Accord du participe passé

Langue française

4223 réponses · Page 92 / 212

Bonjour.

Un participe passé conjugué avec l'auxiliaire "avoir" ne s'accorde jamais avec le sujet (L'organisation et la rigueur) et ne peut s'accorder qu'avec un COD placé avant.
Ici, le m' (= à moi) n'est pas COD. (Quelque chose a servi à quelqu'un)
Le participe n'a donc pas à s'accorder :
L’organisation et la rigueur dont il m’a fallu faire preuve durant ma licence m’ont grandement servi.
J'étais presque sûre mais j'avais un doute.

Merci !
Message à Jehan,

Je suis tout étonné que tu tiennes faire et laisser pour semi-auxiliaires, puis laisser pour verbe factitif.

Tu sauras que laisser présente une valeur tolérative, telle que l'indiquent Pichon et Damourette § 1682, et qui pis est, ni laisser ni faire ne sont sentis comme des semi-auxiliaires, pris bien sûr dans le sens habituel, selon lequel un verbe est jugé tel, pourvu qu'il perde son sens plein. C'est-à-dire qu'il apporte en principe soit une valeur d'aspect (décomposition du procès comme le fait se mettre à+infinitif ou une périphrase verbale de sens équivalent : en train de+infinitif) soit modale (pouvoir) ou temporelle (venir de+infinitif). D'un point de vue syntaxique, ces formes verbales, dont, je crois, nous avons longuement débattu, ne peuvent plus admettre un élément subordonné sous forme d'un complément nominal, comme l'avaient montré d'autres recherches, parmi lesquelles [lien invalide].

Voici donc un simple test syntaxique, pour justifier mes propos :
Je peux la situation !!!!!
Je vais la situation !!!!
Je viens de la situation : sémantiquement différent de venir de, puisqu'il implique ici la provenance. On remarque que ces formes verbales ne se comportent plus comme des verbes, d'où l'appellation semi-auxiliaires

Appliquons cela à faire et à laisser :

Je fais ma robe
Je laisse mon chien

Le comportement syntaxique de ces deux verbes est différent de celui des semi-auxiliaires, étant donné qu'ils gardent ici leur sens plein et ne peuvent être réputés tels.

Je t'invite donc à lire l'article dans le lien ci-dessus, pour mieux appréhender cela
Tu oublies un élément essentiel :
Tous les grammairiens s'accordent pour définir le semi- auxiliaire comme un verbe qui, étant suivi d'un infinitif, perd de son contenu lexical pour exprimer comme le dit Grévisse "des nuances de temps, d'aspect et de mode".
(Ton document page 10)
Où sont les infinitifs dans tes exemples ?
Je fais ma robe
Je laisse mon chien

Le comportement syntaxique de ces deux verbes est différent de celui des semi-auxiliaires, étant donné qu'ils gardent ici leur sens plein et ne peuvent être réputés tels.
Bien sûr qu'ici ils ne sont pas semi-auxiliaires, puisqu'ils ont leur sens plein.
Mais dans Je fais coudre ma robe ou Je laisse sortir mon chien, il s'agit bien de semi-auxiliaires, puisqu'ils n'ont plus leur sens plein.
En tout cas, loin de toutes tes considérations byzantines habituelles, Riegel les classe dans les auxiliaires causatifs ou factitifs, et cite en outre pour laisser le terme de tolératif utilisé par Damourette et Pichon.
Bonjour à tous,

Je suis en train de me remettre à jour sur l'accord du verbe avoir au participe passé. En faisant divers test sur le net, je suis bien heureux de voir que je n'ai pas tant de lacunes que cela. Seulement je commets encore quelques erreurs qui me laisse perplexe. Même avec les explications de la correction je ne comprends toujours pas.

Ex:

1/Bien sûr qu'il y a des fruits, j'en ai acheté(acheter) au marché ce matin

Je me suis posé la question suivante: J'ai acheté quoi ? Des fruits ! Le COD est placé avant le verbe. Donc pour moi c'était une évidence --> j'en ai achetés Seulement, à la correction il semblerait que je me sois trompé. Pas de "S".

2/Ces vieilles machines nous ont beaucoup servi

Même chose, j'avais écris servies car qu'est ce qui nous a beaucoup servi ? Les machines !

Pourriez-vous m'éclairer et si possible me donner une petite astuce pour ne plus commettre ce genre d'erreurs ?

En vous remerciant pour votre aide

Bonne journée à tous
Bonjour, dans le deuxième exemple "ces vieilles machines" est sujet de la phrase et non COD. "nous" est COI donc pas de COD, pas d'accord 🙂

Et dans le premier, le COD est "en" donc pas de genre ni de nombre: pas d'accord non plus.

Bonne journée
Bonjour,

Merci pour tes réponses. Pour le deuxième, effectivement, petite étourderie, je n'avais pas bien cerné le sujet. Pour le premier, tu m'apprends quelque chose 😉

Merci encore

Bonne journée
Je ne demande pas mieux que tu réfléchisses avant d'écrire tes tartines.
Tarikazdine, je suppose que c'est à mon message que tu réponds…
Ta suffisance devient vraiment comique. 😀
MESSAGE A STOMAC

Ce n'est pas la réponse qu'il faille lui donner, puisqu'il existe un flottement dans l'usage.
D'ordinaire, Le participe ne s'accorde pas avec le pronom "en" complément d'objet direct. Pourtant, cette règle n'est pas respectée par certains grands auteurs :
ses ordres, s'il en a données ne me sont pas parvenus (Stendhal)

Larousse préconise l'accord du participe si "en" est précédé du pronom interrogatif "combien", complément d'objet direct :
J'ai acheté des cerises
Combien en as-tu achetées ?
Mais cette règle est peu observée aujourd'hui.

En principe, Le participe reste aussi invariable si "en" fait partie d'un syntagme introduit par autant, beaucoup, plus, moins, assez, tant, pas mal et dont la fonction est complément d'objet direct :
Des expériences, j'en ai tant vécu.
J'en ai tant vu, des rois (Hugo).
De ces erreurs, j'en ai appris pas mal.

Faites attention que, dans une phrase comme les suivantes, l'accord du participe passé, noyau d'une relative, est régi non par en mais par le pronom que, complément d'objet direct :

Amine t'a-t-il envoyé des lettres ?

Oui, celles que j'en ai reçues hier (qu'est-ce que j'ai reçu ? des lettres, donc accord)
En est ici Complément d'objet second (d'Amine) du verbe recevoir. Cette construction appartient d'ailleurs à la langue littéraire.
@tarikazdine

Tartine. J'ai eu la curiosité de revoir tes messages. C'est l’hôpital qui se fout de la charité ! On aurait davantage apprécié que tu répondes aux remarques post 1586 et 1587. Mais c'est peut-être beaucoup te demander que d'admettre le hors sujet.

Est-ce la réponse qu'il faille te donner ?
Paulang

Les chiens aboient, la caravane passe.
Heureusement, elle ne fait que passer… Elle sera vite loin, bien loin !
tarikazdine a écrit :MESSAGE A STOMAC

Ce n'est pas la réponse qu'il faille lui donner, puisqu'il existe un flottement dans l'usage.
D'ordinaire, Le participe ne s'accorde pas avec le pronom "en" complément d'objet direct. Pourtant, cette règle n'est pas respectée par certains grands auteurs :
ses ordres, s'il en a donnés ne me sont pas parvenus (Stendhal)

Larousse préconise l'accord du participe si "en" est précédé du pronom interrogatif "combien", complément d'objet direct :
J'ai acheté des cerises
Combien en as-tu achetées ?
Mais cette règle est peu observée aujourd'hui.

En principe, Le participe reste aussi invariable si "en" fait partie d'un syntagme introduit par autant, beaucoup, plus, moins, assez, tant, pas mal et dont la fonction est complément d'objet direct :
Des expériences, j'en ai tant vécu.
J'en ai tant vu, des rois (Hugo).
De ces erreurs, j'en ai appris pas mal.

Faites attention que, dans une phrase comme les suivantes, l'accord du participe passé, noyau d'une relative, est régi non par en mais par le pronom que, complément d'objet direct :

Amine t'a-t-il envoyé des lettres ?

Oui, celles que j'en ai reçues hier (qu'est-ce que j'ai reçu ? des lettres, donc accord)
En est ici Complément d'objet second (d'Amine) du verbe recevoir. Cette construction appartient d'ailleurs à la langue littéraire.
Toutes ces constats "grevissiens" sont certes exacts.
Mais l'essentiel à savoir pour celui qui a posé la question, c'est tout de même que…
D'ordinaire, le participe ne s'accorde pas avec le pronom "en" complément d'objet direct.
La réponse de Stomac convenait donc.
J' y souscris.
tarikazdine a écrit :Les chiens aboient, la caravane passe.
Seule la réponse aux posts 1586 et 1587 nous intéresse. L'aurons nous un jour ?
Bonjour,

J'ai un petit doute sur l'accord du participe passé dans la phrase suivante :

Quelle méthodologie a utilisée l’auteur ?

Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le COD, qui est ici la "méthodologie", donc on écrit "utilisée".

CQFD ou bien je me trompe ? 😜
C'est bon, tu as bien raisonné…
Mais il faut préciser dans le raisonnement que l'accord ne se fait qu'avec un COD écrit avant .