Si je réécris une fois encore, pour simplifier en supprimant CC, cela donne :
Il n'y a pas que que mes yeux sont bleu marine.
Et… tout se brouille dans ma tête.
Eh oui, comme ça, ça ne marche pas, ça n'a pas de sens. C'est donc qu'il y a eu une erreur de manipulation. Tu n'aurais pas dû enlever le CC. Pourquoi ?
Regardons le mécanisme de ces constructions introductrices ou de mise en valeur. Commençons par une autre construction, plus simple.
J'étudie le français en Corée.
C'est en Corée que j'étudie le français.
C'est le français que j'étudie en Corée.
C'est moi qui étudie le français en Corée.
Le
"c'est … que", "c'est … qui" sert à mettre en relief un élément de la phrase qui dans la phrase initiale pouvait être un CC, un COD ou même un sujet.
Une fois mis en relief, il est évident que cet élément est indispensable et qu'on ne peut pas le supprimer, même s'il s'agissait d'un CC. Comme tu vois, on peut avoir dans cette construction "que", "qui", ou même d'autres
pronoms relatifs :
C'est moi dont les journaux ont parlé au sujet de l'enseignement du français.
C'est moi sur qui les journaux ont fait un article récemment.
C'est le journal sur lequel un article a été écrit récemment à propos du français.
C'est le journal où un article a été écrit récemment à propos du français.
C'est moi à qui le professeur a donné le prix de français.
Voyons maintenant la construction
"il n'a que … que/qui"Il n'y a qu'en Corée que j'étudie le français.
Il n'y a que le français que j'étudie en Corée.
Il n'y a que moi qui étudie le français en Corée.
Tu as compris le système je pense. On ne peut toujours pas supprimer l'élément mis en relief. Et on pourrait encore avoir d'autre
pronoms :
Il n'y a que moi dont les journaux ont (aient) parlé au sujet de l'enseignement du français.
Il n'y a que ce journal où un article a (ait) été écrit récemment à propos du français.
Il n'y a que moi à qui le professeur a (ait) donné un prix de français.
Par contre, on constate qu'on a toujours la même
conjonctionque au début, parce qu'elle appartient à l'expression
il n'y a que.
Voilà, on est presque arrivé. Si on nie l'expression
"il n'y a que", on obtient l'expression
"il n'y a pas que", qui s'utilise de même :
Il n'y a pas qu'en Corée que j'étudie le français, mais aussi à Paris.
Il n'y a pas que le français que j'étudie en Corée, mais aussi l'allemand.
Il n'y a pas que moi qui étudie le français en Corée, mais aussi ma sœur.Il n'y a pas que moi dont les journaux ont (aient) parlé au sujet de l'enseignement du français, mais aussi de mon professeur.
C'est exactement la construction qu'on a dans :
Il n'y a pas qu'au fond de la piscine que mes yeux sont bleu marine.
On pourrait d'ailleurs la tourner autrement :
Ce n'est pas seulement au fond de la piscine que mes yeux sont bleu marine.Hwang(moijesuisneant) a écrit :Et t'avais rappliqué.
Ensuite, le verbe 'rappliqué' est-il transitif ou intransitif ?
Qu'est-ce que le 'tu' a fait exactement ?
Je ne peux aucun(n)ement saisir le sens de 'avais rappliqué'.
https://www.cnrtl.fr/definition/rappliquer
Légèrement argotique ou populaire pour "arriver, venir promptement". Par contre, se conjugue usuellement avec "avoir", contrairement à "arriver" ou "venir".
"tu" est sujet.
Tu avais rappliqué = tu étais venu immédiatement.
Hwang(moijesuisneant) a écrit :Et ensuite, 'effet', 'retard' sont tous les deux noms liés sans préposition.
'Payer l'effet retard', qu'est-ce que cela veut dire ?
Un
"effet retard" est une expression qu'on utilise d'abord en pharmacie pour décrire l'effet d'un médicament qui se produit avec un certain retard par rapport à la prise du médicament. Son sens s'est élargi à d'autres domaines, et l'
effet retard est donc simplement un effet qui se produit avec retard par rapport à un autre événement.
Je ne pourrais pas te donner le sens exact dans la chanson, probablement quelque chose comme "maintenant, je paie les conséquences". La plupart des textes de chansons n'ont pas forcément grand sens quand on les analyse, c'est souvent une juxtaposition de mots et d'expressions choisis pour l'impression et pour la rime. Le poète fait souvent de même quand il écrit une poésie, mais tous les auteurs de chansons ne sont pas vraiment poètes !