À ton regard, Bastien, à ton regard…
Poésie : qu’est-ce qui fait qu’un texte est poétique ?
117 réponses · Page 6 / 6
Oui, et j'assume mon regard … Je fais des bonds quand ma prof de français dit "les grands poètes français, comme Baudelaire, Rimbaud, Queneau …"
Et je reste sur mon principe :
Je préfère chercher quelque chose qu'il me faudra remettre au point tous les jours et qui est foncièrement inatteignable plutôt que de tomber dans cette facilité de dire: la poésie exprime la profondeur de nous et touche à l'universel…
Et je reste sur mon principe :
Je préfère chercher quelque chose qu'il me faudra remettre au point tous les jours et qui est foncièrement inatteignable plutôt que de tomber dans cette facilité de dire: la poésie exprime la profondeur de nous et touche à l'universel…
Ce n'est pas si facile… il m'a fallu quarante années pour le comprendre…
En tombant dans ce genre d'argument : moi je suis insatisfait en quelques secondes … Le recours au personnel m'ennuie , moi et mon goût de l'absolu …
Et celà n'amène toujours pas un sens à "poétique" nouveau, ça le réduit au contraire …
Et celà n'amène toujours pas un sens à "poétique" nouveau, ça le réduit au contraire …
Bien… j'arrête donc de participer à cette discuss… Pédaler dans la choucroute m'ennuie profondèment
Comment définiriez-la poésie ? Tout est dans le titre
Bien a vous ,
Bien a vous ,
Et si tu commençais par donner ton avis pour lancer la discussion ?
Bien à toi.
Bien à toi.
En partant du principe qu'il n'y a pas de définition, il me serait difficile d'en proposer une 🙂
Bonsoir
la poésie est la musique des mots, une partition de mots avec ou sans accord, des rythmes réguliers ou irréguliers, un ton fort ou faible. Bref la poésie peut être un chanson douce, une musique douce, ou tout le contraire……
La poésie, c'est beauuuuuuuuu
la poésie est la musique des mots, une partition de mots avec ou sans accord, des rythmes réguliers ou irréguliers, un ton fort ou faible. Bref la poésie peut être un chanson douce, une musique douce, ou tout le contraire……
La poésie, c'est beauuuuuuuuu
Donc on peut avoir un récapitulatif , de ce qui a été dit? 😀
Jackobson et autotélisme
Le jour de l'oral de bac si , la prof , venait à me poser cette question qu'aurai-je à lui dire?
merci!!
Jackobson et autotélisme
Le jour de l'oral de bac si , la prof , venait à me poser cette question qu'aurai-je à lui dire?
merci!!
Pour Jakobson, regarde cette page du site https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methode/caracteriser-texte.
Pour l'autotélisme, cette page de Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Autot%C3%A9lisme
Pour l'autotélisme, cette page de Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Autot%C3%A9lisme
La Poésie (avec un grand pet) n'existe pas, de même que n'existent pas le Roman ou le Théâtre… L'approche essentialiste est vouée à l'échec, tout simplement car les genres littéraires ont une histoire, qui a vu leur définition évoluer. Ce qu'on appelle texte poétique en 2011 n'a rien à voir avec ce qu'on appelait texte poétique en 1555.
Vouloir à tout prix définir la poésie, d'une part c'est tenter de manière absurde le regroupement d'auteurs aussi différents que Michaux, Hugo, Malherbe, Villon, Properce, Homère, et d'autre part, c'est ériger des barrières en se faisant une certaine idée de la poésie. Bref, une démarche identitaire qui n'a plus grand sens pour l'époque moderne, où chacun y va de sa définition de la poésie, certains renonçant même à la définir.
Il devient dès lors impossible de saisir la singularité des poètes contemporains lorsqu'on les lit en ayant en tête une définition de ce qu'est un texte poétique. Après tout, comme le défend Jauss, l'artiste ne cherche-t-il pas à rompre l'horizon d'attente du lecteur ?
Vouloir à tout prix définir la poésie, d'une part c'est tenter de manière absurde le regroupement d'auteurs aussi différents que Michaux, Hugo, Malherbe, Villon, Properce, Homère, et d'autre part, c'est ériger des barrières en se faisant une certaine idée de la poésie. Bref, une démarche identitaire qui n'a plus grand sens pour l'époque moderne, où chacun y va de sa définition de la poésie, certains renonçant même à la définir.
Il devient dès lors impossible de saisir la singularité des poètes contemporains lorsqu'on les lit en ayant en tête une définition de ce qu'est un texte poétique. Après tout, comme le défend Jauss, l'artiste ne cherche-t-il pas à rompre l'horizon d'attente du lecteur ?
Je sors peut-être encore du cadre strict de cette discussion mais il me semble que cette démarche - vaine à mes yeux - qui consiste en vouloir à tout prix délimiter des genres littéraires et à y "caser" des oeuvres comme on étiquette un produit est le fruit d'un enseignement au lycée qui mène la vie dure aux considérations esthétiques. Pour le coup, j'ai presque l'impression qu'il s'agit d'une "production" de savoir plus que d'une approche intéressée de la notion de genre : tant que l'élève connaît les distinction principales, tant qu'il ne confond pas une tragédie en vers avec un poème, le programme est sauvé et le professeur peut dormir tranquille. Pas étonnant que certains élèves demandent ainsi des définitions claires et précises de tel ou tel genre, sans se douter que la réflexion même autour de la pertinence de la notion prime sur les termes qui la définissent - ou la définiraient…
Lohelia.
Lohelia.
La poésie actuelle se définit (il me semble) depuis Francis Ponge par un refus du lyrisme. Il s'agit pour l'auteur non plus de créer par le "chant" un second monde habitable, mais de vivre parmi les objets, dans une réalité matérielle.
Le poétique poétisant est mort et l'on peut sans réjouir. Dommage qu'il laisse la place à la parodie, à la négation facile et à la futilité.
Pour beaucoup d'auteurs récents, la poésie est devenu un chant de la mort philosophique.
La poésie est extrêmement menacée. Autant dans sa forme que dans son actualité (elle n'a pas de lecteurs).
A mon sens, elle doit pourtant continuer en tant que jeu d'un langage trié, chargé musicalement de dire les fictions de l'être et le monde muet. De même qu'elle doit traduire la violence de l'appauvrissement dont elle est témoin.
Et somme toute, il ne lui est demandée que la fraîcheur d'une vision. Et l'ivresse de partager des passions uniques.
PS : Je vais vite. Il y aurait long à dire. Pardon de résumer.
Le poétique poétisant est mort et l'on peut sans réjouir. Dommage qu'il laisse la place à la parodie, à la négation facile et à la futilité.
Pour beaucoup d'auteurs récents, la poésie est devenu un chant de la mort philosophique.
La poésie est extrêmement menacée. Autant dans sa forme que dans son actualité (elle n'a pas de lecteurs).
A mon sens, elle doit pourtant continuer en tant que jeu d'un langage trié, chargé musicalement de dire les fictions de l'être et le monde muet. De même qu'elle doit traduire la violence de l'appauvrissement dont elle est témoin.
Et somme toute, il ne lui est demandée que la fraîcheur d'une vision. Et l'ivresse de partager des passions uniques.
PS : Je vais vite. Il y aurait long à dire. Pardon de résumer.
« Toute création de l'esprit est d'abord "poétique" au sens propre du mot. » -- St-John Perse
Je crois que la première des choses, c'est qu'elle touche le coeur. Pour moi, c'est ça la poésie : elle se ressent et elle se sent. 🙂
Pour vous, qu'est ce que la poésie et quand est ce qu'un texte peut être considéré comme tel?