La Rochefoucauld, Du rapport des hommes avec les animaux
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Avec ces 2 plans proposés ?
Salut tout le monde! voila C’est mon 1er post ici et je ne suis pas habitué à demander de l’aide mais là je suis vraiment coincé…Je suis en 2nd et j’ai un commentaire à faire pour le texte de La Rochefoucauld avec la problématique :Comment La Rochefoucauld établit-il un portrait à charge contre la nature Humaine dans cette réflexion?C’est la toute première fois que je vois le commentaire , je ne suis pas très fort du tout en français ( je suis plus dans les maths) c’est pour cela que je demande de l’aide pour juste trouver le plan à suivre Merci d’avances !La Rochefoucauld, Les Hommes et les animaux,Réflexions diverses, XIIl y a autant de diverses espèces d’hommes qu’il y a de diverses espèces d’animaux, et les hommes sont, a l’égard des autres hommes, ce que les différentes espèces d’animaux sont entre elles et à l’égard les unes des autres. Combien y a-t-il d’hommes qui vivent du sang et de la vie des innocents : les uns comme des tigres, toujours farouches et toujours cruels; d autres comme des lions, en gardant quelque apparence de générosité; d’autres comme des ours, grossiers et avides ; d’autres comme des loups ravissants et impitoyables ; d’autres comme des renards, qui vivent d’industrie, et dont le métier est de tromper !Combien y a-t-il d’hommes qui ont du rapport aux chiens ! Ils détruisent leur espèce ; ils chassent pour le plaisir de celui qui les nourrit; les uns suivent toujours leur maître, les autres gardent sa maison. Il y a des lévriers d’attache, qui vivent de leur valeur qui se destinent a la guerre, et qui ont de la noblesse dans leur courage ; il y a des dogues acharnés, qui n’ont de qualité que la fureur; il y a des chiens, plus ou moins inutiles, qui aboient souvent, et qui mordent quelquefois ; il y a même des chiens de jardinier. II y a des singes et des guenons qui plaisent par leurs manières, qui ont de l’esprit, et qui font toujours du mal : il y a des paons qui n’ont que de la beauté, qui déplaisent par leur chant, et qui détruisent les lieux qu’ils habitent.II y a des oiseaux qui ne sont recommandables que par leur ramage et par leurs couleurs. Combien de perroquets qui parlent sans cesse, et qui n’entendent jamais ce qu’ils disent ; combien de pies et de corneilles, qui ne s’apprivoisent que pour dérober; combien d’oiseaux de proie, qui ne vivent que de rapines; combien d’espèces d’animaux paisibles et tranquilles, qui ne servent qu’à nourrir d’autres animaux !Il y a des chats, toujours au guet, malicieux et infidèles, et qui font patte de velours ; il y a des vipères dont la langue est venimeuse, et dont le reste est utile ; il y a des araignées, des mouches, des punaises et des puces, qui sont toujours incommodes et insupportables ; il y a des crapauds, qui font horreur, et qui n’ont que du venin ; il y a des hiboux, qui craignent la lumière. Combien d’animaux qui vivent sous terre pour se conserver ! Combien de chevaux, qu’on emploie à tant d’usages, et qu’on abandonne quand ils ne servent plus ; combien de bœufs, qui travaillent toute leur vie, pour enrichir celui qui leur impose le joug; de cigales, qui passent leur vie à chanter; de lièvres, qui ont peur de tout; de lapins, qui s’épouvantent et se rassurent en un moment; de pourceaux, qui vivant dans la crapule et dans l’ordure ; de canards privés, qui trahissent leurs semblables, et les attirent dans les filets; de corbeaux et de vautours, qui ne vivent que de pourriture et de corps morts ! Combien d’oiseaux passagers, qui vont si souvent d’un monde à l’autre, et qui s’exposent à tant de périls, pour chercher à vivre ! Combien d’hirondelles, qui suivent toujours le beau temps ; de hannetons, inconsidérés et sans dessein; de papillons, qui cherchent le feu qui les brûle ! Combien d’abeilles, qui respectent leur chef, et qui se maintiennent avec tant de règle et d’industrie ! Combien de frelons, vagabonds et fainéants, qui cherchent à s’établir aux dépens des abeilles ! Combien de fourmis, dont la prévoyance et l’économie soulagent tous leurs besoins ! Combien de crocodiles, qui feignent de se plaindre pour dévorer ceux qui sont touchés de leurs plaintes ! Et combien d’animaux qui sont assujettis parce qu’ils ignorent leur force !Toutes ces qualités se trouvent dans l’homme, et il exerce, à l’égard des autres hommes, tout ce que les animaux dont on vient de parler exercent entre eux.François de La Rochefoucauld, Maximes, Réflexions Diverses, XI. Du rapport des hommes avec les animaux
Bonjour,
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Bonjour, je suis en 1er et j’ai une réponse argumentée sur le texte de La Rochefoucauld avec comme problématique:Quelles sont les « réflexions » que La Rochefoucauld fait sur les hommes en les comparant aux animaux ? pourriez vous m’aider a trouver le plan ?La Rochefoucauld, Les Hommes et les animaux,Réflexions diverses, XIIl y a autant de diverses espèces d’hommes qu’il y a de diverses espèces d’animaux, et les hommes sont, a l’égard des autres hommes, ce que les différentes espèces d’animaux sont entre elles et à l’égard les unes des autres. Combien y a-t-il d’hommes qui vivent du sang et de la vie des innocents : les uns comme des tigres, toujours farouches et toujours cruels; d autres comme des lions, en gardant quelque apparence de générosité; d’autres comme des ours, grossiers et avides ; d’autres comme des loups ravissants et impitoyables ; d’autres comme des renards, qui vivent d’industrie, et dont le métier est de tromper !Combien y a-t-il d’hommes qui ont du rapport aux chiens ! Ils détruisent leur espèce ; ils chassent pour le plaisir de celui qui les nourrit; les uns suivent toujours leur maître, les autres gardent sa maison. Il y a des lévriers d’attache, qui vivent de leur valeur qui se destinent a la guerre, et qui ont de la noblesse dans leur courage ; il y a des dogues acharnés, qui n’ont de qualité que la fureur; il y a des chiens, plus ou moins inutiles, qui aboient souvent, et qui mordent quelquefois ; il y a même des chiens de jardinier. II y a des singes et des guenons qui plaisent par leurs manières, qui ont de l’esprit, et qui font toujours du mal : il y a des paons qui n’ont que de la beauté, qui déplaisent par leur chant, et qui détruisent les lieux qu’ils habitent.II y a des oiseaux qui ne sont recommandables que par leur ramage et par leurs couleurs. Combien de perroquets qui parlent sans cesse, et qui n’entendent jamais ce qu’ils disent ; combien de pies et de corneilles, qui ne s’apprivoisent que pour dérober; combien d’oiseaux de proie, qui ne vivent que de rapines; combien d’espèces d’animaux paisibles et tranquilles, qui ne servent qu’à nourrir d’autres animaux !Il y a des chats, toujours au guet, malicieux et infidèles, et qui font patte de velours ; il y a des vipères dont la langue est venimeuse, et dont le reste est utile ; il y a des araignées, des mouches, des punaises et des puces, qui sont toujours incommodes et insupportables ; il y a des crapauds, qui font horreur, et qui n’ont que du venin ; il y a des hiboux, qui craignent la lumière. Combien d’animaux qui vivent sous terre pour se conserver ! Combien de chevaux, qu’on emploie à tant d’usages, et qu’on abandonne quand ils ne servent plus ; combien de bœufs, qui travaillent toute leur vie, pour enrichir celui qui leur impose le joug; de cigales, qui passent leur vie à chanter; de lièvres, qui ont peur de tout; de lapins, qui s’épouvantent et se rassurent en un moment; de pourceaux, qui vivant dans la crapule et dans l’ordure ; de canards privés, qui trahissent leurs semblables, et les attirent dans les filets; de corbeaux et de vautours, qui ne vivent que de pourriture et de corps morts ! Combien d’oiseaux passagers, qui vont si souvent d’un monde à l’autre, et qui s’exposent à tant de périls, pour chercher à vivre ! Combien d’hirondelles, qui suivent toujours le beau temps ; de hannetons, inconsidérés et sans dessein; de papillons, qui cherchent le feu qui les brûle ! Combien d’abeilles, qui respectent leur chef, et qui se maintiennent avec tant de règle et d’industrie ! Combien de frelons, vagabonds et fainéants, qui cherchent à s’établir aux dépens des abeilles ! Combien de fourmis, dont la prévoyance et l’économie soulagent tous leurs besoins ! Combien de crocodiles, qui feignent de se plaindre pour dévorer ceux qui sont touchés de leurs plaintes ! Et combien d’animaux qui sont assujettis parce qu’ils ignorent leur force !Toutes ces qualités se trouvent dans l’homme, et il exerce, à l’égard des autres hommes, tout ce que les animaux dont on vient de parler exercent entre eux.François de La Rochefoucauld, Maximes, Réflexions Diverses, XI. Du rapport des hommes avec les animaux
Bonsoir,
Regarde sur la page précédente ma réponse de janvier 2008.