Cette proposition est-elle une complétive ?

Langue française

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut
est ce que la phrase soulignée est une complétive?
"D'ici au milieu du siècle, les récifs de corail, déjà affaiblis par l'augmentation de la température de l'eau, pourraient disparaître plus vite qu'ils ne se reconstituent."
Il y a une histoire avec “plus…que” (locution conjonctive)
Il y a une histoire avec “plus…que” (locution conjonctive)
ça veut dire?
qu'il ne faut pas faire commencer la subordonnée complètive à “que”
Fais une recherche, il me semble qu'Edy avait envoyé des infos précises là-dessus
Bonjour a girl
Je suis étranger mais voilà mes pensées.
A mon avis c’est une proposition subordonnée de comparaison.
« …les récifs disparaissent plus vite qu’ils ne se reconstituent. »
le « ne » - c’est le « ne » explétif.
À la fois elle a aussi un sens de la conséquence. Si on remplace le « plus » par « si »
"D'ici au milieu du siècle, les récifs de corail, déjà affaiblis par l'augmentation de la température de l'eau, pourraient disparaître SI vite qu'ils ne se reconstitueraient pas."
la proposition devient une subordonnée de conséquence.
Mais la proposition d’origine, moi, je pense q’elle est une subordonnée de comparaison.
Ce sont mes pensées.
Wyn
Il ne s'agit pas d'une conjonctive complétive mais plutôt d'une comparative.
Bonjour !

Voici un extrait de ce que j'ai répondu en mai 2007 au terme d'une discussion et de recherches intéressantes :

EN RÉSUMÉ
1 La plupart y voient une subordonnée CIRCONSTANCIELLE, mais cette double qualification est contestée : pas de subordination sémantique, pas de circonstances.

2 La plupart aussi y voient une COMPARATIVE elliptique, mais c’est contesté : détour artificiel et inutile, reconstitution parfois difficile.

3 Certains préfèrent parler sinon de subordonnées CORRÉLATIVES, du moins de subordonnées avec corrélation.

4 D’autres parlent plus simplement de COMPLÉMENT DU COMPARATIF ou de terme de comparaison (ce que j’appelais jadis second terme de la comparaison).
Dans cette perspective, ils voient dans l’énoncé une STRUCTURE INCOMPLÈTE : soit une phrase simple (avec deux termes, dont l’un est complément), soit une sous-phrase.

CONCLUSION
1 La solution « complément du comparatif » a le mérite d’être simple et suffisante : elle évite le recours à la reconstitution d’une prétendue ellipse et elle règle le problème de structures voisines telles que « le même que » et « autre que ».

2 Cependant, comme il est insolite, à mon avis, d’introduire un complément au moyen de que (si ce n’est pas une conjonction de subordination, qu’est-ce ? sûrement pas un pronom relatif !), je reste fidèle à l’enseignement de Grevisse : une subordonnée corrélative (donc non circonstancielle), avec ellipse des termes communs.
d'accord
merci beaucoup
pour votre attention.