Bien que + subjonctif

Langue française

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Ici, par exemple…

https://www.etudes-litteraires.com//mp2/verbe_concordance_des_temps.htm
Merci. Est-ce que cela veut dire que les règles de la concordance du temps s'appliquent pour les complétives (je veux que…) de la même manière que pour les circonstancielles? Ne sont-elles pas en quelque sorte indépendantes de la principale?

J'espère que vous comprenez ma question/ mon problème 🙂

Merci d'avance.
Puisque ce sont des subordonnées, je ne vois pas comment elles pourraient être indépendantes de la principale…
Bonjour,

Dans le livre que je suis en train de lire, il y a cette phrase qui m'accroche :

"Le jeune homme comprit ce que le chamelier voulait dire, bien qu'il n'eût jusque-là jamais cheminé dans un désert."

Je me demande s'il aurait aussi été possible de dire: "bien qu'il n'avait jusque-là". De mon côté, dans un texte que j'écrit, cela serait-il donc correct de remplacer les avait par eût ?

"Il n'avait jusque-là jamais vu de poitrine aussi mûre."

"Il aurait aimé lui extirper plus d’informations, si ce n’avait pas été de ce sentiment d’humiliation."

"Issa resta bouche bée. Il n’avait jusque-là jamais entendu de discours aussi sincère."

Merci.
Le jeune homme comprit ce que le chamelier voulait dire, bien qu'il n'eût jusque-là jamais cheminé dans un désert."
subjonctif après bien que francaisfacile Cela dit, entre nous avait ne me gênerait pas du tout puisque le fait est certain.

Dans les phrases qui suivent pas de subjonctif eût. (ne pas confondre avec eut passé simple de l'indicatif)

"Il n'avait jusque-là jamais vu de poitrine aussi mûre." Correct

"Il aurait aimé lui extirper plus d’informations, si ce n’avait pas été de ce sentiment d’humiliation." ???
Peut-être ceci "Il aurait aimé lui extirper plus d’informations, s'il n’avait éprouvé ce sentiment d’humiliation."

"Issa resta bouche bée. Il n’avait jusque-là jamais entendu de discours aussi sincère." Correct
Merci paulang.
Cela dit, entre nous avait ne me gênerait pas du tout puique le fait est certain.
Même si le fait est réel, tout se passe comme s'il n'avait pas existé…
La cause (ne pas avoir cheminé dans un désert) aurait logiquement dû avoir pour conséquence d'empêcher le jeune homme de comprendre le chamelier. Mais cette cause a été sans effet, puisqu'il l'a compris.

La raison du subjonctif dans ces subordonnées concessives, c'est que le fait, quoique réel, n'a pas la conséquence attendue. Tout se passe comme s'il n'existait pas.

Bien qu'il pleuve, je sors.
Le fait de pleuvoir est réel, mais n'a pas la conséquence attendue : je sors quand même.
Tout se passe comme si la pluie n'existait pas.
Les grammairiens parlent ici d'un subjonctif exprimant la "cause inopérante".
Merci Jehan.
Bonjour à toutes et tous ?


Les autres débutèrent leurs insultes. Bien que le petit pût se défendre, il ne protesta pas.

Est-ce que l'on pourrait remplacer "pût" par "pouvait" ?
Non, bien que est normalement suivi du subjonctif ou du conditionnel, pas de l'indicatif imparfait. En revanche, j'aurais mis un autre temps du subjonctif :
Bien que le petit eût pu se défendre, il ne protesta pas.
Par ailleurs, débuter des insultes ne convient pas, en bon français.
Les autres commencèrent à l'insulter.

Bonsoir,Dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%28film%2C_1992%29Je lis :C’est l’un des derniers films où apparaît Robert Mitchum, habitué des grosses productions, qui a pourtant accepté d’y figurer bien qu’il s’agissait d’un film à petit budget et réalisé par des auteurs qui débutaient.L’imparfait est-il correct ?

Il n’est pas orthodoxe. Mais l’usage du subjonctif imparfait (bien qu’il s’agît) décline et le remplace bien souvent soit un subjonctif présent (bien qu’il s’agisse, moindre mal) soit un indicatif imparfait (bien qu’il s’agissait, mal extrême !).

Pas orthodoxe mais pas fautif non plus ?

On ne parle plus de fautes pour éviter le traumatisme des âmes sensibles.

C’est fautif, Hippocampe. Bien que doit être suivi du subjonctif. Et tant pis pour les âmes sensibles, Lamaneur.À l‘oral, on utilise sans état d’âme le subjonctif présent : Bien qu’il soit savant, il ne sait pas tout. Et dans un contexte au passé, on peut épargner les oreilles allergiques aux subjonctifs imparfaits et plus-que-parfait en employant un subjonctif passé : Il demeurait d’humeur égale, bien qu’il ait beaucoup souffert.

C’est aussi une phrase bien trop longue et avec trop de verbes conjugués ce qui provoque souvent des erreurs.

Un article intéressant : https://www.noslangues-ourlanguages.gc.ca/fr/chroniques-de-langue/bien-que-indicatif-ou-subjonctif

J’ai lu. Je me demande ce que Laoshi en pense si elle a aussi lu ce texte.

On y lit : "Mais on ne peut nier le déclin du subjonctif. L’influence de la langue parlée y est sans doute aussi pour quelque chose."

On parle depuis longtemps !

Cela veut-il dire qu’il y a eu une dichotomie entre les langues parlée et écrite, dichotomie qui disparaîtrait maintenant ?

C’est une bonne question, Hippo. A mon sens, la dichotomie n’est pas dans la distinction écrit/oral (tout évolue), mais dans la distinction entre élocution (émission du message à comprendre) et compréhension (réception du message à comprendre).

Le texte canadien est un peu différent de ce que l’on trouve habituellement sur le site. C’est dans le secteur des traductions et dans le cadre de "nos langues". La concordance des temps sera encore plus délicate puisqu’elle est différente selon les langues et que le Canada a deux langues officielles.Ailleurs il y a une liste des locutions où le subjonctif est obligatoire et "bien que" en fait partie.https://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=4238Enfin le Canada fait parfois des choix différents de la France pour les questions de langue.