Le sonnet de Félix Arvers
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Bonjour, Benjamin !
Et, dans la même optique, le "pieusement fidèle" serait aussi une antiphrase ?
Attendons la réponse.
Cordialement vôtre,
Edy
Un indice intéressant dans près d'elleToujours à ses côtéssur ses paslisant ces vers
Non seulement cette femme est une amie de l'auteur, mais elle fait partie d'un cercle intime, quotidien ; et de celui des auditeurs auxquels Arvers lit ou fait lire ses poèmes.
quoique bonne… à tout faire ?
Il y a quand même du dépit, dans ce poème.
Etienne
Vous brûlez, Etienne !
Bonjour Jean-Luc,
Je pense que vous n'avez pas lu ma dernière supposition, à la page 1.
Tout ne serait donc qu'antiphrases (perfides), comme le suggère Benjamin, et que dépit (Etienne), rancoeur et mortification.
Cordialement,
Edy
Bonjour,
mon hypothèse ne tient pas la route, en ce qu'elle ne tient pas compte du deuxième tercet, mais je la propose malgré tout. Les onze premiers vers laisse planer un doute sur la nature de la muse, la faute à un pronom personnel "elle" qui n'est pas explicité. le poète n'est-il pas ici un énième avatar de Narcisse, qui tombe amoureux de son reflet ? Ici, le pronom "elle" désignerait l'ombre… C'est le vers 6 qui me fait dire cela, ainsi que le motif de la marche (chemin, pas). ma contribution est inutile, mais elle m'amuse ! et puis elle a le mérite de s'inscrire dans la tradition romantique des poètes souffrant d'une égotite aiguë (pardonnez le néologisme farfelu).
bien à vous, et bonne recherche !
Bonne… à tout faire ! Voilà donc pourquoi elle partageait la vie d'Arvers au quotidien 😉
Hub, l'égotite aigüe des romantiques, j'adopte le néologisme. (remarque : j'écris aigüe selon la nouvelle orthographe ; et si quelqu'un peut me dire où trouver tout ça en ligne je le remercie !)
Chers amis,
Antiphrase, pas au sens vous l'entendez : si "l'austère devoir" entaîne bien du dépit, chez le poète il reste quand même une expression toute faite, un poncif, servant à opposer l'étroit et étouffant mariage au délire passionnel. En fait, ce serait le poème entier qui serait une sorte d'antiphrase… mais pourquoi ?
Quant au narcissisme, point ! quant à la bonne (elle est bien bonne !), pas plus ! Comment pouvez-vous concevoir des amours ancillaires pour le très romantique Felix. Il me vient brusquement à l'idée que ce n'était pas du tout le prénom qui lui convenait.
Non, la réponse est dans le poème, tellement évidente comme la lattre de Poe que nos yeux ne peuvent la distinguer…
Pour Léah,
Vous pouvez aller consulter https://www.orthographe-recommandee.info/ ce lien.
Bonjour, Léah !
Dans Google, tapez "reforme de l'orthographe" ; vous trouverez ce que vous cherchez.
La troisième référence UCL/ROM me semble excellente.
Bonne journée !
Amicalement,
Edy
Je me permets d'ailleurs de faire remarquer que "bonne" n'apparait absolument pas dans le poème !!
Quoique Dieu l'ait faite douce et tendre
Parlerait-il d'un fantasme lascif ?.
Merci pour les liens sur l'orthographe recommandée Il y a aussi une page sur le site de l'Académie Française
Ma réponse n'est sûrement pas la bonne, mais le poète ne parlerait-il pas tout simplement de son amour de la vie ?
Bonsoir Ismène,
Merci de jouer avec nous.
Votre réponse ne convient pas parce que les tercets deviendraient incompréhensibles dans cette hypothèse.
Ce qu'il faut trouver c'est une interprétation générale assez différente de celle que l'analyse traditionnelle a perçu dans ce sonnet : un amant timide et incompris qui se replie avec une certaine délectation sur son destin exceptionnel et mortifère.
Tous les éléments sont dans le poème, mais notre oeil trop habitué ne sait plus les voir.
Il exprime, peut-être, tout simplement la notion d'existence sentant une mort proche et certaine.
Un hymne à la vie alors ? Interessante hypothèse.
Et merci Benjamin d'avoir respecté les espaces typographiques !
" Le mal est sans espoir, aussi j'ai du le taire"
Ce vers peut être pris dans deux sens différents: Arvers parle évidemment de ses sentiments, mais s'il parlait aussi d'une maladie irrémédiable à l'époque et dont il souffrait? (vérole ou autre…)
Bonjour Etienne,
Supposition habile quand on connaît les ravages du "mal napolitain" au XIXe siècle !
Mais "le mal" renvoie uniquement à "amour éternel" (non consommé par définition si l'on en croit les affirmations du sonnet).
Il existe pourtant une autre grille de lecture de ce poème. Elle est à chercher dans l'appréciation de la femme aimée (pas aussi idéale qu'une première lecture pourrait nous le laisser supposer).
Jean-Luc
Les spéculations douteuses sur un éventuel sens caché dans le texte m'ont fait sourire… Je pense qu'il faut en revenir à l'hypothèse de départ avancée par Edy. Pour moi, le seul élément qui "cloche" à la lecture du sonnet, c'est le premier tercet et ce "quoique" ambigu.
Mais oui Sophisme ! C'est dans cette voie qu'il faut creuser.