Stendhal, La Chartreuse de Parme, I, 3 - Nous avouerons que notre héros était fort peu héros…

Entraide scolaire

45 réponses · Page 2 / 3

c'est ce que je disais moi aussi, mais je croyais qu'il y cache des implicites vu l'ironie de sa plume
merci en tous cas😜
Bonjour à tous !

Alors voilà, j'ai un devoir à rendre pour la semaine prochaine qui porte sur le commentaire du texte La Chartreuse de Parme de Stendhal. J'ai fait la lecture analytique du texte j'ai tout : le genre littéraire, les champs lexicaux, registres etc… seulement je sais pas comment construire mon plan après ça J'ai bien essayé de comprendre vos fiches méthodes mais rien…
J'ai trouvé un site sur lequel il conseille d'organiser le plan sur les questions : De quoi ? Pourquoi ? Pour quoi ? Grâce à cela j'avais bien réussi le commentaire de mon texte sur le poème de Victor Hugo Souvenir de la nuit du 4, seulement là j'arrive pas du tout à organiser mes idées et à trouver des sous-parties dans les parties un peu bancales que j'ai trouvé…

Voilà si vous pouviez me donner quelques conseils… merci d'avance !
Bonjour Silfila,

Avec le texte, ce serait plus facile !
Ah excusez moi
Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois la peur ne venait chez lui
qu’en seconde ligne ; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L’escorte prit le galop ; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
– Les habits rouges ! les habits rouges ! criaient avec joie les hussards de l’escorte.
Et d’abord Fabrice ne comprenait pas ; enfin il remarqua qu’en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d’horreur ; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore, ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s’arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L’escorte s’arrêta ; Fabrice, qui ne faisait pas assez d’attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
– Veux-tu bien t’arrêter, blanc-bec ! lui cria le maréchal des logis. Fabrice s’aperçut qu’il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d’un air d’autorité et presque de réprimande ; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité ; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française,
bien correcte, et dit à son voisin :
– Quel est-il ce général qui gourmande son voisin ?
– Pardi, c’est le maréchal !
– Quel maréchal ?
– Le maréchal Ney, bêta ! Ah çà ! où as-tu servi jusqu’ici ?

Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l’injure ; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
Personne ne peut m'aider ? :/

Besoin d'informations supplémentaires ? J'ai le début de mon plan et la problématique si vous voulez… mais c'est très bancale…
Si tu as appliqué la méthode trouvée sur un autre site :
De quoi ? la description d'une bataille
Pourquoi ? pour nous faire partager les impressions du héros (et par là mieux nous le faire connaître)
Pour quoi ? un point de vue original (dérision réaliste des exagérations romantiques, ramener la vision épique du combat à des proportions plus triviales)

Tu aboutis donc à un parcours de lecture qui pourrait être la vision ironique de l'héroïsme guerrier.
Pour le dernier point "Pour quoi" j'avais trouvé pour dénoncer la réalité grotesque et pathétique de la guerre. Ça pourrait marcher ?

C'est à partir de là que je coince. J'ai mes 3 parties disons mais je sais pas comment créer des sous parties ni comment, après, mettre les informations de ma lecture analytique dans ces sous-parties… Je sais pas si je suis très claire…
Pour le dernier point, il s'agit d'une formulation équivalente.

Pour les axes :

1 - la bataille de Waterloo
a - les notations visuelles, auditives
b - les participants

2 - Ce que nous apprenons de Fabrice
a - un être fasciné
b - un être sensible
c - une jeune personne curieuse et bien élevée

3 - La vision critique
Là je te laisse continuer seule…
Merci !
Donc dans les sous-parties c'est là que je peux placer ce que j'ai trouvé dans ma lecture analytique c'est ça ?

Dernière petite question : est ce que ma problématique convient : En quoi Stendhal ironise son personnage pour dénoncer la réalité grotesque et pathétique de la guerre ?
Et la reformulation que j'avais faite dans l'introduction "Nous analyserons donc comment cette narration de la première expérience du feu du personnage principal lors de la bataille de Waterloo dénonce en réalité le grotesque et le pathétique de la guerre."

Est ce que ça va ?
Silfila a écrit :Donc dans les sous-parties c'est là que je peux placer ce que j'ai trouvé dans ma lecture analytique c'est ça ?
Tout à fait.
Axes et sous-axes permettent d'organiser les découvertes de la lecture analytique.
Silfila a écrit :Dernière petite question : est ce que ma problématique convient : En quoi Stendhal ironise son personnage pour dénoncer la réalité grotesque et pathétique de la guerre ?

Je dirais plutôt "ironise sur".
Silfila a écrit :Et la reformulation que j'avais faite dans l'introduction "Nous analyserons donc comment cette narration de la première expérience du feu du personnage principal lors de la bataille de Waterloo dénonce en réalité le grotesque et le pathétique de la guerre."
Je dirais plus élégamment : "Nous analyserons donc comment Stendhal relate cette première expérience du feu de la part de son personnage principal, lors de la bataille de Waterloo, pour en réalité dénoncer le grotesque et le pathétique de la guerre."
Merci beaucoup pour ton aide !

Allez je me mets au boulot maintenant !
Bonjour, j'ai moi-même dû faire ce commentaire durant mon épreuve, et au fur et à mseure que j'y pense, je me rend compte que j'ai été un peu aveuglée par mon idée. Voici mon plan d'analyse (à partir de "Notre héros")


I - Un roman de formation mettant en place un anti-héros en contraste avec le maréchal (sachant que ma question de corpus portait sur l'analyse des différents types de héros et en particulier anti-héros)
a) un anti-héros, en formation : Fabrice
1 - héros en formation (un rapide portrait social : jeune aristocrate devenu soldat; un voeu d'ascension sociale : il s'engage en tant que soldat; une aspiration : il rêve de la gloire du maréchal, le "brave des braves", de plus une connivence avec le lecteur : "notre héros")
2 - un anti-héros (il ne se rend pas compte de ce qu'il se passe autour de lui, il est "fort peu héros"…)

b) un contraste avec un personnage : le maréchal - il est hyperbolé : "le brave des braves" et Fabrice "blanc-bec", "bêta"

II - Une apparence glorieuse pour un guerre qui n'en est rien
1 - apparence glorieuse
a) la joie des hussards, l'autorité du maréchal - tout se déroule comme prévu
b) foc. interne : Fabrice se réjouit d'être enfin un "vrai militaire"
2 - MAIS : ces éléments traduisent l'horreur de la guerre, ainsi que d'autres
a) la foc. interne : assocations d'idées étranges (se plaint du bruit aux vues de ce qui se passe autour de lui…) et incompréhension (pourquoi ne pas venir en aide aux habits rouges, comme Fabrice l'aurait pensé, mais qui sont enemis…)
b) la description de la guerre : du sang, des horreurs : le motif du rouge répété (les habits rouges, des cadavres; le sang coulant dans les sillons…)
c) l'ironie sous-jacente de Stendhal
=> une guerre pas du tout idéalisée, rendue réaliste.

J'ai conforté mais idées avec des éléments du texte, mais j'ai peur d'avoir fait dire des contre-sens à mon commentaire en utilisant mal le texte. C'est surtout mais deuxième partie qui me fait peur, et j'ai d'ailleurs oublié de préciser l'absurdité de la guerre et je pense ne pas avoir assez parler du réalisme que Stendhal utilise…
Pensez-vous que ce plan convient tout de même au texte, ou pas du tout ?

Merci,
Margot
bonsoir j'ai un commentaire a faire sur cet extrait mais le probleme est que je ne trouve pas des procedes si quelqu'un peut m'aider a les trouver
As-tu lu les messages qui précèdent le tien. Ils donnent beaucoup de pistes.
Le procédé de l'ironie par exemple semble facile à repérer dans ce passage.
vous voulez dire que le
décalage entre les valeurs guerrières épiques du héros traditionnel et les valeurs de Fabrice montre de l'ironie?
En quoi la chartreuse de parme bataille a Waterloo est réaliste ?
Boujour.

Je suis élève de seconde, pour lundi je dois faire un paragraphe argumenté (environ 30 lignes) sur une partie sur texte de Stendhal : La Chartreuse de Parme (ci-dessous).

J'ai vraiment besoin d'aide car j'essaye depuis ce matin, mais c'est sans bon résultat.
Le texte :

Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne ; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L’escorte prit le galop ; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
— Les habits rouges ! les habits rouges ! criaient avec joie les hussards de l’escorte.
Et d’abord Fabrice ne comprenait pas ; enfin il remarqua qu’en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d’horreur ; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore ; ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s’arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L’escorte s’arrêta ; Fabrice qui ne faisait pas assez d’attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
— Veux-tu bien t’arrêter, blanc-bec ! lui cria le maréchal des logis.
Fabrice s’aperçut qu’il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi ; d’un air d’autorité et presque de réprimande, il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité ; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin :
— Quel est-il ce général qui gourm1nde son voisin ?
— Pardi, c’est le maréchal !
— Quel maréchal ?
— Le maréchal Ney, bêta ! Ah çà ! où as-tu servi jusqu’ici ?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l’injure ; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
Tout à coup on partit au grand galop. Quelques instants après, Fabrice vit, à vingt pas en avant, une terre labourée qui était remuée d’une façon singulière. Le fond des sillons était plein d’eau, et la terre fort humide qui formait la crête de ces sillons, volait en petits fragments noirs lancés à trois ou quatre pieds de haut. Fabrice remarqua en passant cet effet singulier ; puis sa pensée se remit à songer à la gloire du maréchal. Il entendit un cri sec auprès de lui : c’étaient deux hussards qui tombaient atteints par des boulets ; et, lorsqu’il les regarda, ils étaient déjà à vingt pas de l’escorte. Ce qui lui sembla horrible, ce fut un cheval tout sanglant qui se débattait sur la terre labourée, en engageant ses pieds dans ses propres entrailles il voulait suivre les autres : le sang coulait dans la boue.
"Ah ! m’y voilà donc enfin au feu ! se dit-il. J’ai vu le feu ! se répétait-il avec satisfaction. Me voici un vrai militaire." A ce moment, l’escorte allait ventre à terre, et notre héros comprit que c’étaient des boulets qui faisaient voler la terre de toutes parts. Il avait beau regarder du côté d’où venaient les boulets, il voyait la fumée blanche de la batterie à une distance énorme, et, au milieu du ronflement égal et continu produit par les coups de canon, il lui semblait entendre des décharges beaucoup plus voisines ; il n’y comprenait rien du tout.
Un seul paragraphe ? En explorant quel aspect ?
Je dois faire : introduction - paragraphes - conclusion

Montrez que le texte de Stendhal développe et éclaire le phrase qui ouvre l'extrait : " Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment".

Voilà ce que la professeur nous demande.
Fabrice, héros ou antihéros ?
Fabrice est le héros de l'histoire, le personnage principal, mais il n'est pas vraiment un héros du sens héroïque, car il a de la pitié pour les autres, a "peur" et est étourdi, il ne comprend pas trop ce qu'il se passe.

J'ai répondu cela à une des questions posées : Comment se comporte Fabrice durant la bataille ? Commentez les deux occurrences du mot "héros".