Stendhal, La Chartreuse de Parme, I, 3 - Nous avouerons que notre héros était fort peu héros…

Entraide scolaire

45 réponses · Page 1 / 3

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour tout le monde j'aurais vite besoin d'un plan général pour le texte suivant
Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne ; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L’escorte prit le galop ; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
— Les habits rouges ! les habits rouges ! criaient avec joie les hussards de l’escorte.
Et d’abord Fabrice ne comprenait pas ; enfin il remarqua qu’en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d’horreur ; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore ; ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s’arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L’escorte s’arrêta ; Fabrice qui ne faisait pas assez d’attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
— Veux-tu bien t’arrêter, blanc-bec ! lui cria le maréchal des logis.
Fabrice s’aperçut qu’il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi ; d’un air d’autorité et presque de réprimande, il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité ; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin :
— Quel est-il ce général qui gourmande son voisin ?
— Pardi, c’est le maréchal !
— Quel maréchal ?
— Le maréchal Ney, bêta ! Ah çà ! où as-tu servi jusqu’ici ?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l’injure ; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
Tout à coup on partit au grand galop. Quelques instants après, Fabrice vit, à vingt pas en avant, une terre labourée qui était remuée d’une façon singulière. Le fond des sillons était plein d’eau, et la terre fort humide qui formait la crête de ces sillons, volait en petits fragments noirs lancés à trois ou quatre pieds de haut. Fabrice remarqua en passant cet effet singulier ; puis sa pensée se remit à songer à la gloire du maréchal. Il entendit un cri sec auprès de lui : c’étaient deux hussards qui tombaient atteints par des boulets ; et, lorsqu’il les regarda, ils étaient déjà à vingt pas de l’escorte. Ce qui lui sembla horrible, ce fut un cheval tout sanglant qui se débattait sur la terre labourée, en engageant ses pieds dans ses propres entrailles il voulait suivre les autres : le sang coulait dans la boue.
"Ah ! m’y voilà donc enfin au feu ! se dit-il. J’ai vu le feu ! se répétait-il avec satisfaction. Me voici un vrai militaire."
si quelqun veut bien m'aider sa serais vraiment simpa j'ai besoin d'aide
il me faut juste les grandes parties les grand axes
j'ai pensé a ds un premierement au heros opposé a son role de militaire et dans un deuxieme temps le point du vue du narrateur
merci d'avance a tous (La Chartreuse de Parme, Stendhal, 1re partie, ch. 3)
Bonjour à tous, je dois faire un commentaire un extrait de la Chartreuse de Parme.

Le voici:
Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois, la peur ne venait chez lui qu'en seconde ligne; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L'escorte prit le galop; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres. - Les habits rouges ! les habits rouges ! criaient avec joie les hussards de l'escorte, et d'abord Fabrice ne comprenait pas; enfin il remarqua qu'en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d'horreur; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore; ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s'arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L'escorte s'arrêta; Fabrice, qui ne faisait pas assez d'attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé. - Veux-tu bien t'arrêter, blanc-bec ! lui cria le maréchal des logis. Fabrice s'aperçut qu'il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d'un air d'autorité et presque de réprimande; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin:
- Quel est-il ce général qui gourmande son voisin?
- Pardi, c'est te maréchal!
- Quel maréchal?
- Le maréchal Ney, bêta ! Ah çà ! Où as-tu servi jusqu'ici?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à fâcher de l'injure; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
J'ai trouvé différentes problématiques:

- Comment ce texte présente-t-il le héros ?
- Comment la jeunesse de Fabrice en fait-elle un anti-héros ?

Ces problématiques sont elles pertinentes ou non ?

Pour le développement: 3 parties:

- Une vision de la guerre sanglante
- Un personnage perdu, hésitant
- Fabrice, un jeune noble enfantin

Si quelqu'un pouvait m'aider, me guider, je lui serais fort reconnaissant. Merci d'avance à toutes les personnes qui permetteront de faire avancer ce sujet.
Bonsoir 460,

Tu ne fais pas fausse route.

Pour ta 3e partie je préfèrerais un jeune noble candide.
Note l'humour ironique de Stendhal.
Merci beaucoup pour cette réponse. Pour la problématique, je pense que la deuxième semble meilleure pour ce commentaire. Qu'en pensez-vous ? Merci d'avance.
Bonjour!

J'ai aussi ce commentaire a faire pour vendredi,
Je bloquais dessus pour trouver un plan, le tien m'a bien aidé, on va plutôt dire que je l'ai repris
Pour la problématique, je dirais plutôt "comment la jeunesse de Fabrice en fait-elle un héros sans qualités?
Je ne pense pas qu'on puisse parler d'antihéros, tout simplement parce qu'il n'a pas toutes les caractéristiques opposées d'un héros.. certes il n'a pas de qualité, mais n'a pas tellement de 'défauts' car il est susceptible, troublé, puéril, distrait.. (c'est entre les deux)
Enfin.. peut etre que je me trompe? :/
ChlOu. a écrit :Bonjour!

J'ai aussi ce commentaire a faire pour vendredi,
Ce commentaire ne viendrait-t-il pas d'un corpus bac de trois textes ?

Sinon un antiheros peut avoir des caractéristiques physiques loin d’être celles que l’on devrait lui reconnaître d’après son rôle (par exemple : le poids, la taille, l’apparence, une certaine condition physique, psychologique ou un handicap quelconque)(WIKIPEDIA).

Ici il devrait être robuste en tant qu'hussard mais il est présenté comme fragile. Il peut donc correspondre à un antihéros non ?
Ouai, c'est ça corpus de 3 textes..
Ou est ce qu'il est présenté comme fragile ?! je n'ai pas relevé ces informations..
Par contre j'ai modifié mon plan entre temps, ne trouvant pas grand chose a dore ds la première partie:

1/ un personnage qui subit l'action
-une guerre sanglante
-focalisation interne

2/ un héros, "fort humain"
-un personnage perdu, hésitant
-Fabrice, un personnage enfantin

Je ne suis pas sur qu'il corresponde vraiment..
On ne le montre pas vraiment comme fragile mais des éléments montrent qu'il n'a pas la capacité d'un héros.
Ouai… je suis de retour a la case départ,
le plan me convenant pas..
je n'arrive pas a trouver des axes 'compatibles' avec la problematique!
Bonsoir,

Effectivement Fabrice del Dongo n'est pas un anti-héros. La suite du roman va montrer qu'il est courageux, insouciant, prêt à tout sacrifier à son idéal. C'est un personnage généreux.

Dans cet extrait, Stendhal se borne à montrer le décalage entre la guerre rêvée et le théâtre des combats réels. Il se moque gentiment de l'innocence de Fabrice dérouté par le spectacle qui s'offre à lui.
Mais alors quelle serait la problématique ?

Comment la jeunesse de Fabrice en font un personnage perdu, devant la guerre ?
ou un héros détrompé.
Ayant réflechi, je pense que le héros hésitant et le jeune noble candide peuvent être réunis dans la même partie pour avoir une troisième partie sur l'humour ironique de Stendhal. Qu'en pensez-vous ? Merci d'avance.
Bonsoir 460,

Il ne faut jamais séparer le fond de la forme. Cette troisième partie en tant que telle n'est donc pas bienvenue.

Transforme-là en "un héros aux prises avec une guerre peu glorieuse" ou "une évocation réaliste de la bataille de Waterloo" (vue par le petit bout de la lorgnette).
Mais alors elle est similaire à la première partie ? Sinon, peut-on parler de l'humour de Stendhal dans les parties 2 et 3 ?

Je suis un peu perdu …
Mais tu redistribues tes cartes :
1 un personnage désorienté
2 un héros jeune et attachant
3 un héros aux prises avec une guerre peu glorieuse
Le commentaire est terminé, j'ai obtenu 3 parties

I La vision de la guerre
- une guerre sanglante
- mais sans combats, dénuée de tension
- montre un Fabrice fragile

II Un héros perdu, hésitant
- un héros candide
- un jeune homme perdu sur le champ de bataille

III Un héros aux prises avec une guerre peu glorieuse
- un jeune homme qui ne comprend pas la guerre
- un héros défini par stendhal de façon ironique

On verra ce que cela donnera …
Bonjour a tous
J'ai un commentaire a faire sur La Chartreuse de Parme, sur cet extrait
Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne ; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L’escorte prit le galop ; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
– Les habits rouges ! Les habits rouges ! Criaient avec joie les hussards de l’escorte. Et d'abord, Fabrice ne comprenait pas ; enfin, il remarqua qu’en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d’horreur ; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore, ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s’arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L’escorte s’arrêta ; Fabrice, qui ne faisait pas assez d’attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
– Veux-tu bien t’arrêter, blanc-bec ! lui cria le maréchal des logis.
Fabrice s’aperçut qu’il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d’un air d’autorité et presque de réprimande ; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité ; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dite à son voisin :
– Quel est-il ce général qui gourmande son voisin ?
– Pardi, c’est le maréchal !
– Quel maréchal ?
– Le maréchal Ney, bêta ! Ah çà ! Où as-tu servi jusqu’ici ?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l’injure ; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
Donc en fait, j'aurais besoins de votre aide au niveau des parties, je n'arrive pas a couper les idées principales du texte en 3 grandes parties avec 2 sous partie chacune, donc j'aimerais votre aide et aussi si possible pour approfondir mon analyse.

Je vous remercie
bonjour à tous, 😉
donc, j'ai un devoir à rendre lundi à propos de la chartreuse de parme.
il s'agit d'une lecture analytique du chapitre 3: fabrice à waterloo.
jusque là tout ce passe bien , j'ai suivie une démarche où je n'ai trouvé aucun problème.
« Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois, la peur ne venait chez lui qu'en seconde ligne; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L'escorte prit le galop;
On traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
- Les habits rouges ! Les habits rouges ! Criaient avec joie les hussards de l'escorte, et d'abord Fabrice ne comprenait pas; enfin il remarqua qu'en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d'horreur; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore; ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s'arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L'escorte s'arrêta; Fabrice, qui ne faisait pas assez d'attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé. »
1° que représente le "nous"?
j'y ai répondu que le nous représente le narrateur qui juge ainsi son personnage, impliquant ainsi le lecteur pour partager son idée; le lecteur est invitée alors dans une situation d'énonciation où le narrateur peut en effet juger son protagoniste, et redouter ou soupconner son héroisme, ceci d'une façon assez ironique et démystifiante!

il' y a juste une question qui me pose problème:
2° justifiez l'emploi du "on"
et je ne sais pas quoi répondre,
ayez s'il vous plaît la grâce de me répondre, j'en ai vraiment besoin
merci d'avance =)
Bonjour,

Je dirais que dans ce contexte le "on" remplace "l'escorte". Effectivement, en utilisant le "on", pronom personnel indéfini, Stendhal donne une valeur de masse, de quantité accentuée par "une grande pièce".
Au départ, lorsque Stendhal utilise ce pronom, il donne un caractère indéfini, imprécie de l'escorte. Ce n'est qu'après que ce pronom se révèle et se précise avec "criaient avec joie les hussards de l'escorte" puisque nous observons alors leur première locution.