Le sonnet de Félix Arvers
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Bonjour à tous,
Et merci pour votre participation.
Je publierai l'autre lecture de Jean-Luc ce mercredi 6 septembre. Quel suspens ! 😉
Il vous reste donc encore deux jours pour nous proposer vos hypothèses de lecture, et j'encourage tous ceux qui n'ont pas osé participer à le faire.
Cyril
Très sincérement je pense qu'on aurait du avoir la clef depuis longtemps ; cette œuvrette ne mérite pas tant d'honneur. Il semblerait que tout soit dans le quoique qui est un couac. Ai-je bien résumé ? 😉
Hypothèse : si cette femme n'a pas compris qu'on l'aime, c'est qu'elle est sotte et niaise.
Il y a aussi l'hypothèse de l'amour impossible (typique de ce courant romantique): "sans espoir" ; "j'aurais passé près d'elle inaperçu" ; "sans entendre, ne comprendra pas".
Pourquoi pas un laquais envers sa reine ? Cela expliquerait le "toujours à ses côtés" ; "sur ses pas".
Et puis la royauté était étroitement liée à Dieu à ce temps-là, non, d'où le "Dieu l'ait faite".
Ca n'est que ma 1ère hypothèse, et je suis jeune, alors ménagez-moi dans vos jugements 🙂
Ah non ! Ruy Blas a d'autres sublimes accents !
Ah non ! Ruy Blas a d'autres sublimes accents !
C'est effectivement Hugo qui m'a fait penser à ça 😉
Léah, quelle perspicacité ! Il faut maintenant trouver le détail qui change tout et qui authentifie cette appréciation. Encore un petit effort !
Damien, "aux âmes bien nées,/ la valeur n'attend pas le nombre des années"… Arvers a pu donner l'illusion d'être un Ruy Blas, c'est sa fibre romantique d'éternel perdant… C'est ailleurs qu'il faut chercher.
Bien vu Léah, c'est ce que je subodorais.
Bien sûr, cette femme est "distraite", mais cela ne suffit pas à infirmer l'hypothèse de l'interprétation classique… Il doit y avoir autre chose, et c'est ce qu'a trouvé Jean-Luc, non ?
Au fait, je me demande s'il faut bien comprendre "élevé" comme un adjectif (auquel cas mon hypothèse est la suivante: "élevé" ne qualifierait pas la noblesse du sentiment d'amour mais soulignerait plutôt avec force l'évidence du murmure. Bien naïve est celle qui ne parvient pas à entendre ce "murmure élevé", ce cri !)
Je nage peut-être en plein contresens puisque d'après la syntaxe, "élevé" semble être un participe passé.
Le murmure d'amour élevé sur ses pas
Élevé qualifie bien murmure. MAis j'aurais plutôt écrit "élevé sous ses pas"
Distraite, distraite… cela signifie-t-il qu'elle a des distractions, qu'elle est à l'ouest ?
faut-il lui supposer quelque infirmité, à cette aimée ?
Bonsoiir Hub,
Bien sûr, mais une infirmité intellectuelle !
À l'ouest ou plus, simplette, claréclo ?
Bonjour,
Voilà, comme promis,
je viens de publier l'autre analyse de Jean-Luc.
Qu'en pensez-vous ?
Oufti, j'ai vaguement cherché l'accrostiche mais il ne m'a pas sauté aux yeux.
Quelle perspicacité, Jean-Luc ! Cette analyse est pour le moins surprenante.
Ce jeu avec les mots dissimulé dans le poème me rappelle un peu le gag monstrueux (quoique bien moins piquant) du “Booz endormi” (poème solennel s'il en est !) d'Hugo
…"Tout reposait dans Ur et dans Jerimadeth;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait"…
On n'a jamais retrouvé la ville de Jerimadeth dans les écrits anciens… Il s'agit en fait de “j'ai rime à -dait”, “j'ai trouvé une rime en -dait”, quelle dérision !
Une infirmité intellectuelle, mais elle lira ces vers?
Quelque peu contradictoire, à moins d'imaginer qu'elle déchiffre sans comprendre, ce qui est impossible puisqu'elle comprendra qu'il s'agit d'une femme..?
eh bien, eh bien !
J'avais suivi toutes ces recherches avec plaisir et curiosité, et là j'avoue que j'en ai eu pour mon compte ! Lecture assez surprenante en effet, mais maintenant que les élèments sont réunis, cela semble évident !
Un seul point sur lequel je reste indécise : je suis partagée entre l'amusement, et le regret d'avoir découvert celà (je crois que je ne lirai plus jamais ce poème, que j'aimais vraiment beaucoup, de la même façon…).
Bonsoir Rosette, bonsoir aussi à toutes celles et tous ceux qui partagent cette déception,
Je suis désolé d'avoir terni votre plaisir.
C'était le risque de l'exercice !
La vérité est souvent cruelle.
A votre place - mais peut-on se mettre à la place d'autrui ? - je me consolerais en troquant ma belle rêverie romantique contre la complicité de celles et ceux qui savent.
Et il y a tant d'autres poèmes romantiques pour rêver ! Le Saule de Musset, entre autres
Ne vous excusez pas Jean-Luc ! Je suis sûre qu'au bout d'un certain temps, l'amusement et la satisfaction de connaitre le "sens caché" en quelque sorte de ce poème prendront le dessus !
Léah, bien sûr il y a beaucoup d'autres poèmes romantiques ! Seulement il n'y en aura jamais trop et j'avoue que jusqu'ici j'avais un penchant pour celui d'Arvers… Merci en tout cas pour cette référence, je ne connais pas encore ce poème de Musset mais je vais m'empresser d'aller le découvrir !
Bravo Jean Luc pour avoir trouvé la tête de mule dans ce poème. Je suis assez satisfaite que cette œuvrette soit réduite à la dimension d'une plaisanterie !
Rosette, désolée pour Arvers. Console-toi avec Lucie (titre exact du poème dont la première strophe est célèbrissime : c'est l'épitaphe du poète…)
https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiques//lesgrandsclassiques/poemes/alfred_de_musset/lucie.htmlPoète, prends ton luth et (lui) donne un baiser
Pour Rosette l'inconsolable !
https://www.poetes.ca/musset/nuit_mai.htm