"le peu de" est un déterminant indéfini composé. L'accord se fait donc logiquement avec "films" dans les deux propositions.
Accord du participe passé
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On accorde plutôt au singulier (accord avec "le peu") si l'on veut insister sur l'insuffisance liée à la faible quantité.
On accorde plutôt au pluriel (accord avec le GN pluriel) si l'on veut insister sur le contenu positif de ce GN, malgré la faible quantité.
Dans le cas de Le peu de films que j'ai vus de lui m'ont beaucoup plu.
il est évident que ce qui a plu, ce n'est pas la faible quantité, ce sont bien les films.
En revanche, on écrira par exemple au singulier Le peu d'encouragements que j'ai reçu me déprime.
Il est évident que ce qui déprime, ce ne sont pas les encouragements, mais leur insuffisance ("Le peu").
Cela dit, cette distinction n'est pas toujours observée.
On accorde plutôt au pluriel (accord avec le GN pluriel) si l'on veut insister sur le contenu positif de ce GN, malgré la faible quantité.
Dans le cas de Le peu de films que j'ai vus de lui m'ont beaucoup plu.
il est évident que ce qui a plu, ce n'est pas la faible quantité, ce sont bien les films.
En revanche, on écrira par exemple au singulier Le peu d'encouragements que j'ai reçu me déprime.
Il est évident que ce qui déprime, ce ne sont pas les encouragements, mais leur insuffisance ("Le peu").
Cela dit, cette distinction n'est pas toujours observée.
Bonsoir ,
Merci beaucoup pour vos réponses, je suis tout à fait d'accord avec vous.
Bonne soirée.
Jean Sylvain
Merci beaucoup pour vos réponses, je suis tout à fait d'accord avec vous.
Bonne soirée.
Jean Sylvain
Message à Anne
Sans doute confonds-tu le peu et peu de. Ces deux adverbes de degré ont subi une dérivation impropre (changement de catégorie) de telle sorte que :
le premier est complétement nominalisé par l'ajout d'un déterminant (le, ce, son) et qu'il se rapproche des autres noms collectifs (la plupart de, la majorité de, la totalité de, etc.).
Le second, suivi la préposition de, sert de déterminant au nom, tel que les autres adverbes de degré (moins de, plus de, autant de, assez de, etc.).
Sans doute confonds-tu le peu et peu de. Ces deux adverbes de degré ont subi une dérivation impropre (changement de catégorie) de telle sorte que :
le premier est complétement nominalisé par l'ajout d'un déterminant (le, ce, son) et qu'il se rapproche des autres noms collectifs (la plupart de, la majorité de, la totalité de, etc.).
Le second, suivi la préposition de, sert de déterminant au nom, tel que les autres adverbes de degré (moins de, plus de, autant de, assez de, etc.).
J'ignorais effectivement l'existence de ces deux adverbes "le peu" et "peu de".
Ce qui me console, c'est que ma grammaire aussi ! 😜
Ce qui me console, c'est que ma grammaire aussi ! 😜
Bonsoir,
Peu est un adverbe de quantité. L'adverbe de quantité peut se combiner avec la préposition « de » pour former un quantificateur qui lui est formé de deux éléments et le deuxième étant presque toujours la préposition « de ».
Quand le sujet comprend la locution le peu de , le verbe qui suit est indifféremment singulier ou pluriel :Le peu de reconnaissance qu'il a manifesté m'a déçu.---> il a manifesté quoi ? ---> COD : peu de reconnaissance
"le peu de films que j'ai vus de lui m'ont beaucoup plu"
ce qui a plu c'est les films .
Il faut identifier le COD pour faire l'accord.
Anne345 dit
Bonne soirée.
Peu est un adverbe de quantité. L'adverbe de quantité peut se combiner avec la préposition « de » pour former un quantificateur qui lui est formé de deux éléments et le deuxième étant presque toujours la préposition « de ».
Quand le sujet comprend la locution le peu de , le verbe qui suit est indifféremment singulier ou pluriel :Le peu de reconnaissance qu'il a manifesté m'a déçu.---> il a manifesté quoi ? ---> COD : peu de reconnaissance
"le peu de films que j'ai vus de lui m'ont beaucoup plu"
ce qui a plu c'est les films .
Il faut identifier le COD pour faire l'accord.
Anne345 dit
"le peu de" est un déterminant indéfini composé. L'accord se fait donc logiquement avec "films" dans les deux propositions.C'est juste, elle ne confond rien; ne vous en déplaise, Monsieur Tarikazdine.
Bonne soirée.
Bonjour,
Alors là, je ne sais plus où donner de la tête.
Peu avant, il me donne une phrase à corriger. Super, j'ai eu bon. Il s'agissait de :
Or, il me donne une autre phrase à corriger et malheureusement il me compte faux ! Je ne comprends pas pourquoi, alors qu'il s'agit de la même phrase à quelques détails près.
[lien invalide]/884308accorddupp.png[/img]
Pourquoi devrait-on écrire "a courus" ?
Merci.
Alors là, je ne sais plus où donner de la tête.
Peu avant, il me donne une phrase à corriger. Super, j'ai eu bon. Il s'agissait de :
Les cinq cents mètres qu'il a couru ont suffi à le mettre hors d'haleine.Je comprends la règle. Le participe passé du verbe courir est bien construit avec un complément circonstanciel indiquant une mesure (500 mètres).
Or, il me donne une autre phrase à corriger et malheureusement il me compte faux ! Je ne comprends pas pourquoi, alors qu'il s'agit de la même phrase à quelques détails près.
[lien invalide]/884308accorddupp.png[/img]
Pourquoi devrait-on écrire "a courus" ?
Merci.
Les cents mètres qu'il a courus …
parce que "cent mètres" est l'épreuve et non la distance.
parce que "cent mètres" est l'épreuve et non la distance.
Est-il langue plus subtile que celle qui vous oblige à écrire « les cent mètres qu’il a couru ont suffi à le mettre hors d’haleine », mais « les cent mètres qu’il a courus tout au long de l’été lui ont permis d’arriver en pleine forme aux Jeux olympiques » ? Dans la première phrase, en effet, il s’agit de la distance et « cent mètres » est un complément circonstanciel qui n’influe pas sur l’accord du participe. Dans la seconde, il est question de la course et il s’agit bien d’un COD : de ce fait, le participe passé s’accorde avec lui !
Effectivement, c'est l'épreuve. Je lisais la phrase "mécaniquement" sans prendre le temps de réfléchir au sens.
Merci beaucoup Anne.
Merci beaucoup Anne.
Absurdité de la réforme de l'orthographe de 1990 : avant, pour différencier la distance du nom de la course, on disait "courir un cent-mètres" (avec le trait d'union), et il n'y avait aucune ambiguïté.
Encore une preuve que cette réforme qui voulait apporter de la simplicité a créé de la confusion. 😀
Encore une preuve que cette réforme qui voulait apporter de la simplicité a créé de la confusion. 😀
Je ne trouve aucun exemple de ce "cent-mètres" avec un trait d'union…
Là, comme ça, moi non plus ! :/
Il me semble pourtant que je l'ai toujours écrit ainsi, à moins que je ne le confonde avec le deux-cents mètres ? 😞
Il me semble pourtant que je l'ai toujours écrit ainsi, à moins que je ne le confonde avec le deux-cents mètres ? 😞
Freddy.lombard a écrit :Absurdité de la réforme de l'orthographe de 1990Elle n'a jamais proposé de supprimer le trait d'union dans un cas comme celui-là, elle le préconiserait plutôt, au contraire…
Bonsoir,
Dans le second exemple, "en" représente les cerises et plus spécialement "tant de cerises cueillies".
On pourra se passer avantageusement de ces finesses et laisser le participe passé toujours invariable lorsque l'objet direct placé avant est le pronom "en".
Bonne Fin d'Année 2014.
Jean Sylvain .
Le 30 mai 2014, Ponthieu a écrit :Donc on peut dire aussi, selon l'Edit de tolérance du 28.12 1976 (merci, Anne) Tu as acheté de belles laitues ! Tu en a prises combien ? C'est bien cet accord qui est toléré ? Je suis bien obligé de prendre acte.
Journal officiel de la république Française 9 Février 1977.Dans le premier exemple, "en" n'est pas senti comme un pluriel. Il représente plutôt une substance "massière", presque indivisible, abstraite : Des cerises, j'en ai cueilli, c'est la "substance cerises" qui est cueilli.
Accord du participe passé conjugué avec avoir dans une forme verbale précédée de en complément de cette forme verbale :
J'ai laissé sur l'arbre plus de cerises que je n'en ai cueilli.
J'ai laissé sur l'arbre plus de cerises que je n'en ai cueillies
L'usage admet l'un et l'autre accord.
Dans le second exemple, "en" représente les cerises et plus spécialement "tant de cerises cueillies".
On pourra se passer avantageusement de ces finesses et laisser le participe passé toujours invariable lorsque l'objet direct placé avant est le pronom "en".
Bonne Fin d'Année 2014.
Jean Sylvain .
Bonjour
Toujours en rapport avec l'accord en genre de nom commun.
Vous écririez "mon bébé est tombé" ou "est tombée" sachant que c'est une fille?
Merci d'avance!
Toujours en rapport avec l'accord en genre de nom commun.
Vous écririez "mon bébé est tombé" ou "est tombée" sachant que c'est une fille?
Merci d'avance!
On dit un bébé. Donc, mon bébé est tombé.
Ok donc "mon maitre de stage (une femme) est parti"?
Bonjour les amis, je m'incruste. Pas jugé utile de créer un autre topic, puisque le fil sur le participe passé est déjà lancé, je vous soumets directement ma question ici :
Je lis dans un livre : "le fils sorti d'une femme qu'on aurait CRUE SAINE"
Et j'ai de grands doutes sur l'accord. L'auteur a t-il raison d'accorder le CRU ? j'aurais moi écrit : "Le fils sorti d'une femme qu'on aurait cru saine"
Et vous ?
Merci de votre aide.
Je lis dans un livre : "le fils sorti d'une femme qu'on aurait CRUE SAINE"
Et j'ai de grands doutes sur l'accord. L'auteur a t-il raison d'accorder le CRU ? j'aurais moi écrit : "Le fils sorti d'une femme qu'on aurait cru saine"
Et vous ?
Merci de votre aide.
Oui moi aussi, j'aurais écrit comme toi :
"le fils sorti d'une femme qu'on aurait cru saine", "d'une femme" n'est pas complément d'objet direct
"le fils sorti d'une femme qu'on aurait cru saine", "d'une femme" n'est pas complément d'objet direct
Merci Ozelian.
Je me disais bien que Saine change toute la donne.
Sans saine et juste le verbe croire, ça donnerait : "La femme qu'on aurait CRUE."
Avec saine : "La femme qu'on aurait CRU SAINE."
J'ai eu quelques doutes, doutes fondés.
Je me disais bien que Saine change toute la donne.
Sans saine et juste le verbe croire, ça donnerait : "La femme qu'on aurait CRUE."
Avec saine : "La femme qu'on aurait CRU SAINE."
J'ai eu quelques doutes, doutes fondés.