne va pas! 😀
Et si la problématique ne va pas, dites-le moi! Si vous avez d'autres propositions, j'accepte avec grand plaisir!
En bref, merci pour tout ce que vous ferez! 😀

RedTong
j'ai fais un schéma . pourrez vous me dire ci cela est bon .

situation initiale:

madame loisel est une bourgeoise qui de ne pas être riche.

élément perturbateur:

madame loisel perd le collier de monsieur forestier.

la famille loisel s'endettent et travaillent tout leur vie remboursé le collier.

situation finale: madame forestier dix que le collier est faux.

merci de corrigé les erreurs que j'ai mis..
situation initiale:
Madame Loisel est une bourgeoise qui (il manque un verbe) de ne pas être riche.
élément perturbateur:
Madame Loisel perd le collier de monsieur Forestier.
La famille Loisel s'endette et travaille toute sa vie pour rembourser le collier.
situation finale:
Madame Forestier dit que le collier est faux.
Il me semble que dans la situation initiale, tu aurais pu parler un peu de l'acquisition du collier.
Ok merci. quel acquisition du collier? donnez moi un exemple. est ce que tout est bon? le schéma narratif est complet? J'ai oublier . c'est souffre de Ne pas être riche.
Quelle acquisition du collier ?
Tu as bien lu la nouvelle.
Tu as dit que madame Loisel a perdu le collier de monsieur Forestier.
Mais tu n'as pas parlé de ce collier avant.
Comment se fait-il que madame Loisel ait acheté ce collier ?
Elle n'as pas acheter le collier. elle voulais achèter avec l'argent que son mari lui à donné. et puis son mari lui dit d'aller chez son amie pour le prêt du collier. et puis un jour elle a perdu le collier que son amie lui a donné, et donc cela à entraîné une perte d'argent.
Dans la situation initiale, tu dois en effet aussi parler du prêt du collier comme te le conseille Jehan.

Et "La famille Loisel s'endette et travaille toute sa vie pour rembourser le collier", tu le mets dans quelle partie ?

Quant à ce que tu mets en situation finale, je l'aurais mis pour ma part en élément de résolution (c'est la partie que tu as oublié de nommer dans ton schéma). Et j'aurais mis autre chose en situation finale.

Tout cela manque un peu de rigueur : commence par nommer tes 5 parties, et attache-toi ensuite à compléter chacune.
Tu aurais mis quoi en situation finale ?
Bonjour Didifafa,

C'est à toi de faire une proposition.

Muriel
Muriel a écrit :Bonjour Didifafa,

C'est à toi de faire une proposition.

Muriel
Ok j'ai fais et vous allez le corrigé.

situation initiale:

c'est l'histoire d'une femme dite belle , mais très pauvre qui a toujours rêvé riche. un soir son mari revenant du travaille lui ramène une invitation pour une fête chez les riches, ne sachant quoi mettre elle décida avec son mari d'emprunter une parure de diamant à sa vieille amie riche.

élément perturbateur:

cependant une fois de retour à chez elle , elle ne retrouva pas la parure. donc elle et son mari cherchèrent tout la nuit, sans résultat.

péripétie:

elle avait honte de dire à son amie qu' elle avait perdu la parure.

élément de résolution:

elle devait racheter exactement le même, pour cela elle devais travailler pour qu' elle puisse rembourser l'énorme près et puis elle à dût changée de logement.

situation final:

après quelque année, elle vit son amie et lui dit qu'elle était pauvre à cause d'elle et son amie lui emanda pourquoi? elle lui expliqua toute l'histoire. et en fin son amie lui dit "mais ma parure était une fausse et elle valait pas plus de 500 franc"
d’après ce que je pense :c'est le contraire l'element perturbateur doit être l’invitation et les péripéties l'emprunte de la parure et sa perte et tu as oublié aussi le retour en arrière ou l’élément de résolution et tu a encore trop allongé le situation initiale 🙂 mais c'est bien fais
Dans cet extrait de la nouvelle de Maupassant La Parure.

a) étudiez le rythme du récit.

b) trouvez une prolepse et une analepse, montrez quel est l’intérêt de cette construction.

c) quel est le point de vue adopté dans chacun des passages suivants ? Quel en est l’intérêt :

– du début à « son misérable argent » ;

– de « Mais parfois lorsque son mari » à vous sauver » ;

– de « Or, un dimanche à « séduisante ».
La jolie Mme Loisel a emprunté à son amie Jeanne Forestier un collier de diamants pour se rendre à une soirée avec son mari. Mais au retour, elle s’aperçoit qu’elle a perdu cette parure. Le couple s’endette pour racheter ce bijou qui est rendu à Mme Forestier sans qu’elle ne s’aperçoive du changement. Mais il faut rembourser.



Elle connut les gros travaux du ménage, les odieuses besognes de la cuisine. Elle lava la vaisselle, usant ses ongles roses sur les poteries grasses et le fond des casseroles. Elle savonna le linge sale, les chemises et les torchons, qu'elle faisait sécher sur une corde ; elle descendit à la rue, chaque matin, les ordures, et monta l'eau, s'arrêtant à chaque étage pour souffler. Et, vêtue comme une femme du peuple, elle alla chez le fruitier chez l'épicier chez le boucher, le panier au bras, marchandant, injuriée, défendant sou à sou son misérable argent.

Il fallait chaque mois payer des billets, en renouveler d'autres, obtenir du temps.

Le mari travaillait, le soir à mettre au net les comptes d'un commerçant, et la nuit, souvent, il faisait de la copie à cinq sous la page.

Et cette vie dura dix ans.

Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué, tout, avec le taux de l'usure, et l'accumulation des intérêts superposés.

Mme Loisel semblait vieille, maintenant. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à grande eau les planchers. Mais parfois, lorsque son mari était au bureau, elle s'asseyait auprès de la fenêtre, et elle songeait à cette soirée d'autrefois, à ce bal, où elle avait été si belle et si fêtée.

Que serait-il arrivé si elle n'avait point perdu cette parure ? Qui sait ? Qui sait ? Comme la vie est singulière, changeante ! Comme il faut peu de chose pour vous perdre ou vous sauver !

Or, un dimanche, comme elle était allée faire un tour aux Champs-Elysées pour se délasser des besognes de la semaine, elle aperçut tout à coup une femme qui promenait un enfant.

C'était Mme Forestier toujours jeune, toujours belle, toujours séduisante.

Mme Loisel se sentit émue. Allait-elle lui parler ? Oui, certes.

Et maintenant qu'elle avait payé, elle lui dirait tout. Pourquoi pas ?

Elle s'approcha.

« Bonjour Jeanne. » L'autre ne la reconnaissait point, s'étonnant d'être appelée ainsi familièrement par cette bourgeoise. Elle balbutia :

« Mais… Madame !… Je ne sais… vous devez vous tromper

– Non. Je suis Mathilde Loisel. »

Guy de Maupassant, La Parure, 1884.