Cendrars, Contrastes

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir a tous,
j'ai a faire une lecture analytique du poème "Contrastes" de Cendrars. La question est "Montrez la modernité de ce poème".
Mon principal problème, est je pense, qu'il faudrait déjà connaitre la poésie moderne pour répondre a cette question ce qui n'est pas vraiment mon cas…
Cependant j'ai déjà quelques idées mais je doute que cela suffisent.
Le thème de la ville est omniprésent ( champs lexical, personnages de la villes, bâtiments, rues, etc. …) ==> un thème nouveau
La typographie du poème : le poète s'affranchit des règles : pas de forme spéciale (pas un sonnet .. etc.), des vers avec une métrique irrégulière, des strophes avec un nombre de vers croissants, peu de ponctuation …
Le texte :
Blaise Cendrars, Dix-neuf poèmes élastiques

« Contrastes »



Les fenêtres de ma poésie sont grand’ouvertes sur les boulevards et dans ses vitrines
Brillent
Les pierreries de la lumière
Écoute les violons des limousines et les xylophones des linotypes
Le pocheur se lave dans l’essuie-main du ciel
Tout est taches de couleur
Et les chapeaux des femmes qui passent sont des comètes dans l’incendie du soir

L’unité
Il n’y a plus d’unité
Toutes les horloges marquent maintenant 24 heures après avoir été retardées de dix minutes
Il n’y a plus de temps.
II n’y a plus d’argent.
A la Chambre
On gâche les éléments merveilleux de la matière première


Chez le bistro
Les ouvriers en blouse bleue boivent du vin rouge
Tous les samedis poule au gibier
On joue
On parie
De temps en temps un bandit passe en automobile
Ou un enfant joue avec l’Arc de Triomphe…
Je conseille à M. Cochon de loger ses protégés à la Tour Eiffel.

Aujourd’hui
Changement de propriétaire
Le Saint-Esprit se détaille chez les plus petits boutiquiers
Je lis avec ravissement les bandes de calicot
De coquelicot
II n’y a que les pierres ponces de la Sorbonne qui ne sont jamais fleuries
L’enseigne de la Samaritaine laboure par contre la Seine
Et du côté de Saint-Séverin
J’entends
Les sonnettes acharnées des tramways

Il pleut les globes électriques
Montrouge Gare de l’Est Métro Nord-Sud bateaux-mouches monde
Tout est halo
Profondeur
Rue de Buci on crie L'Intransigeant et Paris-Sports
L’aérodrome du ciel est maintenant, embrasé, un tableau de Cimabue
Quand par devant
Les hommes sont
Longs
Noirs
Tristes
Et fument, cheminées d’usine
Voila je pense que c'est trop peu pour faire une lecture analytique … peut-être même que c'est faux :X Je suis vraiment désespéré par toutes ces lectures analytiques. J'en ai une deuxieme a faire pour mardi ( meme s'il est plus facile ca prend du temps 😜)
Merci beaucoup pour tout vos commentaires, aides et suggestions .
Bonne fin de week-end
Les fenêtres de ma poésie sont grand’ouvertes sur les boulevards… : que peux-tu dire sur la conception qu'a Cendrars de la poésie ?
Il me semble bien de chercher pourquoi le titre Contrastes (dans l'immédiat je dois dire que je ne vois pas trop)
Le thème de la ville en poésie n'est pas nouveau, il date de Baudelaire
Je te conseille de lister ce qui se voit et ce qui s'entend, ça donnera peut-être quelque chose
Bonsoir Seven up,

Le contraste est probablement entre le reste du poème et cela :
Quand par devant
Les hommes sont
Longs
Noirs
Tristes
Et fument, cheminées d’usine
Avant, c'est gaieté, couleur et lumière…

Muriel
@Léah
* Cendrars voit la poésie comme un autre monde / la ville est une source d'inspiration pour lui ?
Je vais essayer ca.
Oui sans doute, je vais essayer de continuer dans ce sens.
Merci a vous deux
Seven-up
Oui Cendrars est très inspiré par les villes
Mais il y a autre chose dnas cette conception de la poésie : fenêtre ouverte, sur quoi ?

Muriel OK pour le contraste ; et j'ajoute qu'il y a un signe avant-coureur
On gâche les éléments merveilleux de la matière première
Il est ouvert aus autres, il s'ouvre a la nouveautés a la mixité a la foule ?
Je vois pas trop je dois t'avouer…
Oui il ne se cantonne pas à ses propres paysages intérieurs.
Seven up,
Tu as écrit :
Mon principal problème, est je pense, qu'il faudrait déjà connaître la poésie moderne pour répondre a cette question ce qui n'est pas vraiment mon cas…
Si tu veux enrichir tes connaissances sur la poésie moderne, lis le long message de Jean-Luc (#5, page 1) de cette discussion : https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/477-pensezvous-que-la-poesie-puisse-tout-dire-sans-choisir-ni-exclure-que-toute-chose-puisse-devenir-lobjet-dun-poeme.html, tu y trouveras des éléments de réponse pour ta propre analyse.

Muriel
Bonjour, je dois faire un commentaire composé sur le poème "contrastes" de Cendrars, mais j'ai un problème avec le vers 5 que je ne comprend pas : "Le pocheur se lave dans l’essuie-main du ciel "
Il y a aussi la référence a "Monsieur Cochon" du vers 22 que je n'ai pas bien saisie : "Je conseille à M. Cochon de loger ses protégés à la Tour Eiffel."
Est ce que quelqu'un pourrait m'éclairer s'il vous plaît . =)
Bonsoir Margot,

Un pocheur est un ouvrier de la métallurgie. Je te laisse apprécier l'originalité de l'image.
Quant à M. Cochon, j'y vois un humour de dérision :
Si tu regardes les deux vers, on pourrait les expliquer ainsi
Ou un enfant joue avec l’Arc de Triomphe…
Je conseille à M. Cochon de loger ses protégés à la Tour Eiffel.
Protégés seraient les enfants de M. Cochon donc les petits cochons.
Cendrars laisse libre cours à son imagination et joue sur le mélange des genres (voir le titre de contrastes).
Merci beaucoup =D