Fasse le ciel qu'il nous sauve, ou alors advienne que pourra ! 🙂
Nature et fonction de "que"
169 réponses · Page 7 / 9
Roméo31 a cité : I. QUE BEQUILLE DE SUBJONCTIF. N'a pas de fonction ; n'introduit pas une subordonnée. ex : Qu'il vienne! (ordre) / Que Dieu vous entende ! (souhait) /Quand "que" introduit vraiment une subordonnée, il n'a pas non plus de fonction.
Ce qui intéresse ici Arbrerose n'est pas la fonction, mais la nature grammaticale de cette fameuse béquille.
C'est bien tout de même à l'origine, comme je l'ai dit, une conjonction de subordination (avec la principale sous entendue) : (Je veux) qu'il vienne. (Je souhaite) que Dieu vous entende.
.
Je suis d'accord, Jehan. 🙂. J'ai d'ailleurs guillemeté "classe grammaticale" dans mon précédent message.
Toutefois, j'ai souhaité ajouter cette notion de "béquille de subjonctif", car il convient de la connaître. En effet, elle est relativement répandue, comme je l'ai montré, et est même indiquée par le site Etudes littéraires.)
J'aurais mieux indiqué, par ex. : Il s'agit d'une conjonction de subordination (la proposition principale sous-entendue), souvent dénommée "béquille de subjonctif".
Toutefois, j'ai souhaité ajouter cette notion de "béquille de subjonctif", car il convient de la connaître. En effet, elle est relativement répandue, comme je l'ai montré, et est même indiquée par le site Etudes littéraires.)
J'aurais mieux indiqué, par ex. : Il s'agit d'une conjonction de subordination (la proposition principale sous-entendue), souvent dénommée "béquille de subjonctif".
Bonjour,
Je me demande quelle est la fonction de "que" dans la phrase suivante : "Il veut que tu partes."
Est-il béquille du subjonctif car il est suivi d'un verbe au subjonctif ou bien de conjunction de subordination reliant la principale à la complétive ? Ou alors est-il autre chose ?
Autre petite question : " Il l'interdit de parler fort." Est-ce simplement une phrase simple ou est-ce une complexe composée d'une proposition principale "Il l'interdit" ainsi que d'une proposition infinitive "de parler fort" ?
🙂
Je me demande quelle est la fonction de "que" dans la phrase suivante : "Il veut que tu partes."
Est-il béquille du subjonctif car il est suivi d'un verbe au subjonctif ou bien de conjunction de subordination reliant la principale à la complétive ? Ou alors est-il autre chose ?
Autre petite question : " Il l'interdit de parler fort." Est-ce simplement une phrase simple ou est-ce une complexe composée d'une proposition principale "Il l'interdit" ainsi que d'une proposition infinitive "de parler fort" ?
🙂
Il veut que tu partes.Que : conjonction de subordination, introduisant une complétive.
Il lui interdit de parler fort , telle est la forme correcte.
Il s’agit d’une proposition indépendante. Pas de proposition infinitive.
Bonsoir tout le monde,
Comment analysez-vous le "que" dans la phrase suivante ?
Le seul que je tolère, c'est son frère.
J'aurais dit pronom relatif COD mais à la réflexion, je trouve que cela ne colle pas lorsqu'on reconstitue la phrase en partant de ce postulat ("Je tolère quoi ? Le seul… c'est un peu étrange). Votre avis m'intéresse, bonne soirée !
Comment analysez-vous le "que" dans la phrase suivante ?
Le seul que je tolère, c'est son frère.
J'aurais dit pronom relatif COD mais à la réflexion, je trouve que cela ne colle pas lorsqu'on reconstitue la phrase en partant de ce postulat ("Je tolère quoi ? Le seul… c'est un peu étrange). Votre avis m'intéresse, bonne soirée !
Bonsoir.
Si, bien sûr, il s'agit d'un pronom relatif COD.
Le seul = Le seul être
Le seul ( être ) que je tolère… = Je tolère un seul être.
Qu'aurais-tu donc proposé de plus pertinent ?
Si, bien sûr, il s'agit d'un pronom relatif COD.
Le seul = Le seul être
Le seul ( être ) que je tolère… = Je tolère un seul être.
Qu'aurais-tu donc proposé de plus pertinent ?
Bonjour,
Je me trouve face à un dilemme:
Un de mes élève m'envoie cette phrase issue du livre "la peste" de Camus :
"Était-ce vraiment l'abstraction que ces journées passées dans son hôpital où la peste mettait les bouchées doubles, portant à cinq cents le nombre moyen des victimes par semaine ?"
Il me demande quel est le rôle de "que" dans cette phrase et je n'arrive pas à trouver une explication.
Merci d'avance pour toute réponse 🙂
Je me trouve face à un dilemme:
Un de mes élève m'envoie cette phrase issue du livre "la peste" de Camus :
"Était-ce vraiment l'abstraction que ces journées passées dans son hôpital où la peste mettait les bouchées doubles, portant à cinq cents le nombre moyen des victimes par semaine ?"
Il me demande quel est le rôle de "que" dans cette phrase et je n'arrive pas à trouver une explication.
Merci d'avance pour toute réponse 🙂
Bonjour,
Il me semble qu'il s'agit d'une mise en relief avec "c'est… que".
Mais attendre les spécialistes. 🙂
Il me semble qu'il s'agit d'une mise en relief avec "c'est… que".
Mais attendre les spécialistes. 🙂
N'est-ce pas le même rôle que dans des phrases comme :
Quel homme que cet homme-là !
Quel homme que cet homme-là !
Il me semble que nous sommes dans le cas où que introduit une apposition à ce, une explication, un développement de ce qui vient d'être dit.
Cf cnrtl
− Ce que c'est que… (littéral. « ce que c'est, à savoir (que) »). Ce que c'est que d'avoir étudié! Ce que c'est que la vie! Mais voyez ce que c'est que la vanité! (A. Daudet, Tartarin de T., 1872, p. 33).
Ce "que" (dans la phrase de Camus) est-il lié au "ce" qui précède ? N'aurait-on pas le même "que" dans ces variantes de la phrase initiale :
Belle abstraction que ces journées passées dans son hôpital…
Abstraction vraiment que ces journées passées dans son hôpital…?
Sommes-nous dans le cas que Wagner & Pinchon décrivent p.551 de leur Grammaire du français :
Tout cela n'est d'ailleurs pas forcément contradictoire avec les autres réponses.
Belle abstraction que ces journées passées dans son hôpital…
Abstraction vraiment que ces journées passées dans son hôpital…?
Sommes-nous dans le cas que Wagner & Pinchon décrivent p.551 de leur Grammaire du français :
Le prédicat en tête et le thème sont reliés au moyen de la particule que (subordination inverse) :Littré note dans les multiples sens de "que" :
-Monstrueuse machine que l'homme !
-Quelle triste route, la nuit, que cette route de Flandre qui ne devient belle qu'en atteignant la route des forêts !
10. Il est corrélatif de tel, quel, même, autre.https://www.littre.org/definition/que.2
[…]
"Quel grand homme que ce Guillaume prince d'Orange!" Voltaire, Dict. phil. Venise.
Tout cela n'est d'ailleurs pas forcément contradictoire avec les autres réponses.
kim.italki a écrit :Bonjour,J'expliquerais cette tournure ainsi :
Je me trouve face à un dilemme:
Un de mes élève m'envoie cette phrase issue du livre "la peste" de Camus :
"Était-ce vraiment l'abstraction que ces journées passées dans son hôpital où la peste mettait les bouchées doubles, portant à cinq cents le nombre moyen des victimes par semaine ?"
Il me demande quel est le rôle de "que" dans cette phrase et je n'arrive pas à trouver une explication.
Merci d'avance pour toute réponse 🙂
Le français privilégie l’ordre progressif : c’est-à-dire que pour faire une phrase, je commence par énoncer le thème (= de quoi je parle) puis j’énonce le propos (= ce que je dis de mon thème, donc l’information nouvelle dans la phrase).
Exemple : « Ces gens-là (thème : de quoi je parle) sont de drôles de gens (propos = ce que j’en dis) » ou "Ces journées passées dans un hôpital (thème), c'était vraiment l'abstraction (propos)"
A des fins expressives ou autres, je peux renverser cet ordre traditionnel thème / propos en propos / thème (on parle d’ordre régressif). J’ai deux possibilités :
- La virgule : « Drôles de gens, ces gens-là » ou "c'était vraiment l'abstraction, ces journées passées dans un hôpital" : la tournure est dite « disloquée », pour être intelligible, on a besoin de la virgule à l’écrit ; à l’oral, l’intonation aura un rôle important (typiquement, intonation montante sur « gens » juste avant la virgule)
- Le « que » qui n’a pas de nature (= pas de classe grammaticale, ce n’est ni un adverbe ni une conjonction etc) ; on l’appelle « que inverseur » ou, plus chic, « que de ligature en séquence régressive » 😀 : « Drôles de gens que ces gens-là » ou "C'était vraiment l'abstraction que ces journées passées dans un hôpital". Le « que » permet de « fondre » la phrase et de ne plus entendre la dislocation.
Wagner et Pinchon cités par Lamaneur expliquent en fait le même phénomène, mais je suis un peu étonnée qu'ils parlent de "subordination inverse" ; pour moi, il ne s'agit pas tout à fait de la même chose.
En subordination inverse, "que" conserve sa nature de conjonctif :
Exemples :
"On le lui aurait dit à l'avance qu'il n'aurait pas agi autrement" = équivaut à "même si on le lui avait dit, il n'aurait pas agi autrement" = Relation hypothético-concessive
"Ils n'étaient pas partis qu'il se mit à pleuvoir" = Alors qu'ils n'étaient pas partis, il se mit à pleuvoir = relation temporelle (et d'opposition)
Et pour conclure en musique…
https://www.youtube.com/watch?v=YnzT5phX-jY
https://www.youtube.com/watch?v=YnzT5phX-jY
Bonsoir à tous, j'ai une petite colle à poser au sujet du morphème que.
je n'arrive pas à discerner les différentes natures et fonctions des deux morphèmes que dans cette phrase.
Ou alors peut-être un interrogative indirecte ?
Ou encore les deux que sont relatifs ?
Je m'y perds ! :/
J'ai fait le test de la pronominalisation " je ne serais pas fâché d'en voir" mais ça ne m'aide pas pour autant.
Des avis ?
je n'arrive pas à discerner les différentes natures et fonctions des deux morphèmes que dans cette phrase.
Je ne serai pas fâché de voir ce que c’est que le théâtre modernele premier serait peut-être une forme indirecte dû à la forme indirecte du verbe, et donc avec un "ce" cataphorique et le deuxième serait le "que" de la "vraie" subordonnée ?
Ou alors peut-être un interrogative indirecte ?
Ou encore les deux que sont relatifs ?
Je m'y perds ! :/
J'ai fait le test de la pronominalisation " je ne serais pas fâché d'en voir" mais ça ne m'aide pas pour autant.
Des avis ?
J'ai fait le test de la pronominalisation ?As-tu fait le test de la simplification ?
Je ne serai pas fâché de voir ce qu'est le théâtre moderne.
Là est le sens de la phrase.
Ce que est la tournure utilisée dans l'interrogative indirecte après un verbe tel que demander, ignorer, savoir…
Pour la classe grammaticale de que…
On peut considérer qu'il est un pronom relatif ayant pour antécédent le démonstratif ce.
Dans la tournure ce que, il est cependant l'équivalent d'un interrogatif. (qu'est le théâtre moderne ?)
Ce que c'est que.
Il me semble que cette conjonction que, n'ayant pas de réelle utilité dans la phrase, on pourrait parler de que explétif. (?)
c'était une possibilité l'interrogation indirecte. Ainsi que le que explétif.
par contre ce qui m'embête,
par contre ce qui m'embête,
pour antécédent le démonstratif ce.un antécédent anaphorique peut être antéposé ? ça me parait bizarre…
Un antécédent n'est-il pas par définition antéposé ?
si, mais il est censé reprendre un terme déjà rencontré. Or, ici le terme qu'il reprend n'arrive qu'après
L'antécédent est le terme repris par l'anaphore, et qui précède le terme anaphorique.
Le terme anaphorique est le terme qui reprend l'antécédent placé avant.
Le pronom ce ici n'est pas le terme anaphorique.
Le pronom démonstratif neutre ce n'est pas anaphorique dans toutes les phrases…
Il peut lui arriver d'être cataphorique et d'annoncer un élément qui le suit.
Exemple : Ce sera facile de traverser la rivière.
Le terme anaphorique est le terme qui reprend l'antécédent placé avant.
Le pronom ce ici n'est pas le terme anaphorique.
Le pronom démonstratif neutre ce n'est pas anaphorique dans toutes les phrases…
Il peut lui arriver d'être cataphorique et d'annoncer un élément qui le suit.
Exemple : Ce sera facile de traverser la rivière.