En fait, @hippo pose la question "tu as vu quoi ?" (réponse : participer).
Mais on pourrait poser la question "tu as vu qui ?" (réponse : des hommes qui participent)
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En fait, @hippo pose la question "tu as vu quoi ?" (réponse : participer).
Mais on pourrait poser la question "tu as vu qui ?" (réponse : des hommes qui participent)
il demeure que c’est bien "je" qui voit, et il est bien singulier !!!!Oui, mais ce n’est pas "je" qui a été vu ou pas, ce sont ces messieurs qui ont été vus ou pas…Je n’ai jamais vu / ces messieurs -> ces messieurs que je n’ai jamais vus -> Ces messieurs, que je crois n’avoir jamais vus lors de nos réunions… Ces messieurs ? Pas vus !Je n’ai jamais vu / ces messieurs participer -> ces messieurs que je n’ai jamais vus participer. -> Ces messieurs, que je crois n’avoir jamais vus participer à nos réunions…Ces messieurs en train de participer ? Pas vus !
Voir aussi : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/les-enfants-que-j-ai-entendu-crier-les-enfants-que-j-ai-entendus-crier/
Si on simplifie la phrase comme le fait Jehan, on voit bien que le cod ,ces messieurs, est placé avant le verbe voir et donc on va accorder mais il y a une deuxième condition (qui est remplie aussi) mentionnée par Paulang à savoir les messieurs participent et donc ils font l’action du verbe participer. Sans ce dernier point il n’y aurait pas d’accord.avec le cod.https://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?th=2&id=1859Je pense que le doute peut s’infiltrer sournoisement quand on se souvient qu’il y a des critères spécifiques à remplir sans oublier les cas particuliers comme par exemple le verbe faire.
Dans le lien que cite Lamaneur, Bruno Dewaele ajoute :Les réformateurs de 1990 ont souhaité aligner le verbe « laisser » sur « faire », en décidant que son participe passé serait toujours invariable devant un infinitif. Beaucoup n’en continuent pas moins à appliquer la règle ci-dessus et à distinguer entre « elle s’est laissée mourir » (c’est bien elle qui meurt, d’où l’accord) et « elle s’est laissé critiquer sans réagir » (ce n’est plus elle qui critique, on la critique, d’où l’invariabilité).Que doit-on entendre par "souhaité" ?C’est accepté officiellement dans la réforme de 1990, ou pas ?
Oui, c’est accepté. RemarqueLes exemples ci-dessus respectent la règle habituelle d’accord du participe passé suivi d’un infinitif. Cependant, l’application de cette règle étant parfois malaisée, particulièrement dans les formes pronominales, et l’accord restant incertain dans l’usage, on pourra, comme pour le verbe faire, généraliser l’invariabilité du participe passé de laisser dans le cas où il est suivi d’un infinitif. Il est donc possible d’écrire : Elle s’est laissé mourir comme Elle s’est fait maigrir ; Je les ai laissé partir comme Orthographe◇ Peut s’écrire on les a laissé mourir ; ils se sont laissé mourir de faim, de soif ; je les ai laissé aller ; je ne les ai pas laissé faire, selon les rectifications orthographiques de 1990.[règle §5] Participe passé de laisser suivi d’un infinitif. https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9L0132 https://www.dictionnaire-academie.fr/article/QDL063
Merci de ces précisions.
Je pensais que ça pouvait n’être qu’un vœu, mais comme l’AF est d’accord…😄
Bon, ben c’est clair, du coup. Je fais l’accord ! Merci à toutes et tous.
Je vous remercie
Des tartes, j’en ai fait.?
J’en ai fait des tartes.
ou faite ?
est-ce pareil ?
L’erreur que j’ai fait ou faites ?
merci
Dans cette tournure avec le pronom en, il est toujours admis de laisser le participe invariable.Des tartes, j’en ai fait.J’en ai fait, des tartes. Ici, en revanche, accord avec le pronom COD que :Le travail que j’ai fait (que = le travail, masculin singulier)L’erreur que j’ai faite (que = l’erreur, féminin singulier)Les travaux que j’ai faits (que = les travaux, masculin pluriel)Les erreurs que j’ai faites (que = les erreurs, féminin pluriel)
Bonjour,J’ai un doute. Dans la phrase suivante, doit-on écrire "rendu" ou "rendue" ?"Cette pénurie n’est pas nouvelle, mais la crise sanitaire l’a rendu/rendue criante" Merci d’avance.
La crise a rendu quoi criante ? La pénurie, représentée par le pronom personnel « l’ » placé avant le verbe ==> accord obligatoire : rendue.
Bonjour Lamaneur…
Sans savoir que tu étais en train de répondre à Salim, j’avais déplacé (sans doute à tort) dans une autre discussion le message de Salim auquel tu réponds, et qui traitait précisément de l’accord de "rendu" :
[discussion déplacée]Malheureusement, son message a maintenant disparu de cette autre discussion…
Pas grave Jehan. J’ai remis ma réponse là-bas et sa question ici, au cas où.
Merci à tous les deux ;-)
Petit souci avec cette construction :"je t’ai mis en copie" ou "je t’ai mise en copie" ?Faut-il, grammaticalement, lire : j’ai mis QUI en copie (d’où accord)j’ai mis copie A QUI (d’où pas accord)Je sèche.
Clairement COD pour moi. Accord.
Bonjour Dudule,
L’expression mettre en copie s’emploie quand on parle de correspondance par e-mail, donc est relativement récente.
J’avoue que je ne m’étais jamais posé la question et que pour moi, il s’agissait forcément d’un accusatif. (COD)
Mais nos amis grammairiens vont peut-être nous ouvrir de nouveaux horizons. Merci donc d’évoquer ce cas.
Oh, ce n’est pas nécessairement si récent… "le notaire t’a mis(e) en copie". Ce qui ouvre une construction analogue au niveau du sens : "Le notaire a nécessairement dû te mettre en copie".
C’est intéressant, car comme Laoshi, je ne m’étais jamais posé la question, d’autant que je n’avais jamais eu de doute sur la construction :mettre [qqn] en copie de [qch]https://dictionnaire.orthodidacte.com/article/definition-mettre-en-copieMais, c’est vrai, l’expression est assez récente, comme l’a suggéré Laoshi. Je n’ai pas trouvé d’exemple ancien, alors que je croyais pouvoir en trouver facilement.Il est exact qu’on trouve des exemples de la construction inversée : mettre [qqch] en copie à [qqun] :Elle a mis sa lettre en copie à l’Inspection du travail au lieu de Elle a mis l’Inspection du travail en copie de sa lettre. Cette inversion est probablement influencée par Elle a envoyé sa lettre en copie à l’Inspection du travail qui serait correct.Des formules assez proches et correctes peuvent aussi avoir joué, comme ce joli tour trouvé dans une correspondance de 1809 : En lui écrivant à cet égard la lettre, que j’ai l’honneur de mettre en copie sous les yeux de Votre Majesté Impériale, j’avais…