Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 5 - À la nouvelle du départ d’Arnoux, une joie…

Entraide scolaire

45 réponses · Page 2 / 3

ö tempora ô mores 😂
J'ai trouvé plein plein de choses, mais pas tellement d'effets produits sauf pour le E majuscule de Elle, qui prouve l'importance qu'elle a pour lui et qui prouve qu'elle n'est pas comme les autres. J'ai aussi les 'noircis', 'grisâtre' de la fin qui montre combien le monde lui semble terne quand elle est loin de lui. Cela ferait surement un bon I], guidez moi svp !
Dans les figures de style, on trouve les mots-conceptes qui commencent avec une majuscule la Mort, le Silence, Elle….).

Pour une analyse stylistique et les effets produits, voir pour comparer
JSC, peux tu m'expliquer certaines des phrases que tu as mises en gras dans le texte, qu'est ce que je devrais remarquer dans :

- une voix intérieure
- son échec
- une idée de coiffeur
- le marchand
- comme il n'avait aucun travail
- se débarrasser de lui-même

:/
JSC a dit :
Mme Arnoux ne l'aurait jamais Laius traîner dans le salon, mais rangée à sa place.
Pourquoi M. Arnoux répond-il avec un sourire sangulier?

(Je n'ai pas lu le livre et ne sait pas si Mme Arnoux se trouve véritablement à Chartres**).
Voilà la réponse a la question, et en même temps, ce n'est pas une figure de style mais quel style tout de même ! C'est un merveilleux trait d'ironie !

L'ombrelle n'est pas à Mme Arnoux, elle est à La Maréchale, la maîtresse d'Arnoux. Frédéric ne le connaît pas encore bien. Arnoux n'est qu'un escroc, il offre des cadeaux à sa femme, puis offre ces mêmes cadeaux à sa maîtresse, et de temps en temps les replace dans les affaires de sa femme histoire qu'elle n'y voit que du feu. On peut donc si on va très loin déduire deux choses :
- soit Rosanette est passée et a oublié son ombrelle
- soit (et c'est plus probable a mon avis) elle est là ! avec Arnoux, en train de faire la 'sieste' (ce qui explique qu'il soit si long à ouvrir)

Donc remarquable ironie de Flaubert qui ouvre le bal du 'regarde comme je te prends pour un idiot mon gars'.

Ta compréhension du texte est excellente.

Frédéric s'est rapproché d'Arnoux dans l'unique but d'approcher sa femme. Il n'aime pas Arnoux, ne l'aimera jamais, mais lui rendra bien des services pour sa femme en fait. Et étrangement, il vivra une aventure avec Rosanette -il aura même un enfant avec elle. Bouhhh le futur de narration c'est pas beau ! Bref, ce qui est important dans cet extrait c'est que c'est le début de l'Education sentimentale de Frédéric : premier coup dur. Il se croit libéré, plein d'entrain, plein de joie, il se sent pris d'un courage sans bornes. Mais cela contraste totalement avec son attitude plutôt hésitante une fois là-haut. Dans le livre, Frédéric et Mme Arnoux se manquent sans cesse. Ils ne s'avoueront leur amour que des années plus tard, et le seul rendez-vous qu'ils se sont fixés, le seul auquel ils auraient pu assouvir une quelconque passion n'a pas lieu, elle ne vient pas. Ce n'est donc ici que le début d'une histoire manquée. Premier rendez-vous manqué, histoire manquée.
Arnoux reçoit sa maîtresse chez lui, ce Frédéric ne semble pas comprendre (tant il est niais au début) → leçon encore une fois.

Bon je ne peux pas développer plus que cela, mais j'espère que ça t'aidera un peu.

Vous avez étés fort actifs en une seule journée wow

Bon courage !
Et tout ça se trouve dans cet extrait à commenter?

Effectivement j'allais parler de l'évolution de son attitude de "conviction" pendant ce passage.

J'insiste que le mot "sieste" dans ces circonstances est une figure de style que notre jeune interlocutrice devrait trouver elle-même.
🙂 Angel
Je comprends pourquoi Frédéric a pris l'ombrelle de Rosanette pour celle de Madame Arnoux : c'est la même !
Ces keums, quand même 😉
Jsc, j'ai pondu 14 pages sur les 30 premieres lignes du roman, avec un 17 à la clef. C'est fout tout ce qu'il y a dire quand c'est Flaubert qui écrit !!! Truc de ouf 😜 Bref je suis sûre qu'on peut en trouver encore et encore 😜
Je m'inquiète simplement que fanderobbie se trouvera HS par ces dernières interventions. 🙂
Wouuh lala merci pour tout !! JSC a tu vu mon post ou je te demande quelques explications sur les mots en gras que tu as mis dans le texte ? merci !!!
fanderobbie13 a écrit :- une voix intérieure c'est quoi, cette voix?
- son échec est-ç'un vrai échec? Que fait-il pour le relativiser?
- une idée de coiffeur j'avais espéré que tu pourrais m'éclairer ce terme…moi, je n'ai aucune idée de son sens lol
- le marchand est-ce le mot est approprié pour un "entrepreneur débonnaire" ou est-ce qu'il suggère un autre genre d'homme?
- comme il n'avait aucun travail ah bon! Et les examens de rattrapage ne lui demanderaient aucun effort?
- se débarrasser de lui-même jolie phrase, qui mérite commentaire.
J'ai vu, mais ne comprends pas ton silence envers ces mots!
As-tu trouvé des métaphores, euphémismes et autres litotes ou hyperboles dans cette histoire?
As-tu même consulté mes deux liens sur les figures de style?
Hum, pour l'idée de coiffeur, encore une fois c'est une ironie très subtile de Flaubert qui va d'ailleurs avec la réflexion sur le fait qu'il n'aura pas de travail. L'idée de coiffeur ça veut tout simplement dire qu'il prend soin de lui, mais que ce n'est pas forcément utile. Il veut paraître le plus beau possible et surtout, le plus riche possible. Mais il n'est pas riche, loin de là. Ainsi, au lieu d'utiliser l'argent que sa mère consent à lui envoyer pour repasser ses examens, il préfère s'acheter de jolis vêtements. Et donc, il est bien entendu hors de question qu'il se représente aux examens, puisqu'il n'a que Mme Arnoux en tête.
Bonjour Fanderobbie,

Il me semble que j'aurais parlé du mensonge, il y en a de nombreux exemples dans cet extrait.

Muriel
Avec tout ce que vous me dites, j'avance beaucoup et je pense à mon plan. Je pense faire une partie sur l'anti-héros qu'est Frédéric et puis pr la deuxième partie je sais pas encore :S C'est une bonne idée pour un I] ?
angelusia a écrit :Et donc, il est bien entendu hors de question qu'il se représente aux examens, puisqu'il n'a que Mme Arnoux en tête.
angel, l'infatuation, surtout non réciproque, ne peut pas occuper l'esprit d'un jh, quoique romantique, 24h sur 24 pendant trois mois!!
JSC tu n'as pas lu le roman alors que ça fait trois ans que je l'étudie. Si je te dis que c'est le cas c'est que c'est le cas !
Le cher Gustave ne t'a pas légué sa part de la vérité, tant que je sache, angel.
Les formules lapidaires et autres clichés sont toujours très suspects. 😀

La meilleure façon de faire entendre ton point de vue serait de démontrer le faux dans ma conclusion (d'ailleurs plus une généralisation sur l'état d'esprit de tuis les jh, non pas fréd singulièrement.)
Si si JSC, Frédéric “bovaryse” (si je puis dire) tout autant qu'Emma. En termes actuels, on dira qu'il fait une fixette
Je n'en comprends plus rien. :/
JSC c'est la vision d'ensemble du roman qui saura te démontrer que mon jugement est pertinent. Des exemples il y en a des centaines : Frédéric est littéralement absorbé par Mme Arnoux. Il connaît d'autres femmes mais ne pense qu'à elle en permanence. Par exemple, lorsqu'il réussit à séduire Mme Dambreuse, et que le mari de cette dernière décède, Frédéric est tout prêt à l'épouser. Mais le souvenir de Mme Arnoux le hante et lorsqu'il apprend que les Arnoux ont des problèmes d'argent, il demande la somme à Mme Dambreuse, en prétextant que c'est parce qu'un ami a commis un vol. Bien évidemment, il donne cet argent pour sortir le couple de l'embarras, mais ce n'est en vérité pas pour Arnoux, mais bien pour Mme Arnoux qu'il le fait : même des années après l'avoir rencontrée, même des années après avoir été séparé d'elle, il continue à l'aimer. Mme Dambreuse apprend la manigance de Frédéric et elle va même jusqu'à dire : "Mon argent, pour cette femme !". Alors elle met au point une vengeance, elle attire Frédéric à la vente aux enchères des biens des Arnoux et achète le coffret à bijoux de Mme Arnoux, ce qui est trop pour Frédéric. C'est sur cet événement qu'ils se séparent. Et encore des années après, il la revoit, et son sentiment reste le même -jusqu'à la claque -au sens figuré- qu'il prend quand il découvre ses cheveux blancs. Mais qu'importe, il l'aime quand même !