Accord du participe passé avec "en" COD
182 réponses · Page 2 / 10
Bonjour,
Je reviens sur ce topic pour vous demander un éclairage là-dessus :
"des réformes que j'ai mises en oeuvre"
Peut-on accorder ?
Oui, on peut le dire, mais non, on ne doit pas le dire:
"rappeler" est transitif et demande donc un COD.
"Je me le rappelle".
En revanche, c'est le contraire pour "se souvenir"
"Je m'en souviens"
"des réformes que j'ai mises en oeuvre".
La phrase est correcte., mais que voulez-vous accorder ou ne pas accorder?
Je profite de ce post pour vous faire part d'une phrase qui me met le doute:
C'était une excellente affaire, voici les profits que j'en ai tiré. J'observe dans ce livre qu'il n'y a pas d'accord, toutefois je pense que l'on peut accorder le verbe avec profits dans ce cas.
Est-ce que je me trompe?
🙂
Je crois que l'on n'accorde pas. Non, j'en suis sûr 😀
Pour répondre à Lebeau, je pense que c'était l'expression "mettre en oeuvre" qui me gênait. Gêne dissipée grâce à vous. Merci encore.
Mewrine, vous avez raison de douter. Je dirais même que l'on doit accorder le verbe avec profits dans ce cas. En effet : j'ai tiré quoi, les profits, COD placé avant, donc accord (en est mis ici pour de cette affaire)
Cependant, on ne ferait pas l'accord dans les phrases du genre : « Des profits, j'en ai tiré beaucoup ! »
Ps : J'en suis pas très sûre 🙂
Bonjour Edy,
L’usage de « en » (pronom personnel) comme COD
J’ai appris qu’il n’y a pas d’accord selon la règle.
Avez-vous acheté des pommes ? Oui j’en ai acheté au marché ce matin.
Bien que « en » (COD) est féminin et pluriel – le participe passé ne s’accorde pas selon la règle ( cette règle manque d’une certaine logique – Oui ?)
Je suis étonné que certains fassent l’accord – moi, en étranger, pour être sûr obéirai à la règle.
J’ai une question sur l’usage de « en » avec une expression de quantité ou de nombre.
beaucoup de, plusieurs, quelques-un(e)s, un kilo de etc
Avez-vous acheté du fromage ? Oui j’en ai acheté beaucoup.
Avez-vous trouvé des livres intéressants à la bibliothèque ? Qui J’en ai trouvé quelques-uns. ( ou plusieurs).
QUESTION
J’en ai cueilli plusieurs.
J’en ai cueilli quelques-unes
J’en ai cueilli quatre.
J’en ai acheté beaucoup
Dans chaque exemple ci-dessus :-
À quelle catégorie grammaticale est-ce que « en » appartient ?
À quelle catégorie grammaticale est-ce que « l »expression de quantité ou de nombre » appartient ?
Peut être « en » est une sorte de complément de l’expression de quantité ou nombre et que l’expression de quantité ou nombre est le COD ? Je ne sais pas!
Cordialement
Wyn
Bonjour Ipseite
J’ai remarqué que vous avait appelé « des » dans « des fleurs » comme « l’article partitif. » Mais « des » n’est pas du tout l’article partitif c’est le pluriel de l’article indéfini…. une fleur, deux fleurs …. des fleurs - un NOMBRE non précisé, de fleurs
Pour les choses comptables ou pour des personnes etc
Pour rendre un NOMBRE non précisé– on emploie « des » pluriel de l’article indéfini. des pommes, des fleurs, des gens etc
On emploie le partitif seulement avec des choses non- comptables – il exprime une QUANTITÉ non précisée ( pas un nombre) . du fromage, de la patience, de la crème, de l’eau. Logiquement l’article partitif ne devrait pas avoir un pluriel. Mais une langue souvent manque de logique.
Il existe certains mots qui représentent des choses non comptables mais qui n’existent que au pluriel. Puis pour exprimé une QUANTITÉ non précisée de ces choses il faut employer le partitif et parce que ces mots existent seulement au pluriel il faut avoir un partitif pluriel – « des » mais c’est beaucoup plus rare!
par exemple
des épinards ( le pluriel du partitif existe seulement parce qu’il existe des choses non comptable qui sont toujours au pluriel (je pense que « des »– partitif est assez rare.)
J’ai osé écrire cette note à un français mais j’apprends votre langue en étudiant la grammaire et je ne pouvais pas y résister.
Cordialement
Wyn
Bonsoir, Wyn !
* Avez-vous acheté des pommes ? Oui j’en ai acheté au marché ce matin.
Effectivement, il faudrait, selon la règle de base, écrire "achetées", puisque EN est un pronom personnel COD antéposé, qui a pour antécédent "des pommes".
Les tolérances grammaticales ou orthographiques de 1976 admettent EGALEMENT l'invariabilité.
* J'en ai cueilli plusieurs.
Ici, il faudrait certainement l'invariabilité, puisque le COD plusieurs est postposé.
Quant à EN, c'est un pronom personnel (implicitement prépositionnel) que l'on emploie avec un COD quantifiant.
→ J'ai cueilli plusieurs DE ces fleurs / PARMI ces fleurs.
Dans cette transformation, nous avons donc un complément nominal du pronom indéfini (plusieurs).
C'est valable pour vos autres exemples.
Pouvez-vous me confirmer si l'accord est bon, pour ce type de construction ?
"Elle n'a aucune amabilité, aucune cordialité, à cet instant. En a-t-elle jamais eues ?"
Merci.
(Message déplacé.)
Il me semble que lorsque le cod est "en" le p.passé est invariable, mais je me trompe peut-être.
"Elle n'a aucune amabilité, aucune cordialité, à cet instant. En a-t-elle jamais eues ?"
Je dirais que, dans le strict cas présent, il ne faut pas accorder car on dit "avoir
de l'amabilité,
de la cordialité" => COI, on ne fait pas l'accord.
Mais s'il s'agissait de "Elle n'a pas d'amis, pas d'amants. En a-t-elle jamais eu
s ?" => COD, d'où l'accord.
Sauf erreur ou omission.
* Elle n'a aucune amabilité, aucune cordialité, à cet instant. EN a-t-elle jamais eues ?
* Elle n'a pas d'amis, pas d'amants. EN a-t-elle jamais eus ?
Le complément EN étant un COD antéposé, la règle est de faire l'accord : eues et eus.
Mais on admet l'invariabilité à titre de tolérance ; la règle ancienne n'a cependant pas été abrogée.
Pour Pierrot
* Avoir de l'amabilité, de la cordialité" => COI.
Il s'agit non pas d'une préposition, DE, mais de l'article partitif. → COD
Bonjour à vous tous,
Merci Edy.
J'avais donc bien fait l'accord.
Pour Pierrot :
Elle n'a jamais eu de l'amabilité ni de la cordialité, en a-t-elle déjà eues ou en a-t-elle jamais eues, des deux (de l'amabilité et de la cordialité)
Un vieux truc qui marche toujours, Francyne : remplacer le verbe où on n'entend pas la finale par DIRE ou FAIRE
Elle ne dit pas de bêtises ; en a-t-elle déjà dites ?
Bonsoir Léah,
C'est ce que je fais Léah, mais ça ne m'empêche pas d'avoir le doute parfois. La peur de mal faire par tel ou tel choix qui semble tout à fait logique pourtant avec cette astuce. 🙂
Bonsoir,
Wyn a dit:
J’ai remarqué que vous avait appelé « des » dans « des fleurs » comme « l’article partitif. » Mais « des » n’est pas du tout l’article partitif c’est le pluriel de l’article indéfini…. une fleur, deux fleurs …. des fleurs - un NOMBRE non précisé, de fleurs
Pour les choses comptables ou pour des personnes etc
Donc le "des" dans faire des affaires est un partitif aussi?
A bientôt,
Hela
Bonsoir, chère Hela !
* Faire DES affaires.
C'est le pluriel de l'article indéfini : faire UNE affaire.
On ne parle d'article partitif qu'à propos des noms "non comptables", soit des noms qui désignent des substances "continues" : du sable, de la sauce, du tempérament, de la patience.
Et le pluriel, direz-vous ? La forme DES à valeur partitive n'apparaît que devant les noms non comptables qui n'ont pas de singulier : des épinards, des lentilles (qui sont comptables mais que personne ne s'amuse à compter).
Lorsque la substance est comptable ou "discontinue", il s'agit de l'article indéfini : une rose / des roses, un mariage / des mariages.
Je ne parle pas de l'article défini : le sable, la sauce, le tempérament, la patience, les épinards, les lentilles, les roses, les mariages. C'est une autre catégorie d'article.
Attention aussi à l'article contracté !
* La poubelle est le meilleur DES (= de les) accessoires de rangement. (San Antonio)
"On en a tués pour moins que ça" ou "on en a tué pour moins que ça" ?
"en" est-il COD ici d'après vous ? Si oui, le pluriel s'impose-t-il ?
😉
Quand "en" est complément d'objet direct, on considère qu'il n'a ni genre ni nombre. Il n'y a donc pas accord : "on en a tué pour moins que ça"
J'abonde dans le sens d'Anne345.
Mme de Sévigné écrit « Que j’ai envie de recevoir de vos lettres : il y a plus d’une demi-heure que je n’en ai reçu. » Voltaire : « Il sait beaucoup de choses, mais il en a inventé. » Littré : « Voyez ces fleurs ; en avez-vous cueilli ? » (In : Dictionnaire des difficultés de la langue française, d’Adolphe V. Thomas.)
Ce Dictionnaire explique : « Quand en fait fonction de complément direct (c’est-à-dire quand il n’y a pas d’autre complément direct), le participe passé reste invariable, car on considère que le pronom, équivalant à de cela, de lui, d’eux, etc., n’a ni genre ni nombre. On reconnaît qu’il est complément direct quand il ne peut être retranché de la phrase sans en altérer le sens : J’ai tiré sur dix lapins, j’en ai tué deux (on ne peut dire j’ai tué deux).