Accord du participe passé

Langue française

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Chuis pas si bon que ça.Mais le non-accord est également admis, car on peut considérer aussi que j’ai vu "les girafes mangées" et pas simplement "les girafes" tout court : Hum, "les girafes mangées" est de quelle nature ? C’est neutre ?

Pourquoi "règle classique", il y en a d’autres ?

Je pense que c’est la réforme Haby de 1976. On en a parlé sur un autre fil que je ne retrouve pas.

Que dit la règle de mister Haby ?

Hippocampe, comme dans tous les jeux, tu as le droit de chercher toi-même ! Tu deviens aussi feignant que certains élèves qui posent leurs questions sur notre forum !😁

Ici même :

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/comment/68091/#Comment_68091

Ou ailleurs :

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000485229

https://fr.wikipedia.org//wiki/Arr%C3%AAt%C3%A9_fran%C3%A7ais_du_28_d%C3%A9cembre_1976_relatif_aux_tol%C3%A9rances_grammaticales_et_orthographiques

Dès que tu as pris connaissance du texte de l’arrêté Haby, à ta disposition pour en discuter ou le commenter.

Le COD est "que" et" les girafes" est l’antécédent de "que", c’est ça ? Oui. J’ai vu (les fauves) manger quoi ? les girafes, représentée par que, qui est donc COD de l’infinitif manger.Quelle est la nature de "que" ? C’est un pronom relatif ? Un pronom relatif féminin pluriel ?Oui, et le pronom relatif est du même genre et du même nombre (ici féminin pluriel) que l’antécédent qu’il représente.Hum, "les girafes mangées" est de quelle nature ? C’est neutre ?Ce n’est pas cela… Ici, le COD que (= les girafes) a un attribut : mangées. Le COD est certes placé avant le verbe, mais on n’a pas vu "des girafes" tout court, on a vu "des girafes qui ont été mangées". Cette précision importante est placée après le verbe, ce qui rend le non-accord admissible.Pourquoi "règle classique", il y en a d’autres ?Non, il y a simplement tolérance vis-à-vis de la règle classique.L’Académie est moins coulante :Le participe passé suivi d’un attribut du complément d’objet direct s’accorde avec ce complément lorsque celui-ci précède le participe : Je les avais crus médecins ; Ces gens que j’ai trouvés charmants. On rencontre parfois l’invariabilité, mais il est préférable de faire l’accord ;

Merci Jehan. Très bien.

Oh Papa Lamaneur…

Je crois que tu as raison, je vais faire un effort.

Quel bordel, ce participe passé !

1/ Ils les ont laissés entrer ?
2/ Ils les ont laissé entrer ?

J'avoue douter… penchant finalement pour 2/

Bonsoir.

Accord classique avec le COD les placé avant, et agent de l'infinitif (ce sont eux (les) qui entrent) :
Ils les ont laissés entrer.
Non-accord classique si le COD les avait été non pas agent, mais COD de l'infinitif (ils ne punissent pas, on les punit) : Ils les ont laissé punir.

Cependant, les propositions de 1990 prônent l'invariabilité dans tous les cas, comme c'était déjà le cas pour le participe fait suivi d'un infinitif :
Ils les ont laissé entrer., comme Ils les ont fait entrer.

Donc, ici, "non-accord" classique puisque "les" est COD de "entrer" et pas de "laissé" ?
Ils ont laissé entrer QUI ?

Bonjour à tous,

Très content de faire partie de ce forum et d'avoir l'opportunité d'échanger sur divers sujets !

@Jehan Merci beaucoup pour cette réponse très claire.

@dudule La deuxième phrase est exacte je te confirme.

@dudule Donc, ici, "non-accord" classique puisque "les" est COD de "entrer" et pas de "laissé" ?
Ils ont laissé entrer QUI ?

Non. Dans "Dudule les a laissé entrer",les est bien agent de "entrer". Au sens de "venir à l'intérieur", "entrer" est d'ailleurs intransitif et ne saurait donc avoir de COD. Le non-accord préconisé ici n'a aucun rapport avec les critères d'accord "classiques", somme toute arbitraires, et qui ne furent pas énoncés avant le XVIIIe siècle, ainsi que nous en avons déjà discuté en novembre et en décembre à propos des infinitives.

Le non-accord préconisé vient de ce que le COD de laissé n'est pas les, mais en fait les…entrer. La partie essentielle du COD (l'infinitif) étant après le participe, il est logique de ne pas faire l'accord.
Non, Dudule n'a pas laissé les invités. Le sens est tout différent.
. Dudule a laissé les invités entrer. Il les a laissé entrer. .
Ici, "laisser" est un semi-auxiliaire avec le sens de "ne pas empêcher (de)".

C'est…. lumineux !

Parlant d'un chien démonstratif, j'allais écrire ce matin dans un message "La fête qu'ils nous a fait(e) quand nous sommes arrivés". Grammaticalement, l'accord "faite" semble s'imposer, pourtant à l'oreille je me mets à douter et trouve que "fait" pourrait passer. Moi qui me targuai de n'avoir que très rarement des difficultés pour l'accord du participe passé, me voilà confus ; est-ce l'effet de la sénescence, de l'heure matinale…? Est-ce que tout fout le camp ?

Trois symptômes non exclusifs… le Dr John ne devrait pas tarder à ouvrir son cabinet pour les consultations du midi ;-)

Perso, je ferais l'accord. Te poserais-tu la même question si au lieu de "faire" le verbe était "donner/offrir" ? Mais avec "faire"… et les réformes, ce peut être compliqué.

Là je ne vois pas la difficulté ! Je ferais l'accord.
Mais je ne suis pas le docteur.

Peut-être pas de difficulté, mais il n’empêche, pour reprendre un verbe proposé par Dudule que "La tarte qu'il nous a offerte quand nous sommes arrivés" sonne mal. Se posera-t-on un jour la question du bien fondé de la règle dont personne ICI ne m'a précisément jamais donné le fondement ?

Quelle règle ?