Accord du participe passé

Langue française

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J'aimerais savoir ce qui est sous-entendu dans cette phrase pour que «dure» soit mis au féminin. La vie ?
Ricardo,
Les deux points introduisent une énumération, une citation ou des paroles rapportées (avec des guillemets), une explication. Ce n'est pas le cas ici. A moins d'interrompre la phrase finale, donc d'utiliser des points de suspension :
J'aimerais savoir ce qui est sous-entendu dans cette phrase pour que «dure» soit mis au féminin : la vie… ?

Paulang,
L'interrogation indirecte ne se termine pas par un point d'interrogation. Une phrase qui commence par "J'aimerais savoir" est une interrogative indirecte, il introduit la subordonnée interrogative. En interrogation directe, il faut supprimer le verbe introducteur et terminer la phrase par un point d'interrogation.
Qu'est-ce qui est sous-entendu dans cette phrase pour que «dure» soit mis au féminin ? La vie ?
Je sais qu'il ne faut pas de point d'interrogation dans l'interrogation indirecte.
Je m’aperçois surtout, et c'est plus ennuyeux, que je n'ai rien compris à cette notion de direct et indirect.
J'ai lu je ne sais combien de documents sur le sujet et force est de constater qu'il n'y a pas d'indicateur fiable du discours direct ou indirect.
- présence du questionneur dans la question indirecte nullement obligée
- présence de deux verbes autre qu'avoir et être possible également dans le discours direct.
- inversion du sujet dans le discours direct pas toujours vraie.
- intonation montante peut se rencontrer dans l'indirect. (j'aimerais savoir ce que tu fais.) et n'est de toute façon d'aucun secours pour le sourd.
Bref, rien de convaincant.
Dans le discours indirect non libre, il y a une principale avec verbe introducteur, suivie d'une subordonnée rapportant les propos.
Bonsoir,

est-ce qu'un membre du forum aurait l'obligeance de m'indiquer si l'accord suivant est correct ? :

"Les tentures de ta maison sont belles, je m'y suis accrochées".

Avec mes meilleures salutations,
Bonsoir.

Non, l'accord n'est pas correct.

Ce ne sont pas les tentures qui se sont accrochées, c'est la personne qui parle ("je") qui s'est accrochée.
Donc :
Je m'y suis accroché si la personne qui parle est un homme.
Je m'y suis accrochéesi la personne qui parle est une femme.
Jehan,

je vous remercie vivement pour cette réponse.
Jehan a écrit :Dans le discours indirect non libre, il y a une principale avec verbe introducteur, suivie d'une subordonnée rapportant les propos.
Comme Paulang, je me perd aussi dans l’interprétation des interrogations indirectes.
Selon ta présente réponse, je pense pouvoir en déduire que pour considérer une interrogation comme étant directe, la phrase ne doit comporter qu’une seule proposition ( ici, pas de point d’interrogation ). C’est exact ?
Au contraire, il faut un point d'interrogation quand l'interrogation est directe.
Dans l'interrogation directe, la question est écrite dans les termes exacts où ils sont dits ou pensés, ce qui n'est pas le cas dans l'interrogation indirecte.
Il se demandait : "Viendra-elle ?" (direct)
Il se demandait si elle viendrait. (indirect)

Et il faut aussi un point d'interrogation dans le discours indirect libre.
Mais le verbe reste au même temps que dans l'interrogation indirecte normale :
Viendrait-elle ? Il se le demandait. (discours indirect libre).
Je me suis mal exprimé, car j’ai voulu mélanger une question et montrer que j’avais compris.
Ma question épurée était :
je pense pouvoir en déduire que pour considérer une interrogation comme étant directe, la phrase ne doit comporter qu’une seule proposition.
Ce qui était entre parenthèses était pour monter qu’à cet endroit je ne devais pas mettre de point d’interrogation, puisque la phrase comportait une proposition introductrice (en rouge).
je pense pouvoir en déduire que pour considérer une interrogation comme étant directe, la phrase ne doit comporter qu’une seule proposition.
Il n'y a pas d'interrogation dans ta phrase.

Il faudrait une principale du style
je demande si, pour considérer une interrogation comme étant directe, la phrase ne doit comporter qu’une seule proposition.
je ne sais pas si, pour considérer une interrogation comme étant directe, la phrase ne doit comporter qu’une seule proposition.
OK, c'est moi qui me fourvoie.
Je reprends :
Peut-on en déduire que pour considérer une interrogation comme étant directe, la phrase ne doit comporter qu’une seule proposition ?

Cela demande deux réponses :
1/ La phrase, comme elle est écrite, est-elle correcte ?
2/ La réponse proprement dite à la question.
La phrase est correcte et contient plusieurs propositions. Ce qui répond à la question…
Je repars à la charge 😉
Je viens de relever, quelque part, une phrase qui me semble être une «interrogative indirecte», bien qu'il manque, à mon avis une virgule. Cette phrase est ponctuée d'un point d'interrogation, ce qui, dans ce cas, serait fautif.
«Quelqu'un sait-il quelles sont les démarches à faire et si c'est encore possible ?»
Directe, indirecte ?
«Quelqu'un sait-il» doit être considéré comme un introducteur ?
Cette question ne concerne pas vraiment l'accord des participes passés, qui est l'objet premier de cette discussion…
Ce serait bon de ne pas s'y éterniser ici.

La principale Quelqu'un sait-il.…..? est bien du discours direct interrogatif, avec la reprise du sujet par un pronom inversé.
C'est elle qui motive le point d'interrogation final.
quelles sont les démarches à faire et si c'est possible sont deux subordonnées interrogatives indirectes coordonnées entre elles, COD de "sait".
En discours intégralement direct, cela aurait donné :
Quelles sont les démarches à faire ? Est-ce possible ? Quelqu'un le sait-il ?
Merci, tu as raison, je stoppe ce débat ici.
"Cette ligne droite que nous avons crue infinie" ou "que nous avons cru infinie" ?

Je m'embrouille complètement. Si quelqu'un pouvait me donner la réponse et l'explication afin que je n'hésitasse plus. (C'est français, ça aussi ? A trop vouloir bien faire…)

Merci à vous.
Le participe cru est suivi d'un adjectif, cet adjectif est attribut du COD que ( représentant "cette ligne") Le participe cru s'accorde donc donc au féminin singulier avec ce COD placé avant.

La ligne que nous avons crue infinie.

Quant à ton imparfait du subjonctif hésitasse , il n'a aucune raison d'être.
Utilise le présent hésite .
Je te remercie pour ces éclaircissements.

Donc devant un verbe, on n'accorde pas ? Par exemple : "ces enfants que j'ai vu naître" ?

Je sais que "fait" est invariable devant un verbe à l'infinitif. La règle serait-elle la même pour ce cas ?
Mais "infinies" n'est pas un verbe !
Ce n'est pas la même règle.

Avant un verbe à l'infinitif, tout dépend qui fait l'action exprimée par l'infinitif.

Les enfants que j'ai vus naître Ce sont les enfants qui naissent, et "que" (= les enfants) est bien COD de vus; on accorde.

Les enfants que j'ai vu punir Ce ne sont pas les enfants qui punissent. J'ai vu qu'on punissait les enfants… et "que" (=les enfants) est COD de "punir" et non du participe ; on n'accorde pas.
Selon le "Briet" :
Lorsque le part. passé cru est précédé par un c.o.d. et suivi d'un attribut de ce complément, on peut accorder ce participe ou le laisser invariable (quand on pense au groupe formé par le nom - ou le pronom - et l'attribut).
D'après le "Grevisse" :
Toutefois, l’usage est assez hésitant pour les participes cru, su, dit, voulu et leurs synonymes (comp. §§ 945 ; 951, b, 3°), pour lesquels le véritable objet direct est l’ensemble formé par le nom ou le pronom et l’attribut.
Ici, logiquement, l'inv. serait de mise du fait la seconde partie de la phrase, précédée d'une virgule.

J. Hanse écrit :
L'usage des bons écrivains paraît plutôt favorable à l'accord, mais autorise certainement l'invariabilité dans tous les cas, simplification souhaitable.
L'Académie "tranche" en ces termes :
Le participe passé suivi d’un attribut du complément d’objet direct s’accorde avec ce complément lorsque celui-ci précède le participe : Je les avais crus médecins ; Ces gens que j’ai trouvés charmants. On rencontre parfois l’invariabilité, mais il est préférable de faire l’accord ;
Conclusion : avec "avoir cru" et un attribut du c.o.d., il semblerait que l'on ait le choix ou qu'à tout le moins, l'inv. soit tolérée (comme l'écrit J. Girodet).