Accord du participe passé
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Bonjour,
Pouvez vous me dire comment écrire " l'a "
j'ai omis de vous envoyer cette fiche je vous l'a joints.
Merci pour votre réponse
barbara123
j'ai omis de vous envoyer cette fiche, je vous l'ai jointe. (passé composé)
ou
j'ai omis de vous envoyer cette fiche je vous la joins. (présent)
Anne345 a écrit :j'ai omis de vous envoyer cette fiche, je vous l'ai jointe. (passé composé)
Ici, "l'ai" est composé du pronom personnel féminin non réfléchi de troisième personne "la" qui s'élide devant un mot commençant par une voyelle pour donner "l'", et de l'auxiliaire "avoir" au présent de l'indicatif, qui vient se greffer au verbe "joindre" pour donner naissance à une forme verbale au passé composé.
Anne345 a écrit :j'ai omis de vous envoyer cette fiche je vous la joins. (présent)
Dans le cas présent "joins" est une forme verbale simple conjuguée au présent de l'indicatif, il fonctionne sans auxiliaire: "la" est donc un simple pronom personnel, qui cette fois-ci ne s'est pas élidé (ne s'est pas transformé en "l'") puisque le mot qui suit commence par une consonne.
Cette règle de l'élision peut paraître bizarre, mais elle part en définitive d'une logique très simple: le français aime bien faire alterner les sons vocaliques (voyelle) et les sons consonantiques (consonne).
Cette règle de l'élision peut paraître bizarre, mais elle part en définitive d'une logique très simple: le français aime bien faire alterner les sons vocaliques (voyelle) et les sons consonantiques (consonne).
Tiens, ce ne serait pas arbitraire ?
Enfin quelque chose dans la langue qui relèverait de la logique ?
Je ne te reconnais plus…
"Aimer bien" ne relève pas de la logique, fût-elle très simple. Cela relève de la pure subjectivité.
Goldmund récusait justement la logique, en cela il est logique.
Je crois que Jehan se laisse abuser trop facilement par les mots. Pour faire simple: disons qu'il n'est pas logique en soi de faire alterner les voyelles et les consonnes, et pour cause, toutes les langues n'ont pas choisi d'adopter ce schéma. Notre choix peut se comprendre malgré tout, il y a "une certaine logique". Pour ces considérations un peu fines, il faut être attentif au vocabulaire.
Et pour rebondir sur le commentaire malicieux de Lucretius, philosophiquement parlant, je suis en effet assez d'accord pour dire que la logique n'existe pas. Il y a des logiques. En l'occurrence, dans la phrase que tu cites, je parle d'une logique.
Je me suis donc laissé abuser. Eh oui, je suis si naïf, des fois !
Au temps pour moi, donc. Je reconnais la valeur du distinguo.
Sur un autre fil, tu avais effectivement écrit :
J'aimerais simplement que l'on distingue "la logique" et "une certaine logique de la langue". Que l'on décide d'accorder avec le COD lorsqu'il est placé avant ou après le verbe: ce n'est pas logique.
Cela dit, il t'aurait alors fallu compléter, pour être tout à fait clair :
"Ce n'est pas logique, mais c'est une logique."
Ce que je ne conteste absolument pas.
Une logique particulière,
dans un cadre donné, n'est cependant pas
forcément illogique. Il est
aussi des logiques particulières conformes aux règles de la logique.
Il semble qu'on ait trop tendance à parler de "logique", là où on aurait dit "système" dans les années 70. En fait, il n'y a qu'une logique. Un système est un ensemble dont les éléments sont logiquement articulés entre eux. Un système peut en contredire un autre, mais cette contradiction relève elle même de la logique. Pour être plus clair il faudrait nous abstenir de dire "une logique, des logiques" et préférer "un système, des systèmes".
Un système est un ensemble dont les éléments sont logiquement articulés entre eux.
Logiquement… Pas forcément.
Car il existe des systèmes à la logique bancale.
Mais selon une logique particulière, sûrement.
L'acception "manière de raisonner telle qu'elle s'exerce en fait, conformément ou non aux règles de la logique formelle" (Robert 2009) me semble être bien antérieure aux années 1970. Dans la 8e édition du dictionnaire de l'Académie, on trouvait déjà :"Manière particulière de raisonner.
La logique du cœur, des passions. Chercher dans un bienfait un motif intéressé, c'est la logique des ingrats. La logique féminine."
Oui, c'est un emploi qui est bien rentré dans l'usage, moi-même j'y cède. Mais cette duplicité du mot ne doit pas être ignorée.
Dans la phrase suivante doit-on accorder le participe passé ou non? J'ai des doutes et les recherches sur le sujet ne font que les renforcer!
- Pendant les onze années qu'elle a passées (passé) à la tête du gouvernement, elle n'a jamais démérité de son surnom de "Dame de fer".
Oui, on accorde ; onze années étant le COD du verbe passer.
Cordialement.
Bonjour,
Je ne suis pas d'accord,
Pendant les onze années est un CC de temps (de durée). Donc pas d'accord.
Dans le cas où pendant n'aurait pas été là, les grammairiens ne sont pas tous d'accord.
Certains préconisent de ne pas faire l'accord, d'autres le laisse facultatif.
Y a-t-il des spécialistes dans la salle ?
L'analyse d'Arthur me parait parfaitement convaincante.
Pendant les onze années qu'elle a passées
C'est l'ensemble qui constitue un CC…
Mais il s'agit d'analyser la fonction du pronom relatif "que".
Pour bien la percevoir rien de tel que d'en faire une principale :
Elle a passé onze années
Les onze années sont COD du verbe passer.
À l'intérieur de la relative, "que" renvoie à l'antécédent "onze années", et est COD du verbe passer. L'accord doit donc se faire.
Et pourtant :
Un extrait de
ceci
? Les verbes coûter, valoir, mesurer, vivre, régner, durer, etc. :
? Les participes passés de ces verbes ne s’accordent pas lorsque des compléments (circonstanciels ou adverbiaux) indiquant la durée, la mesure et le prix les précèdent : J’ai bien fait de dépenser les huit euros que ce livre de grammaire m’a coûté.
Ou mieux de
ceci
- les participes passés comme couru, coûté, régné, valu, vécu sont invariables quand ils sont employés au sens propre, car leur complément est alors un complément de mesure et non un complément d’objet direct : pendant le quart d’heure que nous avons couru ; les 87 ans qu’elle a vécu. Mais ils peuvent varier au sens figuré, où ils deviennent transitifs : les dangers que nous avons courus ; la folle époque qu’elle a vécue ;
Saute-gouillets a écrit :pendant le quart d’heure que nous avons couru ; les 87 ans qu’elle a vécu
D'accord, merci et excusez-moi pour mon erreur. Je note aussi que
pendant ne change rien à l'affaire, selon cette grammaire.
Merci beaucoup pour toutes ces réponses. Donc si je résume on n'accorde pas? Très cordialement
Bonjour.
Pouvez-vous m'indiquer laquelle de ces deux propositions est correcte.
"La relation que j'aie crue relever entre ceci et cela "
"La relation que j'aie cru relever entre ceci et cela"
Je pense à la première, mais il me reste un doute. Merci par avance de me l'ôter.
Je ne sais pas si on peut accorder le cod pour ce verbe composé…
Auquel cas, dans une phrase, nous avons du subjonctif passé du verbe "croire" ou du GV "croire relever" : "que j'aie cru relever"
Pour le rester, je n'accorderais pas le cod, mais car seul le verbe "relever" se raccorderait au cod, et non "croire".
Sauf erreur !
"La relation que j'ai cru relever entre ceci et cela"
que représentant relation n'est pas COD de croire mais de relever, il n'y a donc pas d'accord. Il y a accord quand le COD antéposé fait l'acction exprimée par l'infinitif :
Les femmes que j'ai entendues chanter.
Les chansons que j'ai entendu chanter.