Bonjour.
Avec l'auxiliaire "avoir" , le participe ne peut s'accorder qu'avec le COD écrit avant.
Ici, ce n'est pas J'ai oublié quoi ? > la carte…
Mais J'ai oublié quoi ? > de te donner la carte.
Pas de COD écrit avant.
On n'accorde donc pas : La carte que j'ai oublié de te donner.
Bonsoir,
Mais : Les leçons qu'il m'a données à lire.
Bjr les amis,
une petite question.
si un sujet féminin dit : ça m'a effleuré l'esprit.
Effleuré doit il être mis au féminin ?
Dans ma logique non, puisque la question que je pose est : ça a effleuré quoi ? l'esprit == donc pas d'accord même si c'est une femme qui parle.
Mais quelqu'un avec qui je débats en ce moment me dit qu'il y a accord.
Qu'en pensez-vous ?
Merci
Ton interlocuteur a tort. Le COD de effleurer est effectivement l'esprit.
Je pense que ton interlocuteur veut faire l'accord avec m' qu'il prend pour un COD… Alors qu'il n'est ici que COS. Ça m'a effleuré l'esprit = Ça a effleuré l'esprit à moi… C'est bien "l'esprit" le COD.
Bonjour,
Un doute m'assaille, dans il m'a emmené(e) visiter ce musée. Si "me" renvoie à une personne de sexe féminin, il faut bien accorder emmener car c'est bien "me" qui visite le musée n'est-ce pas ? Ce qui me gêne c'est qu'avec il m'a laissé ou fait visiter ce musée je n'accorderais pas.
Merci de votre aide !
merci à vous jehan et anne ! 🆒
Saute-gouillets a écrit :
Ce qui me gêne c'est qu'avec il m'a laissé ou fait visiter ce musée je n'accorderais pas.
Je crois que la règle ne s'applique justement pas pour laisser et faire !
Oui, jamais d'accord avec "faire" + infinitif, et ce dans tous les cas
Pour ce qui est de "laisser", l'usage classique est d'accorder seulement si le pronom complément fait l'action exprimée par l'infinitif : Marie, Pierre l'a laissée partir. Non-accord si le pronom complément subit cette même action :Marie, Pierre l'a laissé emmener par Paul.
Mais il y a à présent tolérance, on peut laisser invariable dans les deux cas.
Ici, "faire" et "laisser" ont quasiment la valeur de semi-auxiliaires ; forme factitive; le sujet de la phrase provoque ou permet l'action exprimée par l'infinitif, qui n'a pas de fonction par rapport au semi-auxiliaire, mais fait corps avec lui.
Dans : Marie, Pierre l'a emmenée visiter le musée, le verbe "emmener" ne joue pas le rôle d'un semi-auxiliaire, et l'infinitif qui le suit est un infinitif dit de progrédience, équivalent d'un complément de but :
Pierre l'a emmenée pour qu'elle visite le musée.
Merci beaucoup Jehan !
Progrédience ! Je me coucherai moins bête ce soir !
Jehan en sait plus que le TLFI, le Larousse et le correcteur de ce site réunis.
Qu'est-ce que cette progrédience ?
Une invention de Raffarin ?
Le complément de
progrédience, qui se construit directement et n'existe qu'à l'infinitif, ne se trouve qu'après certains verbes impliquant un mouvement, un déplacement.
Comme déjà dit, il équivaut à un complément de but.
Du verbe latin
progredi, aller en avant, s'avancer… vers un but.
Il est mentionné ici sur le site :
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/infinitif
(fin du paragraphe "L'infinitif est le centre d'un groupe ayant une fonction nominale").
Il est mentionné en particulier par la grammaire Denis-Sancier-Chateau.
On notera qu'à la différence du complément de but introduit par
pour, il est pronominalisable par
y :
Je coursacheter du pain >
J'y cours.
et qu'il ne peut pas comporter une négation :
Je cours ne pas voir ça.
Jehan a écrit :Oui, jamais d'accord avec "faire" + infinitif, et ce dans tous les cas.
Pour ce qui est de "laisser", l'usage classique est d'accorder seulement si le pronom complément fait l'action exprimée par l'infinitif : Marie, Pierre l'a laissée partir. Non-accord si le pronom complément subit cette même action :Marie, Pierre l'a laissé emmener par Paul.
Mais il y a à présent tolérance, on peut laisser invariable dans les deux cas.
Pour "laissé", on a le choix entre l'accord et l'invariabilité. J'aime à citer, à cet égard, ce passage en gras du Dict. de l'Ac., art. "Laisser" (cf. "on pourra", "Il est donc possible") :
Les exemples ci-dessus respectent la règle habituelle d'accord du participe passé suivi d'un infinitif. Cependant, l'application de cette règle étant parfois malaisée, particulièrement dans les formes pronominales, et l'accord restant incertain dans l'usage, on pourra, comme pour le verbe faire, généraliser l'invariabilité du participe passé de laisser dans le cas où il est suivi d'un infinitif. Il est donc possible d'écrire : Elle s'est laissé mourir comme Elle s'est fait maigrir ; Je les ai laissé partir comme Je les ai fait partir.
Pour "laissé", on a le choix entre l'accord et l'invariabilité.
Je n'ai pas dit autre chose…
Jehan a écrit :Pour "laissé", on a le choix entre l'accord et l'invariabilité.
Je n'ai pas dit autre chose…
Je n'ai pas dit que vous aviez dit autrement… j'avais envie de citer cette prise de position on ne peut plus nette de la part de l'Académie. Navré si j'ai laissé accroire que vous auriez pu être imprécis , incomplet ou inexact ! 🙂
En fait, je fréquente ce forum pour apprendre encore… de vous. Vous êtes un bon vulgarisateur de la grammaire Riegel notamment. 😐
Bonjour,
"ma voiture les ayant intéressé ?" ('les' fait référence à plusieurs personnes évoquées avant dans le texte)
Dans cette phrase, 'intéressé' prend un 'S' ?
(je comprend pas qu'elle règle s'applique)
merci
Bonjour.
je comprends pas quelle règle s'applique
Eh bien, c'est la règle habituelle du participe passé employé avec l'auxiliaire "avoir" (ici : "ayant").
Donc accord avec le COD placé avant, c'est-à-dire le pronom
les, représentant plusieurs personnes.
Donc, si ces personnes sont toutes des femmes, accord au féminin pluriel :
intéressées.
Sinon (groupe masculin ou mixte) accord au masculin pluriel :
intéressés.Bonjour à tous,
J'étais en train de rédiger une lettre de motivation et j'ai eu un petit doute sur l'accord du participe passé de "servir".
La phrase est la suivante :
"L’organisation et la rigueur dont il m’a fallu faire preuve durant ma licence m’ont grandement servi/ies."
Quelle est la bonne orthographe ?
Merci d'avance,
A.