Bonjour!
Voilà, je dois rédiger une dissertation mais je ne suis même pas sûr d'avoir vraiment bien compris la citation.
"On appelle roman l'ouvrage fabuleux composé d'après les plus singulières aventures de la vie des hommes"
Cette définition vous paraît-elle correspondre à ce que sont un roman et ses personnages?
Voici les 3 textes de mon corpus:
Mais la citation me pose problème. "Les plus singulières aventures des hommes…."
Est ce que pour Sade, le personnage du roman doit être un héros qui vit des péripéties extraordinaires?
Voilà, je dois rédiger une dissertation mais je ne suis même pas sûr d'avoir vraiment bien compris la citation.
"On appelle roman l'ouvrage fabuleux composé d'après les plus singulières aventures de la vie des hommes"
Cette définition vous paraît-elle correspondre à ce que sont un roman et ses personnages?
Voici les 3 textes de mon corpus:
1.Eugénie Grandet, d'Honoré de Balzac
À huit heures et demie du soir, deux tables étaient dressées. La
jolie madame des Grassins avait réussi à mettre son fils à côté
d'Eugénie. Les acteurs de cette scène pleine d'intérêt, quoiqu**
vulgaire en apparence, munis de cartons bariolés, chiffrés, et de
jetons en verre bleu, semblaient écouter les plaisanteries du
vieux notaire, qui ne tirait pas un numéro sans faire une
remarque ; mais tous pensaient aux millions de monsieur Gran-
det. Le vieux tonnelier contemplait vaniteusement les plumes
rosés, la toilette fraîche de madame des Grassins, la tête martiale
du banquier, celle d'Adolphe, le président, l'abt)é, le notaire, et
se disait intérieurement : « Us sont là pour mes écus. Us viennent
s'ennuvcr ici pour ma fille. Hé ! ma fille ne sera ni pour les uns
ni pour les autres, et tous ces gens-là me servent de harpons
pour pêcher! »
Cette gaieté de famille, dans ce vieux salon gris, mal éclairé
par deux chandelles; ces rires, accompagnés par le bruit du
rouet de la Grande Nanon, et qui n'étaient sincères que sur les
lèvres d'Eugénie ou de sa mère; cette petitesse jointe à de si
grands intérêts; cette jeune fille qui, semblable à ces oiseaux
victimes du haut prix auquel on les met et qu'ils ignorent, se
trouvait traquée, serrée par des preuves d'amitié dont elle était
la dupe; tout contribuait à rendre cette scène tristement
comique. N'est-ce pas d'ailleurs une scène de tous les temps et
de tous les lieux, mais ramenée à sa plus simple expression ?
2.Léviathan de Julien Green
Au bout d'un assez long moment, Mme Grosgeorge plia son journal et se mit à regarder les bûches qui se consumaient.Lorsque la dernière tomberait en morceaux, elle et son mari quitteraient le salon pour regagner leur chambre. C'était le signal qu'ils attendaient l'un et l'autre; aisi s'achevaient leurs soirées d'hiver. Et, tout en considérant les flammes, elle s'abandonnait à mille réflexions. Dans cet intérieur à la fois comique et sinistre, où tout proclamait la petitesse d'une existence bourgeoise, le feu semblait un être pur et fort que 'lon tenait en respect, comme une bête cernée au fond de sa tanière avec des chenêtes des pincettes et des tisonniers,instruments ridicules.
Toujours prêt à se jeter hors de sa prison, à dévorer le tapis, les meubles, la maison détestée, il fallait le surveiller sans cesse, ne pas le laisser seul dans la pièce.
Elle était comme ce feu, furieux et impuissant au fond de l'âtre,agonisant devant des choses sans beauté et des lâches vigilants qu'il ne pourrait jamais atteindre.
Brusquement, M Grosgeorge sortit de son demi-sommeil.
"Hein?Quoi? fit-il.Tu as dit quelque chose?
-Non.Tu as dû rêver"dit-elle d'une voix sèche où perçait le mépris.Et elle ajouta:"je vais monter un instant"
-Ah? Moi aussi.Je dors déjà.Donne moi la pelle que je recouvre les bûches."
Il prit la pelle de cuivre que sa femme lui tendait en silence et ramassant de la cendre la fit tomber d'une manière égale sur les flammes qui s'éteignirent.
3.Du coté de chez Swann de Marcel Proust.J'ai pris le dissertation dialectique.
Mais le concert recommença et Swann comprit qu’il ne pourrait pas s’en aller avant la fin de ce nouveau numéro du programme. Il souffrait de rester enfermé au milieu de ces gens dont la bêtise et les ridicules le frappaient d’autant plus douloureusement qu’ignorant son amour, incapables, s’ils l’avaient connu, de s’y intéresser et de faire autre chose que d’en sourire comme d’un enfantillage ou de le déplorer comme une folie, ils le lui faisaient apparaître sous l’aspect d’un état subjectif qui n’existait que pour lui, dont rien d’extérieur ne lui affirmait la réalité ; il souffrait surtout, et au point que même le son des instruments lui donnait envie de crier, de prolonger son exil dans ce lieu où Odette ne viendrait jamais, où personne, où rien ne la connaissait, d’où elle était entièrement absente.
Mais tout à coup ce fut comme si elle était entrée, et cette apparence lui fut une si déchirante souffrance qu’il dut porter la main à son cœur. C’est que le violon était monté à des notes hautes où il restait comme pour une attente, une attente qui se prolongeait sans qu’il cessât de les tenir, dans l’exaltation où il était d’apercevoir déjà l’objet de son attente qui s’approchait, et avec un effort désespéré pour tâcher de durer jusqu’à son arrivée, de l’accueillir avant d’expirer, de lui maintenir encore un moment de toutes ses dernières forces le chemin ouvert pour qu’il pût passer, comme on soutient une porte qui sans cela retomberait.
Et avant que Swann eût le temps de comprendre, et de se dire : « C’est la petite phrase de la sonate de Vinteuil, n’écoutons pas ! » tous ses souvenirs du temps où Odette était éprise de lui, et qu’il avait réussi jusqu’à ce jour à maintenir invisibles dans les profondeurs de son être, trompés par ce brusque rayon du temps d’amour qu’ils crurent revenu, s’étaient réveillés et, à tire-d’aile, étaient remontés lui chanter éperdument, sans pitié pour son infortune présente, les refrains oubliés du bonheur.
Mais la citation me pose problème. "Les plus singulières aventures des hommes…."
Est ce que pour Sade, le personnage du roman doit être un héros qui vit des péripéties extraordinaires?



