Nature et fonction de "que"

Langue française

169 réponses · Page 8 / 9

Bonsoir,
Laoshi a écrit :Un antécédent n'est-il pas par définition antéposé ?
Voir
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/8491-cette-phrase-estelle-correcte-p761.html

Messages 7603, 7604, 7606 et surtout 7608.

On ne lit plus Roméo depuis un certain temps, me semble-t-il.

Bonjour,

Dans une phrase comme : "Quand tu auras grandi, que tu auras une famille, que tu seras mature etc."

Comment qualifie-t-on le "que" qui remplace le "quand"? Quel est son rôle grammatical?

Merci de vos réponses !

Bonsoir.Quand tu auras grandi, que tu auras une famille, tu seras mature…Il s’agit d’un que employé pour ne pas répéter la conjonction de subordination initiale (ici, quand).La phrase équivaut à : Quand tu auras grandi, quand tu auras une famille, tu seras mature…Comme le quand initial, la conjonction que introduit ici une proposition subordonnée circonstancielle de temps.Dans cet emploi, on l’appelle "que vicariant". Le mot "vicariant" veut dire "remplaçant".

Bonjour,Plusieurs questions :"Quand tu seras grand, que tu auras une famille, que tu auras une situation…"Quelle est la valeur de "que" qui pourrait être remplacé par "quand" chaque fois?Peut-on dire "Tue-moi qu’il ne soit trop tard!" pour :"Tue-moi (avant) qu’il ne soit trop tard!"Autre question qui n’a pas grand-chose à voir : Que signifie la "situation analytique" dans la psychanalyse?..Merci de vos réponses !

Bonjour.

"Quand tu seras grand, que tu auras une famille, que tu auras une situation…"

Quelle est la valeur de "que" qui pourrait être remplacé par "quand" chaque fois?

Cette question-là, tu l’as déjà posée avant-hier, et j’y ai répondu plus haut.

Peut-on dire "Tue-moi qu’il ne soit trop tard!" pour :"Tue-moi (avant) qu’il ne soit trop tard!"

Non.

Que signifie la "situation analytique" dans la psychanalyse?..

"Analytique" signifie ici "psychanalytique".

La situation analytique est celle du psychanalyste et de l’analysé au moment d’une séance de psychanalyse…

Merci Jehan et désolé pour la première question mais il semble y avoir eu un bug (elle semblait avoir disparu de la rubrique…)

Pour la deuxième question je suis perplexe car je vois souvent des formulations juste avec "que" qui signifient "avant" comme par exemple "je n’aurai de cesse qu’il (avant) soit mort" … comment expliques-tu que ce soit juste là et non juste dans ma phrase précédente..?

Merci en tout cas !

L’AF te donne raison, il semble : "Il n’aura de cesse qu’il n’ait réussi "

https://academie-francaise.fr/il-naura-de-cesse-quil-na-reussi

Il n’y a pas eu de bug, ton message a été déplacé dans la présente discussion, qui traite plus spécifiquement de que, de sa nature et de ses fonctions.

"Je n’aurai de cesse qu’il soit mort" ( = Je n’aurai pas de repos avant qu’il soit mort ) est une expression figée, c’est un cas particulier.

De nos jours, on ne peut plus remplacer avant que par un simple que, sauf évidemment dans le cas d’un "que vicariant" qui évite de répéter un avant que qui précède. Tu dis que tu vois souvent d’autres formulations dans lesquelles que signifierait avant que. Pourrais-tu donner des exemples ?

En lisant Les Nourritures Terrestres de Gide j’étais justement tombé sur une formulation de ce type… je vais essayer de la retrouver..!

(Je précise que ça ne signifie pas exactement "avant que" mais que c’est ce qu’il faut entendre par cela)

Bonne recherche. Mis à part Je n’aurai de cesse que… ou la variante Je n’aurai point de repos que… je ne vois pas d’autres tournures avec que signifiant avant que.

Ou toute autre variante de cette construction :

β)[Empl. seul, introduisant une temporelle dans des systèmes exprimant la simultanéité ou la postériorité]− [Précédé d’une phrase nég.] Que ne + verbe au subj.Avant que, tant que. Roland, dans son cercle étroit de chevalerie, courait après Angélique; les conquérants de première race poursuivent une plus haute souveraine: point de repos pour eux qu’ils n’aient pressé dans leurs bras cette divinité couronnée de tours, épouse du Temps, fille du Ciel et mère des dieux (Chateaubr., Mém., t. 3, 1848, p. 425).Je n’aurais point de repos que je n’aie contemplé une chose si merveilleuse (A. France, Thaïs, 1890, p. 270).

− N’avoir de cesse que. Tu n’eus de cesse que je ne me fusse résigné à garder le lit et à faire venir Arnozan (Mauriac, Nœud vip., 1932, p. 145).

https://www.cnrtl.fr/definition/que

Voici quelques exemples relevés dans la littérature avec le verbe dormir :

Je ne dormirai pas que vous n

pu disposer du secours dont vous avez besoin.

je ne dormirai pas qu

ne l

accompli.

il

soit mort.

Il ne dormira pas q

ait répandue partout, avec de plus grandes exagérations encore que les vôtres.

Il ne dormira pas q

ait défié Shakespear, q

ait terrassé.

je ne laisserai pas un instant de repos à mon mari ; il ne dormira pas q

ait exaucée.

Oui, on remarquera que dans tous ces cas, la principale est négative et exprime une absence de trêve, une absence de pause, une absence de repos. Ce qui n’est nullement le cas dans la phrase que Gresson soumet à notre jugement :

Tue-moi, qu’il ne soit trop tard !

Une telle phrase, en l’occurrence, me paraît incorrecte et peu compréhensible.

Quand la principale est comme ici à l’impératif, une subordonnée introduite par que exprimera le but (pour que) et non le temps.

Par exemple : Tue-moi, que je ne souffre plus !

Voilà lamaneur c’est ça ! Merci !

D’accord Jehan pour tes explications ! :)

Je prends note !

bonjour je voudrais savoir si que dans cette phrase est un pronom relative, conjonctif, circonstancielle ou un adverbe

il s’aperçoit qu’il a oublié son sac (je pense conjonctive mais je ne suis pas certaine)

il est d’autant plus surpris par lui que

aussi stupide qu’il parrait (il impersonelle)

Je ne pense pas qu’il a fait ça (je pense aussi conjonctive)

Merci d’avance

Bonjour.

Il s’aperçoit / qu’il a oublié son sac.

que est ici une conjonction introduisant une proposition complétive.

Je ne pense pas / qu’il ait fait ça.

que est ici une conjonction introduisant une proposition complétive.

Il est d’autant plus surpris par lui / que…

que est ici une conjonction introduisant une proposition circonstancielle de conséquence.

Il n’est pas aussi stupide / qu’il paraît

que est ici une conjonction introduisant une proposition circonstancielle de comparaison.

Le "il paraît" ici n’est pas forcément impersonnel… Cela peut être une personne qui paraît stupide.

Bonjour,Pouvez-vous m’aider ?Dans la phrase suivante :"Et dans ces beaux jardins que j’avais sous les yeux, les vignes espacées sur les pentes, les petits orangers, les mandariniers en longues files microscopiques, tout gardait le même aspect morne, cette immobilité des feuilles attendant l’orage.Quelle est la fonction du pronom relatif que ? COD ou CCLMerci

COD ;-) qui reprend "beaux jardins".

Je ne pense pas que "que" puisse jamais être CCL, si ?

Et bien je ne sais pas.

Il me semble que le pronom relatif peut avoir toutes les fonctions du nom.

et puis ce n’est pas "et ces beaux jardins que j’avais…" mais "et dans ces beaux jardins que j’avais…"

Je pense qu’il faut tenir compte de la préposition "dans".

Ai-je raison ou tord ?

Ai-je raison ou tord ?Eh bien, là, tu as tort…😉Il me semble que le pronom relatif peut avoir toutes les fonctions du nom.Cela dépend des pronoms relatifs : le pronom relatif que est presque toujours COD, comme ici, et quelquefois attribut (étourdi que je suis !) mais jamais CC.dans ces beaux jardins / "que j’avais sous les yeux" La relative équivaut à "J’avais sous les yeux ces beaux jardins" : le relatif que est donc COD de avais.Un relatif a une fonction seulement par rapport au verbe de la relative (ici, avais) ou à un autre mot de la relative.C’est l’ensemble "dans ces beaux jardins que j’avais sous les yeux" qui est CC de la principale, et non le relatif que.